Le guide Paquin-Caron des oiseaux du Québec et des Maritimes
448 pages
Français

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Description

Le guide d’identification complet par excellence, celui dont la réputation n'est plus à faire.
Une nouvelle édition bonifiée : espèces supplémentaires, présentation pratique des familles, calendriers de présence.
Regroupant exclusivement les 334 espèces présentes au Québec et dans les Maritimes
Des illustrations fascinantes du peintre animalier Ghislain Caron présentant les plumages caractéristiques de chaque oiseau
Une fiche d’identification claire par espèce (plumages, vol, voix, habitat)
Une mine de renseignements complémentaires utiles (répartition, alimentation, nidification)
Les cartes de répartitions et les noms les plus à jour.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 27 avril 2017
Nombre de lectures 23
EAN13 9782897621766
Langue Français
Poids de l'ouvrage 40 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0050€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

DES
LE GUIDE
OISEAUX
PAQUIN • CARON
DU QUÉBEC ET DES MARITIMES
LE GUIDE
•PAQUIN CARON
LE GUIDEDES
•PAQUIN CARON
DESOISEAUX
DU QUÉBEC ET DES MARITIMES
Le guide d’identifi cation complet par excellence
Voici le guide de terrain idéal, dont la réputation n’est plus à faire.
Une nouvelle édition bonifi ée : espèces supplémentaires,
présentation pratique des familles, calendriers de présence
Regroupant exclusivement les 334 espèces présentes au Québec
et dans les Maritimes
Textes Des illustrations fascinantes du peintre animalier Ghislain Caron Jean Paquin
présentant les plumages caractéristiques de chaque oiseau
Illustrations
Une fi che d’identifi cation claire par espèce (plumages, vol, Ghislain Caron
voix, habitat)
Une mine de renseignements complémentaires utiles
(répartition, alimentation, nidifi cation)
Les cartes de répartition et les noms les plus à jour.
Reconnu pour ses publications dans le domaine de l’ornithologie,
Jean Paquin a été rédacteur en chef de la revue QuébecOiseaux
pendant de nombreuses années. L’auteur est aussi un conférencier
apprécié. Artiste de grand talent, Ghislain Caron peint la faune avec
une sensibilité et une intelligence remarquables. Il fi gure aujourd’hui
parmi les peintres animaliers de renom. Les œuvres qu’il a réalisées
pour cet ouvrage sont maintenant considérées comme des classiques.
ISBN 978-2-89435-521-3editionsmichelquintin.ca
9 782894 355213Textes
Jean Paquin
Illustrations
Ghislain Caron
avec la collaboration de
Claude ThiviergeLE GUIDE
•PAQUIN CARON
DES
OISEAUX
DU QUÉBEC ET DES MARITIMES
Textes
Jean Paquin
Illustrations
Ghislain Caron
avec la collaboration de
Claude ThiviergeCatalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec
et Bibliothèque et Archives Canada
Paquin, Jean, 1958-
Le guide Paquin-Caron des oiseaux du Québec et des Maritimes
(Guides nature Quintin)
Publ. antérieurement sous le titre : Oiseaux du Québec et des Maritimes. c1998.
Comprend des réf. bibliogr. et un index.
ISBN 978-2-89435-521-3 (br.)
ISBN 978-2-89435-524-4 (rel.)
1. Oiseaux - Québec (Province). 2. Oiseaux - Provinces maritimes. 3. Oiseaux -
Québec (Province) - Identifcation. 4. Oiseaux - Provinces maritimes - Identifcation.
I. Caron, Ghislain, 1965- . II. Thivierge, Claude. III. Paquin, Jean, 1958- . Oiseaux
du Québec et des Maritimes. IV. Titre. V. Collection: Guides nature Quintin.
QL685.5.Q8P36 2011 598.09714 C2011-940107-X
Édition : Johanne Ménard
re eRévision linguistique : Philippe Blain (1 éd.), Gaétan Duquette et Serge Gagné (2 éd.)
escientifque : Gaétan Duquette (2 éd.)
Conception graphique : Ruth Pelletier et Sandy Lampron
Mise en page : Sandy LampronÉdition : Johanne Ménard
Cartes de répartition : France Lacouture, Céline Fre orget et Sandy Lampron eRévision linguistique : Philippe Blain (1 éd.)
escientifque : Gaétan Duquette (2 éd.)
Conception graphique : Ruth P
Mise en page : Sandy Lampron
Gouvernement du Québec – Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres– Cartes de répartition : France Lacouture, Céline Forget et Sandy Lampron
Gestion SODEC
Les Éditions Michel Quintin bénéfcient du soutien fnancier de la SODEC et du
gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada pour leurs
activités d’édition.Gouv
Gestion SODECTous droits de traduction et d’adaptation réservés pour tous les pays. Toute
reproduction d’un extrait quelconque de ce livre, par procédé mécanique ou électro nique,
y compris la microreproduction, est stric tement interdite sans l’autorisation écrite de gouv
l’éditeur.activités d’édition.
Tys. Toute
reproISBN 978-2-89435-521-3 (reliure souple) nique,
ISBN 978-2-89435-524-4 (reliure cartonnée)
l’éditeur.Dépôt légal – Bibliothèque nationale du Québec, 2011
– Bibliothèque nationale du Canada, 2011
ISBN 978-2-89435-521-3 (reliure souple) Copyright 2011 ©Éditions Michel Quintin
ISBN 978-2-89762-176-6 (PDF)
C.P. 340
Waterloo (Québec) Copyright 2011 ©
Canada J0E 2N0
Tél. : 450-539-3774
Téléc. : 450-539-4905
Éditions Michel Quintin
editionsmichelquintin.caMontréal (Québec) Canada
11-WK-1
info@editionsmichelquintin.caImprimé en ChineÀ ma famille et à Nicole,
en souvenir de beaux moments
passés à découvrir les oiseaux.
Jean Paquin
À Noémie…
Ghislain CaronRemerciements
Je désire remercier tout particulièrement les personnes
suivantes qui, par leur travail, leur soutien ou leurs
commentaires, ont apporté une précieuse collaboration à la
préparation des différentes éditions de cet ouvrage :
Yves Aubry, Philippe Blain, David Christie, André Cyr,
Normand David, Gaétan Duquette, Michel Gosselin,
Luc Goulet, Daniel Jauvin, Sandy Lampron,
Nicole Landry, Jacques Larivée, Roger LeBlanc,
Frèdelin Leroux, Louise Leroux, Johanne Ménard,
Maude Ménard-Dunn, Michel Quintin et Michel Robert.
Mes plus sincères remerciements s’adressent également
à Ghislain Caron et à Claude Thivierge qui ont mis si
brillamment leur talent à contribution afn d’illustrer les oi -
seaux présentés dans ce guide d’identifcation, ainsi qu’aux
nombreuses autres personnes grâce auxquelles la
publication de ce guide a été rendue possible.
