La production en pépinière
423 pages
Français

La production en pépinière

-

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
423 pages
Français
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Pour accompagner l'évolution indispensable de certaines pratiques horticoles, cet ouvrage propose une démarche intégrant le management environnemental et fournit tous les repères pour l'adapter aux réalités économiques de chaque entreprise.
La production en pépinière revient sur les notions agronomiques de bases sur la gestion des sols, la fertilisation de pleine terre et les grandes étapes de la production des arbres d'alignement et des scions fruitiers. Il propose ensuite une approche plus globale et systémique de l'arbre en terme de gestion de réserves glucidiques.
Cet ouvrage sur La production en pépinière fournit ensuite tous les éléments pour une utilisation raisonnée de la ressource en eau : de l'aménagement optimal du terrain, jusqu'au suivi d'adéquation entre la fertilisation apportée et les besoins minéraux des végétaux cultivés. En matière de protection phytosanitaire, la réglementation et les règles de sécurité de stockage et de manipulation sont présentées, ainsi que les bases de la protection biologique intégrée et un examen des méthodes alternatives.
Fruit d'expérimentations réussies, La production en pépinière concrétise le concept de management environnemental et propose des méthodes reconnues pour guider le producteur dans sa démarche de développement durable et viser ainsi la certification. Le lecteur y trouvera aussi des conseils indispensables pour valoriser cette démarche sur le plan commercial par la communication et le marketing.

Cette synthèse technique très complète s'appuie notamment sur les travaux d'expérimentation les plus récents, conduits au sein du réseau ASTREDHOR (Association nationale des structures d'expérimentation et de démonstration en horticulture). Véritable passeport vers l'éco-production, cet ouvrage conçu pour les producteurs et futurs producteurs, les paysagistes, les ingénieurs et techniciens du développement agricole, de même que les enseignants et élèves des écoles d'horticulture.
Introduction. Développement durable : application à la pépinière. La culture de pleine terre. Aménagement du terrain. Retour aux bases de l'agronomie. Préparation du sol pour la plantation. La plantation. La gestion de l'arrosage. La conduite des cultures. Greffage. La fumure d'entretien. Arrachage. Vers une approche globale de l'arbre. La culture en conteneurs. Aménagement du terrain. Les conteneurs. Le substrat. L'irrigation. La fertilisation. La conduite des cultures. La protection phytosanitaire : notions de base et évolution des pratiques. Rappels sur la réglementation phytosanitaire. Connaître les produits phytosanitaires. Le stockage et la manipulation des produits phytosanitaires. L'application des produits phytosanitaires. Raisonnement de l'emploi d'un produit phytosanitaire. Vers une autre approche de la protection phytosanitaire. Conclusion. Développement durable : vers un système de management environnemental. Bibliographie.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 16 novembre 2010
Nombre de lectures 91
EAN13 9782743017989
Langue Français
Poids de l'ouvrage 10 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0488€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb II 27/10/2010 18:15:46La production en pépinière
Des références techniques
à la certification environnementale
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb I 27/10/2010 18:15:45Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb II 27/10/2010 18:15:46La production en pépinière
Des références techniques
à la certification environnementale
Pierre Michelot
Ingénieur horticole (ENITH Angers)
11, rue Lavoisier
75008 Paris
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb III 27/10/2010 18:15:46Chez le même éditeur
La production sous serre
Tome 1 : La gestion du climat
Tome 2 : L’irrigation fertilisante en culture hors sol
L. Urban., I. Urban, 2010
Les productions florales
H. Vidalie, 2009
La résistance chez les plantes — Principes de la stratégie défensive et applications
agronomiques
N. Benhamou, 2009
Biopesticides d’origine végétale
C. Regnault-Roger, B. Jr Philogène, C. Vincent , coord., 2002
Multiplication des plantes horticoles
eD. Boutherin, G. Bron., 2 éd. 2002
DANGER
LE
PHOTOCOPILLAGE
TUE LE LIVRE
© LAVOISIER, 2010
ISBN : 978-2-7430-112225-0
Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées
dans le présent ouvrage, faite sans l’autorisation de l'éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie
(20, rue des Grands-Augustins - 75006 Paris), est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d’une
part, les reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective,
et, d’autre part, les analyses et courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d’information de l’œuvre
erdans laquelle elles sont incorporées (Loi du 1 juillet 1992 - art. L 122-4 et L 122-5 et Code pénal art. 425).
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb IV 27/10/2010 18:15:46Préface
Réchauffement climatique, montée des eaux d’un côté, pénuries d’eau de l’autre,
affaiblissement des ressources d’énergie fossile, Grenelle de l’environnement :
autant de Unes de journaux qui se multiplient depuis des années et autant
d’inquiétudes et d’interrogations pour tous, du simple citoyen à l’agriculteur, dépositaire
d’une certaine image de la nature et de l’environnement. La remise en question
du rôle et de l’impact de chaque filière agricole sur l’environnement est ainsi
aujourd’hui plus que nécessaire. Dans ce contexte, la filière horticole dans son
ensemble ne peut se priver d’une réflexion sur ses conditions de production.
Les professionnels de l’horticulture sont aujourd’hui en recherche de solutions
qui concilieront développement durable et pérennité de leurs entreprises. Les
évolutions techniques et réglementaires couplées à une concurrence internationale
accrue nécessitent en effet de s’inscrire dans une démarche alliant enjeux
environnementaux, sociétaux et économiques.
Axé sur les pépinières, l’ouvrage de Pierre Michelot consacré au développement
durable paraît au bon moment. Il propose aux pépiniéristes une analyse pertinente
de la situation actuelle tout en leur présentant une réflexion sur l’avenir et sur les
mutations inéluctables de leur métier. En s’attachant à la réalisation d’un diagnostic
des pratiques de production, que ce soit en culture de pleine terre ou hors-sol, Pierre
Michelot aborde en détail certains points clés des exploitations : aménagement des
aires de production, gestion de l’eau et de l’irrigation, valorisation du substrat ou du
sol, fertilisation, désherbage, protection phytosanitaire… Les informations pointues
ne manquent pas, toute analyse et toute proposition d’amélioration étant confrontées
aux références techniques existantes. Un diagnostic pertinent en dépend.
C’est ici que, selon moi, la recherche appliquée prend tout son sens. L’Institut
technique Astredhor accompagne en effet depuis son origine les professionnels sur
de nombreux domaines (production biologique intégrée, recyclage des eaux
d’irrigation, maîtrise de l’énergie…) et diffuse le progrès technique au sein des
exploitations via notamment les conseillers de terrain et les stations d’expérimentation.
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb V 27/10/2010 18:15:46
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délitVI La production en pépinière – Des références techniques à la certification environnementale
Leur existence apparaît aujourd’hui plus que jamais nécessaire afin de préparer les
professionnels aux problématiques et aux décisions de demain.
Au cœur des préoccupations de l’exploitation, cet ouvrage guide ainsi le
lecteurpépiniériste vers une réflexion technique sur ses pratiques actuelles et leur impact
sur l’environnement. Le terme de « management environnemental » a d’ores et déjà
fait son apparition dans le vocabulaire courant du chef d’exploitation. Certifications
et labellisations se multiplient. Pierre Michelot pose ici les fondations qui devront
servir à relever les nouveaux défis environnementaux et économiques de la
pépinière. La tâche est ardue mais son livre s’y attelle formidablement bien.
Pierre Grall
Président de l’Astredhor, l’Institut technique de l’horticulture
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb VI 27/10/2010 18:15:46
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délitRemerciements
À l’aube de la publication de cet ouvrage, je tiens à remercier tout
particulièrement monsieur Maurice Imbert qui m’a chaleureusement accueilli au sein de la
profession il y a plus de 25 ans déjà, et qui a su me « donner le virus ». À ses côtés,
j’ai eu l’honneur et le plaisir de créer le Centre d’expérimentation pour la pépinière
méridionale.
Je remercie également tous les pépiniéristes que j’ai eu l’occasion de côtoyer et
qui m’ont beaucoup appris, tant sur le plan technique que sur le plan humain.
Mes remerciements vont aussi à mes partenaires d’écriture, anciens collègues
expérimentateurs : Katia Couette et Dominique Lebrun, ou scientifiques :
LouisMarie Rivière et Gilles Galopin, ou encore Francis Ginestet, rédacteur en chef
du Lien horticole, qui ont accepté de relire mon manuscrit et m’ont apporté de
précieuses suggestions tant sur la forme que sur le fond.
Ils vont encore à l’ensemble du réseau Astredhor, au sein duquel j’ai eu plaisir à
travailler durant de nombreuses années et dont les résultats ont largement contribué
à alimenter ce livre.
Naturellement, c’est une pensée toute particulière et pleine d’émotion que
j’adresse enfin à son président, Pierre Grall, qui a rédigé la préface de cet ouvrage
et qui s’est brutalement éteint en septembre 2009.
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb VII 27/10/2010 18:15:46
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délitLocalisation géographique et domaines d’activité des stations d’expérimentation horticole
constituant l’ASTREDHOR.
