Tite-Live - Histoire romaine
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Description

Le Classcompilé n° 110 contient les oeuvres de Tite Live soit la totalité de l'Histoire Romaine qui est arrivée jusqu'à nous. Traduction essentiellement sous la direction de M. Nisard, 1839. La mise à jour du texte de 1839 est assurée par des notes et de légères corrections.


Tite-Live (en latin : Titus Livius), né vers 59 av. J.-C. (premier siècle av. J.-C.) et mort en 17 ap. J.-C. (premier siècle ap. J.-C.) dans sa ville natale de Padoue (Paduvium en latin), est un historien de la Rome antique, auteur de la monumentale œuvre de l'Histoire romaine (Ab Urbe condita libri (AUC)). (Wikip.)


AVIS DES ÉDITEURS
NOTICE SUR TITE-LIVE.
PRÉFACE
LIVRE I - Des origines lointaines à la fin de la royauté (jusqu’en 509 av. J.-C.)
LIVRE II - Les débuts de la République (509 à 468 av. J.-C.)
LIVRE III - Les décemvirats (468 à 446 av. J.-C.)
LIVRE IV - La croissance des pouvoirs de la plèbe (445 à 404 av. J.-C.)
LIVRE V - La prise de Véies et sac de Rome par les Gaulois (403 à 390 av. J.-C.)
LIVRE VI - Reconstruction de Rome et victoires de la plèbe (389 à 367 av. J.-C.)
LIVRE VII - Guerres latines et samnites (366 à 342 av. J.-C.)
LIVRE VIII - Guerres latines et samnites (341 à 322 av. J.-C.)
LIVRE IX - Guerres samnites et guerres étrusques (321 à 304 av. J.-C.)
LIVRE X - Guerres samnites et guerres italiques (303 à 293 av. J.-C.)
PERIOCHAE - LIVRES XI à XX (292 à 219 av. J.-C.)
LIVRE XXI - (219 à 218 av. J.-C.)
LIVRE XXII - (217 à 216 av. J.-C.)
LIVRE XXIII - (216 à 215 av. J.-C.)
LIVRE XXIV - (215 à 213 av. J.-C.)
LIVRE XXV - (212 av. J.-C.)
LIVRE XXVI - (211 à 210 av. J.-C.)
LIVRE XXVII - (210 à 207 av. J.-C.)
LIVRE XXVIII - (207 à 205 av. J.-C.)
LIVRE XXIX - (205 à 204 av. J.-C.)
LIVRE XXX - (203 à 201 av. J.-C.)
LIVRE XXXI - (201 à 199 av. J.-C.)
LIVRE XXXII - (199 à 197 av. J.-C.)
LIVRE XXXIII - (197 à 195 av. J.-C.)
LIVRE XXXIV - (195 à 193 av. J.-C.)
LIVRE XXXV - (193 à 192 av. J.-C.)
LIVRE XXXVI - (192 à 191 av. J.-C.)
LIVRE XXXVII - (190 à 189 av. J.-C.)
LIVRE XXXVIII - (189 à 187 av. J.-C.)
LIVRE XXXIX - (187 à 183 av. J.-C.)
LIVRE XL - (182 à 179 av. J.-C.)
LIVRE XLI - (178 à 174 av. J.-C.)
LIVRE XLII - (173 à 171 av. J.-C.)
LIVRE XLIII - (171 à 169 av. J.-C.)
LIVRE XLIV - (169 à 168 av. J.-C.)
LIVRE XLV - (168 à 167 av. J.-C.)
PERIOCHAE - LIVRES LXVI à CXLII

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Informations

Publié par
Date de parution 07 avril 2016
Nombre de lectures 119
EAN13 9782918042372
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0015€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

latin : Titus Livius), né vers 59 av. J.-C. (premier siècle av. J.-C.) et mort en 17 ap. J.-C. (premier siècle ap. J.-C.) dans sa ville natale de Padoue (Paduvium en latin), est un historien de la Rome antique, auteur de la monumentale œuvre de l'Histoire romaine (Ab Urbe condita libri (AUC)). (Wikip.)


AVIS DES ÉDITEURS
NOTICE SUR TITE-LIVE.
PRÉFACE
LIVRE I - Des origines lointaines à la fin de la royauté (jusqu’en 509 av. J.-C.)
LIVRE II - Les débuts de la République (509 à 468 av. J.-C.)
LIVRE III - Les décemvirats (468 à 446 av. J.-C.)
LIVRE IV - La croissance des pouvoirs de la plèbe (445 à 404 av. J.-C.)
LIVRE V - La prise de Véies et sac de Rome par les Gaulois (403 à 390 av. J.-C.)
LIVRE VI - Reconstruction de Rome et victoires de la plèbe (389 à 367 av. J.-C.)
LIVRE VII - Guerres latines et samnites (366 à 342 av. J.-C.)
LIVRE VIII - Guerres latines et samnites (341 à 322 av. J.-C.)
LIVRE IX - Guerres samnites et guerres étrusques (321 à 304 av. J.-C.)
LIVRE X - Guerres samnites et guerres italiques (303 à 293 av. J.-C.)
PERIOCHAE - LIVRES XI à XX (292 à 219 av. J.-C.)
LIVRE XXI - (219 à 218 av. J.-C.)
LIVRE XXII - (217 à 216 av. J.-C.)
LIVRE XXIII - (216 à 215 av. J.-C.)
LIVRE XXIV - (215 à 213 av. J.-C.)
LIVRE XXV - (212 av. J.-C.)
LIVRE XXVI - (211 à 210 av. J.-C.)
LIVRE XXVII - (210 à 207 av. J.-C.)
