La renaissance des campagnes en Corée du Sud
269 pages
Français

La renaissance des campagnes en Corée du Sud , livre ebook

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Description

La vie communautaire, dans les sociétés rurales coréennes, a longtemps été régie par des règles encourageant les paysans à s'entraider en cas de difficultés et à coopérer au cours des travaux aux champs. Le président Park Chung Hee lança le Saemaul Undong, au début des années 1970, afin de moderniser l'agriculture. Cette recherche retrace les antécédents historiques et traditionnels de l'agriculture coréenne et établit un bilan de la politique menée par Park Chung Hee avant de faire le lien avec la période contemporaine et une évaluation de l'avenir des campagnes de Corée du Sud.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2013
Nombre de lectures 69
EAN13 9782296514102
Langue Français
Poids de l'ouvrage 8 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

à s’entraider en cas de difficultés et à coopérer au cours des
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afin de moderniser l’agriculture, secteur distancé dans le
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1960-2012
LI Hong
La renaissance des campagnes en Corée du Sud 1960-2012
La renaissance des campagnes en Corée du Sud 1960-2012
Recherches Asiatiques Collection dirigée par Philippe Delalande Dernières parutions Marion FROMENTIN-LIBOUTHET,L’image du Laos au temps de la colonisation française (1861-1914),2012. Philippe GENDREAU,Pierre-Marie Gendreau, un missionnaire vendéen au Tonkin, 2012. Gérard Gilles EPAIN,Indo-Chine, Découverte, évangelisation, colonisation ; Une histoire coloniale oubliée,Tome I, 2012. Gérard Gilles EPAIN,Indo-Chine, La guerre ; Une histoire coloniale oubliée,Tome II, 2012. Thach TOAN,Les Khmers à l’ère de l’hindouisme (20-1336 apr. J.-C.), 2012. Linda AÏNOUCHE,Le don chez les Jaïns en Inde, 2012. Quang DANG VU,Histoire de la Chine antique, tomes 1 et 2,2011. TAKEHARA YAMADA Yumiko,Japon et Russie : histoire d’un conflit de frontière aux îles Kouriles, 2011. Guy BOIRON,La Grande Muraille de Chine. Histoire et évolution d’un symbole, 2011. Prince Mangkra SOUVANNAPHOUMA,Laos. Autopsie d'une monarchie assassinée, 2010 Marguerite GUYON DE CHEMILLY,Asie du Sud-Est. La décolonisation britannique et française, 2010. e e Joëlle WEEKS,Représentations européennes de l’Inde du XVII au XIX siècle, 2009 Hélène PORTIER,Les missionnaires catholiques en Inde au XIXe siècle, 2009. Denis HOCQUET,BHUTTO DU PAKISTAN,Vie et martyre d’un Combattant de la Liberté, 2009. Michel PENSEREAU,Le Japon entre ouverture et repli à travers l’histoire, 2009. Toan THACH,Histoire des Khmers ou l’odyssée du peuple cambodgien, 2009. Stéphane GUILLAUME,La question du Tibet en droit international, 2008. Yves LE JARIEL,Phan Boi Chau (1867-1940). Le nationalisme vietnamien avant Ho Chi Minh, 2008. NÂRÂYANA,Le Hitopadesha. Recueil de contes de l’Inde ancienne, 2008.
LI Hong La renaissance des campagnes en Corée du Sud 1960-2012
Cet ouvrage a bénéficié d’une bourse de recherche de l’université Inha pour sa publication. © L'HARMATTAN, 2012 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-336-00532-4 EAN : 9782336005324
Avant-propos Les chercheurs, les journalistes occidentaux et les autres observateurs semblent porter, à l’heure actuelle, un intérêt de plus en plus aigu au développement économique étonnant de la République de Corée. Cette curiosité est aisée à comprendre si l’on sait que cette croissance phénoménale et souvent qualifiée de « miraculeuse » se poursuit, encore aujourd’hui. Le pays a réussi, en un temps record, à bâtir une industrie compétitive au niveau mondial et ses produits, toujours plus sophistiqués, sont désormais parmi les plus recherchés sur les marchés internationaux. Ces résultats sont d’autant plus surprenants quand on connaît la situation de départ : un pays en ruines, ravagé par une guerre particulièrement dévastatrice. Certes, l’Allemagne fédérale et le Japon sont également parvenus à reconstruire, au point de figurer, maintenant, parmi les pays les plus prospères mais, disposant d’un considérable passé industriel, ils n’avaient eu, en fait, que leur économie à relever. La Corée, elle, au lendemain de sa libération du joug japonais, avait tout à faire. D’autant plus que ce pays a toujours souffert d’une véritable précarité des conditions physiques. Tout manque : l’espace pour l’essor de l’agriculture, les sources d’énergie et les matières premières industrielles. De plus, les trois quarts de son territoire sont occupés par des montagnes. La Corée ne