Éthique à Nicomaque est un ouvrage de philosophie éthique, écrit par le célèbre philosophe grec Aristote et traduit par le philosophe français et spécialiste de la Grèce antique Jean-François Thurot.Édition intégrale (Livres I à X) adaptée pour une lecture confortable : Texte aéré (interligne de 1.5), police de caractères "Bahnschrift".L’Éthique à Nicomaque est un traité philosophique majeur d’Aristote sur la morale. Il s’adresse à Nicomaque, son fils, et cherche à définir le but ultime de la vie humaine. Pour Aristote, ce but est le bonheur (eudaimonia), qu’il considère comme le souverain bien que tous les hommes recherchent. Ce bonheur ne réside ni dans le plaisir, ni dans la richesse, ni dans les honneurs, mais dans l’activité de l’âme conforme à la vertu, menée selon la raison, sur une vie entière.Aristote distingue deux types de vertus :- Les vertus morales (comme le courage, la tempérance ou la générosité) qui résultent de l’habitude ;- Et les vertus intellectuelles (comme la sagesse ou l’intelligence) qui dépendent de l’enseignement.La vertu morale est toujours un juste milieu entre deux extrêmes, par exemple, le courage est un juste milieu entre la lâcheté et la témérité. Ce "juste milieu" n’est pas une moyenne mathématique, mais un équilibre propre à chaque individu et chaque situation.L’homme vertueux, selon Aristote, est celui qui agit librement, en connaissance de cause, et par choix réfléchi. La délibération rationnelle est donc au cœur de l’éthique : on agit bien si l’on choisit les bons moyens pour atteindre un but juste. Ce choix repose sur la prudence (phronèsis), vertu intellectuelle permettant de juger correctement ce qui est bien à faire dans des circonstances données.Enfin, Aristote consacre les derniers livres à des questions plus spécifiques :- L’importance de l’amitié comme condition du bonheur ;- La place du plaisir, qu’il ne condamne pas, mais subordonne à la vertu ;- Et la supériorité de la vie contemplative, réservée au sage, qui est pour lui la forme la plus haute de vie humaine, car elle réalise pleinement la rationalité, essence de l’homme.
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