Je tiens aussi à souligner chaleureusement l’apport des
centaines de personnes qui contribuent à l’avancement des
connaissances sur les oiseaux du Québec et des Maritimes ,
que ce soit en remplissant des feuillets d’observation,
en soumettant leurs observations à différentes revues ou
en participant à des programmes faisant appel aux
amateurs d’oiseaux. Je pense notamment à tous ceux qui
sillonnent leur région pour participer aux projets d’atlas
d’oiseaux nicheurs et au recensement des oiseaux de Noël,
récoltant des données particulièrement précieu ses dans
l’élaboration d’un ouvrage comme celui-ci.
6Table des matières
Mot de l’éditeur ..........................................................................9
Introduction ...............................................................................11
Identifcation 101 .............................................................. 13
Comment utiliser ce guide ................................................22
Première partie
IDENTIFICATION DES OISEAUX .................................................30
Liste des oiseaux par planche ............................................32
Deuxième partie
POUR EN SAVOIR PLUS ...........................................................254
Liste des oiseaux par famille ...........................................256
Références utiles .....................................................................428
Clubs et sociétés d’ornithologie
au Québec et dans les Maritimes ...........................................431
Crédits pour les illustrations ..................................................433
Index ........................................................................................434Mot de l’éditeur
Au fond du sac à dos
Livre phare de notre catalogue, devenu au fl des ans un incontournable
du paysage ornithologique de nos régions, l’ouvrage que vous tenez dans
vos mains vous ouvrira les portes d’un univers aux couleurs azurées,
fascinant et complexe. Comme s’ils avaient vécu perchés à l’affût dans
un vieil arbre à l’orée du bois ou été compagnons d’aventure d’un grand
voilier d’oies, Jean Paquin et Ghislain Caron ont uni leurs efforts et leur
talent pendant plus de trois ans pour servir de guides à tous ceux qui
veulent découvrir la faune ailée. La vision qu’ils nous offrent de ce monde
captivant est à la fois pratique, agréable à l’œil et visuellement précise.
Rédacteur en chef de la revue QuébecOiseaux pendant de nombreuses
années et auteur de plusieurs ouvrages appréciés sur l’ornithologie, Jean
Paquin connaît son sujet. Autant en conférence qu’à l’écrit, il sait faire
partager sa passion. Peintre animalier de renom, Ghislain Caron apporte
à ce guide toute sa saveur et sa couleur. Reproduisant avec grande minutie
chaque oiseau dans ses plus beaux atours, s’intéressant à ses différents
plumages, mais aussi souvent à l’environnement où l’on peut le découvrir,
l’artiste déploie ici tout son talent avec intelligence et sensibilité.
Dans sa version actuelle, le Guide Paquin-Caron offre plusieurs ajouts
importants sous la plume de Jean Paquin : un nombre accru d’espèces (les
oiseaux vivent eux aussi les changements climatiques), des textes plus
éla borés et des présentations éclairantes sur différents groupes d’oiseaux.
Soulignons aussi l’apport artistique de Claude Thivierge, illustrateur
chevronné, qui s’est joint à l’équipe pour compléter la galerie de portraits.
On peut imaginer facilement le nombre important de collaborateurs
der rière le Guide Paquin-Caron des oiseaux du Québec et des Maritimes, un
livre de fond qui se bonife avec l’âge. Saluons leur précieux concours et
gageons qu’ils seront tous très fers de vous accompagner, au fond du sac
à dos, au détour du sentier.
Michel Quintin10Introduction
ien de plus simple que de partir à la découverte des oiseaux. Des R jumelles, un guide d’identifcation et les sens aux aguets, voilà tout
ce qu’il faut pour profter de ce loisir facilement accessible. Une telle
souplesse contribue d’ailleurs grandement à la popularité sans cesse
croissante de cette activité pratiquée par des millions de personnes en
Amérique du Nord.
D’autant plus que les oiseaux sont partout. Au détour d’un sentier en
forêt, dans un marais, sur une plage sablonneuse ou même tout près
de la maison, une faune ailée fascinante nous attend en toutes saisons.
Mais encore faut-il être sensibilisé à sa présence.
Rien de tel que de marcher dans un parc et d’ouvrir les yeux et les oreilles
pour apprécier la diversité des oiseaux qui égaient les environs. Lors
de la migration printanière par exemple, nombreuses sont les espèces
qui participent au concert matinal, parulines, bruants et moucherolles
faisant souvent une halte avant de reprendre leur route pour se diriger
vers la forêt ou plus au nord.
Les migrations printanière et automnale constituent également des
moments magiques et privilégiés pour observer les grandes bandes
d’oiseaux en déplacement, alors qu’elles donnent l’impression d’env ahir
littéralement un site : des milliers d’Oies des neiges sur un lac, des
centaines de canards barboteurs dans les champs inondés en bordure du
feuve ou encore des milliers de Bécasseaux semipalmés en vol au-dessus
d’une grande vasière découverte à marée basse offrent un spectacle à
couper le souffe.
De beaux moments sont aussi à prévoir en été, alors qu’il est possible
d’assister aux nombreuses activités reliées à la nidifcation, ou en hiver
lorsque des visiteurs venus du Nord se mêlent parfois aux clients qui
s’alimentent aux mangeoires près de la maison.
Que ce soit dans notre voisinage immédiat, dans notre région ou aux
quatre coins du Québec et des Maritimes, l’observation des oiseaux
nous amène souvent à prendre conscience d’autres dimensions qui nous
avaient échappé jusqu’alors. On devient plus sensible à l’environnement,
au passage des saisons et à bien d’autres phénomènes naturels qui
ponctuent l’année. Petit à petit, on élargit ses horizons, on s’éveille à
toute cette diversité qui nous entoure et, par le fait même, on en vient
« naturellement » à vouloir protéger ces milieux, souvent fragiles, dans
lesquels évoluent ces chers oiseaux qui reçoivent tant d’attention.
11Bernaches
du Canada
Le guide d’identifcation, compagnon essentiel
Bien qu’on puisse se contenter simplement de regarder les oiseaux sans
chercher à connaître leurs noms, on va tôt ou tard éprouver le désir
d’iden tifer ce grand oiseau blanc qui vole dans le ciel d’été ou ce petit
volatile aux couleurs chatoyantes qui nous charme par son
chant. Un guide d’iden tifcation bien conçu se révèle alors
incontournable. Pour bien des gens, c’est le début d’une belle
aventure dans le monde de l’ornithologie.
Le guide que vous avez en main deviendra vite un com pa-
gnon indis pensable qui vous per mettra d’identifer 334
espèces d’oiseaux ob ser vables au Québec et dans
les Maritimes. Contrairement à d’autres guides
d’identifcation (souvent traduits de l’amé
ricain) qui couvrent toute l’Amérique du Nord
ou, à tout le moins, la moitié du continent,
Aigrette
celui-ci a été préparé dans la seule perspective
neigeuse
du Québec et des Maritimes, ce qui présente
plusieurs avantages : un champ de recherche
réduit quant aux possibilités d’espèces, une description plus précise des aires
de répartition et une caractérisation plus fne des habitats.