LIVRE XXVIII - (207 à 205 av. J.-C.)
LIVRE XXIX - (205 à 204 av. J.-C.)
LIVRE XXX - (203 à 201 av. J.-C.)
LIVRE XXXI - (201 à 199 av. J.-C.)
LIVRE XXXII - (199 à 197 av. J.-C.)
LIVRE XXXIII - (197 à 195 av. J.-C.)
LIVRE XXXIV - (195 à 193 av. J.-C.)
LIVRE XXXV - (193 à 192 av. J.-C.)
LIVRE XXXVI - (192 à 191 av. J.-C.)
LIVRE XXXVII - (190 à 189 av. J.-C.)
LIVRE XXXVIII - (189 à 187 av. J.-C.)
LIVRE XXXIX - (187 à 183 av. J.-C.)
LIVRE XL - (182 à 179 av. J.-C.)
LIVRE XLI - (178 à 174 av. J.-C.)
LIVRE XLII - (173 à 171 av. J.-C.)
LIVRE XLIII - (171 à 169 av. J.-C.)
LIVRE XLIV - (169 à 168 av. J.-C.)
LIVRE XLV - (168 à 167 av. J.-C.)
PERIOCHAE - LIVRES LXVI à CXLII

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AVERTISSEMENT

Le contenu de cet ouvrage appartient au patrimoine littéraire des siècles révolus. Par conséquent, toutes les informations pratiques mentionnées comme étant d’actualité (adresses, évènements, etc...) sont aujourd’hui tout à fait obsolètes ; de même, les éléments à caractère scientifique qui s’y trouvent peuvent être très largement dépassés.
En outre, cet ouvrage peut renfermer des points de vue qui ne s’accordent pas avec l’étique du présent siècle ; certaines des opinions qui y sont professées peuvent s’avérer datées ou désuètes : en particulier les prises de position ayant trait à la condition humaine (en matière de mœurs, politique, religions, ethnies…) ou même à la condition animale. Il est donc nécessaire à la lecture de faire preuve de discernement, de détachement, de sens critique, et de restituer les œuvres dans leurs contextes : cet ouvrage ne doit pas être jugé d’après le monde d’aujourd’hui et le monde d’aujourd’hui ne doit pas être jugé d’après cet ouvrage.
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TITE-LIVE HISTOIRE ROMAINE N° 110
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ISBN : 978-2-918042-37-2
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SOURCES
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— Wikisource : Tous les livres sauf les livres X, XXII, XXVII, XXVIII, XXIX (Texte de Tite-Live : d’après le texte de la Bibliotheca Classica Selecta, qui contient de nombreuses mises à jour du texte de 1839 mais aussi des modifications de style. Ce texte a été entièrement confronté aux facsimilés Google Livres / BCUL [Bibliotheque cant. et univ. Lausanne] et Google Livres / BCUL et a été rétabli dans sa version d’origine pour ce qui est du style, de l’orthographe et de la ponctuation. Quelques rares modifications orthographiques peuvent subsister cependant. Dans ce travail de confrontation, les corrections mettant à jour le texte de 1839 ont été conservées après comparaison avec diverses éditions savantes, les termes qu’elles modifient ont été barrés dans le texte, et une note a été ajoutée avec des références bibliographiques. Certaines autres coquilles de la traduction ont été corrigées de la même façon, ou bien parfois silencieusement. La numérotation des paragraphes, placée entre parenthèses, non présente dans les fac-similés, a été conservée.) ; Periochæ (en partie).
— Site de Philippe Remacle : Livre XXVII, XXVIII, XXIX, Periochæ (en partie). Ces chapitres ont été relus, mais le texte n’a pas été mis à jour.
— Fac-similés : livres X et XXII (là aussi, le texte n’a pas été mis à jour), (Google Livres / Bibliothèque nationale des Pays-Bas), avis des éditeurs, notice (Google Livres / BCUL [Bibliotheque cant. et univ. Lausanne]), Suppléments aux Livres XLI, XLIII, XLIV et XLV, Periochæ ( en partie ). (Google Livres / BCUL)
— Couverture  : Illustration de l’édition vénitienne de 1520. Imprimeur : Giovanni Andrea Vavassore. (Rijksmuseum Amsterdam.)
— Page de titre  : Bibliothek des allgemeinen und praktischen Wissens . Bd. 5 (1905), Abriß der Weltliteratur, Seite 50. ( Bibliothèque de l’éducation et des connaissances pratiques . Vol. 5, (1905), la démolition de la littérature mondiale, à la page 50.) (Wikimedia commons.)
— Image pré-sommaire  : 1525 - 1570. Editeur, Ferando Bertelli. (Rijksmuseum Amsterdam.)
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LISTE DES LIVRES
T ITUS L IVIUS (-59 – 17)
AVIS DES ÉDITEURS
NOTICE SUR TITE-LIVE.
PRÉFACE
LIVRE I (jusqu’en 509 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Descente d’Énée en Italie ; ses exploits.— Règne d’Ascagne à Albe, et des Silvius ses successeurs. — La fille de Numitor, surprise par Mars, devient mère de Romulus et de Remus. — Meurtre d’Amulius. — Fondation de Rome. — Établissement du sénat.
LIVRE II (509 à 468 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Brutus fait jurer au peuple qu’il ne souffrira plus de roi dans Rome ; il force Tarquin Collatin, son collègue, devenu suspect comme parent des Tarquins, à abdiquer le consulat et à sortir de la ville ; il livre au pillage les biens de la famille
LIVRE III (468 à 446 av. J.-C.)
