Une vie sans concessions - Entretiens avec Driss Chraïbi
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Description

Ce recueil d’entretiens avec Driss Chraïbi, réalisés en décembre 2004 et mai 2006, nous fait entendre la voix libre et singulière de l’enfant terrible de la littérature marocaine au soir de sa vie. Ce pourrait être son testament. Au fil de ses réponses, très franches, se dessine le portrait d’un immense auteur qui n’a pourtant jamais sacrifié aux lois du succès ou succombé aux tentations du pouvoir et du confort matériel. Accompagnés d’une préface de Driss C.Jaydane et d’une postface de l’universitaire et chercheur Mustapha Harzoune, ces entretiens nous éclairent sur la vie et l’œuvre d’un des plus grands écrivains marocains du XXe siècle, sur ses rapports à son œuvre et aux autres, sa vision du passé et du présent, son refus de l’esprit de sérieux et des contraintes du conformisme ambiant, qu’il soit social, politique, ou religieux. Nous trouverons également, dans cet ouvrage , une biographie détaillée et une bibliographie exhaustive de Driss Chraibi.

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Publié par
Date de parution 01 mars 2018
Nombre de lectures 2
EAN13 9789954419507
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0275€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Unevie sansconcessions eNtrEtIENS àVEC DrISS chràïbI
Abdeslam Kadiri
1
Une vie sans concessions Entretiens avec Driss Chraïbi
© Copyright Tarik éditions Tous droits de reproduction réservé pour tous pays.
ISBN : 9954-419-50-0 D.L : 2008/0242
Une vie sans concessions Entretiens avec Driss Chraïbi
Par Abdeslam Kadiri
Préface
SOMMAIRE
Note de l’auteur
Entretiens avec Driss Chraïbi
L’écrivain et son œuvre
1
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7
2
3
2
3
. Devenir un « écrivain fabricant de livre » ne m’intéresse pas 24
. L’écriture-ijtihad
3
0
. Nous ne pouvons prévoir l’avenir, mais nous pouvons l’imaginer 39
. Projets
Histoire et quête de soi
Sous le sceau du doute
Solitaire et solidaire
4
3
45
5
5
1
7
La société marocaine
. Sombres pensées d’un humaniste  marocain
. Intermezzo berbère
. L’antisémitisme comme combat
L’Islam et le Coran
Leçons de vie
Postface
Eléments biographiques
Bibliographie
6
6
6
7
3
4
9
1
7
5
8
9
1
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115
119
P
r
éfac
Driss Chraïbi, mon prête-nom.
e
Rabat, 1996. Ce jour-là, je vais rencontrer Driss Chraïbi. Le Grand Driss, l’homme duPassé simple,deCivilisation ma Mère La ! - mon surnom des an-nées de collège ! Un surnom. Un surmoi.
Cela dit, le livre du Seigneur, tient, sans doute encore, - on n’a pas écrit d’autrePassé simple, dit son illustre auteur, de notre Surmoi à tous ! Livre demeuré, soyons honnête, astre solitaire de notre littérature.
Puissance d’un roman sûr de lui. Son auteur, à l’époque, a déjà tout compris, tout pigé, tout raé ! LePassé simple, grand roman d’un déjà grand écrivain qui dit l’avoir écrit, presque par accident, pour raisons d’argent ! Je n’en crois pas un mot. Alimentaire, ce livre que des générations dévorent encore ? Non, bien sûr ! Beaucoup de fringales d’écrivains, aussi
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inacceptables soient-elles, ne nous ont pas donnélePassé simple.
Entré par effraction, Driss Chraïbi, -comme le dit justement Abdeslam Kadiri, oui, mais par la grande porte. Invitation lancée par l’auteur, à lui-même, sans demander de carton à personne, si ce n’est à son désir, brûlant, qui lui fera écrire ce livre de feu. Oui, cela ne fait aucun doute !lePassé simple est bien un livre nécessaire, dicté par la nécessité même, c’est-à-dire ce commandement, intérieur, qui est tout le contraire d’une commandite, mais relève bien, au contraire, de l’impossibilité quasi-physique, de se faire barrière à soi-même, de résister au ux intérieur, nécessité vous poussant à vous laisser déborder, à accepter au prix d’une noyade en pleine tempête, l’ivresse des fonds qui vous ouvre les poumons à un air comme jamais vous n’en auriez respiré sur la terre ferme ! C’est peut-être cela, la condition de l’écrivain.
Et à ce titre, Driss Chraïbi, fut jeté, pour des raisons autres que la dèche, en pleine mer ! Il fut comme Dostoievsky, comme Cohen, comme Mah-fouz, de ces possédés-là, happé, comme le sont les illustres, et dans lesquels il reconnut ses pères, mères, frères et soeurs.
On comprend, alors, qu’il refusa, toujours, et violemment, d’être appeléécrivain maghrébind’expression française! Si les écrivains peuvent, quelquefois, être des porte - parole, ils ne sont, en aucun cas, des porte-drapeaux.
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