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb VIII 27/10/2010 18:15:46Liste des sigles
ACTA association de coordination technique agricole
AFNOR association française de normalisation
ANIHORT association nationale interprofessionnellle de l’horticulture
ANRED agence nationale pour la récupération et l’élimination des déchets
ASTREDHOR association des structures d’expérimentation et de développement
en horticulture (voir carte ci-contre)
CE conductivité électrique
CEC capacité d’échange cationique
CEPEM centre d’expérimentation pour la pépinière méridionale
CIRAME centre d’information régional agro-météorologique et économique
CPC commission permanente de la certification
CTIFL centre technique interprofessionnel des fruits et légumes
CTPS comité technique permanent de la sélection
ENA European Nursery stock Association
ENITH école nationale d’ingénieurs des techniques horticoles, devenue
depuis INH Agrocampus Ouest
ENSAIA école nationale supérieure d’agronomie et des industries
agroalimentaires
ENSA école nationale supérieure d’agronomie
GEPPA groupe d’étude des problèmes de pédologie appliquée
IDF institut pour le développement forestier
INH institut national de l’horticulture
INRA institut national de la recherche agronomique
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb IX 27/10/2010 18:15:46
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délitX La production en pépinière – Des références techniques à la certification environnementale
LNPV laboratoire national de la protection des végétaux
OILB organisation internationale de lutte biologique et intégrée
RFU réserve facilement utilisable d’un sol
RU réserve utile d’un sol
UMR unité mixte de recherche
VAL’HOR organisation interprofessionnelle pour la valorisation des produits
et métiers de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb X 27/10/2010 18:15:46
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délitTable des matières
Préface . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . V
Remerciements. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . VII
Liste des sigles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . IX
Introduction
Développement durable : application à la pépinière
Première partie
La culture de pleine terre
Chapitre 1
Aménagement du terrain
1. État des lieux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .11
2. Cartographie des sols de l’exploitation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .13
2.1. Notions de pédogenèse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .13
2.2. Charge en cailloux et profondeur du sol . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .15
2.3. Notion de texture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .15
2.4. Notion de structure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .17
2.5. Cartographie des sols . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .17
3. Le maillage brise-vent 18
3.1. Le rôle des brise-vent 18
3.2. Structure et orientation d’un brise-vent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .19
4. Schéma général d’aménagement de la propriété . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .22
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb XI 27/10/2010 18:15:46
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délitXII La production en pépinière – Des références techniques à la certification environnementale
Chapitre 2
Retour aux bases de l’agronomie
1. Composition minérale des végétaux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .25
2. Rôle des éléments minéraux dans la plante . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .26
2.1. L’azote. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .26
2.2. Le phosphore . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .26
2.3. Le potassium . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .26
2.4. Le magnésium . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .27
2.5. Le calcium. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .27
2.6. Le soufre. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .27
2.7. Les oligoéléments . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .27
3. Absorption minérale et système racinaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .28
3.1. Croissance et développement du système racinaire . . . . . . . . . . . . . . . . .28
3.1.1. Architecture générale et croissance du système racinaire . . . . . . .28
3.1.2. Influence de la saison et rythme de croissance . . . . . . . . . . . . . . . .30
3.1.3. Influence de la nature physique du sol . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .30
3.1.4. Influence de la richesse minérale du sol. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .31
3.1.5. Influence de l’alimentation hydrique de la plante . . . . . . . . . . . . .31
4. La matière organique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .31
4.1. Le rôle de l’humus dans le sol. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .31
4.1.1. Rôle physique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .32
4.1.2. Rôle biologique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .32
4.1.3. Rôle chimique32
4.2. Évolution de la matière organique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .32
4.2.1. Décomposition de la matière organique fraîche. . . . . . . . . . . . . . .32
4.2.2. Humification. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .33
4.2.3. Minéralisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .33
4.2.4. Conditions d’évolution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .33
4.3. Caractérisation d’un amendement organique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .34
4.3.1. Les différentes origines de la matière organique . . . . . . . . . . . . . .34
4.3.2. Innocuité vis-à-vis du sol et des cultures 34
4.3.3. Conséquences agronomiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .35
5. Biologie et microbiologie du sol . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .35
5.1. Activité biologique globale 35
5.2. Les vers de terre. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .36
5.3. Les champignons mycorhiziens. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .37
5.4. Les bactéries dites PGPR . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .38
6. Conséquences pratiques sur la conduite de la fertilisation. . . . . . . . . . . . . . .38
6.1. Respect des trois lois fondamentales de l’agronomie . . . . . . . . . . . . . . .38
6.2. Prise en compte des facteurs influençant la croissance racinaire . . . . . .40
7. Le cas particulier de « la fatigue des sols » en pépinière fruitière . . . . . . . . .40
7.1. Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .41
7.2. Hypothèses sur les causes de la fatigue des sols . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .42
7.3. Déroulement du programme national d’Astredhor sur la fatigue
des sols . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .42
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb XII 27/10/2010 18:15:46
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délitTable des matières XIII
7.3.1. Première étape : test des hypothèses agronomiques,
pathologiques et biochimiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .42
7.3.2. Deuxième étape : essai de reproduction des symptômes
en pots . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .43
7.3.3. Troisième étape : étude de l’hypothèse microbiologique . . . . . . .44
7.4. Conclusions et perspectives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .46
Chapitre 3
Préparation du sol pour la plantation
1. L’analyse de terre 49
1.1. Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .49
1.2. Où faut-il prélever ?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .49
1.3. Comment réaliser l’échantillon ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .49
1.4. Choisir son analyse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .51
1.5. Les paramètres à retenir . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .51
2. L’interprétation des résultats53
2.1. Granulométrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
2.2. Capacité de rétention en eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .53
2.3. Calcaire total et actif. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .54
2.4. La matière organique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .55
2.5. Le phosphore . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .55
2.6. Capacité d’échange cationique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .56
2.7. Le potassium . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .56
2.8. Le magnésium 56
2.9. Le calcium. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .57
2.10. Facteurs de conversion entre unités. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .57
3. Élaboration du plan de fumure de redressement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .58
3.1. Exemple de calculs. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .58
3.2. Résultats de l’interprétation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .59
3.3. Vers une gestion optimisée de la fertilité chimique du sol . . . . . . . . . . .60
3.4. Vers une gestion plus fine de la fertilité biologique du sol . . . . . . . . . . .61
3.4.1. Fractionnement granulométrique de la matière organique . . . . .61
3.4.2. Capacité de minéralisation de l’azote et du carbone . . . . . . . . . . .61
3.4.3. Détermination de la biomasse microbienne . . . . . . . . . . . . . . . . . .62
3.4.4. Mesure de la « respiration spécifique » des micro-organismes
du sol. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .62
3.4.5. Potentiel mycorhizien du sol. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .63
4. Le travail du sol. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .64
4.1. Les façons culturales précédant le labour . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .65
4.2. Le labour . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .66
4.3. Les façons culturales complétant le labour . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .67
4.4. Évolution des techniques de préparation du sol. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .68
5. Utilisation du profil cultural. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .69
5.1. Apprécier les potentialités agronomiques de son sol. . . . . . . . . . . . . . . .70
5.2. Étayer un diagnostic sur le déroulement d’une culture . . . . . . . . . . . . . .70
5.3. Vérifier l’action des pratiques culturales sur l’état du sol . . . . . . . . . . . .71
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb XIII 27/10/2010 18:15:46
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délitXIV La production en pépinière – Des références techniques à la certification environnementale
Chapitre 4
La plantation
1. Réception des jeunes plants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .73
2. Préparation des jeunes plants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .73
3. Distances de plantation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .74
4. Plantation manuelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .74
5. Plantation mécanique des jeunes plants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .75
6. Arrosage et buttage76
Chapitre 5
La gestion de l’arrosage
1. Adaptation au sol de la dose d’irrigation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .78
2. Conduite de l’arrosage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .80
2.1. Qu’est-ce qu’une sonde tensiométrique ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .80
2.2. Positionnement des sondes sur la parcelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .81
2.3. Suivi de l’irrigation à l’aide de tensiomètres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .82
3. Rappels réglementaires sur le prélèvement d’eau dans le milieu naturel
et le stockage de l’eau84
Chapitre 6
La conduite des cultures
1. Pépinière d’alignement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .87
1.1. Formation de la tige . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .87
1.1.1. Première année de culture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .87
1.1.2. Années suivantes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .88
1.2. Formation de la tête 89
1.2.1. Formation en couronne. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .89
1.2.2. Fon fléchée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .90
1.2.3. Tête formée en rideau. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .92
1.2.4. Tête greffée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .92
1.3. Entretien du sol . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .93
1.4. Cernage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .94
1.5. Contre-plantation 94
1.6. Exemples de schémas de culture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .96
1.6.1. Albizzia julibrissin : formation d’une tête couronnée. . . . . . . . . . .96
1.6.2. Platanus × acerifolia : formation d’une tige
avec « refléchages ». . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .97
1.6.3. Fraxinus angustifolia « Raywood » : formation d’une tige
greffée en pied . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .98
1.7. Normalisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .98
2. Pépinière fruitière 99
2.1. Conduite du porte-greffe en vue du greffage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .99
2.1.1. Ébourgeonnage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .99
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb XIV 27/10/2010 18:15:46
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délitTable des matières XV
2.1.2. Écimage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .100
2.1.3. Rabattage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .100
2.2. Conduite du scion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .100
2.2.1. Ébourgeonnage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .100