SOMMAIRE.— Troubles causés par les lois agraires — Le Capitole tombé au pouvoir d’esclaves et de bannis est délivré, et ceux-ci massacrés. Deux dénombrements ; le premier présente cent quatre mille deux cent quatorze citoyens, sans compter les célibataires
LIVRE IV (445 à 404 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Une loi relative aux mariages entre patriciens et plébéiens, proposée par les tribuns du peuple, est, malgré l’opposition des patriciens, adoptée après de longs débats- — Tribuns militaire :. — Les affaires du peuple romain, tant au dedans qu’au
LIVRE V (403 à 390 av. J.-C.)
SOMMAIRE.— Au siège de Véies, on construit des logements d’hiver aux soldats : cette nouveauté soulève l’indignation des tribuns du peuple qui se plaignent qu’on ne laisse pas même l’hiver au peuple pour se reposer du service militaire. — Pour la première
LIVRE VI (389 à 367 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Guerres et succès contre les Volsques, les Èques et les Prénestins. — Quatre nouvelles tribus sont établies, la Stellatine, la Sabbatine, la Tromentine et l’Arnienne. — M. Manlius, qui avait défendu le Capitole contre les Gaulois, libère les dé
LIVRE VII (366 à 342 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Création de deux nouvelles magistratures, la préture et l’édilité curule. — Rome est malade d’une peste rendue célèbre par la mort de Furius Camille. — En cherchant un remède et un terme à ce mal dans de nouvelles pratiques religieuses, on étab
LIVRE VIII (341 à 322 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Défection des Latins et des Campaniens ; leur députation demande au sénat une des deux places consulaires pour leur nation, comme une condition de paix. — Le préteur Annius, leur député, au sortir du Capitole où il venait de remplir sa mission,
LIVRE IX (321 à 304 av. J.-C.)
SOMMAIRE : — Les consuls T. Véturius et Sp. Postumius engagent l’armée dans les Fourche Caudines. Dans l’impuissance absolue d’en sortir, ils capitulent avec les Samnites, donnent six cents chevaliers romains en otage, et obtiennent la liberté de se retire
LIVRE X (303 à 293 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Envoi de colonies à Sora, à Albe et à Carséoles. Augmentation du collége des augures, dont les membres sont portes à neuf, de quatre qu’ils étaient auparavant. Loi de l’appel au peuple, portée alors pour la troisième fois par le consul Valérius. Deux tribu
PERIOCHAE - LIVRES XI à XX (292 à 219 av. J.-C.)
LIVRE XXI - (219 à 218 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Origine de la seconde guerre punique. — Annibal, général des Carthaginois, passe l’Ebre contre la teneur du traité, attaque Sagonte, ville alliée de Rome, et la prend après un siège de huit mois. Une députation est envoyée à Carthage pour porte
LIVRE XXII - (217 à 216 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Annibal, épuisé de veilles, perd un œil dans les marais d’Étrurie, à la suite d’une marche forcée, pendant quatre jours et trois nuits. Le consul C. Flaminius, homme téméraire, parti sous des auspices défavorables, arrache de terre les enseignes qu’on ne p
LIVRE XXIII - (216 à 215 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Révolte des Campaniens en faveur d’Annibal. —- Envoyé à Carthage pour y porter la nouvelle du triomphe de Cannes, Magon répand au milieu du vestibule du sénat les anneaux d’or arrachés aux doigts des Romains tués dans l’action : il y en avait,
LIVRE XXIV - (215 à 213 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Hiéronyme, roi de Syracuse, dont l’aïeul Hiéron avait été l’ami constant du peuple romain, embrasse le parti des Carthaginois ; tyran farouche et cruel, il est massacré par ses sujets. — Ti. Sempronius Gracchus, proconsul, remporte auprès de Bé
LIVRE XXV - (212 av. J.-C.)
SOMMAIRE.—Pub. Cornélius Scipion, depuis Scipion l’Africain, est nommé édile avant l’âge.—De jeunes Tarentins, sortis pendant la nuit sous prétexte d’aller à la chasse, livrent leur ville à Annibal qui s’en empare, à l’exception toutefois de la citadelle,
LIVRE XXVI - (211 à 210 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Annibal campe à trois milles de Rome, au-dessus de l’Anio : il s’avance en personne, avec deux mille chevaux, jusqu’à la porte Capène, pour examiner la situation de la ville. — Trois jours de suite les deux armées se rangent en bataille, trois
LIVRE XXVII - (210 à 207 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Le proconsul Cn. Fulvius est défait par Annibal près d'Herdonée. — Le consul Marcellus obtient un avantage contre celui-ci auprès de Numistron d'où il se retire à la faveur de la nuit. — Marcellus le poursuit dans sa retraite et le force à se b
LIVRE XXVIII - (207 à 205 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Succès obtenus sur les Carthaginois par Silanus, lieutenant de Scipion, et par L. Scipion, frère de Cornélius. — Victoires du proconsul Sulpicius et d’Attale, rai d’Asie, allié des Étoliens, sur Philippe, roide Macédoine. — Triomphe décerné aux
LIVRE XXIX - (205 à 204 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Lélius, envoyé de Sicile en Afrique par Scipion, revient avec un riche butin et lui rend compte de l’impatience de Masinissa de le voir arriver avec son armée. — La guerre renouvelée en Espagne par Indibilis est terminée par la victoire des Rom
LIVRE XXX - (203 à 201 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Succès de Scipion en Afrique. Ce général, avec le secours de Masinissa, remporte plusieurs victoires sur Syphax et les Numides. Il force deux camps ennemis ; quarante mille hommes y périssent par le fer et le feu. —Syphax est fait prisonnier par
LIVRE XXXI - (201 à 199 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — La guerre contre Philippe, roi de Macédoine, est rallumée à l’occasion de l’événement dont on va parler. — Au temps de la célébration des mystères de Cérès, deux jeunes Acarnaniens, qui n’y étaient pas initiés, viennent dans l’Attique et pénètr
LIVRE XXXII - (199 à 197 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Prodiges annoncés à Rome. — On rapporte, entre autres, qu’en Macédoine un laurier a poussé sur la poupe d’un vaisseau long. — Victoire signalée, remportée par le consul T. Quinctius Flamininus sur Philippe à l’entrée de l’Épire ; ce prince, batt
LIVRE XXXIII - (197 à 195 av. J.-C.)
