Tout comprendre avec René Girard
220 pages
Français

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Tout comprendre avec René Girard , livre ebook

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Description

René Girard, à partir de la violence et de la religion, refait l'histoire de l'humanité, de la culture et nous ouvre les yeux sur notre passé, notre présent et notre devenir. Son explication est des plus accessibles puisqu'il balaye toute la philosophie, des présocratiques aux structuralistes, et met au placard toutes les sciences humaines. Fini le gaspillage de temps et d'intelligence pour aller à l'essentiel : trouver la vraie issue de secours pour éradiquer la violence !

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 avril 2015
Nombre de lectures 89
EAN13 9782336374260
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Couverture
4e de couverture
Ouverture philosophique
Ouverture philosophique
Collection dirigée par Aline Caillet, Dominique Chateau, Jean-Marc Lachaud et Bruno Péquignot

Une collection d’ouvrages qui se propose d’accueillir des travaux originaux sans exclusive d’écoles ou de thématiques.
Il s’agit de favoriser la confrontation de recherches et des réflexions, qu’elles soient le fait de philosophes « professionnels » ou non. On n’y confondra donc pas la philosophie avec une discipline académique ; elle est réputée être le fait de tous ceux qu’habite la passion de penser, qu’ils soient professeurs de philosophie, spécialistes des sciences humaines, sociales ou naturelles, ou… polisseurs de verres de lunettes astronomiques.

Dernières parutions

Jean-Claude JUGON, L’âme japonaise. Essai de psychologie analytique transculturelle, 2015.
Michel FATTAL, Existence et fatalité. Logos et technê chez Plotin , 2015.
Ivan NEYKOV, Le sens du Bien. Heidegger, interprète de Platon, 2015 .
Jacqueline MARRE, Adorno et l’Antiquité. D’Ulysse à Médée, 2015.
Arno MÜNSTER, Espérance, rêve, utopie dans la pensée d’Ernst Bloch (six conférences) , 2015.
Guy-François DELAPORTE, Seconds analytiques d’Aristote, Commentaire de Thomas d’Aquin, 2015 .
Antoine MARCEL , Eveil bouddhique et corporéité, 2015 .
Jean-Claude CHIROLLET, Penser la photographie numérique. La mutation digitale des images, 2015 .
François URVOY, La racine de la liberté , 2014.
Philippe BAYER, La critique radicale de l’argent et du capital chez le Dernier-Marx , 2014.
Pascal BOUVIER, Court traité d’ontologie , 2014.
Pascal GAUDET, Le problème kantien de l’éthique, 2014.
Gilles GUIGUES, Recueillement de Socrate. Sur l’âme, source et principe d’existence , 2014.
Mylène DUFOUR, Aristote, La Physique, Livre VI. Tome 2 : Commentaire , 2014.
Titre
Paul DUBOUCHET









Tout comprendre avec René Girard du moi aux grands problèmes actuels

Petit traité de la violence
Copyright

Du même auteur

Aux P. U. F., « Les voies du droit »
Sémiotique juridique. Introduction à une science du droit, 1990.

Chez L’Hermès
Les normes de l’action : droit et morale. Introduction à la science normative, 1990.
La philosophie du droit de Hegel. Essai de lecture des Principes , 1995.
La pensée juridique avant et après le Code civil, 1998.
Trois essais pour une théorie générale du droit, 1998.
La pensée politique avant et après Hegel, 1999.
Nouvelles méthodes des sciences sociales, 1999.

Chez L’Harmattan
De Montesquieu le moderne à Rousseau l’ancien, 2001.
Le modèle juridique. Droit et herméneutique, 2001.
Commons et Hayek, défenseurs de la théorie normative du droit, 2003.
Philosophie et doctrine du droit chez Kant, Fichte et Hegel, 2005.
Pour une sémiotique du droit international, 2007.
Droit et épistémologie. L’ Organon du droit, 2008.
Droit et philosophie. Préface de François Dagognet, 2009.
Thomas d’Aquin : droit, morale et métaphysique, 2011.


© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris
www.harmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
EAN Epub : 978-2-336-72437-9
INTRODUCTION
Dans les années quarante, paradoxalement propices à la méditation et à la prise de conscience (« nous n’avons jamais été aussi libres que sous l’occupation allemande » a dit Sartre), le débat des idées était dominé, en France, par le marxisme, le freudisme, l’existentialisme éclipsé un peu plus tard par le structuralisme. C’est le climat qui régnait encore dans les années soixante, si on y ajoute la rénovation de l’épistémologie, de l’histoire et de la philosophie des sciences introduite par Bachelard qui avait fait école avec Canguilhem, Dagognet, Granger, Serres… – école à laquelle nous-mêmes fûmes formés. Sans doute à cause de la prévention remontant aux Lumières, pour tout ce qui touche à la religion, ces courants si différents présentaient pourtant un point commun : celui d’exclure le religieux quand on ne l’avait pas réfuté ou entièrement discrédité.
Dans ce climat, l’apparition de l’œuvre de René Girard ne pouvait faire d’autre effet que celui d’un « pavé dans la mare » selon l’expression de Michel Treguer. Certes, on connaissait son livre de 1961, Mensonge romantique et vérité romanesque , notamment grâce à l’intérêt que lui avait porté Lucien Goldmann dans son effort de renouvellement de la critique littéraire par une sociologie marxiste éclairée. Le « pavé dans la mare », Girard l’a lancé en 1972 avec La violence et le sacré qui, plaçant la religion au centre de son propos, en montrait le rôle générateur et directeur de la culture humaine, et peut-être encore plus en 1978 avec Des choses cachées depuis la fondation du monde où il établissait, le plus clairement, que ce rôle revenait à la religion chrétienne, comme il devait le confirmer avec Le bouc émissaire de 1982. A cette époque où régnaient encore en maître, sur la scène intellectuelle française, le marxisme, le freudisme, le post-structuralisme renforcé par le « cercle de Vienne », la philosophie analytique et herméneutique – tous courants unanimement athées, sinon anti-chrétiens –, Girard passait encore presque inaperçu – à nous, comme à beaucoup d’autres. Pourtant, combien aurait pu être salutaire le formidable coup de balai administré par Girard, si on en exclut évidemment notre Ecole issue de Bachelard (« faut pas toucher au grisbi… ») ?
En 1961 donc, avec Mensonge romantique et vérité romanesque , René Girard devait non seulement renouveler la critique littéraire mais également donner le signal de départ d’un renouveau de la psychologie, de la sociologie, de l’ethnologie et de toutes les sciences humaines. On ne peut ajouter « …et également de la philosophie » puisque, dans le vieux débat entre littérature et philosophie, c’est la littérature, et plus précisément le roman et le théâtre, qui, selon Girard, devait, bien plus qu’illustrer, véritablement incarner une vérité que vingt-cinq siècles de philosophie occidentale avaient été incapables d’approcher, même sous ses formes les plus récentes qui avaient alors le nom d’existentialisme, de structuralisme, de philosophie analytique, autant d’aimables récréations philosophiques dont Girard devait enfin siffler la fin (tout en montrant la part de vérité qu’elles contiennent). Pour la défense de la philosophie, remarquons toutefois que la « vérité romanesque », déjà présente dans la tragédie grecque, dans le théâtre de Shakespeare, dans le Don Quichotte de Cervantès, le roman de Stendhal, Flaubert, Proust et Dostoïevski, cette vérité romanesque, Girard ne l’a pas mise à jour par un nouveau roman, certes pas non plus par un traité philosophique (le moyen peut-être le moins approprié à la manifestation de la vérité) mais par ce que l’on peut appeler – faute de mieux – un « essai » de critique littéraire dont les conséquences philosophiques devaient cependant être immenses. D’ailleurs toute philosophie n’est-elle pas d’abord une critique de la philosophie ?
Ce renouveau de toutes les sciences humaines et d’abord de l’ethnologie annoncée par Mensonge romantique et vérité romanesque , Girard devait le réaliser onze ans plus tard avec La violence et le sacré de 1972 qui fit l’effet d’un coup de tonnerre dans un ciel serein, malgré tout l’effort de l’intelligentsia pour le passer sous silence, en minimiser la portée, en assourdir le vacarme dans la mesure où elle se sentait remise en cause avec les fondements de la société qu’elle avait si mal étayés. Que l’imitation conduise à la violence, et de là au sacrifice d’un bouc émissaire, source du sacré : tel est le « mécanisme victimaire » révélé par Girard, mais que la pensée d’alors, héritière de Rousseau et de la bonté naturelle de l’homme, ne pouvait admettre, alors qu’au contraire Girard lui apportait peut-être la véritable justification de ses valeurs, de ses espérances et de ses actions. Six ans plus tard, en 1978, avec Des choses cach

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