Familiarisez-vous avec la structure de l’ouvrage, pour pouvoir le consulter
effcacement lorsque viendra le moment de reconnaître un oiseau. D’au -
tant plus que, dans bien des cas, celui-ci disparaîtra
rapide ment de notre vue. Retenez surtout qu’il faut noter le
maximum de détails (silhouette, bec, pattes, ailes, etc.)
le plus rapidement possible avant de consulter le guide.
Apprendre à bien observer et à utiliser votre guide
de terrain effcacement fait souvent toute la
différence lorsque vient le temps d’identifer
correctement les espèces. Un carnet de notes
à portée de main pour inscrire des détails
intéressants ou faire des croquis peut aussi aiguiser
votre sens de l’observation. Paruline famboyante m
12Identifcation 101
Un petit air de famille
Les oiseaux, comme toutes les espèces vivantes,
sont regroupés en fa mil les. Déterminer à quelle
famille appartient une espèce est souvent le
premier pas pour arriver à l’identifer. Dans un tel
contexte, il est im por tant d’apprendre à re
conBruant à gorge blanchenaître les principales caractéristiques de chaque
groupe.
S’agit-il d’un bruant, d’un canard ou d’un oi seau
de proie ? Voilà la première question à vous poser. À
la longue, vous en viendrez à ce qu’un mot comme
« moucherolle » fasse jaillir immédiatement une
image dans votre tête, comme le font les mots
Canard branchu « canard » et « pigeon » chez tous, qu’on s’intéresse m
aux oiseaux ou non.
En restreignant les possibilités aux membres
d’une famille en particulier, vous éliminerez du
même coup bon nombre de candidats. On
cherche donc le petit air de famille qui permettra
d’aller de l’avant. L’oiseau se nourrit-il sur l’eau ?
Plonge-t-il souvent pour pêcher ? Déjà, le choix
se précise parmi les oiseaux aquatiques.
Moucherolle phébiL’allure générale
La silhouette
La silhouette d’un oiseau constitue souvent
un élément clé de son identifcation et donne
un bon indice de son appartenance à une
famille particulière. En effet, chez bon nombre
d’espèces, l’allure générale ne change pas,
contrairement par exemple à la couleur du plumage
qui, elle, peut varier d’une saison à l’autre ou
selon le sexe ou l’âge de l’oiseau.
13Pluvier siffeur
en été
Observez bien. S’agit-il d’un grand échassier qui
pêche tout en marchant en eau peu profonde...
un héron peut-être ? Ou est-il beaucoup plus petit
et se nourrit-il en courant dans la boue comme le
font les merles sur la pelouse... un pluvier alors ?
Ou a-t-il plutôt un long bec et s’alimente-t-il en
fouillant dans la vase... comme un bécassin ?
Dans un arbre, un oiseau voltige d’une branche
à l’autre à la recherche d’insectes ou arpente les
troncs. S’agit-il d’un oiseau au bec fort et pointu, Grand Héron
comme celui des pics ? Ou d’un petit oiseau au
bec fn et efflé, comme celui des parulines ?
La taille
L’oiseau est-il petit comme un moineau ou gros
comme une corneille ? Voilà une question de base
qui vous aidera plus qu’il n’y paraît à trouver
l’identité spécifque d’un oiseau, d’abord pour
déterminer sa famille, ensuite pour distinguer
des espèces d’une même famille – un Faucon
émerillon d’un F aucon pèlerin,
ou une femelle Sarcelle d’hiver
d’une femelle Canard colvert,
par exemple.
Sarcelle d’hiver f  (à gauche)
et Canard colvert (en bas) f
avec canetons
14Grand Chevalier (à gauche)
et Petit Chevalier (à droite)
en plumage d’été
Par contre, la taille est parfois diffcile à évaluer avec précision sur le
terrain, particulièrement lorsque l’oiseau est loin. Ce critère est donc
utile surtout lorsqu’il est possible de faire des comparaisons directes,
comme c’est le cas pour ces Petit et Grand Chevaliers observés l’un près
de l’autre aux abords du marais.
Des caractéristiques particulières
Une fois trouvée la famille à laquelle appartient l’oiseau, passons à
l’identifcation de l’espèce . Si la famille des colibris ne compte qu’un
délégué dans nos régions, ce qui facilite drôlement la tâche, il en va tout
autrement des bruants et des parulines par exemple, deux familles bien
représentées dans notre coin de pays. En effet, pas moins de 30 espèces
de parulines et une vingtaine de bruants fréquentent régulièrement le
Québec et les Maritimes, ce qui augmente de beaucoup la diffculté.
La tête
La forme de la tête donne souvent une très bonne idée de l’identité de
l’espèce observée, dans certains cas même à grande distance. En effet, il
y a de fortes chances que le gros oiseau blanc à tête ronde, sur la glace
au loin, soit un Harfang des neiges. Plus près, une observation attentive
de certains critères permet d’identifer une espèce comme le Bruant
à couronne blanche, élégant petit oiseau brun à la tête reconnaissable
entre toutes grâce à ses rayures noires et blanches ; on pourrait croire qu’il
porte un casque de vélo !
Bruant à couronne blanche Harfang des neiges
15Autour des palombes Bécasseau variable Paruline à couronne rousse
Le bec
Les différentes formes de bec illustrent bien les diverses habitudes alimen -
taires des oiseaux et aident à les identifer . Le héron utilise son long bec
pointu pour attraper des poissons ; l’autour déchiquette ses proies à l’aide
de son bec crochu ; le bec-croisé ouvre aisément les cônes de conifères
grâce à son bec à mandibules croisées ; le bécasseau fouille la vase avec son
long bec ; la paruline capture des insectes a vec son bec fn et efflé...
Les pattes
Les pattes diffèrent selon les habitudes alimen taires des oiseaux et leurs
déplacements. Les hérons se serv ent de leurs longues pattes pour marcher
dans l’eau à la recherche de proies, alors que les pics ont des pattes bien
adaptées à l’ascension des troncs. Les hiboux saisissent leurs proies à l’aide
de leurs serres acérées, tout comme les pattes des faucons leur permettent
d’attraper des oiseaux en vol. Dans certains cas, comme chez les lagopèdes,
les pattes sont même emplumées en hiver.
Chez les oiseaux aquatiques, les pattes palmées permettent de se déplacer
aisément dans l’eau ; dans certains cas, la position des pattes, com me
chez les plongeons et les grèbes, est par ticu lièrement bien adaptée à la
nage sous l’eau, mais beaucoup moins à la vie terrestre.
Aigle royal Grand Pic
Lagopède des saules Harle huppé
16Canard colvert Viréo à tête bleue Carouge à épaulettes m m
Les ailes
L’observation de certains critères relatifs aux ailes aidera à poser un dia -
gnostic, même chez l’oiseau posé. D’abord la forme. Les ailes sont-elles
longues ? Dépassent-elles l’extrémité de la queue ? Ensuite les couleurs.
