La place de l’exploration de la sécrétion gastrique acide a considérablement changé. Des trois tests de stimulation ou de freination qui étaient couramment réalisés (test à la pentagastrine, test à l’insuline et test à la sécrétine), seul le test à la sécrétine reste utilisé pour le diagnostic du syndrome de Zollinger-Ellison. De ce fait, le nombre de services ayant gardé la compétence pour cette technique d’exploration est maintenant très limité. En pratique, les explorations débutent souvent par une simple mesure de la gastrinémie dont l’interprétation du taux doit être rigoureuse afin d’éviter des erreurs diagnostiques. Les techniques d’étude de la diminution de la sécrétion gastrique acide n’ont plus que des indications exceptionnelles et ne sont presque plus utilisées.GastrinémieLa gastrine est une hormone produite par les cellules G présentes principalement dans l’antre gastrique. La sécrétion de cette hormone est stimulée par le GRP (gastrin-releasing peptide) libéré par des fibres vagales et inhibée par la somatostatine via un mécanisme paracrine. À la phase céphalique de la sécrétion acide, la gastrine est sécrétée sous l’effet de la stimulation vagale qui libère le GRP et inhibe la sécrétion locale de somatostatine par un mécanisme cholinergique. À la phase gastrique, la distension gastrique via des réflexes vago-vagaux et les produits de digestion des protéines (peptides, acides aminés) augmentent encore la production et la sécrétion de gastrine. À l’inverse, la sécrétion de gastrine est inhibée par la somatostatine lorsque le pH gastrique est inférieur à 3,5.