L’avenir. Des raisons d’espérer
221 pages
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Description

Qu’en est-il de l’avenir ? Que peut-on anticiper ? Que peut-on espérer et que doit-on craindre ? Ces questions se posent aujourd’hui dans un contexte de perte de confiance dans l’avenir, si ce n’est dans les possibilités techniques qui apparaissent à certains sans limites. Cette impuissance à imaginer un avenir réellement autre entrave évidemment la capacité de concevoir et de réaliser des projets qui puissent en être des ferments.



À la fois essai et ouvrage de synthèse, ce livre cherche à poser les fondements d’une espérance pour notre temps. Il propose au lecteur une démarche réflexive qui, avant d’examiner les contraintes et les opportunités actuelles, prend le temps de mettre en lumière la forme que peut emprunter une telle espérance et d’analyser ses conditions de possibilité.



Sous la forme d’un très long métrage, l’auteur examine d’abord le rapport au temps dans les sociétés prémodernes, qui interprétaient l’avenir à partir d’un mythe d’origine ou d’une révélation provenant d’un au-delà, et dégage les particularités de la société moderne à cet égard. Il critique par la suite tout autant la doxa postmoderniste, qui rejette a priori toute tentative de donner du sens à l’histoire, le simplisme de l’idéologie de la fin de l’histoire à la Francis Fukuyama, que le désespoir sans nuance des visions cataclysmiques à la Hans Jonas. À leur encontre, il plaide pour un espoir instruit des possibilités réelles de la transformation du monde, écartant le paradigme révolutionnaire, ce fruit de l’impatience et de l’affirmation de la toute-puissance du désir qui, au cours des deux derniers siècles, a engagé fréquemment la volonté de changement dans des processus sources de violence, d’échecs et de régressions. Il analyse enfin les principales évolutions sociétales en cours, cherchant à déceler les tendances qui rendent possible une évolution autre de la modernité et à dégager ainsi un horizon d’action.



Car, il n’est pas assuré que les déséquilibres économiques doivent continuer à s’accentuer, précipitant l’économie mondiale de crise en crise, que les États doivent poursuivre leur pratique d’austérité, malmenant le tissu social et économique de leurs sociétés, que l’élargissement et l’amplification des inégalités doivent l’emporter durablement, que les dégâts écologiques doivent s’accroître jusqu’à mettre en danger la planète, que l’insécurité doive se faire endémique, et que les populismes et les autoritarismes doivent prévaloir. Il nous faut ici, et c’est là la principale thèse de cet ouvrage, éviter de nous laisser aveugler par les évènements conjoncturels, et adopter une perspective prenant en compte les processus qui s’inscrivent dans le long terme.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 17 mars 2018
Nombre de lectures 32
EAN13 9782981717009
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0097€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Louis Côté
L’avenir Des raisons q’espérer
Du même auteur aux Presses de l’Université du Québe c L’INSCRIPTION DES SOCIÉTÉS NON OCCIDENTALES DANS LA MODERNITÉ Louis Côté 2015, ISBN 978-2-7605-4256-3, 372 pages e L’ÉTAT DÉMOCRATIQUE, 2 Édition FONDEMENTS ET DÉFIS
Louis Côté 2014, ISBN 978-2-7605-4110-8, 272 pages ÉTAT STRATÈGE ET PARTICIPATION CITOYENNE Sous la direction de Louis Côté, Benoît Lévesque et Guy Morneau 2009, ISBN 978-2-7605-2402-6, 288 pages
Louis Côté Éditeur Courriel :lc@louiscoteauteur.ca Internet :http://louiscoteauteur.ca Côté, Louis, 1949-L’avenir : qes raisons q’espérer Comprenq qes références bibliographiQues ISBN 978-2-9817170-0-9 MaQuette et photographie qe couverture : Daniel Careau Aqaptation numériQue :Stuqio C1C4 er Dépôt légal : 1 trimestre 2018 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque et Archives Canada 2018 – Louis Côté Éqiteur Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés
Introduction
Table des matières
Première partie – Le rapport au temps dans les différents ordres humains Chapitre 1 – De la pensée mythique aux millénarisme s 1. La notion de temps
2. La pensée mythique
3. Le cas de la Grèce antique
4. La pensée monothéiste
Chapitre 2 – De la croyance au progrès aux utopies révolutionnaires
1. La sortie de la religion et la fin de la métaphy sique
2. La pensée idéologique
2. L’idéologie du progrès
4. Les utopies révolutionnaires
Deuxième partie – La modernité avancée et la quête de sens
Chapitre 3 – La désespérance contemporaine
1. Le postmodernisme
2. La fin de l’histoire et les visions cataclysmiqu es Chapitre 4 – Les conditions de possibilité d’une es pérance dans une modernité avancée 1. Un retour à l’utopie ? 2. Un agir axé sur les possibles : le pouvoir-deven ir-autrement 3. Un agir axé sur les possibles : le pouvoir-faire -autrement
