Une histoire de la circulation du sang
144 pages
Français

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Description


Collection : Acteurs de la Science

Ce livre retrace les principales étapes de la lutte de William Harvey et de sa découverte de la circulation du sang. Parmi ses adversaires, on compte le grand anatomiste parisien Jean Riolan, quant à ses partisans, son plus éminent fut René Descartes. L'ouvrage évoque brièvement la vie des protagonistes de cette révolution harvéienne, révolution du cours du sang dans l'organisme et révolution des idées à travers l'oeuvre novatrice du grand médecin anglais.

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Informations

Publié par
Date de parution 01 mars 2014
Nombre de lectures 11
EAN13 9782336338514
Langue Français
Poids de l'ouvrage 5 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait


Collection : Acteurs de la Science

Ce livre retrace les principales étapes de la lutte de William Harvey et de sa découverte de la circulation du sang. Parmi ses adversaires, on compte le grand anatomiste parisien Jean Riolan, quant à ses partisans, son plus éminent fut René Descartes. L'ouvrage évoque brièvement la vie des protagonistes de cette révolution harvéienne, révolution du cours du sang dans l'organisme et révolution des idées à travers l'oeuvre novatrice du grand médecin anglais." />
Roger Teyssou
Une histoire de la circulation du sang
Harvey, Riolan et les autres Des hommes de cœur, presque tous…
06/02/14 17:24
Une histoire de la circulation du sang Harvey, Riolan et les autres Des hommes de cœur, presque tous …
Acteurs de la Science Fondée par Richard Moreau, professeur honoraire à l’Université de Paris XII Dirigée parClaude Brezinski, professeur émérite à l’Université de Lille La collection Acteurs de la Science est consacrée à des études sur les acteurs de l’épopée scientifique moderne ; à des inédits et à des réimpressions de mémoires scientifiques anciens ; à des textes consacrés en leur temps à de grands savants par leurs pairs ; à des évaluations sur les découvertes les plus marquantes et la pratique de la Science. Dernières parutions Jean-Pierre Aymard,Karl Landsteiner. L’homme des groupes sanguins,édition revue et augmentée, 2013. Michel Gaudichon,L’homme quelque part entre deux infinis,2013. Roger Teyssou,Paul Sollier contre Sigmund Freud. L’hystérie démaquillée,2013. Gérard Braganti,Histoire singulière d’un chercheur de campagne. L’invention de l’exploration cardiaque moderne par Louis Desliens, vétérinaire, 2013. Jean Louis,Mémoires d’un enfant de Colbert, 2012. Elie Volf, Michel-Eugène Chevreul (1786-1889). Un savant doyen des étudiants de France. Des corps gras et de la chandelle à la perception des couleurs,2012. Roger Teyssou,Gabriel Andral, pionnier de l’hématologie. La médecine dans le sang, 2012. Yvon Michel-Briand,Aspects de la résistance bactérienne aux antibiotiques, 2012.Roger Teyssou,Charcot, Freud et l’hystérie, 2012. Djillali Hadjouis,Camille Arambourg, Une œuvre à travers le monde, 2012. Jacques Marc,Comment l’homme quitta la Terre, 2012. Georges Mathieu,La Sorbonne en guerre (1940-1944), suivi de Journal de la Libération de Versailles, 2011. Norbert Gualde,L’épidémie et la démorésilience, 2011. Jean-Pierre Aymard,Karl Landsteiner. L’homme des groupes sanguins, 2011. e Pierre Pageot,La santé des Limousins et des Périgourdins au XIX siècle, 2011.
Roger Teyssou
Une histoire de la circulation du sang Harvey, Riolan et les autres Des hommes de cœur, presque tous …
Nec tam angusti animi ut credant quamvis artem aut scientiam adeo omnibus numeris absolutam & perfectam a veteribus tradita … Omnes item studiosi, boni, honestique, numquam ita passinibus indignationis, invidiae obrui mentum sinunt, quo minus audiant aequo animo quae veritate proferant, aut rem vere demonstratam intelligant.William Harvey, Exercitatio anatomica de motu cordis …,1628,7, 8. (Il n’est pas d’esprits assez bornés pour croire que les Anciens nous ont légué chaque art ou chaque science dans un état de perfection absolue en tous ses composants … De même, toutes les personnes appliquées, bonnes, probes, ne se laissent pas submerger par la passion de la colère et de l’envie au point de ne pas écouter avec flegme ce qu’on dit en faveur de la vérité et de repousser une démonstration exacte). … Dans les sciences de la nature, rien ne finit jamais … et chaque découverte n’est que l’introduction à quelque découverte nouvelle que l’avenir tient en réserve. A. Dastre,La circulation du sang, 1884. rt
Page de titre duDe motu cordis1628. Collection particulière.
 Avant-propos e Quand Harvey apparut, la médecine du XVII siècle était encore sous l’obédience des traditions antiques. L’Eglise imposait des normes à l’enseignement depuis plus de six cents ans. Elle avait adopté Galien (129-201) car il croyait en un dieu unique créateur de l’âme et du corps. Le Maître de Pergame, avait vraisemblablement subi l’influence du monothéisme juif et des premiers prêcheurs chrétiens, nombreux dans sa ville natale. Son stoïcisme le prédisposait à entériner l’existence d’un divin démiurge, d’un céleste ouvrier, dont l’ordre de l’univers attestait la sagesse infinie et l’éclectisme infaillible, n’en déplaise au décrié Epicure. Aristote était en revanche universellement respecté. Les premières croisades avaient ramené en Europe ses textes écrits en arabe et bientôt traduits en latin par les Espagnols. Ils se répandirent rapidement. Thomas d’Aquin (1224-1274) les avait déclarés conformes à la tradition chrétienne et l’Eglise ne tarda pas à les imposer partout. Dès lors Galien et Aristote (-384/-322) devinrent les seules références acceptables dans les universités de toute la chrétienté. La scolastique régna en maîtresse incontestée. Elle imposa la manière de penser d’une minorité à la multitude, phénomène tellement banal qu’il est presque une marque de fabrique commune à toutes les sociétés humaines. Les déviationnistes, ceux qui s’écartaient tant soit peu de la bien-pensance ambiante, étaient taxés d’hérésie et traduits devant les tribunaux ecclésiastiques. Cette pression occulte mais puissante de la tradition canonique sur les chercheurs entraînait une paralysie de l’enseignement et un arrêt de tout essor scientifique. Le génie de cet homme, qui allait ruiner la vieille physiologie galénique, résidait non seulement dans sa
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