2.2.2. Tuteurage101
2.2.3. Prétaillage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .101
2.3. Production de scions préformés en axe central . . . . . . . . . . . . . . . . . . .102
2.3.1. Contrôle et périodicité du développement de la ramification. . .102
2.3.2. Développement des bourgeons axillaires 105
2.3.3. Conséquences pratiques pour la conduite de la pépinière . . . . .106
2.4. Exemples de schémas de culture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 110
2.4.1. Scion de prunier : greffage d’hiver en incrustation . . . . . . . . . . . 110
2.4.2. Scion d’abricotier : greffage d’été en écusson. . . . . . . . . . . . . . . . 110
2.4.3. Scion de pommier : greffage d’hiver sur table . . . . . . . . . . . . . . . 111
2.5. Normalisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 111
2.6. Certification fruitière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113
Chapitre 7
Greffage
1. Évolution de l’anatomie dune tige . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115
2. Restauration de la continuité vasculaire après le greffage. . . . . . . . . . . . . . 119
3. Présentation de quelques méthodes de greffage utilisées
en production d’arbres d’alignement et de plants fruitiers . . . . . . . . . . . . .121
3.1. Méthodes de greffage utilisables en hiver . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .121
3.2. Méthodes de greffage utilisables au printemps . . . . . . . . . . . . . . . . . . .127
3.3. Méthode de greffage utilisable en été-automne. . . . . . . . . . . . . . . . . .129
4. Facteurs de réussite et causes d’échec au greffage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .131
4.1. État physiologique et conditions de réalisation de la greffe. . . . . . . . .131
4.2. Incompatibilités de greffe d’origine génétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . .132
4.2.1. Incompatibilité dite localisée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .132
4.2.2. Incompatibilité dite de translocation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .133
4.3. Incompatibilités de greffe induites par la présence de virus . . . . . . . . .134
Chapitre 8
La fumure d’entretien
1. Pépinière de jeunes plants. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .137
2. Pépinière fruitière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .138
3. Pépinière d’arbres d’alignement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .139
Chapitre 9
Arrachage
1. Effeuillage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .141
2. Arrachage en racines nues142
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb XV 27/10/2010 18:15:46
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délitXVI La production en pépinière – Des références techniques à la certification environnementale
2.1. Arrachage manuel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .142
2.2. Arrachage mécanique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .142
3. Arrachage en motte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .143
3.1. Arrachage manuel143
3.2. Arrachage mécanique144
4. Conservation des plants. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .146
Chapitre 10
Vers une approche globale de l’arbre
Deuxième partie
La culture en conteneurs
Chapitre 11
Aménagement du terrain
1. État des lieux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .153
2. Schéma général d’aménagement des aires de culture . . . . . . . . . . . . . . . . .154
3. Choix du système d’irrigation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .155
3.1. Irrigation par aspersion. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .155
3.1.1. Les asperseurs circulaires à impact . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .155
3.1.2. Les rampes oscillantes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .156
3.1.3. Les chariots d’irrigation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .157
3.1.4. Les mini-asperseurs 158
3.2. Irrigation localisée. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .159
3.2.1. Le goutte-à-goutte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .159
3.2.2. La micro-aspersion. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .160
3.3. Subirrigation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .160
4. Les chemins de desserte et les aires de manœuvre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .160
4.1. Les chemins de desserte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .160
4.2. Les aires de manœuvre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .161
5. Les aires de culture proprement dites. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .161
6. Le réseau d’irrigation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .164
6.1. Élaboration du schéma général du réseau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .164
6.2. La station de tête. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .164
6.2.1. L’alimentation en eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .164
6.2.2. La filtration165
6.2.3. Le traitement chimique de l’eau. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .166
6.2.4. Le dimensionnement de la station . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .167
6.2.5. Les circuits de secours 168
6.3. Le plan général du réseau. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .168
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb XVI 27/10/2010 18:15:46
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délitTable des matières XVII
Chapitre 12
Les conteneurs
1. Influence du conteneur sur le développement des racines. . . . . . . . . . . . . .171
2. Conséquences sur le choix du conteneur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .172
2.1. Cas de la pépinière forestière. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .172
2.2. Cas de la pépinière d’ornement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 174
2.2.1. Les conteneurs en plastique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 174
2.2.2. Les conteneurs dégradables 179
Chapitre 13
Le substrat
1. Les quatre fonctions du substrat. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .181
2. Les trois phases d’un substrat . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .181
2.1. La phase solide. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .181
2.2. La porosité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .182
3. Caractéristiques physiques des substrats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .183
3.1. Notion de disponibilité en eau. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .183
3.2. Notion de pouvoir tampon vis-à-vis de la sécheresse. . . . . . . . . . . . . . .185
3.3. Représentation schématique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .186
3.4. Notion de teneur en air à pF 1186
3.5. Notion de foisonnement. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .188
4. Caractéristiques chimiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .189
4.1. Le pH. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .190
4.2. La capacité d’échange cationique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .191
4.3. La conductivité électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .192
4.4. Le rapport C/N . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .193
5. Les matériaux de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .194
5.1. Matériaux organiques traditionnels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .194
5.2. Matériaux minéraux traditionnels 195
5.3. Matériaux alternatifs. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .197
6. La préparation d’un substrat . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .199
6.1. Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .199
6.2. Neutralisation du pH201
6.3. Désinfection. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .203
6.4. Charte de qualité. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .204
Chapitre 14
L’irrigation
1. Rappels sur la circulation de l’eau dans la plante . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .207
2. Dose d’irrigation et substrat : un tandem indissociable . . . . . . . . . . . . . . . .208
2.1. Ajustement de la dose d’irrigation à la capacité de stockage
du substrat . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .209
2.2. Détermination de la dose d’arrosage en fonction du mode
d’irrigation210
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb XVII 27/10/2010 18:15:46
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délitXVIII La production en pépinière – Des références techniques à la certification environnementale
2.3. Notion de coefficient de captage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 211
3. Connaissance des besoins en eau des végétaux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .213
3.1. Besoins en eau des végétaux en conteneurs de 3-4 litres . . . . . . . . . . .214
3.2. Besoins ees végétaux en conteneurs de 15 litres . . . . . . . . . . . .215
3.3. Besoins en eau des végétaux en gros conteneurs. . . . . . . . . . . . . . . . . .217
4. Arrosage par aspersion ou goutte à goutte : adaptation de la fréquence
des arrosages à la consommation en eau des végétaux . . . . . . . . . . . . . . . .218
4.1. Détermination du nombre d’arrosages quotidiens. . . . . . . . . . . . . . . . .218
4.2. Répartition des arrosages au cours de la journée. . . . . . . . . . . . . . . . . .219
5. Automatisation de la méthode par le pilotage informatique
de l’irrigation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .220
5.1. Pilotage à partir des données météorologiques. . . . . . . . . . . . . . . . . . .220
5.1.1. Notion d’ETP et d’ETM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .221
5.1.2. La méthode PICEA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .223
5.2. Pilotage à partir de l’humidité du substrat . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .225
5.2.1. Principe de fonctionnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .226
5.2.2. Principe du pilotage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .226
5.2.3. Utilisation et positionnement des tensiomètres . . . . . . . . . . . . . .230
6. Cas de la subirrigation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .232
6.1. Irrigation par nappe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .232
6.1.1. Alimentation de la nappe rétentrice par gaines perforées . . . . .232
6.1.2. Alimentation dpe par aspersion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .235
6.2. Irrigation par lit de sable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .236
7. Vers une réduction de la consommation en eau grâce au recyclage . . . . . .238
7.1. La désinfection chimique des eaux recyclées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .240
7.2. La filtration lente. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .241
7.3. Le lagunage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .242
8. Conséquences pratiques pour la conception du réseau . . . . . . . . . . . . . . . .245
9. Rappels réglementaires sur le prélèvement d’eau dans le milieu naturel
et le stockage de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .246
Chapitre 15
La fertilisation
1. La fertilisation de fonds. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .249
2. La fumure d’entretien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .250
2.1. Les engrais à action progressive. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .250
2.1.1. Les différents engrais azotés organiques de synthèse . . . . . . . . .251
2.1.2. Les engrais enrobés dans une matière naturelle
ou synthétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .253
2.2. Les solutions nutritives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .254
2.2.1. La méthode Coïc-Lesaint . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .254
2.2.2. Solutions prêtes à l’emploi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .260
2.2.3. Engrais solubles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .260
3. Suivi de la fertilisation261
3.1. Dynamique de croissance des végétaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .262
3.1.1. Courbe en S . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .262
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb XVIII 27/10/2010 18:15:46
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délitTable des matières XIX
3.1.2. Croissance continue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .262
3.1.3. Croissance par vagues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .263
3.2. Suivi de la CE dans les conteneurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .264
3.2.1. Méthode de prélèvement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .264
3.2.2. Préparation de l’échantillon 264
3.2.3. Exemple de courbe de suivi. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .265
3.3. Utilisation du suivi de la CE dans le substrat pour la gestion
de la fertilisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .265
3.3.1. Cas du Cyprès de Leyland . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .266
3.3.2. Cas du Laurier-rose . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .267
3.4. Expression en terme de « salinité volumique corrigée » . . . . . . . . . . . .269
Chapitre 16
La conduite des cultures
1. Disposition des plants sur l’aire de culture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .271
2. Pincements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .271
3. Tuteurage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .272
4. Ombrage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .272
5. Protection contre le froid. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .273
5.1. Les mécanismes d’action du froid . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .273
5.2. Influence des conditions culturales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .274
5.3. Les possibilités de protection . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .276
