Petite histoire de la médecine
262 pages
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Petite histoire de la médecine , livre ebook

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Description

Que pensait-on de la médecine dans la Rome Antique et qu'elle était la place du médecin dans la société ? Quels remèdes trouvait-on dans les dictionnaires médicaux du Moyen Age ? Comment utilisait-on l'aspirine sans le savoir et pourquoi la découverte d'un grand nombre de médicaments modernes fut rocambolesque ? Se faire opérer de la cataracte ou d'un caillou des voies urinaires remonte à la nuit des temps. C'est à travers l'anecdote et le quotidien que le docteur Régis Bertet propose au lecteur un parcours à travers l'histoire de la médecine.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 juin 2005
Nombre de lectures 272
EAN13 9782336283708
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Du même auteur
Les scores records du corps , éd. Hors Collection, 1995.
La santé au féminin pour les nuls , éd. First Editions, 2001
Petite histoire de la médecine

Régis Bertet
© L’Harmattan, 2005
9782747581790
EAN: 9782747581790
Sommaire
Du même auteur Page de titre Page de Copyright Avertissement Chapitre Premier - La médecine au temps des pharaons Chapitre II - Hippocrate, le père de la médecine Chapitre III - La médecine romaine Chapitre IV - Les médecines d’ailleurs Chapitre V - La médecine chinoise Chapitre VI - La médecine au Moyen Age Chapitre VII - Histoire de la chirurgie Chapitre VIII - Les grandes épidémies Chapitre IX - La saignée Chapitre X - La médecine au temps de Louis XIV et de Molière Chapitre XI - Messieurs les apothicaires Chapitre XII - Les médecins de l’Empire Chapitre XIII - Histoire de la contraception Chapitre XIV - Histoire du préservatif. Chapitre XV - Les femmes médecins Chapitre XVI - L’anesthésie Chapitre XVII - Louis Pasteur Chapitre XVIII - Histoite des mafadies mentales Chapitre XIX - Histoire de la radiologie Chapitre XX - Médecin à Paris en 1900 Chapitre XXI - Médedn de campagne à la belle époque Chapitre XXII - La médecine coloniale Chapitre XXIII - Aspirine, Pénicilline et autres médicaments Chapitre XXIV - D’aujourd’hui à demain Bibliographie Journaux et revues
« Hé que je porte et de hayne et d’envie Au médecin qui vient soir et matin. Sans nul propos, tastonner le tétin, Le sein, le ventre et les flancs de ma mye ».
Ronsard
Avertissement
Ce livre n’est pas écrit par un historien de la médecine, mais par un médecin généraliste, c’est-à-dire un praticien de terrain. L’auteur a abordé le sujet vierge de connaissances approfondies concernant l’histoire de la médecine ; pire même (ou mieux peut-être), il n’était pas exempt des préjugés négatifs qui veulent que la médecine du passé ne soit que ténèbres d’ignorance. Ainsi les découvertes qu’il fit, les étonnements qu’il éprouva à la lecture de nombreux documents ou témoignages sont ceux qu’éprouvera le lecteur pour peu qu’il soit novice en la matière et... curieux des choses.
On ne trouvera pas dans cet ouvrage de digressions savantes, de considérations historiques distinguées, d’exposés technologiques. Il existe un grand nombre d’ouvrages d’histoire de la médecine, œuvres d’auteurs spécialisés, auxquels le lecteur pourra se référer pour une analyse approfondie. Pour cela nous indiquons à la fin du livre une liste de références bibliographiques.
A travers ces livres, l’auteur a « picoré » et a fait sa moisson, en privilégiant les anecdotes qui font le quotidien. Que pensait-on de la médecine dans la Rome Antique et quelle était la place du médecin dans la socàété ? Quels remèdes trouvait-on dans les codex du Moyen Age ? Se faire opérer de la cataracte, ou d’un caillou des voies urinaires remonte à la nuit des temps. Comment on utilisait l’aspirine sans le savoir, et pourquoi la découverte de beaucoup de médicaments modernes fut rocambolesque, etc.
Privilégier l’anecdotique et le quotidien n’exclut pas la volonté de la rigueur, de l’honnêteté intellectuelle, le désir de structurer l’ouvrage en respectant les périodes historiques classiques, en visitant les différentes civilisations.
Le pari est de montrer que c’est par le « petit bout de la lorgnette » qu’on évalue souvent au mieux les mentalités, qu’on appréhende au plus juste les espoirs, les peurs et les souffrances. Et peut-être que le lecteur découvrira, comme l’auteur l’a découvert lui-même, que les médecins de tous les temps utilisaient au mieux le savoir de leur époque, gu’ils faisaient preuve d’humanisme et de dévouement, que les malades leur faisaient confiance, reconnaissaient leur service, ne serait-ce que pour le réconfort moral d’une « bonne parole », que les sociétés, bien qu’ayant la critique facile, ont toujours accordé aux médecins une place privilégiée.
Chapitre Premier
La médecine au temps des pharaons