De quelle couleur est le miroir de ce canard barboteur ? Y a-t-il une ou
plusieurs bandes sur les ailes de cet oiseau perché ? L’épaulette est-elle
d’une couleur particulière ?
La queue
La forme et la longueur de la queue peuvent elles
aussi fournir des indices quant à l’identité d’un
oiseau. On n’a qu’à penser aux rémiges externes
blanches sur la queue du Junco ardoisé ou à la
Junco ardoisé bande terminale jaune du Jaseur d’Amérique
pour s’en convaincre.
Des plumages
pour tous les goûts
Certaines caractéristiques du plumage des oiseaux
aident à départager les uns des autres au sein d’une
même famille. Il se révèle alors plus utile de repérer
ce ou ces critères bien précis, uniques à l’espèce en
Jaseur d’Amérique question, plutôt que de porter attention au plumage
dans son ensemble.
On peut aussi noter de nombreuses variations de plumage pour une
même espèce. Chez plusieurs, non seulement mâle et femelle diffèrent,
mais l’immature a aussi sa livrée caractéristique.
Pygargues à tête blanche adulte
(à gauche) et immature (à droite)
17Goélands argentés adulte
en plumage d’été (à gauche)
et juvénile (à droite)
C’est le cas du Pygargue à tête blanche, chez qui le plumage adulte n’est
acquis qu’après plusieurs années, au cours desquelles les immatures por tent
des habits fort variables. Chez d’autres espè ces, notamment les goélands
et les mouettes, les oiseaux passent par toute une succession de plumages
er er edifférents nommés selon leur âge : ju vénile, 1 hiver, 1 été, 2 hiver, et ainsi
de suite jusqu’au plumage adulte, lequel comporte souvent deux variantes,
soit l’été et l’hiver. Bref, ce n’est pas la variété qui
manque chez certains, ce qui rend bien
s o u v e n t l e u r iden tifcation diffcile .
La mue
Sans compter que, dans bien des
cas, la mue vient compliquer les
choses. Chez plusieurs espèces, une

mue com plète s’opère une fois la sai son
Chardonnerets jaunes
de re pro duction terminée . Les oi seaux ac quiè rent en été (à gauche), f
en été (au centre) m alors un plumage qu’ils vont conserver jusqu’à
et hiver (à droite)m la fn de l’hiver. Le printemps venu, ils subiront
une nouvelle mue, partielle dans ce cas-ci, afn
d’acquérir un plumage qu’ils vont conserver
durant la saison de nidifcation. Ainsi, l’oiseau re vêt
ses plus beaux atours pour la période des amours.
Chez les canards barboteurs, le mâle perd son
plumage nuptial coloré après l’accouplement ;
il acquiert un plumage d’éclipse et ressemble
alors à la femelle pendant quelques semaines.
Chez d’autres, le processus est différent, comme
chez les limicoles, dont la mue s’amorce parfois
avant le départ des sites de nidifcation situés
dans l’Arctique. Dans nos régions, il n’est donc
pas rare de voir des Pluviers argentés aux
pluBécasseaux variables en mages variés, le dessous du corps plus ou moins
plumage d’été (en haut)
maculé de noir, comme c’est aussi le cas chez le
et en mue (en bas)
Bécasseau variable.
18Bref, chez beaucoup d’oiseaux, tout n’est pas
aussi statique qu’on pourrait le croire. En fait,
les variantes de plumage sont nombreuses, mais
l’œil ex périmenté saura reconnaître les caracté
ristiques propres à chaque espèce.
Goéland argentéLe vol
S’envoler dans un fracas d’ailes comme la géli -
notte à l’approche d’un dan ger, butiner de feur
en feur comme le colibri, ou encore fon dre
sur sa proie comme un harfang, voilà autant
d’exemples de la diversité du vol chez les oiseaux.
Certaines espèces, comme les goélands, volent
avec beaucoup d’élégance, alors que l’exercice
paraît beaucoup plus laborieux pour d’autres,
comme les Alcidés, qui ont tant de mal à
s’envoler, battant des ailes avec frénésie.
Plusieurs oiseaux sont plus souvent observés en
vol que posés. Il n’y a qu’à penser aux puffns qui
Urubu à tête rougeplanent au-dessus de la mer ou encore aux oiseaux
de proie en chasse ou en migration, planant dans
le ciel à la recherche de nourriture ou se dirigeant
vers la prochaine colonne ascen dante d’air chaud
qui leur permettra de prendre de l’altitude avant
de planer vers la suivante. Bien connaître les
caractéristiques de ces oi seaux lorsqu’ils volent
peut s’avérer fort utile pour les identifer. Certains
traits de plumage bien visibles sur les ailes ou
la silhouette de l’oiseau peu vent aider à le recon -
naître. On départage d’ailleurs bien souvent les
oiseaux de proie par leurs silhouettes. Les ailes Puffn des Anglais
sont-elles rondes comme chez les buses ou
pointues comme chez les faucons ?
Petite Buse (à gauche) et
Faucon pèlerin (à droite)
19Buse à queue rousse : immature planant
les ailes déployées (à gauche) et adulte, les
ailes repliées sous l'effet du vent (à droite)
Toutefois, différents facteurs, notamment la
force et la direction du vent, peuvent modifer la
façon dont un oiseau déploie ses ailes en vol,
infuençant grandement sa silhouette. Il faut donc
porter attention à des éléments supplémentaires
pour une identifcation plus sûre.
Au-delà de la silhouette, la façon de voler four nit
aussi des indices précieux sur l’identité de l’oiseau
observé. S’appuie-t-il sur ses ailes comme le fait
la sterne qui vole en « bondissant » au-dessus du
marais ? Bat-il des ailes avec vigueur comme le
martinet qui chasse les insectes au-dessus de
la ville ? Vole-t-il sur place comme le
MartinBuse pattue pêcheur d’Amérique ou la Buse pattue, attendant
volant sur place
de fondre sur sa proie ?
Même si, de prime abord, l’identifcation d’un
oiseau en vol peut s’avérer plus diffcile, l’ex pé-
rience permettra de bien connaître les différentes
caractéristiques relatives à chaque groupe ou
à chaque espèce et d’avoir une bonne idée de
l’identité d’un oiseau qui v ole au loin.
La voix
La voix joue bien sûr un rôle déterminant dans
l’identifcation de plusieurs espèces d’oiseaux.
Non seulement permet-elle de repérer un oiseau
sur le terrain mais, pour certaines espèces, il
s’agit souvent du principal critère servant à les
départager a vec certitude. Il sufft de penser au
Mou cherolle des aulnes et au Moucherolle des
Moucherolle des aulnes
saules, deux espè ces pratiquement identiques, (en haut) et Moucherolle
des saules (en bas) dont le chant est toutefois très différent.