5.4. Sensibilité au froid de quelques espèces cultivées en pépinière . . . . . .277
6. Normalisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .280
Troisième partie
La protection phytosanitaire : notions de base
et évolution des pratiques
Chapitre 17
Rappels sur la réglementation phytosanitaire
Chapitre 18
Connaître les produits phytosanitaires
1. Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .291
2. Formulation commerciale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .291
3. Homologation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .292
4. Lire l’étiquette . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .294
4.1. Identification du produit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .294
4.2. Dangerosité du produit. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .295
4.3. Notion de zone non traitée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .296
5. Quelques définitions associées à l’utilisation des produits
phytosanitaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .297
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb XIX 27/10/2010 18:15:46
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délitXX La production en pépinière – Des références techniques à la certification environnementale
Chapitre 19
Le stockage et la manipulation des produits phytosanitaires
1. Où stocker les produits phytosanitaires ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .299
2. Comment stocker les produits phytosanitaires ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .301
3. Que faire des emballages vides ?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .301
4. Comment se protéger au cours de la manipulation des produits ? . . . . . . .302
5. Préparation des bouillies . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .304
6. Remplissage de la cuve du pulvérisateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .304
Chapitre 20
L’application des produits phytosanitaires
1. Application par pulvérisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .307
1.1. Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .307
1.2. Le matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .307
1.2.1. Les pulvérisateurs portatifs. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .307
1.2.2. Les chariots et brouettes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .308
1.2.3. Les pulvérisateurs portés ou tractés par le tracteur . . . . . . . . . . .308
1.2.4. Les buses. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .309
1.3. Choix du matériel et modalités d’utilisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .309
1.4. Entretien du matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .310
1.5. L’étalonnage du matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 311
1.5.1. Vérification de l’homogénéité du débit des différentes
buses312
1.5.2. Détermination de la vitesse d’avancement . . . . . . . . . . . . . . . . . .312
1.5.3. Vérification de l’étalonnage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .314
1.5.4. Cas d’un pulvérisateur animé par l’applicateur. . . . . . . . . . . . . . .315
1.6. La préparation du traitement. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .315
1.6.1. Détermination de la quantité de bouillie à préparer . . . . . . . . . .315
1.6.2. Déten de la quantité de produit à mettre
dans la bouillie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .316
1.7. Pendant le traitement. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .318
1.8. Le retour dans la culture après le traitement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .319
2. L’épandage sous forme de microgranulés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .320
2.1. Les techniques d’épandage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .320
2.2. Le matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .320
2.2.1. Les appareils à entraînement manuel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .320
2.2.2. Les chariots enjambeurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .320
2.3. L’étalonnage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .320
2.4. Pendant le traitement. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .321
2.5. Après le traitement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .321
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb XX 27/10/2010 18:15:46
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délitTable des matières XXI
Chapitre 21
Raisonnement de l’emploi d’un produit phytosanitaire
1. Traiter : une nécessité ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .323
2. Comment raisonner l’utilisation d’un produit phytosanitaire ? . . . . . . . . . .324
3. Connaissance des « mauvaises herbes » . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .324
3.1. Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .324
3.2. Classification pratique des adventices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .324
3.2.1. Les annuelles 324
3.2.2. Les bisannuelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .325
3.2.3. Les pluriannuelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .325
3.2.4. Les vivaces. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .326
3.3. Conséquences pratiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .326
4. Connaissance des arthropodes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .326
4.1. Caractéristiques morphologiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .326
4.2. Classification pratique des arthropodes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .327
4.2.1. Les acariens. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .327
4.2.2. Les insectes327
4.3. Conséquences pratiques328
5. Connaissance des maladies . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .329
5.1. Caractéristiques des champignons. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .329
5.1.1. Appareil végétatif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .329
5.1.2. Mode de reproduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .329
5.2. Classification pratique des champignons responsables de maladies
des plantes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .330
5.2.1. Les symptômes indirects . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .330
5.2.2. Les possibilités d’observation directe du champignon . . . . . . . . .331
5.3. Conséquences pratiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .331
6. Modes d’action des produits phytosanitaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .332
6.1. Modes d’action et classification pratique des herbicides. . . . . . . . . . . .332
6.1.1. Les herbicides préventifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .332
6.1.2. Les hees curatifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .333
6.2. Modes d’action et classification pratique des insecticides
et acaricides . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .333
6.2.1. Les insecticides de contact . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .333
6.2.2. Les insecticides agissant par ingestion. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .333
6.2.3. Les insecticides agissant par inhalation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .334
6.2.4. Les insecticides agissant par asphyxie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .334
6.2.5. Classification des insecticides et acaricides
selon leur mode d’action. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .334
6.3. Modes d’action et classification pratique des fongicides. . . . . . . . . . . .335
6.4. Durée d’action . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .336
6.4.1. Notion de rémanence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .336
6.4.2. Notion de persistance de résidus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .336
7. Le nettoyage du matériel. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .336
7.1. Après le traitement : retour à la plateforme de lavage
du matériel. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .337
7.2. Les dispositifs de retraitement des effluents . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .338
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb XXI 27/10/2010 18:15:47
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délitXXII La production en pépinière – Des références techniques à la certification environnementale
Chapitre 22
Vers une autre approche de la protection phytosanitaire
1. Les bases de la protection biologique intégrée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .341
2. La mise en œuvre de la protection biologique intégrée. . . . . . . . . . . . . . . .342
2.1. Agents de lutte biologique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .343
2.1.1. Prédation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .343
2.1.2. Parasitisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .343
2.1.3. Micro-organismes de lutte biologique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 344
2.2. Mode d’utilisation des auxiliaires. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 344
2.3. La lutte biologique conservatrice. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .347
2.4. Médiateurs biochimiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .352
2.5. Produits chimiques ciblés 353
3. Les alternatives au désherbage chimique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .356
3.1. Les disques de paillage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .355
3.2. Les mulch organiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .357
3.3. L’entretien mécanique des sols. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .358
4. Des pistes de recherche à plus long terme pour la lutte
contre les adventices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .360
Conclusion
Développement durable : vers un système
de management environnemental
Bibliographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .377
Liste des tableaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .385
Liste des figures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .387
Liste des photographies. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .389
Index . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .391
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb XXII 27/10/2010 18:15:47
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délitIntroduction
Développement durable :
application à la pépinière
Au sortir des deux guerres mondiales, l’agriculture a dû faire face à l’énorme
défi de remettre en marche ses exploitations et d’accroître sa production de façon à
assurer l’indépendance alimentaire de la France et à en faire un grand pays agricole
exportateur.
Ce défi a été relevé avec la mise en place des structures de recherche et de
développement agricoles et suite aux « effets collatéraux » de la guerre qui ont conduit
au développement de la mécanisation et de l’industrie chimique des engrais et des
pesticides. Tout l’effort de production étant alors axé sur les rendements, l’ensemble
des facteurs de production a ainsi évolué vers l’intensification : sélection variétale,
fertilisation, irrigation, protection phytosanitaire, etc.
Mais cet « âge d’or » de l’agriculture intensive est aujourd’hui révolu. En effet,
après quelques décennies de production selon ces « nouveaux » critères techniques,
des effets pervers ont été mis à jour : perte des qualités organoleptiques des fruits et
légumes, pollution des cours d’eau par les nitrates ou les phosphates, contamination
de nappes phréatiques par des matières actives phytosanitaires, érosion accrue de
certains sols, etc. L’homme lui-même n’est pas épargné par ces effets indésirables
puisque de nombreuses études commencent à montrer que la population agricole,
de par ses contacts réguliers avec les produits phytosanitaires, est plus atteinte que
la moyenne nationale par certaines affections.
Par ailleurs, les campagnes de communication de personnalités comme Nicolas
Hulot ou Al Gore, qui se sont trouvées confortées par les conditions
météorologiques de ces dernières années, ont sensibilisé l’opinion publique aux problèmes du
réchauffement climatique et de la nécessaire amélioration de la gestion de l’eau. De
même, le terme de biodiversité apparaît dans de nombreux discours, l’engouement
du public pour les variétés anciennes de fruits et de légumes se confirme, et les
événements tels que le Grenelle de l’environnement incitent hommes politiques et
grand public à porter un regard nouveau sur la nature et l’environnement.
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb 1 27/10/2010 18:15:47
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délit2 La production en pépinière – Des références techniques à la certification environnementale
L’agriculture se trouve donc une nouvelle fois confrontée à un formidable défi :
comment adapter la production actuelle aux exigences nouvelles du marché et à la
demande environnementale de la société, dans des conditions assurant la rentabilité
des exploitations ?
Parallèlement, et notamment sous l’effet des chocs pétroliers successifs, tout le
monde a pris conscience que la disponibilité des énergies fossiles pèse d’un poids
beaucoup trop lourd sur le fonctionnement de l’économie et que ces énergies, de
toute façon, ne sont pas inépuisables (épuisement des ressources annoncées pour
dans 50 ans par les principaux producteurs eux-mêmes !). Par ailleurs, il est évident
aujourd’hui que la combustion en 150 ans environ de toute cette énergie fossile
que la nature avait mis des millénaires à stocker sous forme de pétrole, de charbon
ou de gaz naturel, est responsable du réchauffement climatique accéléré que nous
subissons aujourd’hui. Enfin, la mondialisation de l’économie et des images ont fait
prendre conscience également que 20 % seulement de la population mondiale
bénéficient actuellement de la prospérité basée sur la consommation, voire le gaspillage,
du pétrole.