SOMMAIRE.—Bataille de Cynoscéphale en Thessalie ; le proconsul Titus Quinctius Flamininus la gagne sur Philippe et met fin par cette victoire à la guerre de Macédoine. — L. Quinctins Flamininus, frère du proconsul, force Leucade, capitale de l’Acarnanie, do
LIVRE XXXIV - (195 à 193 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Après de longs débats, la loi Oppia, que C. Oppins, tribun du peuple, avait fait porter pour réprimer le luxe des femmes, est abrogée, malgré les efforts de Porcius Caton pour la maintenir. — Ce consul part pour l’Espagne, et commence à Emporie
LIVRE XXXV - (193 à 192 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Scipion l’Africain est envoyé en ambassade auprès d’Antiochus. — Son entrevue à Ephèse avec Annibal, qui avait fait agréer ses services à ce prince. — Il s’efforce en vain de bannir de son esprit la crainte que lui inspire la haine des Romains.
LIVRE XXXVI - (192 à 191 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Le consul Manius Acilius Glabrion, secondé par Philippe, défait Antiochus aux Thermopyle, le chasse de la Grèce, et réduit les Étoliens. — Le consul Publius Scipion Nasica fait la dédicace du temple de la mère des dieux, qu’il avait lui-même tr
LIVRE XXXVII - (190 à 189 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Les consuls Lucius Cornélius Scipion et C. Lælius se disputent le département de la Grèce et de l’Asie. — Le crédit de Lælius dans le sénat est sur le point de faire pencher la balance en sa faveur ; mais le premier l’emporte, grâce à son frère
LIVRE XXXVIII - (189 à 187 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Le consul M. Fulvius assiège Ambracie, en Épire, et la reçoit à composition ; il soumet l’Ile de Céphalonie, achève la conquête de l’Étolie, et donne la paix aux Étoliens. — Cn. Maulius, son collègue, défait les Gallo-Grecs, les Tolistoboïens,
LIVRE XXXIX - (187 à 183 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Le consul Émilius réduit les Liguriens, conduit le grand chemin de Plaisance jusqu’à Rimini, et le joint a la voie Flaminia. — L’armée victorieuse de l’Asie introduit le luxe à Rome. — Toute la partie de la Ligurie, située en deçà de l’Apennin,
LIVRE XL - (182 à 179 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Philippe donne ordre de rechercher et de mettre à mort les enfants des nobles qu’il avait fait jeter dans les fers. — Théoxène craignant pour les siens, et pour ceux de sa soeur, encore en bas âge, l’infâme lubricité de ce prince, leur présente
LIVRE XLI - (178 à 174 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Extinction du feu sacré dans le temple de Vesta. — Les Celtibériens sont vaincus et soumis par Tib. Sempronius Gracchus. Ce général fonde en Espagne la ville de Gracchuris, comme un monument de ses victoires. — De son côté le proconsul Albinus
LIVRE XLII - (173 à 171 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Le censeur Q. Fulvius Flaccus dépouille le temple de Junon Lacinia du toit de marbre qui le couvrait pour en revêtir celui dont il avait fait la dédicace. Un sénatus-consulte l’oblige de le rétablir.— Eumène, roi d’Asie, vient au sénat se plain
LIVRE XLIII - (171 à 169 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Condamnation de préteurs coupables d’avanie et de cruauté. — Le proconsul P. Licinius Grasses se rend maître de plusieurs villes de Grèce, et y fait un horrible pillage. Décret du sénat, qui remet eu liberté les captifs que ce général avait fai
LIVRE XLIV - (169 à 168 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Q. Marcius Philippus pénètre en Macédoine par des défilés presque impraticables, et s’y rend maître de plusieurs villes. — Ambassade des Rhodiens, qui menacent de se déclarer en faveur de Perme si le peuple romain refuse de faire la paix avec l
LIVRE XLV - (168 à 167 av. J.-C.)
SOMMAIRE. — Émilius fait Persée prisonnier dans l’île de Samothrace. — Antiochus assiége Alexandrie, où sont renfermés Ptolémée et Cléopâtre, roi d’Égypte. — Des ambassadeurs romains viennent, au nom du sénat, lui intimer l’ordre de lever le siège. Antioch
