L Athéisme
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L'Athéisme

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La croyance en un ou plusieurs dieux peut-elle coexister avec un esprit scientifique ? Cette question continue de faire l’objet de débats enflammés dans les sphères scientifiques. Félix Le Dantec (1869-1917), biologiste et philosophe des sciences, prône un athéisme éclairé et nous invite à partager ses idées à l’aide d’argumentations bien construites. Selon sa thèse, il n’y a qu’une minorité d’athées et il démontre que l’anticléricalisme n’est pas synonyme d'athéisme.


Plus de cent ans après sa première publication, ce texte écrit à l’époque de la révolution Darwinienne, reste d’actualité en nous invitant notamment à nous interroger sur la place de Dieu dans nos sociétés modernes.

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Informations

Publié par
Nombre de lectures 12
EAN13 9782357280878
Langue Français

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Exrait

L’ATHÉISME
FÉLIX LE DANTEC
ALICIA ÉDITIONS
Tabledes matières
PRÉFACE DE L’ÉDITEUR DÉDICACE AU PROFESSEUR ALFRED GIARD PREMIÈRE PARTIE CONFESSIONS, DÉFINITIONS I.CONFESSIONS § 1. — GÉNÉRALITÉ DE L’IDÉE DE DIEU § 2. — RARETÉ DES ATHÉES PROPREMENT DITS § 3. — ATHÉISME INNÉ ET IDÉES PRÉCONÇUES § 4. — PLAN DE L’OUVRAGE II.DÉFINITIONS - DISCUSSION DES PREUVES DE L’EXIS § 5. — LA DÉFINITION DE L’ATHÉISME RÉSULTERA DE LA DISCUSSION DES PREUVES DE L’EXISTENCE DE DIEU § 6. — LES PREUVES MÉTAPHYSIQUES § 7. — LES PREUVES MORALES § 8. — LA PREUVE HISTORIQUE § 9. — PREUVES PHYSIQUES TIRÉES DE L’EXISTENCE DU MONDE § 10. — PREUVES PHYSIQUES TIRÉES DU MOUVEMENT § 11. — PREUVES PHYSIQUES TIRÉES DE L’ORDRE DU MONDE § 12. — LE HASARD ET LA PROBABILITÉ § 13. — HUMILITÉ DE L’ATHÉISME § 14. — L’AMOUR DE DIEU § 15. — LA PRIÈRE § 16. — DÉTERMINISME ET FATALISME DEUXIÈME PARTIE CONSÉQUENCES HUMAINES DE L’ATHÉISME I. CONSÉQUENCES SOCIALES § 17. — OPINIONS DE VOLTAIRE ET DE DIDEROT. EXPOSÉ DU PROBLÈME § 18. — ORIGINE DES VERTUS HUMAINES § 19. — DEVOIRS RELIGIEUX SÉPARABLES DES DEVOIRS SOCIAUX § 20. — L’EFFONDREMENT DES PRINCIPES II. CONSÉQUENCES PRIVÉES § 21. — PAS DE BUT, PAS DE DÉSIRS, PAS D’INTÉRÊT § 22. — ATTITUDE DE L’ATHÉE DEVANT LA MORT § 23. — L’ATHÉE ET LA PEUR § 24. — RÉSUMÉ III. QUELQUES CONSIDÉRATIONS SUR LA RELIGION DU PEUPLE § 25. — DIFFICULTÉ D’ÊTRE IMPARTIAL
IV. OPINIONS ABSOLUES ÉMISES DU POINT DE VUE SCIENTIFIQUE DANS DES QUESTIONS D’ENSEIGNEMENT. § 26. — OPINIONS ABSOLUES ÉMISES DU POINT DE VUE SCIENTIFIQUE DANS DES QUESTIONS D’ENSEIGNEMENT. § 27. — RÉPONSE À L’ENQUÊTE DE LA « REVUE BLANCHE » SUR LA LIBERTÉ DE L’ENSEIGNEMENT § 28. — L’ENSEIGNEMENT DES SCIENCES NATURELLES COMME INSTRUMENT D’ÉDUCATION PHILOSOPHIQUE
TROISIÈME PARTIE L’ATHÉISME SCIENTIFIQUE OU MONISME
I. DÉFENSE DU MONISME § 29. — LOGIQUE PURE ET LOGIQUE DE SENTIMENT § 30. — RECHERCHE D’UNE FORMULE DU MONISME § 31. — DIFFICULTÉ DES MESURES § 32. — CONTRADICTIONS DES DUALISTES § 33. — MONISME ET DÉTERMINISME § 34. — LE MONISME NIE LA LIBERTÉ ABSOLUE II. QUELQUES OBJECTIONS AU MONISME § 35. — LA CONSCIENCE ÉPIPHÉNOMÈNE § 36. — MATIÈRE ET PENSÉE § 37. — DIFFICULTÉS DU LANGAGE MONISTE § 38. — ENCORE LE POINT DE VUE SOCIAL § 39. — LE SORT DE LA THÉORIE MONISTE NE DÉPEND PAS DU PLUS OU MOINS DE VALEUR DES TRAVAUX D’UN MONISTE DONNÉ § 40. — ÉNUMÉRATION SUCCINCTE DE QUELQUES OBJECTIONS § 41. — OBJECTIONS DE LA « REVUE DE PHILOSOPHIE » III. OBJECTIONS DE M. JULES TANNERY § 42. — OBJECTIONS DE M. JULES TANNERY § 43. — L’ADAPTATION DE LA PENSÉE IV. RÉPONSE À M. JULES TANNERY § 44. — RÉPONSE À M. JULES TANNERY QUI SERVIRA DE RÉSUMÉ À LA TROISIÈME PARTIE
PRÉFACE DE L’ÉDITEUR
elix Le Dantec (1869-1917), piologiste mempre de l’ institut Pasteur, a écrit ne F jamais avoir été croyant. Il est d’ailleurs connu  our avoir toujours été extrêmement critique à l’égard de la Religion et de l’imortance accordée à Dieu dans nos sociétés. Sa condition de scientifique renommé et sa formation de piologiste l’ont en effet amené, comme nompre de scientifiques de so n éoque confrontés notamment à la révolution Darwinienne, à questionner les orig ines de la vie et, d’une oint de vue éistémologique, le raort entre science et croyan ce. Un scientifique doit-il en effet mettre opligatoirement de côtés ses croyances our ratiquer sa science ? En un sens, le fait de croire en Dieu n’est-il as un frein à la roduction de connaissances ? Sur