pouvait donc compter que sur son peuple. Ce « miracle économique » compte un aspect original parce que moins spectaculaire et moins connu que sa croissance industrielle : l’essor de l’agriculture. Cette question n’est cependant pas à négliger, la République de Corée ayant été, jusque dans les années 1960, comme partout ailleurs dans le tiers monde, un pays essentiellement agricole avec, notamment, une population composée, aux deux tiers d’agriculteurs. On avait en tête, à cette époque, un vieux proverbe : « L’agriculture est la base d’une nation ». D’autre part, si les efforts accomplis au cours des deux 1 premiers plans quinquennaux entraînèrent des progrès spectaculaires de l’industrie, l’agriculture, négligée par le gouvernement, stagnait à un niveau d’archaïsme et de pauvreté à la 1 Le premier plan fut appliqué de 1962 à 1966 et le deuxième de 1967 à 1971.
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2 fin des années 1960. En particulier, les revenus des paysans ne connurent pas de hausse sensible contrairement à ceux des citadins qui augmentèrent régulièrement. Les pouvoirs publics comprirent alors qu’un effort sérieux devait être fourni dans le domaine agricole et mirent en place un mouvement national de développement communautaire appelé « Saemaul Undong » en 3 coréen. Lancé au début des années 1970, ce projet, basé sur les principes de diligence, d’effort personnel et de coopération, demanda la participation de tous les paysans et fut, en grande partie, financé par des subventions gouvernementales. Aujourd’hui, même si les jeunes générations et les visiteurs ne le savent pas toujours, le « Saemaul Undong » est très présent dans la vie quotidienne des Coréens, le mouvement se trouvant à la base de la vie sociale et associative des Coréens et veillant sur la sauvegarde de l’environnement du pays par le biais de campagnes d’information diverses parmi lesquelles on peut citer le « Green Korea ». Quel fut le passé agricole de la Corée ? Comment se présentait le « Saemaul Undong » ? Comment fut-il réalisé et par qui ? Quelle fut son évolution ? Quels furent les résultats économiques de ce programme de développement et quels en furent les effets sur la vie quotidienne des paysans ? Peut-on établir un état des lieux de l’agriculture coréenne plus de quarante ans après le lancement du Saemaul Undong ? Comment se présente l’avenir des campagnes e coréennes à l’aube du XXI siècle ? Nous tenterons de répondre à ces questions.
2 Au cours du deuxième plan, l’industrie connut une croissance annuelle moyenne de 10,5% mais l’agriculture ne progressa que de 2,5% par an. 3 Mouvement des Nouveaux Villages.
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Précisions sur la transcription du coréen Les noms propres et termes coréens ont été transcrits en lettres d’alphabet latin suivant le nouveau système de romanisation promulgué par le ministère de la Culture et du Tourisme de Corée du Sud en 2000. Cette méthode n’utilise que les 26 lettres de l’alphabet latin sans signes diacritiques, sauf un usage généralement optionnel du tiret. Les lecteurs remarqueront cependant quelques variantes entre les ouvrages consacrés à la Corée, de nombreux universitaires ayant appliqué le système, proposé en 1939 et officialisé en 1984, par les Américains George M. McCune et Edwin O. Reischauer. La révision du système de transcription du coréen s’expliquait par la nécessité d’adapter la langue coréenne au langage informatique, les signes diacritiques n’étant pas toujours saisis automatiquement et les caractères du jeu de base ASCII utilisé pour les noms de domaine sur Internet servant de référence. La romanisation révisée n’ayant pas été imposée officiellement pour les noms de personne, nous avons respecté, dans cet ouvrage, la transcription qu’elles utilisaient elles-mêmes. Pour donner un exemple, le nom de famille que l’on transcrit généralement « Lee » peut aussi s’écrire « Li », « Yi » ou « Rhee » alors qu’on devrait l’orthographier « I » suivant les règles de la nouvelle romanisation. Nous avons simplement supprimé les tirets reliant les deux caractères formant les prénoms de certains auteurs coréens pour éviter les confusions. Nous avons aussi respecté l’usage suivant lequel, en Corée, on indique d’abord le nom de famille avant le prénom, sauf dans le cas du président Syngman Rhee qui américanisa son nom à l’occasion d’un séjour de plusieurs années aux États-Unis. Les noms des auteurs cités dans cet ouvrage ont toutefois été répertoriés par noms de famille, suivant l’ordre de l’alphabet latin.
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