20Par ailleurs, les oiseaux chantent surtout pendant
la saison de reproduction. Pour les mâles, il s’agit
du moyen idéal de proclamer leur prise de
possession d’un territoire ou d’attirer une femelle.
Dans certains cas, il s’agit de véritables échanges
entre les membres d’un même couple, comme
chez le Cardinal rouge, où mâle et femelle
chantent parfois en duo.
Certains oiseaux, notamment dans l’ordre des
P as sé riformes , sont de véritables vir tuo ses : gri -
ves et bruants, entre autres, ont des chants
souvent très élaborés, qui présentent certaines
variantes au sein d’une même espèce, voire des Troglodyte des forêts
dialectes propres à une région. Le chant
correspond tout de même à une structure et à une
musicalité propres à l’espèce. La structure est-elle
complexe comme le chant du Troglodyte des
forêts ? Ou y a-t-il des notes d’introduction nettes
et détachées comme chez le Bruant chanteur ?
Musicale ment, le chant est-il siffé et doux, tel
celui de la Mésange à tête noire ? Ou
a-til un côté nasillard, comme chez
la Sittelle à poitrine rousse ?
S’agit-il d’un trille monocorde
comme celui du Bruant
familier ? Ou est-il mélodieux
comme celui du Bruant à gorge
blanche ?
Bruant familier
Tous les oiseaux ne sont pas aussi
doués pour les vocalises. Il sufft d’en tendre
le son ressemblant à celui d’une scie mécanique émis par le Macareux
moine pour s’en convaincre. D’autres espèces créent pour leur part des
atmosphères magiques, comme le Plongeon huard, qui donne souvent
l’impression qu’un esprit mystérieux hante un lac nordique par une belle
nuit estivale.
Plongeon huard
21Comment utiliser ce guide
334 espèces à découvrir
Ce guide d’identifcation présente toutes les
espèces observées régulièrement au Québec et dans
les Maritimes. En fait, les 334 espèces traitées dans
cet ouvrage sont vues pratiquement tous les ans
sur le territoire couvert. Soit elles y vivent toute
l’année, soit elles y nichent, soit elles y passent
en migration ou y séjournent à un moment de
l’année.Cardinal rouge m
La Mésange à tête noire ou le Cardinal rouge, par
exemple, vivent dans nos régions toute l’année,
alors que les parulines n’y viennent que pour
nicher et nous quittent à la fn de l’été. Pour leur
part, de nombreux limicoles ne font que passer
et n’effectuent que de brèves escales au cours de
la longue migration qui les mène de l’Arctique à
l’Amérique du Sud. D’autres oiseaux, tels que le
Harfang des neiges, sont observés seulement en
Paruline à gorge orangée m hiver dans les régions habitées du sud du pays
ou passent l’été au large des provinces maritimes,
comme le font les puffns.
En réduisant les régions couvertes au Québec
et aux Maritimes (Nouveau-Brunswick,
NouvelleÉcosse et Île-du-Prince-Édouard), ce guide offre
une information bien ciblée, tant par le nom bre
d’espèces traitées que par le contenu des textes
d’identifcation, adaptés au contexte d’observation.
Puffn majeur
22La nomenclature
Les espèces décrites dans ce guide sont désignées selon leurs noms
fran çais, anglais et latin. Il s’agit des noms préconisés par l’American
Orni thologists’ Union (AOU) dans la Checklist of North American Birds
e(7 édi tion) et les sup pléments parus depuis la publication de cette liste.
L’organisation du guide
L’ouvrage est divisé en deux parties bien distinctes. Tandis que la
première constitue un véritable guide de terrain, la seconde donne des
renseignements complémentaires fort utiles sur chaque espèce.
Partie 1 : Identification des oiseaux
L’ordre de présentation
Dans le but de faciliter la recherche, cette partie du guide est divisée en
sections pratiques avec onglets suivant des catégories d’espèces apparen -
tées ou semblables.
Depuis de très nombreuses années, les scientifques étudient l’évolution
des oiseaux, en tentant de les regrouper selon leur degré de parenté.
Tout un système ressemblant quelque peu à un arbre généalogique a été
élaboré afn de classifer les nombreuses espèces.
Les familles d’oiseaux constituent la base de la classifcation dans cet ou -
vrage. Dans certains cas cependant, on a regroupé dans cette partie du
guide des espèces non apparentées, mais qui partagent des traits
morphologiques communs ou un même habitat. Bref des espèces qui ont un
air de famille.
De courtes introductions relatives à différents groupes ou familles
d’espè ces mettent en évidence des traits communs qui peuvent aider à l’iden -
tifcation ou des ca rac téristiques
par ticulières dé par tageant les
espèces du groupe .
Chaque espèce fait l’objet d’une
fche d’identifcation et est
illustrée dans son ou ses plumages
caractéristiques.
23Les fches d’identifcation
Taille, envergure et poids
La taille indiquée est la longueur de l’oiseau mesurée sur des spécimens
étendus sur le dos, du bout du bec jusqu’à l’extrémité de la queue.
L’envergure est la distance séparant les deux ex tré mités des ailes ouv ertes
lorsque l’oiseau est en vol. Le poids est également précisé. (Le numéro
de page entre crochets réfère à la fche complémentaire sur l’oiseau en
deuxième partie.)
Description de l’oiseau
Un texte succinct et précis met l’accent sur les principales caractéristiques
qui aident à distinguer l’espèce. On décrit les différents plumages en
insistant d’abord sur celui que présente généralement l’oiseau dans nos
régions puis, selon le cas, les plumages distinctifs du mâle et de la femelle
(chez les canards barboteurs, par exemple) ou de l’adulte par rapport à
l’immature (chez les goélands ou les oiseaux de proie) ou encore entre le
plumage d’été et le plumage d’hiver (chez plusieurs limicoles).
En vol
Une rubrique est réservée aux caractéristiques à observer en vol, lorsque
cela peut s’avérer utile pour identifer une espèce. C’est le cas, par
exemple, de certains oiseaux de proie, plus souvent observés dans le ciel que
posés.
Voix
Les chants et les cris sont rendus par des onomatopées afn d’en faciliter
l’apprentissage. L’expérience sur le terrain et l’écoute d’enregistrements
sonores permettra d’acquérir une bonne maîtrise de l’identifcation des
oiseaux par leur voix.
Habitat
L’habitat constitue souvent un critère fondamental d’identifcation. La
fche d’identifcation décrit l’habitat de l’espèce lorsqu’elle se trouve dans
nos régions, que ce soit en période de nidifcation, en migration, en hiver
ou à l’année.
24Carte de répartition
aire de nidifcation
aire d’hivernage
présence toute l’année
La carte illustre les aires de nidifcation et
d’hivernage de l’espèce ainsi que les zones
de présence toute l’année, le cas échéant.
