Les canaux de l’arrière-pays
116 pages
Français

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Description

Les canaux du sud de la France permettent le passage du nord de l’Europe à la Méditerranée mais constituent aussi une destination en elle-même et leur réseau est un vrai bassin de croisière. Pour les bateaux qui ne sont pas limités par le tirant d’air ou d’eau, c’est un dépaysement assuré par rapport à la croisière par la mer.
Il est extrêmement agréable de glisser sur l’eau au milieu de paysages bucoliques, de passer dans les villages et les villes. C’est une relation intime avec l’intérieur du pays qu’une croisière côtière habituelle ne peut apporter.
Certains choisissent également d’hiverner sur les canaux, parfaitement abrités des tempêtes d’hiver. Cela coûte beaucoup moins cher qu’une marina sur la côte, et l’on peut être amarré au centre d’une ville ou d’un village, ce qui change de la vie en mer.


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 02 février 2016
Nombre de lectures 20
EAN13 9791027100781
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0112€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Mises à jour
Elles sont disponibles, seulement pour l’édition en cours, sur le site de l’éditeur www.vagnon.fr et en anglais sur le site de l’éditeur anglais www.imray.com
Les canaux de l’arrière-pays
Rod et Lucinda Heikell
Vagnon
Préface
L’amour des Français pour tout ce qui touche à la voile est communicatif et même quelque peu intimidant. Qu’il vente, qu’il pleuve ou que le soleil brille, vous verrez des files de petits dériveurs emmenant des enfants à l’entraînement. Pendant les week-ends et les vacances, des myriades de petits bateaux sortent vers leurs mouillages favoris et vous trouverez toujours quelqu’un pour vous donner son opinion sur le dernier bateau de course en fibre de carbone ou même l’heure d’arrivée du prochain coup de mistral. L’avantage est que l’infrastructure pour la plaisance est l’une des plus complètes du bassin méditerranéen. Par contre, elle commence à être victime de son âge et de la pression qui s’exerce sur elle.
Ces dernières années, de grosses améliorations et rénovations ont été entreprises sur les marinas et les ports et des projets d’agrandissement existent. Beaucoup de ces projets sont limités aux petites embarcations locales ou aux maxi-yachts ou aux paquebots, mais l’effet sur l’ensemble de la plaisance est manifeste, apportant de meilleurs équipements et une meilleure protection. Cerbère, Marseille, Fréjus et St-Raphaël en sont des exemples. Les nouveaux projets et les plans d’implantation des pontons sont inclus dans cette nouvelle édition, mais n’oubliez pas qu’ils peuvent changer et que les dates de fin de chantier sont rarement respectées !
L’accroissement bien visible du nombre de bateaux durant la dernière décade a des conséquences inévitables sur l’environnement marin. A mon sens, les règlements français en matière de réserves marines maintiennent un bon équilibre entre la protection du milieu marin et l’accès des réserves à la plaisance. Des restrictions sévères sur le déversement des eaux noires, sur la vitesse des bateaux (y compris les annexes) et l’usage des engins de loisirs sont en place près des côtes, tout moteur étant même interdit par endroits. Pour aller à terre, il vous faudra ramer ou hisser une voile. Le plus récent des parcs nationaux français, les Calanques, a introduit des restrictions de mouillage, mais des corps-morts ont été installés. Nous avons utilisé de nouveaux symboles et couleurs sur les plans pour les zones «moteurs interdits» et «mouillage interdit».
La région demeure l’une des plus fréquentées de la Méditerranée, avec un nombre de places insuffisant, mais on peut y trouver un bon rapport qualité/prix, que ce soit pour les tarifs des marinas que pour l’autre grande passion française, la nourriture. Nous aimons passer d’une ville animée à un mouillage désert, regarder une partie de pétanque ou juste prendre un café dans cette région pleine de contrastes et de contradictions. A chaque fois que nous y revenons, nous retombons amoureux. Oui, il y a trop de monde. Oui, on peut y être exaspéré. Mais le meilleur conseil que je peux donner à ceux qui y envisagent une croisière est de s’y immerger et d’y prendre du plaisir.

