Les lombosciatiques disco-vertébrales communes sont les plus fréquentes des radiculopathies lombaires. Elles correspondent à une entité avant tout clinique. Leur prévalence ponctuelle a été estimée dans la population générale adulte à 5 % [1]. Leur prévalence cumulée varie entre 12 et 27 % selon les travaux. Leur incidence à cinq ans entre 3 et 9 %, chez l’adulte jeune.Les lombosciatiques disco-vertébrales communes sont d’origine discale ou arthrosique. Les lombosciatiques discales sont associées au conflit disco-radiculaire par hernie discale ; les lombosciatiques arthrosiques, au rétrécissement canalaire ou sténose lombaire. Il convient néanmoins de souligner que la prévalence de ces modifications anatomiques rachidiennes dépasse largement celle des lombosciatiques, et qu’elles ne sont pas exclusives. Ceci incite à les considérer plus comme des facteurs de mécanismes pathogéniques multi-déterminés, cibles thérapeutiques éventuelles à l’étape du traitement non conservateur, que comme des marqueurs diagnostiques à part entière. En d’autres termes, la visualisation du conflit disco-radiculaire ou de la sténose lombaire n’est ni nécessaire ni suffisante au diagnostic de lombosciatique disco-vertébrale commune et à sa prise en charge initiale. La clinique prime.