Le territoire couvert par la carte déborde le territoire du Québec et
des Maritimes, permettant de suivre l’espèce à Terre-Neuve, dans l’est
de l’Ontario, en Nouvelle-Angleterre et dans d’autres États américains
limitrophes. Quelques espè ces qui ni chent ou hivernent à l’extérieur des
régions couvertes ne font pas l’objet d’une carte.
Il est important de comprendre que la
répartition des oiseaux est beau coup plus
mouvante et imprécise que ne l’illustre
une telle carte. En effet, l’abondance
d’une espèce varie grandement dans son
aire, en particulier aux limites de
celleci, où l’oiseau est souvent beaucoup
plus rare.
Les planches d’illustrations
Face aux fches d’identifcation, des
plan ches d’il lus trations présentent les
principaux plu mages de chaque oiseau.
L’organisation de la planche aide
l’utilisateur à différencier les espèces, par
leur plu mage et leur silhouette, mais
aussi parfois par leur habitat.
Partie 2 : Pour en savoir plus
L’ornithologie ne consiste pas uniquement à identifer les oiseaux. Les
mœurs de l’avifaune sont fascinantes et, bien vite, on veut en savoir plus.
Dans quel habitat exactement ou dans quelle région une espèce niche-t-elle ?
Dans quel environnement construit-elle son nid ? Que mange-t-elle ? La
deuxième partie du guide répond à ces questions et à bien d’autres.
L’ordre de présentation
Dans cette partie, les espèces sont présentées dans l’ordre systématique
par famille tel que défni par l’American Ornithologists’ Union (AOU),
25c’est-à-dire un ordre assez conforme à ce que l’on sait de l’évolution
des oiseaux. Toutefois, cette classifcation évolue constamment au fl
des recherches, tant et si bien qu’on doit parfois changer certains noms
d’oiseaux afn de mieux reféter leur parenté et même, dans certains cas,
changer des oiseaux de famille ou en créer de nouvelles.
Les fches complémentaires
Présence et répartition
Cette rubrique précise l’information fournie par les cartes de répartition
de la première partie, en indiquant la présence de l’espèce dans les div
erses régions du Québec et des Maritimes au cours de l’année. Elle donne
également des détails sur l’abondance et la fréquence des espèces sur le
territoire du guide et indique succinctement les aires de répartition hors
du territoire lorsque l’oiseau est absent de nos régions.
Alimentation
On décrit ici le menu de l’oiseau, en indiquant les changements de régime
alimentaire au fl des saisons, et le mode particulier d’alimentation de
certaines espèces.
Nidifcation
Cette rubrique précise d’abord l’habitat de l’espèce pendant la saison de
nidifcation. D’autres renseignements utiles s’ajoutent : de quoi le nid est
fait, où il se trouve, quel parent le construit, combien d’œufs il contient,
combien de temps dure la couvaison et l’élevage des petits.
26Calendrier de présence
Le calendrier, élaboré selon les données disponibles pour les régions
habitées du sud du Québec et des Maritimes (à adapter quelque peu pour
les secteurs plus nordiques), donne en un clin d’œil un aperçu de la
présence annuelle de l’espèce dans nos régions, en indiquant la période de
nidifcation.
aucune présence présence régulière
présence exceptionnelle période de nidifcation
présence irrégulière
Pictogrammes
Le cas échéant, des pictogrammes indiquent si l’espèce peut être observée
aux mangeoires ou si les nichoirs peuvent lui être utiles.
mangeoire nichoir
Silhouette / guide
La silhouette de l’oiseau, qui fournit des indications souvent
précieuses pour l’identifcation, est comparée au format du guide, ce
qui permet une évaluation visuelle rapide de la taille de l’oiseau.
Parulines du Canada (à gauche) et (à droite)m 
27
  fMorphologie de l’oiseau
Maxille
Huppe
Moustache Mandibule
Raie latérale
Raie médiane
Sourcil
Bandeau
Joue
Tache auriculaire
(Oreille)
Dessous de l’aile
Bord d’attaque
Poignet
Couvertures sous-alaires
Axillaires
Rémiges secondaires Rémiges primaires
Dessus de l’aile
Poignet
Alula
Scapulaires
Couvertures sus-alaires
Bord de fuite
Miroir
Rémiges tertiaires
Rémiges secondaires Rémiges primaires
2829
Calotte
Cercle oculaire
Nuque
Front
Couvertures
Lore
Dos
sus-caudales
Rectrices
Croupion Culmen
Menton
Couvertures
Gorge
sous-caudales
Rémiges
Scapulaires
tertiaires
Poitrine
Poignet
Rémiges
(« Épaule »)
primaires
Rémiges
Flanc
secondaires
Bandes alaires
Tarse
Côté
VentrePremière partie
IDENTIFICATION
DES OISEAUXListe des oiseaux par planche
CYGNES, OIES ET BERNACHES CANARDS PLONGEURS
Cygnes et oies blanches 40 Macreuses et arlequin 58
Cygne siffeur 40, 266 Macreuse à bec jaune 58, 276
Cygne tuberculé 40, 265 Macreuse brune 58, 276
Oie des neiges Macreuse à front blanc 58, 275
(forme blanche) 40, 262 Arlequin plongeur 58, 275
Oie de Ross 40, 263 Eiders et harelde 60
Oies foncées 42 Eider à duvet 60, 274
Oie des neiges Eider à tête grise 60, 274
(forme sombre) 42, 262 Harelde kakawi 60, 277
Oie rieuse 42, 262
Fuligules 62
Bernache nonnette 42, 264
Fuligule à dos blanc 62, 271
Bernaches 44 Fuligule à tête rouge 62, 272
Bernache du Canada 44, 265 Fuligule à collier 62, 272
Bernache de Hutchins 44, 264 Fuligule milouinan 62, 273
Bernache cravant 44, 263 Petit Fuligule 62, 273
Harles 64CANARDS BARBOTEURS
Grand Harle 64, 279
Canards barboteurs
Harle huppé 64, 280mâles 1 48
Harle couronné 64, 279 Canard noir 48, 268
Canard chipeau 48, 267 Garrots et érismature 66
Canard pilet 48, 270 Garrot à oeil d’or 66, 278