De ce fait, il n’est plus possible de continuer à faire l’autruche, mais il apparaît
indispensable au contraire de s’atteler de toute urgence à une évolution draconienne
de nos pratiques, basée sur les trois piliers du développement durable que sont :
– l’efficacité économique ;
– le respect de l’environnement ;
– l’équité sociale.
Le développement durable est un concept déjà ancien, même si le terme n’est
rentré que récemment dans le langage quotidien, puisqu’il a été défini pour la
première fois dès 1987 dans le rapport Bruntland (Commission mondiale sur
l’environnement et le développement de l’ONU) : « Le développement durable est le
développement qui satisfait les besoins de la génération actuelle sans priver les
générations futures de la possibilité de satisfaire leurs propres besoins ».
Philippe Vasseur, alors ministre de l’Agriculture, n’a donc fait qu’adapter cette
définition générale lorsqu’il a défini l’agriculture durable comme étant « une
agriculture économiquement viable, écologiquement saine, socialement juste, et qui
vise à satisfaire les besoins humains d’aujourd’hui sans détruire les ressources
naturelles de demain ».
C’est pourquoi opter pour le développement durable, c’est faire acte de gestion
dans ses choix techniques en production.
Depuis lors, le terme de développement durable est entré dans le vocabulaire
courant, et cette notion doit aujourd’hui être intégrée dans toute réflexion sur les
évolutions techniques de la production. C’est donc dans cette démarche que nous
allons chercher à nous placer tout au long de cet ouvrage, en nous posant la
question :
Comment les pratiques actuelles peuvent-elles évoluer pour prendre
en compte les dimensions économiques, environnementales
et sociales du développement durable ?
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb 2 27/10/2010 18:15:47
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délitDéveloppement durable : application à la pépinière 3
Comme toute action de développement agricole, la mise en place d’une gestion
durable de la production d’une pépinière va se faire selon le triptyque :
– diagnostic des pratiques actuelles ;
– expérimentation des propositions émises suite à ce diagnostic en vue d’une
évolution vers des techniques plus respectueuses de l’environnement ;
– appropriation de ces techniques par le personnel de l’exploitation, si elles
donnent satisfaction tant sur le plan technique que sur le plan économique,
au travers de formations par exemple, pour garantir son implication dans leur
mise en œuvre et, si besoin est, réalisation d’investissements ciblés.
La première étape de la démarche consiste donc à faire un diagnostic des
pratiques actuelles, qui doit porter sur tous les facteurs de production. Destiné à mettre
en évidence les points où le bât blesse, ce diagnostic doit permettre d’identifier
les pratiques à risque, tant pour la culture (volet économique du développement
durable) que pour les sols, les eaux superficielles et les eaux phréatiques à
proximité de l’exploitation (volet environnemental), et que pour le personnel de
l’entreprise enfin (volet social), la responsabilité du chef d’entreprise vis-à-vis de ses
salariés étant de leur assurer des conditions de travail optimales.
Ce diagnostic va donc devoir passer au peigne fin toutes les pratiques de
l’entreprise, avec une triple lecture technique – environnementale et économique. À titre
d’exemple, nous pouvons lister quelques-unes d’entre elles.
Ainsi, chacun sait que « l’ennemi public numéro 1 » de la production de plants en
conteneurs est le « flaquage » sur les aires de culture, qui conduit à des asphyxies
racinaires, facilite le développement du Phytophthora et génère des mortalités qui
grèvent les coûts de production. Le diagnostic portera donc par exemple sur la
configuration des aires de culture :
– Y a-t-il sur l’exploitation des problèmes de mortalité anormale, susceptibles
d’être expliqué par une malfaçon des aires de culture ?
– Comment le terrain a-t-il été mis en forme, des pentes suffisantes ont-elles été
données aux aires pour permettre un ruissellement aussi rapide que possible
des eaux d’irrigation en excès ou des pluies ?
– Comment la couverture de ces aires est-elle réalisée : s’agit-il de bâches
horssol, qui permettent l’évacuation d’une partie de ces eaux en excès par
percolation dans le sol, d’un film étanche qui évite ces percolations mais exige un
nivellement parfait, ou d’une couche de gravier qui assure un ressuyage
immédiat de l’aire ?
– Comment l’évacuation de ces eaux de ruissellement se fait-elle, une fois
qu’elles sont sorties des aires de culture : les caniveaux et fossés qu’elles
suivent sont-ils étanchéifiés ? rejoignent-elles le milieu naturel (un ruisseau ou
un canal d’arrosage), ou un bassin de stockage ?
Le substrat est le deuxième pilier de la production en culture hors-sol. Le
diagnostic portera donc également sur les critères qui ont été utilisés pour le
choisir, sur la connaissance et la valorisation de ses propriétés physico-chimiques,
sur sa composition et sur la façon dont il est utilisé.
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb 3 27/10/2010 18:15:47
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délit4 La production en pépinière – Des références techniques à la certification environnementale
Les conditions climatiques de chaque région font peser des contraintes
différentes sur les critères de choix d’un substrat : sous un climat océanique,
régulièrement pluvieux, priorité est donnée à l’aération et au drainage, alors que sous climat
méditerranéen c’est la rétention en eau qui est prépondérante. Cependant toute une
gamme, largement cultivée en pépinière, est constituée de végétaux adaptés aux
terrains secs, qui ne supportent pas les excès d’eau et sont de ce fait souvent l’objet
d’une forte mortalité en fin d’été. Si la pépinière cultive ces végétaux, cette
spécificité a-t-elle été intégrée dans la réflexion sur le choix du substrat qui doit alors faire
la synthèse de deux propriétés quelque peu antagonistes : forte aération et rétention
en eau importante ? Ces propriétés physiques du substrat peuvent être déterminées
par l’analyse : une telle analyse est-elle disponible ?
Cette analyse est d’autant plus importante que la parade habituellement utilisée
pour lutter contre ce risque de mortalité due au Phytophthora est l’emploi
systématique de fongicides. Or la mise en œuvre de mesures prophylactiques permet bien
souvent de réduire le niveau de risque (choix des conteneurs, gestion stricte de
l’arrosage, culture sous léger ombrage, etc.) et par voie de conséquence de réduire le
coût de la protection phytosanitaire et les risques de pollution pour le milieu naturel
et le personnel chargé des traitements.
Presque tous les substrats de pépinière contiennent aujourd’hui de l’écorce et
de la tourbe. Si l’écorce est un sous-produit de l’industrie du bois qui se renouvelle
au même rythme que la forêt, la tourbe quant à elle ne se renouvelle que sur une
échelle de temps infiniment plus longue, ce qui conduit certains à la considérer
comme un matériau fossile. Or aujourd’hui, des matériaux présentés comme
alternatifs sont disponibles : fibres synthétiques, fibre de bois, fibre de coco, et même
fibre de coco recyclée après une première utilisation comme pain de culture en
maraîchage hors-sol. Quelle est la composition du substrat actuel ? Intègre-t-il déjà
ces matériaux de substitution ?
Les conditions de stockage du substrat entre sa livraison et son utilisation sont
également à maîtriser : stocké en extérieur, il peut être ensemencé en graines
d’adventices par le vent et compliquer la gestion du désherbage ; stocké trop longtemps,
il peut présenter une salinité excessive lors du rempotage s’il contient des engrais
enrobés et provoquer des brûlures de racines et des mortalités anormales. Comment
ce stockage est-il pratiqué sur la pépinière ?
Le raisonnement du choix du substrat va de pair avec la gestion de l’irrigation.
Il s’agira donc là d’un autre point sur lequel portera le diagnostic. Et d’ailleurs,
connaît-on aujourd’hui la consommation en eau de la pépinière ?
Bien souvent la gestion de l’irrigation en pépinière est assez empirique. Pour des
raisons liées au matériel utilisé (programmateur horaire), à la gestion du personnel
et éventuellement à la présence des clients sur les aires de culture, l’arrosage est
souvent effectué tôt le matin et tard le soir, avec des doses d’irrigation massives.
Mais vérification a-t-elle été faite que la capacité de rétention du substrat lui permet
bien de stocker toute cette eau ? De la même façon, le réservoir en eau que
représente le substrat vis-à-vis de la plante a-t-il une capacité de rétention suffisante
pour couvrir les besoins des végétaux durant toute une journée ?
Un raisonnement plus rigoureux de l’irrigation permet de fixer la dose d’arrosage
en fonction des propriétés physiques du substrat utilisé, et les fréquences en
foncLivre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb 4 27/10/2010 18:15:47
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délitDéveloppement durable : application à la pépinière 5
tion de la consommation des végétaux. Des outils existent qui permettent ainsi de
rationaliser et d’automatiser la pratique de l’irrigation : sont-ils mis en œuvre dans
la pépinière ?
Le matériel d’irrigation lui-même peut avoir une certaine influence sur
l’efficience de l’eau. L’arrosage est-il pratiqué par aspersion (sprinklers, rampes
oscillantes, mini-asperseurs) ou en localisation ?
La connaissance de la consommation en eau des végétaux est donc à la base du
raisonnement de l’irrigation. Cette donne est-elle prise en compte au moment des
rempotages pour regrouper sur une même aire de culture les espèces ayant des
besoins en eau comparables ? Et que deviennent les eaux de ruissellement, tombées
entre les pots lors de l’arrosage, à leur sortie de l’aire de culture ?