4. Le paradigme révolutionnaire
Troisième partie – Les menaces et les opportunités du temps présent
Chapitre 5 – Un diagnostic historique 1. Postmodernité ou modernité avancée ? 2. Les conditions d’un passage d’un ordre humain à un autre
3. La logique de structuration des sociétés contemp oraines
Chapitre 6 – La trajectoire du capitalisme et ses d ysfonctionnements actuels
1. La création des préconditions de l’économie capi taliste
2. Du libéralisme à l’État social régulateur
3. Le néolibéralisme et la mondialisation
4. La crise financière et la crise des dettes souve raines
5. La crise économique et la crise sociale
6. La crise environnementale
7. La crise d’hégémonie
Chapitre 7 – Les virtualités d’une modernité inache vée
1. Un modèle de développement fondé sur le développ ement durable
2. Un nouveau contrat social
3. Une nouvelle configuration internationale
Conclusion
Bibliographie
INTRODUCTION
Qu’en est-il de l’avenir ? Que peut-on anticiper ? Que peut-on espérer et que doit-on craindre ? Ces questions se posent aujourd’hui dans un contexte de perte de confiance e dans l’avenir, sinon de désespérance. Dans le derni er quart du XX siècle, non seulement les espérances fondées sur lesGrands Récits, qui, à l’instar du marxisme, interprétaient l’histoire de l’humanité comme un lo ng chemin vers l’émancipation, se sont évanouies, mais la confiance naïve dans les pr ogrès de l’humanité s’est érodée. Bien sûr, ce n’est pas la fin de l’histoire comme m ouvement réel, un mouvement qui e s’est d’ailleurs accéléré en ce début du XXI siècle ainsi qu’en attestent les changements majeurs de tous ordres qui touchent les diverses sociétés tout autant dans leurs équilibres internes que dans leurs interrelations. Mais nous ne sommes plus capables de nous représenter notre devenir comme un e histoire, nous ne savons plus très bien où nous allons et où nous voulons aller. Taries, les idéologies fortes porteuses d’utopies o nt fait place ou bien à des idéologies faibles qui nous immergent dans un prése nt qui ne connaît de futur qu’une poursuite indéfinie des processus techno-économique s existants, ou bien à de nouvelles idéologies fortes, mais porteuses, celles -là, de contre-utopies, variant selon qu’elles s’adonnent à un catastrophisme qui milite pour l’évitement du pire ou à l’idéalisation d’un passé plus ou moins mythique qu ’elles cherchent à réinventer. Cependant, dans tous les cas, ces idéologies prédom inantes ignorent les virtualités de la modernité qui pourraient servir d’étais pour un avenir autre, plausible et désirable. Cette impuissance à imaginer l’avenir entrave évide mment la capacité de concevoir et de réaliser des projets qui puissent en être des fe rments. Inséré dans la succession temporelle où les moments adviennent tour à tour, l’être humain est toutefois capable de se projeter dans l’ avenir. N’étant pas enfermé dans l’instant, il est doté d’un regard à la fois rétros pectif et prospectif. C’est d’ailleurs le souvenir qui lui permet de se préparer à l’avenir : sans mémoire, il n’y aurait pas de prévision anticipatrice et la vie humaine s‘abandon nerait passivement à un futur imprévisible, fait de surprises perpétuelles. Notre expérience du temps s’ancre dans des cadres de référence qui nous sont fournis par n otre société. Au quotidien, afin de répondre à la nécessité de coordonner et de synchro niser nos activités, la détermination sociale du temps opère, au-delà des b ornes générées par notre « horloge biologique », sur la base de processus na turels observables (le mouvement des astres, les marées, les saisons, etc.) et grâce à des instruments comme les sabliers, les horloges ou les calendriers. Mais le temps est également socialement déterminé par des systèmes de représentations et de croyances qui assurent aux groupes sociaux des schémas d’interprétation et de valorisation qui façonnent les
conduites et influencent les choix collectifs. Frui t de l’imaginaire social, ces systèmes, qui informent la mémoire collective et les visions de l’avenir, sont bien sûr de nature symbolique. Non pas qu’ils ne soient qu’illusions o u chimères. Rappelons que loin de nier la réalité, l’imaginaire et le symbolique cont ribuent tout au contraire à l’édifier. On ne saurait départager sans restriction un réel de s es représentations non plus que retrouver des humains à l’état nu, dévêtus de leur imaginaire. Par ailleurs, si la pensée rationnelle et imaginati ve ainsi que le langage sont des marques distinctives de l’espèce, partagées par tou s les humains, les systèmes de représentations tout autant que les langues sont pr opres à chaque société. Ainsi, les représentations du temps, et par conséquent l’expér ience de celui-ci, vont-elles varier suivant les sociétés. Et selon l’ordre humain dans lequel sont inscrites ces sociétés, ce sera tantôt une mythologie, tantôt une histoire sai nte, tantôt une idéologie qui viendra donner un sens (signification et cohérence, sinon o rientation et direction) à l’histoire et