Canard colvert 48, 269 Garrot d’Islande 66, 278
Canard souchet 48, 270 Petit Garrot 66, 277
Érismature rousse 66, 280Canards barboteurs
mâles 2 50
OISEAUX CÔTIERS Sarcelle d’hiver 50, 271
Sarcelle à ailes bleues 50, 269 Plongeons 70
Canard d’Amérique 50, 268 Plongeon huard 70, 286
Canard siffeur 50, 267 Plongeon catmarin 70, 285
Canard branchu 50, 266 Plongeon du Pacifque 70, 285
Canards barboteurs :
Cormorans 72femelles 1 52
Cormoran à aigrettes 72, 292 Canard noir 52, 268
Grand Cormoran 72, 292
Canard chipeau 52, 267
Canard pilet 52, 270 Grèbes 74
Canard colvert 52, 269 Grèbe esclavon 74, 287
Canard souchet 52, 270 Grèbe jougris 74, 287
Grèbe à bec bigarré 74, 286Canards barboteurs :
femelles 2 54 Pingouin et guillemots 76
Sarcelle d’hiver 54, 271 Petit Pingouin 76, 339
Sarcelle à ailes bleues 54, 269 Guillemot marmette 76, 338
Canard d’Amérique 54, 268 Guillemot de Brünnich 76, 339
Canard branchu 54, 266
32Mergule, guillemot Chevaliers 96
et macareux 78 Grand Chevalier 96, 313
Mergule nain 78, 338 Petit Chevalier 96, 314
Guillemot à miroir 78, 340 Bécasseau à échasses 96, 322
Macareux moine 78, 340 Chevalier solitaire 96, 312
Chevalier grivelé 96, 312
OISEAUX DE MARAIS Limicoles de taille
ET ÉCHASSIERS
moyenne à bec court 98
Gallinule, foulque Bécasseau à poitrine
cendrée 98, 320et râles 82
Galinule poule-d’eau 82, 308 Combattant varié 98, 323
Foulque d’Amérique 82, 308 Maubèche des champs 98, 314
Bécasseau roussâtre 98, 322 Râle de Vriginie 82, 307
Marouette de Caroline 82, 307 Bécasseau maubèche 98, 317
Râle jaune 82, 306 Limicoles de taille
moyenne à bec long 100Grands échassiers foncés 84
Bécassin roux 100, 323 Grue du Canada 84, 309
Bécassin à long bec 100, 324 Grand Héron 84, 294
Bécassine de Wilson 100, 324 Aigrette bleue 84, 295
Bécasse d’Amérique 100, 325 Aigrette tricolore 84, 296
Petits limicoles (1) 102Grands échassiers blancs 86
Bécasseau sanderling 102, 317 Héron garde-boeufs 86, 296
Bécasseau variable 102, 321 Aigrette neigeuse 86, 295
Bécasseau violet 102, 321 Aigrette bleue immature 86, 295
Tournepierre à collier 102, 316 Grande Aigrette 86, 294
Petits limicoles 2 104Échassiers trapus 88
Bécasseau minuscule 104, 319 Butor d’Amérique 88, 293
Bécasseau semipalmé 104, 318 Petit Blongios 88, 293
Bécasseau d’Alaska 104, 318 Héron vert 88, 297
Bécasseau à Bihoreau gris 88, 297
croupion blanc 104, 319
Bécasseau de Baird 104, 320
LIMICOLES
Phalaropes 106
Pluviers 92 Phalarope de Wilson 106, 325
Pluvier argenté 92, 309 Phalarope à bec étroit 106, 326
Pluvier bronzé 92, 310 Phalarope à bec large 106, 326
Pluvier siffeur 92, 311
Pluvier semipalmé 92, 310 OISEAUX DE MER
Pluvier kildir 92, 311
Fou, fulmar et océanites 110
Grands limicoles et ibis 94 Fou de Bassan 110, 291
Chevalier semipalmé 94, 313 Fulmar boréal 110, 288
Barge hudsonienne 94, 315 Océanite cul-blanc 110, 291
Barge marbrée 94, 316 Océanite de Wilson 110, 290
Courlis corlieu 94, 315
Ibis falcinelle 94, 298
33Puffns 112 Aigle royal 132, 304
Puffn majeur 112, 289 Balbuzard pêcheur 132, 299
Puffn fuligineux 112, 289
Buses 134
Puffn des Anglais 112, 290 Petite Buse 134, 302
Puffn cendré 112, 288 Buse à épaulettes 134, 302
Labbes 114 Buse à queue rousse 134, 303
Labbe pomarin 114, 336 Buse pattue 134, 303
Labbe parasite 114, 337 Éperviers, autour
Labbe à longue queue 114, 337 et busard 136
Épervier brun 136, 300
MOUETTES, GOÉLANDS Épervier de Cooper 136, 301
ET STERNES Autour des palombes 136, 301
Mouettes 1 118 Busard Saint-Martin 136, 300
Mouette tridactyle 118, 327 Faucons 138
Mouette de Sabine 118, 328 Crécerelle d’Amérique 138, 304
Mouette pygmée 118, 329 Faucon émerillon 138, 305
Faucon pèlerin 138, 306Mouettes 2 120
Mouette de Bonaparte 120, 328 Faucon gerfaut 138, 305
Mouette rieuse 120, 329
Mouette atricille 120, 330 OISEAUX DE PROIE NOCTURES
Mouette de Franklin 120, 330 Gros oiseaux de
proie nocturnes 142Goélands d’été : adultes 122
Grand-duc d’Amérique 142, 344 Goéland à bec cerclé 122, 331
Hibou moyen-duc 142, 346 Goéland argenté 122, 331
Chouette rayée 142, 345 Goéland brun 122, 332
Effraie des clochers 142, 343 Goéland marin 122, 333
Petits oiseaux de
Goélands d’été : proie nocturnes 144
immatures 124
Petit-duc maculé 144, 343
Goéland à bec cerclé 124, 331
Petite Nyctale 144, 348 Goéland argenté 124, 331
Nyctale de Tengmalm 144, 347
Goéland marin 124, 333
Hibou des marais 144, 347
Goélands blancs 126
Hiboux nordiques 146
Goéland arctique 126, 332
Chouette épervière 146, 345
Goéland bourgmestre 126, 333
Chouette lapone 146, 346 Mouette blanche 126, 327
Harfang des neiges 146, 344
Sternes et guifette 128
Sterne pierregarin 128, 335 GALLINACÉS, PIGEON,
Sterne arctique 128, 336 TOURTERELLE, COULICOUS
ET MOUCHEROLLES Sterne de Dougall 128, 335
Sterne caspienne 128, 334 Perdrix, faisan et dindon 150
Guifette noire 128, 334 Perdrix grise 150, 281
Faisan de Colchide 150, 281
OISEAUX DE PROIE DIURNES Dindon sauvage 150, 284
Gros oiseaux de Gélinotte, tétras
proie diurnes 132 et lagopèdes 152
Urubu à tête rouge 132, 298 Gélinotte huppée 152, 282
Pygargue à tête blanche 132, 299 Tétras du Canada 152, 282
34 Tétras à queue fne 152, 284 Grands oiseaux noirs 170
Lagopède des saules 152, 283 Grand Corbeau 170, 365
Lagopède alpin 152, 283 Corneille d’Amérique 170, 364
Quiscale bronzé 170, 420Pigeon, tourterelle
Quiscale rouilleux 170, 420et coulicous 154
Pigeon biset 154, 341 Petits oiseaux noirs 172
