La Femme en Egypte Pharaonique
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La Femme en Egypte Pharaonique , livre ebook

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Description

Une femme, une vie et un univers magnifique!


Jean-Marie Périnet, historien et conférencier est attiré très jeune par l’Histoire des peuples Antiques et plus particulièrement par les habitants de l’Égypte pharaonique.


Dans ce livre, il fait revivre la femme de ces anciens temps, de sa naissance à sa mort, dans son culte de la beauté, de ses droits et ses devoirs dans la société ainsi que ses coutumes amoureuses. Il nous plonge dans les convictions de vie de ces femmes, les rites sacrés, les fêtes et les plaisirs d’autrefois à travers les danses et les chants.


Enfin, il évoque ces différences par rapports aux femmes des autres peuples du bassin méditerranéen.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 13 novembre 2018
Nombre de lectures 2
EAN13 9782368325315
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0060€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Lafemme
EnÉgypte Pharaonique
LaSAS 2C4L — NOMBRE7, ainsi que tous les prestataires deproduction participant à la réalisation de cet ouvragene sauraient être tenus pour responsables de quelque manièreque ce soit, du contenu en général, de la portéedu contenu du texte, ni de la teneur de certains propos enparticulier, contenus dans cet ouvrage ni dans quelque ouvrage qu'ilsproduisent à la demande et pour le compte d'un auteur ou d'unéditeur tiers, qui en endosse la pleine et entièreresponsabilité
Jean-MariePERINET