La gestion de l’irrigation est elle-même liée à la fertilisation. L’eau d’arrosage
est le support de cette fertilisation si le pépiniériste utilise des solutions nutritives :
dans ce cas, il est évident que toute irrigation par aspersion provoque
instantanément un gaspillage financier d’engrais et constitue une source de pollution pour
le milieu naturel. Toute modification des pratiques de l’irrigation qui conduira à
éviter les gaspillages d’eau se traduira donc également par des économies sur la
fertilisation. Mais alors, a contrario, cette économie, si elle conduit à une réduction
excessive des quantités d’engrais mises à disposition des végétaux, pourra avoir des
répercussions sur la taille des plantes produites, et donc sur leur prix de vente.
Mais même avec l’utilisation des engrais solides, qu’il s’agisse d’engrais enrobés
assurant une libération progressive de l’ensemble des éléments nutritifs qu’ils
contiennent, ou de produits à base d’azote organique de synthèse, il peut être fort
instructif de vérifier régulièrement la salinité dans les conteneurs. Le suivi
périodique de la conductivité électrique dans les substrats permet ainsi de vérifier si
les doses d’engrais incorporées au substrat lors du rempotage correspondent bien
aux besoins de la plante. Si tel n’est pas le cas, il sera possible alors de raisonner le
complément de fumure à apporter, plutôt que de pratiquer des surfaçages
systématiques coûteux en temps de travail et dont la plante n’a peut-être pas besoin, ou au
contraire de limiter les apports si la fertilisation adoptée s’avère excessive. Un tel
suivi est-il réalisé ?
Le poste du désherbage représente souvent une part importante des temps de
travaux, et la réussite de cette opération dépend à la fois des produits utilisés et de
leur mode d’application.
Si l’évolution de la réglementation phytosanitaire conduit plus souvent
actuellement à la disparition de certains produits qu’à l’avènement d’une nouvelle
génération d’herbicides, l’objectif restera malgré tout l’alternance des matières actives qui
évite, ou tout au moins limite, les risques de sélection de quelques espèces résistant
au seul produit utilisé, et qui deviennent alors particulièrement envahissantes.
Mais le choix du bon produit n’est pas suffisant : encore faut-il qu’il soit appliqué
avec toute la rigueur nécessaire. Les dernières évolutions en matière de produits
phytosanitaires conduisent en effet à des doses d’utilisation de plus en plus
réduites : la moindre erreur de dosage peut donc conduire soit à une application
largement insuffisante pour obtenir l’efficacité attendue, soit à un épandage
largement majoré susceptible de provoquer d’importants dégâts par phytotoxicité. C’est
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb 5 27/10/2010 18:15:47
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délit6 La production en pépinière – Des références techniques à la certification environnementale
pourquoi une bonne application commence par la connaissance exacte du débit de
son pulvérisateur : depuis combien de temps celui-ci n’a-t-il pas été étalonné ?
Il en est d’ailleurs rigoureusement de même pour l’ensemble de la protection
phytosanitaire : une buse à turbulence, tout comme une buse en fente, s’use avec
le temps et avec la corrosion exercée par les produits. Il est donc nécessaire de
contrôler régulièrement le débit de ses buses, pour s’assurer que la dose de bouillie
épandue est bien toujours identique à celle qui avait été mesurée lors de
l’étalonnage précédent.
Mais comme nous l’avons déjà évoqué, les produits phytosanitaires sont des
produits dangereux qui doivent être manipulés avec de grandes précautions. Le
personnel chargé de réaliser les traitements a-t-il été sensibilisé à ces risques ? Le
matériel de protection individuelle adéquat est-il à sa disposition ? Le local de
stockage des produits est-il aux normes ? Où le pulvérisateur est-il rempli puis nettoyé,
et que deviennent ces eaux de lavage et de rinçages ?
Le sol enfin est de son côté, tout comme le substrat dans la culture hors sol, le
pilier principal de toute la production de plein champ. En revanche, contrairement au
substrat, il ne doit pas être considéré comme un simple support physique mais comme
un véritable écosystème complexe et fragile, dont le fonctionnement va largement
influencer la croissance des végétaux. Le diagnostic portera donc sur la connaissance
et la valorisation de ses propriétés physiques, sur la façon dont il est travaillé, ainsi
que sur sa richesse organique et minérale et sur son activité biologique.
En effet, le sol ne doit pas être considéré comme un simple support inerte, ou
comme un matériau meuble et corvéable à merci, mais comme un véritable être
vivant. Les pratiques de travail du sol sur la pépinière sont-elles en adéquation avec
les caractéristiques du sol ? L’effet de ces pratiques est-il vérifié par l’observation de
profils culturaux ? La fertilisation est-elle raisonnée à partir d’analyse de terre ?
Pour pouvoir apprécier les impacts des techniques utilisées sur l’entreprise, et
dresser un diagnostic pertinent, il faudra donc pouvoir s’appuyer sur des références
techniques auxquelles seront confrontées les pratiques actuelles. L’objectif de cet
ouvrage est ainsi de tenter de regrouper un maximum d’informations qui
pourront être utiles pour poser un tel diagnostic. Pour cela, le texte est divisé en trois
grandes parties.
La première partie débute par la prise de contact avec une propriété inconnue
du lecteur et qu’il souhaite transformer en une pépinière généraliste. Elle présente
ainsi les différents critères qui vont devoir être pris en compte pour aménager
l’espace entre cultures de plein champ et cultures hors-sol. Elle rappelle les notions de
base en agronomie sur lesquelles repose la gestion des sols et de la fertilisation de
pleine terre. Elle retrace les grandes étapes de la production des arbres
d’alignement et des scions fruitiers en s’appuyant sur des notions de physiologie végétale.
Elle s’achève enfin sur la présentation d’une approche plus globale, plus systémique
de l’arbre, qui conduit à regarder la plante sous un angle plus dynamique et à
envisager la gestion de ses cultures en terme de gestion de réserves glucidiques.
La deuxième partie est consacrée à la culture hors-sol. Elle débute par
l’aménagement du terrain dont l’objectif essentiel est de rationaliser la circulation de l’eau.
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb 6 27/10/2010 18:15:47
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délitDéveloppement durable : application à la pépinière 7
Elle présente les différents matériels d’arrosage utilisables en pépinière et rappelle
les notions de base qui permettent de caractériser un substrat. Elle développe les
relations qui lient substrat et arrosage et les différentes techniques de gestion des
irrigations. Elle présente ensuite les évolutions qui sont en cours dans ce domaine,
et les différents procédés de recyclage des eaux d’irrigation qui peuvent être mis en
œuvre. Elle expose les fondements de la fertilisation des conteneurs et présente une
méthode de suivi qui permet d’apprécier l’adéquation entre la fertilisation apportée
et les besoins minéraux des végétaux cultivés.
La troisième partie traite de la protection phytosanitaire. Elle pose quelques
rappels sur la réglementation en la matière, présente le vocabulaire utilisé et les
règles de sécurité à respecter pour stocker et manipuler les produits phytosanitaires
en toute sécurité. Elle présente les différents matériels d’application, les méthodes
d’étalonnage de ce matériel, et la façon de calculer les quantités de bouillie et
de produit nécessaires. Elle rappelle ensuite les caractéristiques des principaux
arthropodes et maladies auxquels peut être confronté le pépiniériste et leurs
conséquences sur le choix des produits. Elle s’achève en présentant l’évolution en cours
vers la réduction d’emploi des produits phytosanitaires au profit de méthodes
alternatives, en rappelant les bases de la protection biologique intégrée, et les différents
outils qu’elle met en œuvre.
Cependant, le monde de la production en pépinière est tellement vaste et
diversifié que ce livre n’a nullement la prétention d’être exhaustif ni définitif, d’autant
que, en plagiant une phrase célèbre « nous ne sommes savants que de la technique
d’aujourd’hui ».
Mais le diagnostic, bien entendu, n’est pas une fin en soi : pour être utile, il doit
être suivi de préconisations. Chaque entreprise étant différente des autres, ces
préconisations devront être « personnalisées », adaptées à la capacité d’évolution de
l’entreprise, mais elles auront toujours le même objectif : raisonner au mieux
l’utilisation des intrants pour se donner les moyens de produire demain en consommant
moins et en travaillant plus proprement qu’aujourd’hui.
Cependant, comme le dit l’expression, « le monde ne s’est pas fait en un jour ».
C’est pourquoi la réflexion engagée suite à ce diagnostic débouchera probablement
sur la mise en place d’une démarche par paliers successifs visant à l’amélioration
progressive de la situation.
Une telle démarche est appelée le management environnemental et, si chacun
peut la conduire de façon informelle, en fonction de ses propres aspirations, il
peut être intéressant cependant de la formaliser. C’est pourquoi la quatrième partie
de l’ouvrage présente quelques-unes des méthodes qui peuvent être suivies pour
adopter une telle démarche de progrès. Ces méthodes sont reconnues et peuvent
donc, dans un premier temps, servir de guide pour mener à bien la démarche puis,
dans un second temps, être valorisées sur le plan commercial par le biais de la
communication.