ce dernier oint, Le Dantec a toujours lutté av ec vigueur our la cause qu’il ensait être seule conciliaple avec l’esrit scient ifique : l’athéisme. Mais c’est aussi en pon scientifique qu’il interroge dans cet ouvrage d evenu référence ses rores convictions, au oint de laisser arfois aaraître sa confusion et certains doutes. Plus de cent ans arès sa remière uplication, il est intéressant de constater que certaines questions osées ar l’auteur n’ont toujo urs as de réonses claires, y comris sur le lan scientifique. De même, la réfle xion qu’il nous roose ici n’a nullement erdu de sa ertinence. Face aux évolutio ns de la science, de la caacité toujours lus grande offerte aux hommes de modifier leur environnement et les origines même de la vie, n’est-il as en effet encore lus u rgent de s’interroger sur la lace de Dieu dans nos vies ?
Alicia Éditions
« Ce qu’il y a de terrible quand on cherche la véri té, c’est qu’on la trouve ! »
(R. de Gourmont.)
DÉDICACE AU PROFESSEUR ALFRED GIARD
ieu merci, mon cher maître (voilà, je l’avoue, un d ébut bizarre pour un livre sur « D l’athéisme », mais il faut bien parler français), D ieu merci, l’on n’est plus brûlé aujourd’hui pour ses opinions philosophiques ; on n ’a plus besoin d’héroïsme pour dire ce que l’on pense. Sans cela, vous devriez vous fai re de sanglants reproches le jour de mon autodafé, car vous ne pouvez vous dissimuler la grande part que vous avez prise à ma formation intellectuelle. Non pas que, malgré votre penchant bien connu pour le monisme, je veuille vous forcer de souscrire par avance aux opinions exposée s dans ce livre ; ces opinions ne me viennent pas de vous ; mais sans vous, je ne les aurais jamais exprimées. Les mathématiciens m’avaient appris la précision du langage, et c’était déjà beaucoup ; ce n était pas assez, et je serais resté probablement toute ma vie un excellent élève, si je n’avais eu la bonne fortune de suivre vos leçons. Je ne croyais pas qu’il y eût autre chose à faire que de bien pén étrer la pensée de son professeur et de se l’assimiler sans y rien changer. Cela doit ar river d’ailleurs fatalement à ceux qui suivent un enseignement mathématique, car les mathé matiques sont finies ; la biologie, au contraire, commence ou va commencer. Je n’oublierai jamais la première conférence que vo us nous fîtes à l’École Normale en arrivant de Lille ; si vos conceptions me séduis irent, me charmèrent profondément, je fus encore plus émerveillé de la leçon d’indépen dance que vous nous donnâtes en terminant : vous nous proposiez, nous dîtes-vous, c es manières de voir comme étant celles qui vous paraissaient les meilleures, mais v ous ne prétendiez pas qu’elles fussent définitives ; vous nous engagiez à réfléchi r nous-mêmes, et à nous faire des idées personnelles sur tous les sujets. Ç’aura été un des grands événements de ma vie, d’av oir rencontré, à dix-huit ans, un maître qui, pratiquant la liberté de penser, l’e nseignait aux autres. Le grain que vous avez semé en moi ce jour-là a bouleversé ma nature de disciple soumis. Avant d’avoir reçu votre empreinte, j’étais tout disposé à me fai re un reproche de ce que, sur beaucoup de points, je ne pensais pas comme tout le monde ; j’avais honte de ne pas trouver claires des propositions que la majorité co mpacte déclarait admirables de netteté ; je faisais des efforts pour comprendre, e t, quand je n’y arrivais pas, je renfermais dans un silence attristé mon humilité d’ élève insuffisant. J’ai pris ma revanche depuis que vous m’avez guéri du dogmatisme ; peut-être même ai-je dépassé la saine mesure (mais les oscill ations sont dans la nature de l’homme comme dans celle du pendule). Peut-être, ap rès avoir vraiment souffert de ne pas penser comme les autres, ai-je pris soin, au co ntraire, de cultiver les côtés
singuliers de mon cerveau. Je suis trop bon détermi niste pour croire qu’il eût pu en être autrement ; je suis trop bon déterministe aussi pou r me faire un mérite d’avoir pensé « suivant ma nature ». Du moins y ai-je trouvé de gra ndes joies, et je vous serai éternellement reconnaissant d’avoir écarté de moi l e spectre stérilisant de l’« Autorité ».
Ty-Plad, 20 septembre 1906.
PREMIÈRE PARTIE CONFESSIONS, DÉFINITIONS
«les athées sont pour a pupart des savants hardis et égarés qui raisonnent ma. »
(Voltaire. Dictionnaire philosophique, article : Athéisme.)
PARTIE I
CONFESSIONS
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