permettre aux humains de se concevoir comme sujets de celle-ci. Si leur fonction semble la même, les différences entre les trois for mes sont grandes. Là où la mythologie et l’histoire sainte trouvent leurs assi ses dans une temporalité autre (d’avant la nôtre ou au-dessus d’elle) d’où elles r eçoivent le sens décisif du monde ou de l’histoire et avec laquelle le rite doit réconci lier les humains, l’idéologie, qui se présente comme un discours argumenté qui détermine le sens, inscrit la poursuite de ses fins dans un temps homogène. Avec la modernité, s’efface donc la distinction ent re deux temporalités que supposent le mythe et l’histoire sainte. Propre à l a société moderne, l’idéologie règne quand il n’y a plus une seule définition de la réal ité, quand il y a une pluralité de lectures. Mais si, de par leur nature qui combine e xplications et valeurs, savoirs et désirs, les idéologies sont controversables, et s’o ffrent par conséquent à la polémique, elles ne sauraient pourtant disparaître. À l’encontre de la thèse de la fin des idéologies, on peut observer que les modernes ont toujours et e ncore besoin d’interpréter le monde, de donner sens à la réalité et d’anticiper l eur avenir, tout ce à quoi pourvoient justement les idéologies sous la modernité. Bien sû r, et ainsi que nous l’avons rappelé, les idéologies aujourd’hui prépondérantes, fascinée s ou rebutées par le présent, offrent des schémas d’interprétation et de valorisation ass ez singuliers qui imaginent l’avenir comme la simple reconduction à l’infini de l’exista nt, une série de cataclysmes à éviter ou le retour à une pré-modernité mythique. Sans vou loir revenir aux idéologies antérieures qui se sont délitées, et en acceptant l a contingence de l’histoire que l’on ne peut plus aujourd’hui réfuter, ne pourrait-on pas i maginer un avenir autre, sur la base de virtualités à découvrir dans notre modernité ina chevée ? Voilà la question centrale que le présent ouvrage e ntend explorer. Mais pour le faire, il nous faudra préalablement étayer la probl ématique qui vient d’être très rapidement énoncée. Aussi, dans une première partie , examinerons-nous d’abord, sous la forme d’un très long métrage, le rapport au temps dans les trois ordres humains qui ont précédé la modernité, ce qui nous p ermettra de mieux saisir ensuite les particularités de cette dernière à cet égard. À la recherche d’une espérance pour
notre temps, nous nous efforcerons de cerner la for me que celle-ci peut emprunter. Modernes, nous ne pouvons plus interpréter l’avenir à partir d’un mythe d’origine, non plus qu’en nous référant à un cosmos signifiant ou à une révélation provenant d’un au-delà. Rejetant les analogies faciles qui embrouille nt plus qu’elles n’éclairent, notre examen des types de rapport au temps qui ont préval u depuis la société primitive jusqu’à la société moderne nous permettra de bien d istinguer la pensée idéologique tout autant de la pensée mythique que de la pensée religieuse ou monothéiste. Ni mythes collectifs, ni religions séculières, les idé ologies et les utopies dont elles sont porteuses ne visent pas plus la réactualisation d’u n temps primordial que l’obtention d’un salut dans un autre monde. Évidemment, cette d istinction de nature n’exclut pas la possibilité d’une certaine continuité dans les r eprésentations, qui peuvent passer d’une forme de pensée à une autre, mais en étant ce pendant repensées et modifiées. Après avoir considéré ce qu’il en est de la pensée mythique et de la pensée religieuse ou monothéiste dans le premier chapitre, nous allon s consacrer le deuxième chapitre à l’étude de la nature de la pensée idéologique et de s différents contours qu’elle a épousés jusqu’à tout récemment, depuis la croyance au progrès jusqu’aux grandes utopies révolutionnaires. Notre deuxième partie sera consacrée à l’étude crit ique de quelques-uns des courants les plus révélateurs de l’état d’esprit co ntemporain et, à leur encontre, à une tentative d’expliciter les conditions de possibilité d’une espérance dans notre modernité avancée. Les développements économiques, politiques et sociaux qui ont touché les e sociétés modernes depuis le dernier quart du XX siècle ont amplifié l’influence, voire favorisé l’émergence de courants culturels et intel lectuels qui s’opposent aux représentations qui étaient jusque-là au fondement de l’ordre moderne. Dans le troisième chapitre, nous examinerons d’abord le pos tmodernisme, qui a procédé à une réévaluation critique sinon à