Remerciements
Tous nos remerciements à ceux qui nous ont envoyé des informations pour cette nouvelle édition, en particulier Bryan Scott sur French Maid, Julian et Sally Dingle sur Electra, Marc Labaume, John Heaney, Michael Rogers, Tim Herbert-Smith et David Holliwell.
Merci également à toute l’équipe d’Imray, à Elinor, Clare et Willie qui ont compilé ce guide avec beaucoup de soin et d’attention aux détails. Comme toujours nous serons heureux de recevoir toute nouvelle information via les éditeurs.
Rod et Lu Heikell
Avril 2013
Introduction
Ce qui vous attend
La côte sud de la France est relativement peu étendue, de l’ordre de 350 ou 400 milles, selon que l’on détaille plus ou moins les petites criques et les baies, mais elle rassemble plus de ports et de marinas qu’aucune autre région en Méditerranée. La plus grande distance entre deux ports est constituée par les 30 milles de largeur du delta du Rhône, contrastant avec les 5 milles du Golfe de la Napoule où l’on trouve 4 grandes marinas, 2 marinas en rivière sur la Siagne et 3 ports de moindre importance pour les petites embarcations, en tout près de 6 000 places. La plupart des ports et marinas sont très bien équipés et vous n’aurez jamais à vous demander où refaire du gazole et de l’eau, trouver une prise électrique, un bulletin météo, des magasins ou un restaurant.
Bien évidemment, qui dit concentration de marinas dit aussi concentration de bateaux et il ne fait aucun doute qu’en juillet-août, toute la côte de Cerbère à Menton résonne du claquement des voiles et du couinement des winches, du grondement des moteurs et des ordres aux équipages. Tout cela est pire encore le week-end, même en dehors des mois « chauds ». Au pire de l’été, on pourra avoir des difficultés à entrer dans les marinas les plus fréquentées, surtout avec un grand bateau. Dans ce dernier cas, au-delà de 15 m, il faudra appeler en VHF ou au téléphone pour réserver une place. Au-delà de 25 m, il faut réserver à l’avance pour l’été. N’oubliez pas que si une marina est pleine à craquer et vous refoule, la prochaine n’est pas bien loin.
Les mouillages sont toujours bourrés pendant la journée en été, mais ils deviennent pratiquement déserts le soir, chacun partant à la recherche d’une marina. Je comprends maintenant pourquoi certains skippers mouillent un peu n’importe où et sont si adroits à s’infiltrer dans la plus minuscule des criques pour y trouver un abri. Sur cette côte, la seule façon de se mettre un peu à l’écart des foules est d’utiliser le moindre recoin ou anfractuosité. A contrario, on comprend aussi que d’autres peuvent être si maladroits quand il leur faut mouiller, habitués qu’ils sont à passer toutes leurs nuits en marina.
La France s’est entichée de bateaux plus que tout autre pays. La construction navale s’est envolée – le n° 1 mondial des chantiers est français – de même que les services dérivés, entretien et réparations. Pour ceux qui naviguent en Méditerranée, la côte sud française offre parmi les meilleurs équipements de la région, surtout pour une révision importante. Les tarifs sont assez élevés mais les travaux sont de bonne qualité.
Marinas
Au sens strict du terme, une marina est un port construit pour la plaisance, doté d’équipements et d’une zone de services. Au fil des ans, le terme s’est mis à désigner tout port, construit spécialement ou non, dédié presque exclusivement à la plaisance et offrant un certain nombre d’équipements. C’est cette acception que j’utilise dans la suite de cet ouvrage.
À l’entrée d’une marina ou d’un port, il y a en général un quai d’accueil où l’on accoste le temps d’aller au bureau ou à la capitainerie se faire attribuer une place. Certaines marinas vous donneront une place sur ce quai même. En pleine saison, un employé vous indiquera le plus souvent votre place d’un geste du bras. Les bateaux de plus de 11 m doivent appeler en VHF pour réserver. Bien entendu, les plus petits peuvent le faire aussi. La plupart des capitaineries veillent sur le canal 09, sinon essayez le 16 ou le 12. Une vitesse limite de 3 nœuds est souvent instaurée et appliquée parfois sévèrement.
Divers systèmes de corps-morts avec pendilles, poteaux, bouées ou catways sont en usage dans les marinas, détaillés ci-dessous. Il est interdit de mouiller dans presque toutes les marinas.