PERIOCHAE - LIVRES LXVI à CXLII
PAGINATION
Ce volume contient 879 048 mots et 2 058 pages
01. HISTOIRE ROMAINE  
11 pages
02. PRÉFACE  
4 pages
03. LIVRE I  (jusqu’en 509 av. J.-C.)  
66 pages
04. LIVRE II (509 à 468 av. J.-C.)  
72 pages
05. LIVRE III (468 à 446 av. J.-C.)  
76 pages
06. LIVRE IV (445 à 404 av. J.-C.)  
65 pages
07. LIVRE V (403 à 390 av. J.-C.)  
62 pages
08. LIVRE VI (389 à 367 av. J.-C.)  
48 pages
09. LIVRE VII (366 à 342 av. J.-C.)  
49 pages
10. LIVRE VIII (341 à 322 av. J.-C.)  
48 pages
11. LIVRE IX (321 à 304 av. J.-C.)  
66 pages
12. LIVRE X (303 à 293 av. J.-C.)  
61 pages
13. PERIOCHAE - LIVRES XI à XX (292 à 219 av. J.-C.)  
11 pages
14. LIVRE XXI - (219 à 218 av. J.-C.)  
59 pages
15. LIVRE XXII - (217 à 216 av. J.-C.)  
63 pages
16. LIVRE XXIII - (216 à 215 av. J.-C.)  
56 pages
17. LIVRE XXIV - (215 à 213 av. J.-C.)  
54 pages
18. LIVRE XXV - (212 av. J.-C.)  
54 pages
19. LIVRE XXVI - (211 à 210 av. J.-C.)  
62 pages
20. LIVRE XXVII - (210 à 207 av. J.-C.)  
59 pages
21. LIVRE XXVIII - (207 à 205 av. J.-C.)  
58 pages
22. LIVRE XXIX - (205 à 204 av. J.-C.)  
44 pages
23. LIVRE XXX - (203 à 201 av. J.-C.)  
53 pages
24. LIVRE XXXI - (201 à 199 av. J.-C.)  
50 pages
25. LIVRE XXXII - (199 à 197 av. J.-C.)  
41 pages
26. LIVRE XXXIII - (197 à 195 av. J.-C.)  
46 pages
27. LIVRE XXXIV - (195 à 193 av. J.-C.)  
57 pages
28. LIVRE XXXV - (193 à 192 av. J.-C.)  
49 pages
29. LIVRE XXXVI - (192 à 191 av. J.-C.)  
43 pages
30. LIVRE XXXVII - (190 à 189 av. J.-C.)  
58 pages
31. LIVRE XXXVIII - (189 à 187 av. J.-C.)  
61 pages
32. LIVRE XXXIX - (187 à 183 av. J.-C.)  
57 pages
33. LIVRE XL - (182 à 179 av. J.-C.)  
57 pages
34. LIVRE XLI - (178 à 174 av. J.-C.)  
38 pages
35. LIVRE XLII - (173 à 171 av. J.-C.)  
64 pages
36. LIVRE XLIII - (171 à 169 av. J.-C.)  
26 pages
37. LIVRE XLIV - (169 à 168 av. J.-C.)  
52 pages
38. LIVRE XLV - (168 à 167 av. J.-C.)  
54 pages
39. PERIOCHAE - LIVRES LXVI à CXLII  
59 pages
HISTOIRE ROMAINE
Éléments bibliographiques
Édition de référence : Œuvres de Tite-Live (Histoire romaine), avec la traduction en français, publiée sous la direction de M. D. Nisard, maître de conférence à l’école normale.

Trad. par MM. Le Bas, Ch. Nisard, Kermoysan et autres ; notes par M. Le Bas.
2 vol., 1839, Dubochet et C ie .
11 pages
TABLE
AVIS DES ÉDITEURS
NOTICE SUR TITE-LIVE.
Titre suivant : PRÉFACE
AVIS DES ÉDITEURS
Cette traduction est l’ouvrage de plusieurs mains. A l’époque où nous vivons, il n’est personne qui, remplissant d’ailleurs toutes les conditions de savoir et de talent qu’exige une œuvre de ce genre, soit assez libre de l’emploi de son temps pour se dévouer pendant plusieurs années à traduire un auteur aussi volumineux que Tite-Live. On sait de plus le peu de réputation littéraire que le public y attache ; et ce n’est pas une des moindres contradictions de ce temps, que plus il est devenu nécessaire d’y populariser les traductions des auteurs anciens, plus le temps manque pour les entreprendre, et moins la tâche en est appréciée.
Il n’y a qu’un moyen de mener à fin une traduction nouvelle de Tite-Live, c’est d’en charger plusieurs personnes. C’est ce qui a été fait pour celle-ci. Du reste, la distribution de ce grand travail n’a pas été arbitraire. Parmi plusieurs traducteurs, tous également versés dans la latinité, chacun a pris la portion de l’ouvrage qu’il avait étudiée particulièrement, soit par goût, soit pour en avoir fait, comme professeur, le sujet de son enseignement. Il en est résulté une traduction sans langueur et sans passages sacrifiés, où ce qui n’eût été dans une traduction faite par une seule main qu’un de ces morceaux de répit, pour ainsi parler, où l’auteur se serait cru le droit de se relâcher, est devenu, dans une traduction partagée entre plusieurs personnes, un morceau de choix, où l’auteur a redoublé d’efforts et de soins.
Si nous ne craignions rien tant que de paraître rechercher le paradoxe, surtout dans un avertissement qui doit être pour nous une affaire de conscience, nous dirions qu’il nous semble même qu’une traduction qui est l’œuvre de plusieurs peut avoir plus de vivacité et de naturel qu’une traduction faite par un seul, chacun terminant sa tâche avant que la lassitude se soit fait sentir. Toutefois, c’est à deux conditions : l’une, que toutes ces mains soient également habiles ; l’autre, que cette diversité n’empêche pas l’unité, sans laquelle une œuvre de ce genre, quel que fût d’ailleurs le talent particulier de chaque collaborateur, ne serait pas supportable.