un rejet des formes d e pensée et des conceptions qui ont prévalu en Occident sous la modernité. Nous aborder ons ensuite le cas de nouvelles idéologies qui se sont manifesté par-delà les décon structions opérées par les postmodernistes, postulant tantôt une fin de l’hist oire caractérisée par l’association d’un capitalisme pérenne et d’un État démocratique- libéral, tantôt des visions cataclysmiques rattachées au productivisme prométhé en existant. Nous récuserons tout autant le réductionnisme de la doxa postmodern iste, qui rejette a priori toute tentative de donner du sens à l’histoire, le simpli sme de l’idéologie de la fin de l’histoire à la Francis Fukuyama, que le désespoir sans nuance des visions cataclysmiques à la Hans Jonas. L’explicitation des conditions de possibilité d’une espérance dans notre modernité avancée fera l’objet du quatrième chapitre. Contrai rement à ce qu’il en a été dans les sociétés antérieures, le monde des modernes, caract érisé par le retrait du religieux, n’a plus de sens donné. Toutefois, cette perte de sens n’est pas nécessairement la chute dans le non-sens. Plutôt que de verser dans le nihi lisme, nous retiendrons la suggestion d’Ernst Bloch d’enrichir nos rêves du re gard lucide. Avec Bloch, nous plaiderons pour un espoir instruit des possibilités réelles de la transformation du
monde. Nous approfondirons sa conception de l’utopi e concrète et de l’espérance, qui implique une unité possible de la subjectivité et d e l’imagination créatrice des humains (le pouvoir-faire-autrement) avec les tendances-lat ences objectives du réel (le pouvoir-devenir-autrement). Nous nous efforcerons de précis er ce qu’il en est d’un tel agir axé sur les possibles et le type de lecture qu’il présu ppose. Nous écarterons ce faisant le paradigme révolutionnaire, ce fruit de l’impatience et de l’affirmation de la toute-puissance du désir qui, au cours des deux derniers siècles, a malheureusement engagé fréquemment la volonté de changement dans de s processus sources de violence, d’échecs et de régressions. Si la volonté est le ressort de l’action, seule une volonté réformatrice fondée sur le possible peut, s elon nous, faire advenir le souhaitable. Dans une troisième et dernière partie, consacrée po ur l’essentiel à une analyse des principales évolutions sociétales en cours, nous ch ercherons à déceler les tendances qui rendent possible une évolution autre de la mode rnité et à dégager ainsi un horizon d’action. Cela n’est ni simple, ni évident, puisque non seulement les bouleversements majeurs que l’on connaît touchent de multiples sphè res (technologique, économique, sociale, politique, culturelle), mais ils sont diff iciles à déchiffrer. Depuis plus de 30 ans, différents modèles interprétatifs ont été proposés. Mettant l’accent sur l’idée de mutation ou de rupture, de nombreux théoriciens ont avancé l’hypothèse d’une postmodernité. Plus récemment, invoquant l’accéléra tion sans précédent du développement technologique, de nombreux essayistes ont propagé l’idée d’une transition révolutionnaire en voie de s’opérer. Apr ès avoir infirmé ces diverses interprétations, nous soutiendrons dans le cinquièm e chapitre que nous sommes plutôt entrés dans une nouvelle phase historique de la mod ernité qui, par-delà les transformations touchant les processus constitutifs de cette dernière – soit la formation et la démocratisation d’États-nations, l’essor d’un e économie capitaliste et l’individualisation des rapports sociaux –, est en continuité avec les phases précédentes. Nous aurons pour ce faire à démontrer que prévalent toujours les logiques qui sous-tendent ces trois processus, qui les animent, fondent leur cohérence, engendrent leur dynamique et expliquent leurs poten tialités. Disposant d’une telle vue d’ensemble, nous pourrons , dans le sixième chapitre analyser plus à fond les enjeux économiques auxquel s nous sommes confrontés et qui renferment sans doute les menaces les plus considér ables du temps présent. Car, s’il apparaît bien téméraire d’annoncer que le capitalis me est entré dans sa phase ultime, un pronostic formulé régulièrement depuis plus de c ent ans, il est en revanche évident qu’il est présentement confronté à de multiples cri ses : crise financière, crise des dettes souveraines, crise économique, crise sociale , crise environnementale, crise d’hégémonie. Avant d’examiner ces crises, et dans l e but de les mieux cerner, nous retracerons d’abord la trajectoire historique suivi e jusqu’à maintenant par l’économie capitaliste, abordant en premier lieu, mais succinc tement, l’étape de la création de ses préconditions, pour nous arrêter davantage au parco urs accidenté qui a été le sien au cours des deux derniers siècles.
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