Droits de port
Toutes les marinas et la plupart des ports sont payants. Les tarifs indiqués ici sont ceux de la haute saison qui va généralement de mi-juin à mi-septembre. Certaines marinas ont un tarif de « moyenne saison » couvrant mai, juin, septembre et octobre, environ 20 % moins élevé qu’en haute saison. En basse saison, c’est une baisse de 40 à 50 % qui s’applique. Quelques marinas n’ont pas de tarif de moyenne sison, appliquant le tarif de haute saison pendant tout l’été. En dehors de cette période, les tarifs sont beaucoup moins élevés et il est souvent possible de négocier un tarif intéressant pour l’hiver, même sur la Côte d’Azur ou la Riviera. Cette possibilité mérite d’être envisagée, plutôt que d’aller se confiner dans de petits ports déserts en hiver, comme ceux de certains programmes immobiliers de la côte du Languedoc-Roussillon.
Les tarifs sont indiqués de la façon suivante dans les tableaux de ce guide, par jour, pour un bateau de 12 m en haute saison : 1 : Gratuit 2 : Bas (moins de 25 €) 3 : Bas – moyen (de 25 à 40 €) 4 : Moyen – élevé (de 41 à 55 €) 5 : Élevé (de 56 à 70 €) 6 : Très élevé (de 71 à 100 €) 6+ : Maximum (plus de 100 €)
Les tarifs sont presque toujours dégressifs et sont nettement moins élevés pour une semaine, 1 mois, 6 mois ou 12 mois. Ils sont beaucoup moins élevés en hiver.
Franchise
Certaines marinas offrent la possibilité de rester gratuitement quelque temps au quai d’accueil en milieu de journée, pour se renseigner, faire des courses, voire aller au restaurant. On pourra peut-être aussi prendre de l’eau en même temps. Le temps autorisé est le plus souvent de deux heures, quelques marinas faisant cependant payer un faible droit. Si vous dépassez le temps imparti, vous devrez payer comme si vous occupiez un emplacement.
Emplacements visiteurs
À peu d’exceptions près, les marinas de ce guide offrent des emplacements visiteurs, en nombre plus ou moins important. Certains protestent en haute saison, irrités de ne pouvoir trouver de place, en se demandant si ces places existent bien. Tous les postes visiteurs signalés dans ce guide ont été indiqués par les marinas concernées et leur nombre est tiré de leurs documentations ou sur leurs indications.
Il est important de garder à l’esprit que les postes visiteurs sont destinés aussi bien aux bateaux nationaux en transit qu’aux bateaux qui viennent de l’étranger. Le problème est accru par le fait que les propriétaires basent souvent leur bateau dans une autre marina en haute saison, ce qui suffit à saturer les emplacements visiteurs.
Par expérience, je peux dire que tous les directeurs de marinas feront tout leur possible pour vous trouver une place. Dans la mesure de vos possibilités, essayez de réserver à l’avance dans les marinas dont vous savez qu’elles sont très fréquentées en haute saison, surtout si vous désirez y rester une semaine ou plus. Sinon, essayez d’éviter la période qui va de mi-juin à mi-septembre, et n’en voulez pas à la direction d’une marina si aucun de ses postes visiteurs n’est libre ! Un site permet maintenant de réserver à l’avance des emplacements pour quelques jours et de vérifier s’il existe des places disponibles dans quelque marina que ce soit sur la côte www.resaports.com .


Le port de Sète.
Accostage
On accoste en général étrave ou cul à quai en utilisant diverses méthodes pour écarter le bateau du quai ou du ponton. Ce n’est pas toujours évident de se mettre l’arrière à quai, en particulier par fort vent de travers lorsqu’il ne reste qu’un petit espace où se glisser entre deux bateaux. Mettez toujours beaucoup de défenses et lorsque vous êtes près du quai, manœuvrez le bateau à l’aide des aussières plutôt qu’au moteur. A partir de 10-12 m, il est souvent plus facile de se mettre l’avant à quai car on est plus manœuvrant au moteur en marche avant qu’en marche arrière. De plus, on gagne en intimité car les promeneurs sur le quai ne peuvent regarder dans le cockpit ou dans le carré.
Les systèmes les plus couramment utilisés dans les marinas sont décrits ci-dessous, il peut cependant exister quelques variantes mineures par endroits.

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