Lafemme
EnÉgypte Pharaonique
La notion debeauté, qui ne peut être dissociée de celle dessoins du corps et de l’esprit, occupe une place prépondérante,dès les origines, dans l’entendement et la viequotidienne des anciens Égyptiens. Il faut aussi tenir comptede notre conception de la beauté qui était trèsdifférente de notre époque. Notre analyse et notrecompréhension tiennent compte souvent de nos croyances et denotre éducation. Pour bien comprendre la femme égyptiennequi vécut dans ce lointain passé, et tout ce qu’ellefaisait pour mettre en évidence sa beauté, il est utilede prendre en compte son contexte de vie dans son environnementnaturel, mais surtout sa mentalité.
Toutd’abord, une question se pose. Qu’est-ce que l’Égypteet comment la percevons-nous ?
Pourle plus grand nombre d’entre-nous, c’est un pays qui faitrêver grâce à la formidable richesse de son passéet aux nombreuses histoires de trésors enfouis sous le sableet ramenés périodiquement à la surface. L’Égypten’est pas que cela, c’est aussi un pays très grandd’une superficie de 994000 km²dont 36 000 seulement sont cultivables, soit moins de 4 %, ce qui est paradoxal. Il pleut très peu en Égypte.Les principaux rapports des Égyptiens avec l’eau sontliés avec un fleuve, le Nil, qui traverse le pays sur un axeSud-Nord et qui inverse, dans les croyances de ce peuple, sa coursela nuit en parcourant les entrailles de la terre pour renaîtrele lendemain à l’aube. Il déroule son étroitruban sur une longueur d’environ 1200 km. Depart et d’autre, une mince bande de terre fertile alimentéepar ses alluvions, permet aux habitants de se nourrir, puis, àperte de vue, c’est le désert. Le désert Libyqueà l’Ouest avec ses oasis, Siouah, Baharya, Farâfra,Girba, Kharga, et le désert arabique à l’Est avecsa chaîne montagneuse dont le Gebel Chayeb dont la hauteurrivalise avec le mont Sinaï dont le point culminant est de 2639 m.Pourtant il n’en a pas toujours été ainsi. Dutemps du pharaon Khnoum-Khoufou, autrement dit Khéops, dont lerègne se situe entre – 2538 et – 2516 soit, il y a plus de 4500 années, le désert immédiat, qui borde maintenantla terre fertile, était plus éloigné. Entre lelit du fleuve et le désert se trouvait une zone de steppe oùl’on chassait le lion et les animaux de toutes sortes commeceux des savanes actuelles.
LeNil est l’un des plus grands fleuves du monde par sa longueur.Il naît au nord du lac Tanganyika au Burundi et traversel’Afrique sur une longueur de 6671 km avantde se jeter dans la Méditerranée. On l’appelle leNil Blanc à sa source et il rejoint le Nil Bleu àKhartoum. Grossi de ces eaux, après sa traversée dudésert de Nubie, il continue sa course en franchissant sixcataractes avant d’atteindre la haute Égypte au niveaude la première cataracte à Éléphantine. Àcet endroit, dans les croyances populaires, le dieu Khnoum, dieubélier, dieu des naissances et du destin, créateur dela vie en façonnant sur son tour de potier tous les êtresselon la pensée profonde des habitants du pays, régulela crue du fleuve de son sabot en lançant l’inondationchaque année au début du mois de juillet.
Poursa partie égyptienne, le Nil est comme une grande autoroutesur laquelle transite tout le trafic économique et humain. Àla différence de la voiture utilisée de nos jours, lebateau à fond plat et la felouque sont les moyens principauxde locomotion. Ils permettent à tous de traverser le fleuved’une rive à l’autre et nous verrons plus loinl’importance fondamentale qu’ont ces bateaux. Ilspermettent aussi de suivre son cours afin de relier les villes et lesvillages. À l’instant où commence la crue du Nil,vers le quinze juin de chaque année, celui-ci dépose lefertile limon noir jusqu’au mois de septembre, au pointculminant de sa crue avant de redescendre très rapidement enautomne, permettant ainsi au pays d’être le grenier àblé du Moyen-Orient. L’esprit du fleuve et non le fleuvelui-même, était interprété comme le dieuHâpy, représenté en homme ventru, les seinspendants, avec une triple tige de papyrus sur la tête. Cetteforce divine en action, symbole de l’éternel retour,était donc vénérée partout malgréle fait qu’elle n’ait pas de temple propre. Si la cruen’était pas comme on l’espérait, deseffroyables catastrophes pouvaient alors se produire et lefonctionnement même du pays risquait de se trouver menacé.
Lelong de ce grand fleuve, il fait bon vivre. La température esten moyenne de 15 °C en hiver et de 30 °C en été. Elle peut même atteindre 45 °C avec une chaleur sèche en haute Égypte etbeaucoup plus humide en s’approchant du Delta.
L’Égypte,c’est aussi la course du soleil entre l’est et l’ouest.Pour l’habitant, l’orient, c’est la vie, la terrefertile, le bon fonctionnement de toute chose, l’ordre.L’occident, en opposition, est le pays des défunts.C’est aussi le désert, la frontière naturelle, lachaleur insupportable, la soif, les animaux dangereux. C’estencore le sable qui envahit tout et comble les canaux d’irrigation,ce sable qu’il faut remonter sans cesse et qui brûle lesyeux pendant les tempêtes. C’est aussi les Bédouinsqui pillent et qui tuent. Il est le contraire de l’ordre,l’isfet et le pays du dieu rouge, celui qui fait trembler tousles enfants et qui glace d’effroi les adultes. Ce dieu du mal,nommé Seth qui tua par traîtrise son frèreOsiris, le dieu de la vallée fertile, et jeta ensuite dans lefleuve son corps découpé en quatorze morceaux. Osiris,devenu le dieu des morts qui depuis, règne sur l’au-delà.Ces configurations sont la base de la pensée de tout unpeuple, qu’elle soit religieuse ou tout simplement del’existence terrestre.
Lesoleil et le fleuve, c’est l’éternel retour. C’estl’espace situé dans le temps. C’est le renouveaude la vie, du cycle cosmique. À chaque nouveau roi, unenouvelle époque recommençait. Elle n’étaitpas similaire à l’ancienne, mais elle était unchevauchement et souvent un retour aux sources lorsqu’uneexpérience parfois s’était révéléemalheureuse. Cette pensée permit à l’Égyptede survivre pendant plus de trois millénaires et de traversermaintes épreuves.
Pourl’habitant de ce pays, le monde, c’est l’Égypte.Tout le reste n’est que chaos, désordre et désolation.L’ordre, c’est Maât, la déesse de ladroiture, de la vérité et de la justice. Fille de Rê,elle est aussi la sœur du roi. On la représente en femmeassise sur ses talons avec une longue robe collante et une plumed’autruche sur la tête. Avoir la Maât sur lalangue, à ne pas confondre avec la déesse, c’estêtre juste, droit, en harmonie avec cette conception. Leshumains et les sphères divines sont interdépendants etle roi est l’incarnation de ces forces sur terre. Les Égyptienset, à plus forte raison les Égyptiennes, sont trèscroyants et de ce fait, rigides dans leurs actes et leurs pensées.Leur vie présente n’est qu’un passage difficilevers une autre vie plus belle, plus facile et ils doivent, pour cefaire, s’améliorer à chaque instant pour paraîtreplus beaux physiquement et intérieurement aux divinitésreprésentées sur terre par le roi, le dieu vivant, etsa famille dont la reine joue un rôle principal par rapport auxdéesses du royaume.
L’uned’elles nous intéresse tout particulièrement. Sonnom, Hathor, représente la beauté, la joie, la musique.Elle est représentée en femme coiffée de corneslyriformes enserrant le disque solaire et portant plusieurs attributsdont le collier ménat, l’ankh, l’ouas et lesistre, ce dernier étant une sorte de lyre. La femme respecteles servants des divinités dont le temple, appeléchâteau, est l’habitation du dieu ou de la déesse.Personne n’entre dans le saint des saints, à part leroi, la reine, les prêtres et les prêtresses. Seule lasalle hypostyle, située à l’entrée dutemple, permet au peuple de déposer des offrandes enremerciement de la réalisation des vœux ou des prièrespar la divinité.
Trèspeu de personnes de notre monde actuel savent que l’Égyptene portait pas ce nom dans les temps anciens. Le pays s’appelaitKémet, qui signifie la terre noire. Mot fondamental, motmagique dans l’esprit de ses habitants car cela signifie poureux, bien-être, renouveau, terre fertile, en moyenne quatrerécoltes par an, fécondité. En un mot, ilsignifie la vie.
Lesconditions climatiques, c'est-à-dire la forte chaleur l’été,le sable, les mouches, les croyances, firent que ce peuple mystiqueétait d’une propreté exemplaire. Tout étaitmis en œuvre pour que chacun puisse montrer de lui la meilleureimage possible. La beauté et la protection du corps étaientdes préoccupations constantes tant chez les femmes que chezles hommes. Les rapports permanents entre l’humain et le divin,comme les relations naturelles entre les deux sexes pousseront leshabitants à soigner leur corps pour le rendre plus beau, plusavenant et ce pendant plus de trois mille ans.
Unedeuxième approche me paraît utile d’êtredéveloppée. Pour l’homme ou la femme de cesanciens temps, que pouvait représenter l’être faceà l’immensité et à l’éternité ?
Pournous, c’est relativement simple. Selon nos croyances, dansl’ensemble nous sommes composés d’un corpsmatériel, d’une âme immatérielle et d’unepetite partie sainte immortelle. Pour l’Égyptien etl’Égyptienne antique, il en est tout autrement.
Àla naissance, ses parents lui ont conçu un corps identique aunôtre qui se nomme le khat .Ce corps putrescible est le support des métamorphoses. Commepremier constituant de l’être, il est le capteur detoutes les énergies nécessaires à l’incarnation.
Cecorps porte un nom, le ren qui est

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