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb 7 27/10/2010 18:15:47
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délitLivre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb 8 27/10/2010 18:15:47Première partie
La culture de pleine terre
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb 9 27/10/2010 18:15:47Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb 10 27/10/2010 18:15:47Chapitre 1
Aménagement du terrain
Compte tenu de l’importance des investissements que représente l’installation
d’une pépinière, le choix d’une exploitation doit être précédé par une réflexion
portant globalement sur sa localisation : risques climatiques (de gel, d’inondations,
de grêle, etc.), environnement démographique (appréciation du marché local) et
localisation géographique (infrastructures routières notamment).
À partir de ces éléments, et en fonction du marché visé et de la gamme qui sera
cultivée, vous déterminerez la petite région dans laquelle vous allez prospecter. Il
vous restera ensuite à comparer les propriétés qui vous seront proposées, en
utilisant les différents indicateurs que nous allons présenter.
1. État des lieux
En arrivant sur une propriété que vous ne connaissez pas, avec l’objectif d’y
implanter une pépinière, la première chose à faire est d’en dresser l’état des lieux, et
pour cela, il est indispensable de s’en procurer un plan qui peut être :
e– le plan cadastral, mais son échelle au 1/2 000 est peu précise, et ce document
n’est hélas pas toujours réactualisé ;
e– un plan que vous faites dresser par un géomètre, en adoptant le 1/500 et
sur lequel vous ferez figurer quelques cotes altimétriques, ou au minimum
la pente naturelle du terrain qui sera un élément déterminant pour évaluer
les risques d’érosion par les eaux de ruissellement et raisonner l’installation
des aires de culture hors-sol comme nous le verrons ultérieurement (voir la
deuxième partie).
Plan en main, vous pourrez alors parcourir la propriété pour y reporter tout ce
qui vous intéresse, et notamment :
– accès au terrain et chemins de desserte ;
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb 11 27/10/2010 18:15:47
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délit12 La production en pépinière – Des références techniques à la certification environnementale
– bâtiments ;
– brise-vent ;
– forages, puits ou autre source d’alimentation en eau ;
– alimentation électrique ;
– etc.
Mais aussi tout ce qui vous gène :
– cultures pérennes à arracher ;
– bas fonds et mouillères ;
– brise-vent en mauvais état ;
– etc.
Enfin, en vue de l’installation de vos pépinières, vous allez aussi prendre en
compte un élément supplémentaire : le sol, et pour cela utiliser vos yeux, vos doigts
et votre tarière.
En effet, l’aménagement du terrain va viser plusieurs objectifs qui sont :
– assurer à la culture un environnement adéquat : protection contre le vent,
possibilité d’irrigation, drainage si besoin est…
– faciliter les interventions : accès aux cultures, protection phytosanitaire,
arrachage…
Mais aussi :
– valoriser au mieux les sols en place en réservant les plus riches ou les plus
prometteurs aux cultures de plein champ et transformer en aires de culture
hors-sol les sols plus ingrats ;
– et pour les zones destinées aux cultures de pleine terre, délimiter des parcelles
aussi homogènes que possible afin d’en faciliter la gestion : homogénéité de
fumure, homogénéité de croissance…
Vous allez pour cela noter les informations importantes, au fur et à mesure de
votre découverte de l’exploitation et sur chaque parcelle qu’elle compte à votre
arrivée, de façon à pouvoir finalement établir une cartographie des sols de
l’exploitation :
– la couleur de la terre en surface ;
– la nature du sol : sa profondeur, que vous allez mesurer en faisant toute une
série de sondages avec la tarière, et les différents horizons que vous allez
être amenés à mettre en évidence au travers de ces carottages (voir
paragraphe 2.1.) ;
– la texture appréciée au toucher (voir paragraphe 2.3.) ;
– la structure et la charge en cailloux, appréciées à l’œil, sur la tranche d’une
fosse pédologique (voir paragraphes 2.2. et 2.4.) ;
– les précédents culturaux, en remontant aussi loin que possible dans le temps,
puisqu’ils peuvent avoir induit des hétérogénéités de fertilité entre parcelles.
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb 12 27/10/2010 18:15:47
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délitAménagement du terrain 13
2. Cartographie des sols de l’exploitation
2.1. Notions de pédogenèse
Le sol est issu d’une très longue confrontation entre la roche d’origine, le climat
et la végétation. Le sol n’est donc pas un support inerte et définitivement stable,
mais au contraire un espace colonisé par une multitude d’êtres vivants et en
perpétuelle évolution.
La formation d’un sol, qui s’appelle la pédogenèse, débute en effet, à partir de la
roche d’origine, par l’action de l’eau qui érode et dissout les éléments minéraux les
plus friables et solubles. Cette action conduit à la formation de quelques particules
fines sur lesquelles vont pouvoir se développer les premiers végétaux pionniers
tels que des lichens et des mousses. Ces végétaux vont à leur tour répandre sur
la roche des débris organiques qui vont acidifier l’eau de pluie en se dégradant et
permettre une attaque plus active des éléments minéraux. Ce mélange primitif
d’éléments minéraux plus ou moins finement fragmentés et de débris organiques
va alors permettre l’installation de végétaux de plus en plus imposants, dont les
racines vont progressivement envahir les fissures de la roche, facilitant ainsi la
pénétration de l’eau. La présence de cette végétation, qui produit de plus en plus
de résidus organiques, associée à la fissuration et à la dissolution de la roche, va
conduire à la mise en place progressive de deux couches différenciées : l’une en
surface enrichie en matière organique, et l’autre en profondeur constituée de la
roche-mère d’origine.
Au cours des millénaires, la pédogenèse se poursuit. Des débris végétaux se
déposent en surface, sont attaqués par des myriades de micro-organismes,
champignons et bactéries notamment, et servent d’alimentation à toute une faune qui les
incorpore aux éléments minéraux fragmentés sous jacents. Les vers de terre sont
ainsi d’inépuisables ascenseurs entre la surface du sol et sa profondeur. En
profondeur, la roche-mère continue à se fragmenter sous l’effet des racines et de l’eau, ce
qui permet au sol de s’approfondir. Entre les deux, sous l’effet combiné de l’eau, des
racines et de la faune tellurique, la différenciation d’horizons de plus en plus
tranchés se met en place.
C’est ce lent processus, qui nécessite la mise en présence de la roche mère, de
l’eau et de la végétation, qui conduit à la naissance de ces formations très
structurées que sont les sols. Il est donc facile d’imaginer que, en fonction de la nature de
la roche-mère, du climat et de la végétation qui leur ont donné naissance, les sols
vont prendre des aspects très différents. C’est pourquoi les pédologues ont pris
l’habitude de décrire les sols en présentant leur profil pédologique.
La figure 1.1 illustre le profil d’un sol typique qui comprend :
– une litière superficielle de matière organique pure issue de la végétation que
porte le sol ;
– un horizon, baptisé A1, largement enrichi en matière organique ;
– un horizon A2, qui sera progressivement enrichi à son tour si la pédogénèse
se poursuit dans de bonnes conditions, mais qui se caractérise essentiellement
aujourd’hui par un certain lessivage des particules minérales les plus fines ou
des éléments minéraux solubles (argile et fer par exemple) ;
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb 13 27/10/2010 18:15:47
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délit14 La production en pépinière – Des références techniques à la certification environnementale
– un horizon B où la circulation de l’eau se ralentit ce qui conduit au dépôt et à
l’accumulation des éléments venus de l’horizon A ;
– un horizon C correspondant à la roche-mère partiellement fragmentée ;
– en enfin l’horizon R constitué par la roche d’origine encore intacte.
Profil pédologique
Végétation
Litière organiqueO
Horizon lessivé avec matière organiqueA1
Horizon lessivé sans matière organique
A2
Horizon d’accumulationB
Arène déstructurée
C
Roche fissurée
Roche mère saineR
(source : http://home.scarlet.be/fafa68/types_de_sols.htm)
Figure 1.1. Le profil pédologique illustre les différents horizons qui constituent le
sol.
À partir du moment où l’homme est devenu agriculteur, il a modifié l’évolution
naturelle des sols par ses pratiques culturales. De ce fait, au milieu d’un champ ou
d’un espace vert, ce n’est plus la description du profil pédologique qui intéresse
l’agronome, mais celle du profil cultural qui permet de visualiser l’effet combiné de
la nature et des pratiques humaines sur l’état du sol.
Nous verrons ultérieurement (voir chapitre 3, § 5.) les différents enseignements
apportés par l’observation d’un profil cultural. Dans un premier temps, celui de la
cartographie des sols de l’exploitation, le travail va consister tout d’abord à reporter
sur le plan les différentes zones que l’œil peut déceler en observant la couleur du sol
en surface. Dans un second temps, chaque zone ainsi définie donnera lieu à la
réalisation de toute une série de sondages réalisés à l’aide de la tarière ou d’observations
faites suite à l’ouverture de fosses pédologiques, et destinés à mettre en évidence
les différents horizons constituant le sol et à apprécier l’épaisseur de chacun. Le
croisement de ces observations de la surface et de la profondeur permettra d’établir
une première cartographie des sols de l’exploitation et de vérifier l’homogénéité de
chacune des parcelles existantes.
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb 14 27/10/2010 18:15:47
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délitAménagement du terrain 15
2.2. Charge en cailloux et profondeur du sol
Le premier élément à prendre en considération dans l’examen du sol est sa charge
en cailloux. En effet, outre la difficulté qu’ils représentent lors du travail du sol, les
cailloux ne sont d’aucune utilité pour retenir l’eau, ni pour fixer les éléments
minéraux apportés par la fumure. Leur pourcentage, dans le volume de sol explorable
par les racines qui est celui qui assurera l’alimentation hydrique et minérale de la
culture, doit donc être pris en compte s’il est important.