Cette unité est précisément l’œuvre de la direction. C’est à elle qu’il appartient de veiller à ce que les mêmes mots, surtout lorsque ces mots sont des formules, soit religieuses, soit politiques, soient traduits de la même manière ; à ce que les mêmes tours, quand ils sont rappelés par les mêmes idées et les mêmes circonstances, soient exprimés en français par des formes identiques ; a ce que les disparates inévitables que pourraient offrir tous ces fragments de traduction, soient effacées d’une main ferme et sûre, qui ne laisse que les qualités par où l’ouvrage de plusieurs est un ; enfin, a ce que ce soit partout, et autant qu’il est permis à une traduction, la même langue, une langue rapide, ferme, élégante, qui permette au moins d’entrevoir les belles formes d’un historien du siècle d’Auguste.
Nos lecteurs apprécieront si les efforts qui ont été faits par la direction pour mettre en lumière, au profit de l’unité de l’ouvrage, le talent particulier de chaque traducteur, ont été aussi heureux qu’ils ont été consciencieux et soutenus.
Quant aux notes {i} , notre Tite-Live offrira un travail entièrement nouveau, non-seulement si on le compare aux traductions qui ont précédé la nôtre, mais encore eu égard aux habitudes que nous avons suivies jusqu’à présent.
Indépendamment des notes, en très-petit nombre, qui ont été empruntées aux éditions antérieures, et qui sont en quelque sorte du domaine public de la science, notre commentaire s’est enrichi : 1° d’une réfutation des principales critiques dirigées par Niehbur, ses devanciers et ses imitateurs, contre l’authenticité de l’histoire de Rome ; 2° de la reproduction presque intégrale des savantes dissertations de Lachmann sur les sources auxquelles a puisé Tite-Live ; 5° de citations nombreuses empruntées aux admirables réflexions que les décades de Tite-Live ont suggérées à Machiavel et à Montesquieu, ces commentateurs de génie d’un écrivain de génie ; 4° des passages où nos plus grands poètes ont demandé des inspirations au plus grand historien de Rome ; 5° d’un extrait d’une dissertation inédite sur le passage des Alpes par Annibal {1}  ; 6° enfin d’une chronologie de Tite-Live, où l’on s’est efforcé de résoudre toutes les difficultés que la supputation des temps peut présenter dans cet écrivain. Cette partie de notre publication demandait une main accréditée. M. Lebas, membre de l’académie des Inscriptions et Belles-Lettres, a bien voulu s’en charger.
Il n’est besoin que de peu de mots pour nous justifier d’avoir donné cette étendue aux notes dans le Tite-Live, en ayant été très-sobres dans les volumes précédents. La vraie et unique raison, c’est que Tite-Live étant et devant être longtemps encore, dût la science des Niebuhr faire des progrès en sagacité et en audace conjecturales, le fondement même de l’histoire de la république romaine, il nous a paru que nous rendrions un véritable service à ceux qui étudient ou qui enseignent cette histoire en publiant un travail qui, outre les notes ordinaires, renferme à la fois les sources de Tite-Live, c’est-à-dire l’indication de tous les auteurs où il a pu puiser, et par lesquels on le peut compléter ou modifier, la chronologie des chefs de la république romaine, des éclaircissements sur l’un des plus grands événements de son histoire, enfin quelques-uns des traits les plus profonds d’un commentaire qui jette sur les faits les plus considérables de l’histoire romaine des lumières bien autrement sûres que les prétendues vues synthétiques de quelques critiques modernes. Notre traduction est pour tous les lecteurs : nos notes sont pour ceux qui étudient particulièrement et l’histoire politique et l’histoire littéraire.
NOTICE SUR TITE-LIVE.
On ne sait presque rien de la vie de Tite-Live. Il naquit à Padone, l’an de Rome 69, cinquante-huit ans avant l’ère chrétienne. Il eut, dit-on, deux fils et quatre filles ; mais on réduit plus généralement à deux le nombre de ses enfants, une fille et un fils. Quintilien nous apprend que Tite-Live avait écrit pour ce fils un petit traité des études de la jeunesse, dans lequel il lui recommandait surtout la lecture de Demosthène et de Cicéron. On y lisait aussi cette petite anecdote, qu’un maître de rhétorique de son temps, grand ennemi de la clarté dans le discours, ne s’attachait qu’à la proscrire dans ceux de ses élèves, et les obligeait à retoucher leurs compositions jusqu’à ce qu’elles fussent devenues parfaitement obscures. Il leur disait alors: « Voilà qui est bien mieux maintenant ; je n’y entends rien moi-même. » Quant à la fille de Tite-Live, elle épousa un rhéteur, nommé Magius, dont les auditeurs furent quelque temps assez nombreux, mais qu’on allait entendre, nous dit Sénèque le rhéteur, plutôt à cause de la célébrité du beau-père que du talent du gendre.
Tite-Live, ambitionnant plus d’un genre de gloire, avait, au rapport de Sénèque le philosophe, composé des ouvrages philosophiques et des dialogues qui appartenaient autant à la philosophie qu’à l’histoire. Mais son plus grand ouvrage est l’ Histoire romaine , en cent quarante ou cent quarante-deux livres, qui, montrant Rome à son berceau, ne s’arrêtait qu’à la mort de Drusus, et embrassait les annales de sept cent quarante-trois années. Plusieurs passages de cette œuvre immense ont fait conjecturer qu’il y avait employé tout le temps qui s’écoula depuis la bataille d’Actium jusqu’à la mort de Drusus, c’est-à-dire environ vingt et un ans. Il en publiait les parties principales à mesure qu’il les avait achevées, et il les lisait, dit-on, à Auguste. Mais cette déférence pour l’empereur ne fit jamais fléchir l’impartialité de l’historien. Dans ce que nous possédons de son ouvrage, Auguste, nommé en deux endroits seulement, l’est avec une sobriété de louanges qui contraste avec les basses flatteries des écrivains contemporains. Loin de cacher son admiration pour les plus grands ennemis de la maison des Césars, Tite-Live louait hautement Brutus, Cassius et surtout Pompée, au point qu’Auguste l’appelait en plaisantant le Pompéien. Honorant cette indépendance, le prince avait confié à Tite-Live l’éducation du jeune Claude, depuis empereur, qui, à l’exemple et d’après le conseil de son maître, avait, non sans quelque succès, entrepris d’écrire l’histoire.