Migraine et poisson-chat
La médecine de l’Égypte des Pharaons nous est connue par la traduction de papyrus médicaux découverts dans la période 1875-1930. Les médecins étaient d’ailleurs tenus à s’y conformer de manière scrupuleuse.
Diodore de Sicile un contemporain de Cléopâtre déclare à propos des médecins : « si en suivant les préceptes du livre sacré, ils ne parviennent pas à sauver le malade, ils sont déclarés innocents et exempts de tout reproche. Si au contraire ils agissent contrairement aux préceptes écrits, ils peuvent être accusés et condamnés à mort. » La pratique médicale est donc figée, de plus le savoir est transmis de père en fils. Tout ceci contribue à la sclérose et à l’absence d’évolution de la connaissance médicale.
Le surnaturel, la magie, la religion ne peuvent être dissociés de la pratique médicale. Ainsi l’incantation était souvent indispensable à l’efficacité du traitement : « O Isis grande magicienne, délivre-moi, libère-moi de toute chose mauvaise, nuisible, rouge, du mal causé par un dieu, du mal causé par une déesse, délivre-moi d’un mort, d’une morte, d’un ennemi, d’une ennemie, qui veulent me faire obstacle, comme tu as été délivrée, comme tu as été libérée par la naissance de ton fils Horus. »

Pour ce qui est du fonctionnement du corps humain prenons notre leçon de physiologie auprès du papyrus Ebers (XVIIIème dynastie soit 1580-1314 avant Jésus-Christ). Celui-ci nous révèle que le cœur est l’organe le plus important du corps. « Commencement du Secret du médecin : connaissance de la marche du cœur et connaissance du cœur. Il y a des vaisseaux en lui allant à tout membre. Quant à ce sur quoi tout médecin, ou tout prêtre de Sekhmet, ou tout magicien met ses doigts, que ce soit sur la tête ou sur la nuque, ou sur les mains, ou sur le cœµr même, ou sur les deux bras, ou sur les deux jambes, ou sur une partie quelconque, il sent quelque chose du cœur, car les vaisseaux de celui-ci vont à chacun de ses membres, et de là vient qu’il parle dans les vaisseaux de chaque membre. »
Les vaisseaux sont des canaux véhiculant air, larmes, mucus, urine, sperme, sang, le cœur est centre de tout y compris d’éléments de la psyché tels que désir ou tristesse. Voilà comment cela fonctionne selon les Égyptiens, « Il y a quatre vaisseaux dans ses (les) fosses nasales : deux donnent du mucus, deux du sang. Il y a quatre vaisseaux à l’intérieur de ses (des) tempes : c’est eux en conséquence qui donnent le sang des yeux et par qui toute maladie des yeux se produit, parce qu’ils débouchent dans les yeux... Il y a deux vaisseaux allant à la vessie : ce sont eux qui donnent l’urine. Il y a deux vaisseaux allant aux testicules : ce sont eux qui donnent le sperme... Il y a quatre vaisseaux qui s’ouvrent à l’anus : ce sont eux qui lui apportent de l’eau et de l’air. L’anus offre ainsi une issue à chaque vaisseau du côté droit et du côté gauche, et dans les bras et dans les jambes, à chaque vaisseau qui est chargé d’excréments... L’air entre dans le nez, puis pénètre dans le cœur et le poumon, lesquels le distribuent ensuite à tout le corps. »
On s’aperçoit que les connaissances sont rudimentaires et les interprétations fantaisistes. Mais il faut bien débuter. Nous verrons qu’au fil des siècles, les civilisations successives vont apporter leur contribution à la vaste entreprise de la médecine.
L’art médical n’était pas réservé aux seuls médecins. Prêtres et magiciens n’étaient pas de trop pour chasser la puissance maléfique du corps du malade. Cette théorie explicative de la maladie est bien illustrée par la thérapeutique proposée pour soulager d’une crise de migraine. On frottait la nuque du malade au moyen d’un crâne de poisson-chat, afin que la douleur passe de la tête de l’homme à celle du poisson.
Voilà donc d’après G. Lefebvre ceux qui se pressaient au lit du malade : « Les Egyptiens plaçaient sur le même plan celui qui guérissait d’après les principes d’un art qu’il avait étudié, celui qui agissait selon l’inspiration divine, celui enfin qui se contentait de formules transmises du fond des 

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