Mais attention, pour apprécier correctement la charge en cailloux d’un sol, il est
indispensable de procéder par observation sur la tranche d’une fosse ouverte sur la
parcelle. En effet une simple observation de la surface du sol fait en général
surestimer la proportion de cailloux.
La profondeur du sol, au sens agronomique du terme, c’est-à-dire l’épaisseur
de sol exploitable par les racines, est également un élément essentiel au
développement des racines. C’est cet horizon qui fera l’objet de toute votre attention lors
de la préparation du terrain et de son entretien. C’est lui que vous allez chercher
à enrichir par la fertilisation minérale, à structurer par un travail adéquat et par
une gestion rigoureuse de la matière organique. Il est donc important, lors de
l’ouverture de la fosse pédologique dont nous avons parlé, de visualiser aussi les
différents horizons qui peuvent constituer le sol de chaque parcelle afin,
ultérieurement, d’adapter la profondeur du travail du sol à sa configuration en profondeur.
De même, cette observation permettra de choisir les parcelles qui seront affectées
à la pépinière de plein champ et celles qui seront destinées à recevoir les aires de
culture hors-sol.
2.3. Notion de texture
Après élimination des particules minérales les plus grossières par tamisage,
la texture d’un sol indique la composition granulométrique de la terre fine qui le
constitue (particules < 2 mm). Rappelons que la terre fine peut être scindée en trois
classes d’éléments, en fonction de leurs dimensions :
– les sables, qui sont les particules les plus grossières et mesurent entre 2 et
0,05 mm ;
– les limons, de taille intermédiaire, entre 0,05 et 0,002 mm ;
– les argiles enfin, qui sont les particules les plus fines, de taille inférieure à
0,002 mm.
En fonction de l’importance relative des sables, des limons et de l’argile dans la
terre fine, les agronomes classent les sols à l’aide de graphiques appelés « triangles
des textures ». Il en existe plusieurs et nous ne présentons ici que celui du Groupe
d’étude des problèmes de pédologie appliquée (GEPPA, 1963) (voir figure 1.2).
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb 15 27/10/2010 18:15:47
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délit16 La production en pépinière – Des références techniques à la certification environnementale
Chaque zone de ce triangle correspond à un type de sol et porte deux ou trois
lettres, en majuscule ou minuscule, qui permettent de définir la nature du sol :
% argile
100 %
100 %
% limons
(2-50 µm)
AA : argile lourde ; Sal : sable argilo-limoneux ;
A : argile ; Lsa : limon sablo-argileux ;
As : argile sableuse ; L : limon ;
Als : argile limono-sableuse ; S : sol sableux ;
Al : argile limoneuse ; SS : sable ;
AS : sol argilo-sableux ; Sl : sable limoneux ;
LAS : limon argilo-sableux ; Ls : limon sableux ;
La : limon argileux ; LL : limon pur.
Sa : sable argileux ;
Figure 1.2. Triangle des textures proposé par le GEPPA.
La texture peut donc se mesurer de façon précise par l’analyse granulométrique
(voir chapitre 3, § 2.1.), mais elle peut, dans un premier temps, être appréciée au
champ par le toucher. Les sables crissent entre les doigts ; les limons y laissent
un dépôt blanchâtre, prenant l’aspect du talc en séchant. Laminée entre le pouce
et l’index, une terre limoneuse s’écaille, une terre argileuse se lisse. Roulée sur la
paume de la main, une terre argileuse constitue de petits boudins lisses,
suffisamment plastiques pour pouvoir être courbés en anneaux sans se briser. Travaillée de
la même façon, une terre limoneuse donne naissance à des boudins écailleux et
friables.
Connaître la texture de son sol ne suffit pas pour prévoir ses propriétés
physiques, mais indique déjà certaines tendances :
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb 16 27/10/2010 18:15:47
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délitAménagement du terrain 17
– un sol sableux se ressuie vite, mais retient peu d’eau et d’éléments fertilisants ;
– un sol limoneux est délicat à travailler, car trop humide il est compact et
asphyxiant ;
– un sol argileux a tendance à se fissurer en séchant, mais s’il est suffisamment
riche en matière organique, il se structure bien et a une bonne perméabilité.
Il retient bien l’eau et les éléments fertilisants, mais se réchauffe lentement au
printemps.
La connaissance de la texture du sol donnera donc de précieuses informations
sur la façon de le travailler et de le fertiliser, et permettra d’affiner la cartographie
réalisée.
2.4. Notion de structure
La structure du sol est la façon dont sont assemblés, à un moment donné, les
éléments solides qui le constituent.
Sous l’effet des alternances d’humidification et de dessiccation que subit le sol,
sous l’effet aussi de l’activité du système racinaire des végétaux qu’il porte, et sous
l’effet enfin des micro-organismes qu’il abrite, la terre va en effet avoir tendance à
s’organiser en un ensemble d’agrégats de taille, de forme, et de compacité diverses.
Cette organisation dépend aussi de la texture du sol, et pour un sol agricole, de la
façon dont il a été travaillé. La structure est donc un état sur lequel il est possible
de jouer par le travail du sol et par son entretien biologique (Soltner, 1979).
Connaître la structure de son sol donne donc également des informations sur sa
fertilité potentielle :
– une structure compacte rendra le sol asphyxiant, difficile à travailler, difficile
à pénétrer par les racines ;
– une structure grumeleuse au contraire favorisera le développement d’un
abondant chevelu racinaire, qui pourra exploiter toutes les ressources nutritives du
sol ;
– une structure trop particulaire rendra difficile la constitution d’une motte, lors
de l’arrachage.
L’observation de la structure des horizons de surface viendra encore compléter la
cartographie des sols.
2.5. Cartographie des sols
En regroupant sur le plan tous les éléments précédents, vous allez pouvoir
dessiner le contour des zones de sol homogènes en terme de profondeur, de texture
et de structure.
Si votre objectif est de produire d’une part des arbres ou arbustes de pleine terre
et d’autre part des conteneurs, vous allez commencer par repérer les zones où le sol
est superficiel, ou particulièrement riche en cailloux, ou extrêmement sableux ou au
contraire argileux, bref où il présente les caractéristiques les moins favorables à la
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb 17 27/10/2010 18:15:47
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délit18 La production en pépinière – Des références techniques à la certification environnementale
culture de pleine terre. Ce sera alors cette zone de l’exploitation que vous destinerez
en priorité à recevoir les aires de culture en conteneurs.
Sur les zones que vous maintiendrez en cultures de plein champ, la
cartographie des sols que vous aurez faite vous amènera peut-être à modifier le parcellaire
existant, pour regrouper en une seule deux parcelles jusqu’alors séparées, ou au
contraire pour dissocier en deux zones distinctes une parcelle que vous jugerez trop
hétérogène.
3. Le maillage brise-vent
Ce « remembrement personnel » s’achèvera par la reconstitution du maillage
brise-vent, si besoin est, et par l’ouverture des chemins de desserte nécessaires.
Dans le cadre d’une démarche d’agriculture durable, le maillage brise-vent prend
une importance considérable, et il doit donc faire l’objet d’une attention
particulière. Les paragraphes ci-dessous apportent à ce sujet quelques éléments de
réflexion et quelques réponses aux questions qui se posent avant son implantation
(IDF, 1981 ; CTIFL, 2000).
3.1. Le rôle des brise-vent
Le rôle premier d’un brise-vent est d’améliorer la production agricole en jouant
sur le microclimat de la parcelle qu’il protège :
– en assurant une protection contre les effets mécaniques du vent : sous l’effet
mécanique du vent, les feuilles peuvent être déchirées, voire même arrachées
lorsque la vitesse du vent atteint 30 km/h. Ainsi, il a été mesuré en verger
qu’un vent de 6 à 8 m/s pouvait provoquer sur poirier une réduction de la
surface foliaire de près de 25 %, par lacération et arrachement de feuilles, ce
qui entraîne automatiquement une réduction sensible de la photosynthèse et
donc une baisse notable de la croissance des plants. Même sous un vent faible,
lorsque les feuilles frottent les unes contre les autres, leur épiderme est abrasé
ce qui réduit leur résistance à la transpiration et accroît la sensibilité de la
plante à la déshydratation ;
– en assurant une protection physiologique contre les effets du vent sur la
photosynthèse : l’exposition fréquente des végétaux au vent entraîne des
modifications morphologiques (réduction de la surface foliaire, réduction de la
longueur des tiges mais augmentation des diamètres) et physiologiques
(fermeture des stomates et donc réduction de la circulation de l’eau dans la plante)
préjudiciables à la photosynthèse, et donc in fine à la croissance de la plante ;
– : en permettant une meilleure efficacité de l’arrosage par aspersion d’une
part, le vent provoque l’évaporation directe d’une partie de l’eau d’irrigation
avant même qu’elle n’ait atteint le sol, et d’autre part il modifie le champ
d’action des asperseurs, provoquant ainsi une forte hétérogénéité de la répartition
de l’eau sur la surface arrosée.
Livre PdF Michelot Production… I_XXII et 001_394.indb 18 27/10/2010 18:15:47
© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délit

  • Accueil Accueil
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • BD BD
  • Documents Documents