Tite-Live recueillit de son vivant des témoignages extraordinaires d’admiration. Pline-le-Jeune rapporte, dans une de ses lettres, qu’un Espagnol, après la lecture de ses écrits, fit le voyage, alors très-pénible et très-long, de Cadix à Rome, uniquement pour voir cet historien, et s’en retourna dès qu’il l’eut vu. « C’était sans doute quelque chose de merveilleux, dit à ce sujet saint Jérôme, qu’un étranger, entrant dans une ville telle que Rome, y cherchât autre chose que Rome même. » Mais ce fameux docteur de l’église chrétienne a lui-même altéré le merveilleux de ce fait, en le rendant commun à plus d’un contemporain de Tite-Live, et en disant que plusieurs personnages considérables de l’Espagne et des Gaules entreprirent le voyage de Rome dans le même but que l’Espagnol.
À ce peu de faits se borne ce que l’on connaît de Tite-Live. Après la mort d’Auguste, il retourna à Padoue, et y mourut à l’âge de soixante-seize ans, l’an de Rome 770, la quatrième année du règne de Tibère, et le même jour, a-t-on dit, qu’Ovide mourut à Tomes. Théodore de Bèze a composé sur ce synchronisme, qui n’est nullement prouvé, une élégie latine où sa muse éplorée donnait des larmes à un rapprochement de dates probablement imaginaires. La mémoire de Tite-Live est restée chère aux Padouans. Ils crurent, en 1413, avoir retrouvé son tombeau, et, quelques années après, en 1451, ils firent, non sans douleur, présent de son bras droit à Alphonse V, roi d’Aragon, qui l’avait fait demander par l’entremise d’Antoine de Païenne, célèbre par sa passion pour les lettres latines. Ce prince mourut avant d’avoir érigé à l’historien le monument où il voulait en déposer les restes. L’hôtel-de-ville de Padoue semble élevé à la gloire de Tite-Live, tant il est plein de son image et de son nom. On y voit son mausolée, œuvre considérable, accompagné d’inscriptions et surmonté d’un très-ancien buste de marbre de cet historien. Ailleurs, au-dessus d’une des portes, est une autre statue en pierre qui le représente tenant un livre ouvert.
De la grande histoire de Tite-Live, il ne nous est parvenu que trente-cinq livres, c’est-à-dire à peine la quatrième partie ; plusieurs de ces livres même ne sont pas entiers. Le désir de retrouver tout l’ouvrage a été l’occasion de recherches, de voyages et de négociations importantes, dont l’histoire n’est pas sans intérêt. Les premières éditions de Tite-Live, de la fin du quinzième siècle et du commencement du seizième, ne contiennent que la première, la troisième et la quatrième décade, ou série de dix livres ; division adoptée, à ce qu’il paraît, par l’historien lui-même. Suivant le père Niceron, deux livres furent retrouvés et publiés, en 1518, par Ulric de Hutten, à qui l’on doit Pline, Quintilien et Ammien Marcellin. Pétrarque, aussi célèbre parmi les savants, pour sa connaissance et son amour de l’antiquité, qu’il l’est, dans le monde, pour ses sonnets à Laure, n’épargna rien, ni correspondance, ni voyages, ni argent, pour retrouver au moins la seconde décade ; mais tous ses efforts furent inutiles. On découvrit depuis, dans la bibliothèque de Mayence, une partie des troisième et trentième livres, et ce qui manquait au quarantième. Les cinq derniers furent trouvés, en 1551, dans l’abbaye de Saint-Gall, en Suisse, par Simon Grynée, l’ami de Luther et de Mélanchton. Enfin, le père Horrion, jésuite, retrouva, parmi les manuscrits de la bibliothèque de Bamberg, la première partie du troisième et du trentième livre, et il les publia deux ans après.
Là s’arrête l’histoire, non de ces recherches, mais de ces découvertes partielles ; ce qui suit n’en est plus guère que le roman. Thomas Derp, professeur à l’université de Leyde, assure que les Arabes possédaient dans leur langue une traduction complète de Tite-Live. Mais les uns la plaçaient à Fez, les autres à la Gouletta, d’autres enfin dans la bibliothèque de l’Escurial. Tout le monde la chercha ; personne ne la vit. Le voyageur Piétro della Valle avait prétendu qu’en 1615 la bibliothèque du sérail possédait un Tite-Live entier ; cet ouvrage fut dès lors ardemment convoité de toute part. Le grand-duc de Toscane en fit vainement, dit-on, offrir 20,000 piastres. Instruit de ce refus, l’ambassadeur de France, Achille de Harlay eut recours à un autre moyen ; il fit proposer secrètement à celui qui avait la garde des livres du sérail 40,000 écus de celui-là. Le marché fut conclu ; mais on avait prévenu le gardien infidèle, qui ne put pas retrouver l’ouvrage. En 1682, si l’on en croit l’abbé Bourdolot, des Grecs de l’Ile de Chio vinrent traiter avec Colbert d’un Tite-Live entier, dont le prix fut fixé à 60,000 francs ; ils repartirent, et on ne les revit plus. On a dit encore que Tite-Live était mystérieusement conservé, en Ecosse, dans la petite île d’Iona, fière de posséder seule ce trésor. Chapelain, dans une lettre à Colomiés, raconte que des manuscrits, donnés par l’abbaye de Fontevrault à l’apothicaire du couvent, furent vendus par lui à un mercier de Saumur, qui en couvrit longtemps les objets de son commerce, et qu’un acheteur sans doute plus lettré que l’apothicaire et le mercier reconnut ainsi des titres latins des huitième, dixième et onzième décades ; mais le reste du manuscrit n’était déjà plus dans la boutique du marchand, et la découverte en demeura là. En 1772, Paul-Jacques Bruns, que le docteur Kennicott avait envoyé à ses frais en Italie, pour y examiner les manuscrits latins, distingua, dans la bibliothèque du Vatican, sous le texte des livres de Tobie, de Job et d’Esther, une ancienne écriture en lettres onciales. Les noms de quelques généraux romains et celui de Tite-Live en haut du recto ne lui permirent plus de douter qu’il venait d’en découvrir une partie ; mais c’en était une bien petite : il avait seulement retrouvé un fragment du quatre-vingt-onzième livre, qu’il fit bientôt paraître, et qu’ont reproduit depuis les meilleures éditions.
Cette découverte est la dernière. On n’a encore rien pu déchiffrer, dans les manuscrits d’Herculanum, qui fasse espérer de voir un jour combler ces lacunes, que Freinsheimius a cependant essayé de remplir, dans la langue même de l’historien latin, par des suppléments, meilleurs il est vrai que ceux qu’il a faits pour Quinte-Curce.
Ce n’est pas seulement aux outrages du temps qu’il faut attribuer ces pertes, mais peut-être aussi à la haine stupide d’un empereur et au zèle fanatique d’un pape. Caligula, associant Tite-Live à sa haine pour Homère et Virgile, avait, on le sait, ordonné de bannir de toutes les bibliothèques leurs écrits et leurs images ; et, six siècles plus tard, Grégoire VII, dans la crainte que les prodiges rapportés dans cette histoire ne parussent favorables à la cause du paganisme, en fit, à son tour, brûler pieusement tous les exemplaires qu’on put trouver. Sous Domitien, admirer Tite-Live était un crime ; et cet empereur, suivant Suétone, fit mettre à mort Métius Pomposianus, qui portait toujours sur lui les harangues extraites de l’historien, et avait fait prendre à quelques-uns de ses esclaves les noms d’Annibal et de Magon.
Il existe de curieux témoignages de l’admiration dont Tite-Live a été l’objet. Au moment de la renaissance des lettres, on voit un savant, Antoine de Palerme, vendre une de ses terres pour acheter un exemplaire de son histoire, copié de la main du Pogge. Alphonse V, roi d’Aragon, déclare publiquement qu’il doit ses plus grands plaisirs et la guérison d’une longue maladie à la lecture de Tit-Live ; il est vrai que d’autres disent à celle de Quinte-Curce. Cosme de Médicis, pour obtenir une heureuse issue d’une négociation entamée à la cour de Naples, n’imagine pas de meilleur moyen que d’envoyer à ce même Alphonse une belle copie de l’historien qui guérit ses maux. Un pape fonde une chaire pour expliquer Tite-Live, dans ce même Capitole d’où l’avait anathématisé un autre pape et proscrit un empereur. Enfin, Henri IV eût, disait-il, donné une de ses provinces pour la découverte d’une décade de l’historien latin.
Nous n’avons point à discourir dans cette notice sur le mérite de Tite-Live ; Quintilien l’a mieux apprécié, en l’égalant à Hérodote, que ceux qui l’ont voulu comparer à Thucydide. On sait seulement, d’après ce grammairien célèbre, que Pollion, connu pour la pureté de son goût, reprochait à Tite-Live sa patavinité. Mais quel est ce reproche? Les savants, comme d’ordinaire, ne s’accordent point sur le sens qu’on doit attacher à ce terme. Les uns croient que le reproche s’appliquait à l’orthographe de certains mots où Tite-Live, en qualité de Padouan, employait une lettre pour une autre, sibe , quase , pour sibi , quasi  ; et d’autres, à l’emploi de plusieurs synonymes dans la même phrase, ce qui, à Rome, faisait aussitôt distinguer ceux que la province avait vus naître. Tomasini, auteur d’une vie de Tite-Live, a donné une autre explication, un peu forcée, ce semble. Les Padouans, dit-il, avaient, dans la guerre civile, embrassé la cause de la république. Pollion, attaché au parti d’Antoine, n’avait pu forcer Padoue à lui livrer des armes et de l’argent, et, ne pardonnant point au Padouan Tite-Live son affection pour les républicains, il l’accusait de patavinité dans le même sens qu’Auguste l’appelait Pompéien. Rollin, après Sossius, interprète ce mot par des expressions sentant la province, et conjecture que Tite-Live, né et élevé à Padoue, n’avait pu acquérir entièrement cette délicatesse de l’ urbanité romaine, qui ne se communiquait pas à des étrangers aussi facilement que le droit de bourgeoisie ; délicatesse qu’il nous est impossible d’apprécier, mais qui ne pouvait échapper au goût des Romains, même les moins lettrés. C’est l’histoire de ce célèbre écrivain grec, qui, après un long séjour à Athènes, y fut, à sa prononciation, reconnu pour un provincial par une marchande d’herbes.
PRÉFACE
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Édition de référence : Œuvres de Tite-Live (Histoire romaine) sous la direction de M. D. Nisard ; trad. par MM. Le Bas, Ch. Nisard, Kermoysan et autres ; notes par M. Le Bas. 2 vol., 1839, Dubochet et C ie .
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