Tourterelle triste 154, 341 Carouge à épaulettes 172, 418
Coulicou à bec jaune 154, 342 Carouge à tête jaune 172, 419
Coulicou à bec noir 154, 342 Vacher à tête brune 172, 421
Étourneau sansonnet 172, 383Moucherolles et tyrans 156
Goglu des prés 172, 417 olle à côtés olive 156, 355
Moucherolle phébi 156, 358
PICS, MÉSANGES ET SITTELLES Tyran tritri 156, 359
Tyran huppé 156, 359 Pics 1 176
Pic mineur 176, 352Petits moucherolles 158
Pic chevelu 176, 353 Pioui de l’Est 158, 356
Pic maculé 176, 352 Moucherolle tchébec 158, 358
Pic à tête rouge 176, 351 olle
à ventre jaune 158, 356 Grand Pic 176, 355
Moucherolle des aulnes 158, 357 Pics 2 178
olle des saules 158, 357 Pic à dos rayé 178, 353
Pic à dos noir 178, 354
ENGOULEVENTS, MARTINET Pic à ventre roux 178, 351
ET HIRONDELLES
Pic famboyant 178, 354
Engoulevents, martinet
Mésanges et sittelles 180et hirondelle noire 162
Mésange à tête noire 180, 369 Engoulevent bois-pourri 162, 349
Mésange à tête brune 180, 369 Engoulevent d’Amérique 162, 348
Mésange bicolore 180, 370 Martinet ramoneur 162, 349
Sittelle à poitrine blanche 180, 371 Hirondelle noire 162, 366
Sittelle à poitrine rousse 180, 370
Hirondelles 164
Hirondelle bicolore 164, 366 ROITELETS, GOBEMOUCHERON,
Hirondelle à ailes hérissées 164, 367 GRIMPEREAU ET TROGLODYTES
Hirondelle de rivage 164, 367
Roitelets, gobemoucheron
Hirondelle à front blanc 164, 368 et grimpereau 184
Hirondelle rustique 164, 368 Roitelet à couronne dorée 184, 375
onne rubis 184, 375
COLIBRI, MARTIN-PÊCHEUR, Gobemoucheron gris-bleu 184, 374
GEAI, MÉSANGEAI Grimpereau brun 184, 371
ET OISEAUX NOIRS
Troglodytes 186
Colibri, martin-pêcheur,
Troglodyte de Caroline 186, 372geai et mésangeai 168
Troglodyte familier 186, 372 Colibri à gorge rubis 168, 350
Troglodyte des forêts 186, 373 Martin-pêcheur
Troglodyte à bec court 186, 373 d’Amérique 168, 350
Troglodyte des marais 186, 374 Geai bleu 168, 364
Mésangeai du Canada 168, 363
MERLES, GRIVES, MOQUEURS,
35MERLES, GRIVES, MOQUEURS, Parulines au
PIES-GRIÈCHES ET VIRÉOS croupion jaune 208
Paruline à croupion jaune 208, 391Petites grives 190
Paruline à tête cendrée 208, 390 Grive fauve 190, 377
Paruline tigrée 208, 390 Grive à joues grises 190, 378
Paruline à Grive de Bicknell 190, 378
couronne rousse 208, 394
Grive à dos olive 190, 379
Parulines à Grive solitaire 190, 379
marques orangées 210
Grive des bois, merle Paruline famboyante 210, 397
et merlebleu 192
Paruline à fancs marron 210, 389
Grive des bois 192, 380
Paruline à gorge orangée 210, 392
Merle d’Amérique 192, 380
Paruline à poitrine baie 210, 395
Merlebleu de l’Est 192, 376
Parulines noirâtres
Turdidés rares 194 ou brunâtres 212
Traquet motteux 194, 376 Paruline noir et blanc 212, 396
Solitaire de Townsend 194, 377 Paruline rayée 212, 395
Grive à collier 194, 381 Paruline couronnée 212, 398
Paruline des ruisseaux 212, 399Moqueurs et pies-grièches 196
Moqueur chat 196, 381 Paruline hochequeue 212, 399
Moqueur roux 196, 382 Parulines diverses 214
Moqueur polyglotte 196, 382 Paruline à gorge noire 214, 392
Pie-grièche grise 196, 360 Paruline des pins 214, 393
Pie-grièche migratrice 196, 360 Paruline obscure 214, 387
Viréos 198 Paruline verdâtre 214, 387
Viréo à tête bleue 198, 361 Parulines inusitées (1) 216
Viréo à gorge jaune 198, 361 Paruline des prés 216, 394
Viréo mélodieux 198, 362 Paruline à gorge jaune 216, 393
Viréo de Philadelphie 198, 362 Paruline orangée 216, 397
Viréo aux yeux rouges 198, 363 Paruline polyglotte 216, 403
Parulines inusitées (2) 218PARULINES EN
Paruline à capuchon 218, 402PLUMAGE D’ÉTÉ
Paruline du Kentucky 218, 400
Parulines bleutées 202
Paruline vermivore 218, 398
Paruline bleue 202, 391
Paruline de Brewster 218
Paruline azurée 202, 396 Paruline de Lawrence 218
Paruline à collier 202, 388
Paruline à ailes dorées 202, 386
PARULINES EN
Parulines jaune vif 204 PLUMAGE D’AUTOMNE
Paruline jaune 204, 389 Parulines sans bandes
Paruline masquée 204, 401 alaires en plumage
Paruline à calotte noire 204, 402 d’automne 222
Paruline à ailes bleues 204, 386 Paruline jaune 222, 389
Paruline à calotte noire 222, 402Parulines à tête grise 206
Paruline verdâtre 222, 387 Paruline à joues grises 206, 388
Paruline obscure 222, 387 Paruline triste 206, 401
Paruline masquée 222, 401 Paruline à gorge grise 206, 400
Paruline à joues grises 222, 388
Paruline du Canada 206, 403
36 Paruline à gorge grise 222, 400 ALOUETTE, PIPIT,
STURNELLES, MOINEAU, Paruline triste 222, 401
DICKCISSEL ET JASEURS
Parulines avec bandes
Alouette, pipit alaires en plumage
et sturnelles 240d’automne 224
Alouette hausse-col 240, 365 Paruline à croupion jaune 224, 391
Pipit d’Amérique 240, 383 Paruline à tête cendrée 224, 390
Sturnelle des prés 240, 418 Paruline tigrée 224, 390
Sturnelle de l’Ouest 240, 419 Paruline à
couronne rousse 224, 394 Moineau, dickcissel
Paruline à gorge noire 224, 392 et jaseurs 242
Paruline à gorge orangée 224, 392 Moineau domestique 242, 427
Paruline à fancs marron 224, 389 Dickcissel d’Amérique 242, 417
Paruline à poitrine baie 224, 395 Jaseur d’Amérique 242, 384
Paruline rayée 224, 395 Jaseur boréal 242, 384
Paruline des pins 224, 393
CARDINALIDÉS, ORIOLES
BRUANTS ET PLECTROPHANES ET FRINGILLIDÉS
Bruants à calotte rayée, Cardinaux et pirangas 246
junco et tohi 228 Cardinal rouge 246, 415
Bruant à gorge blanche 228, 412 Cardinal à poitrine rose 246, 415
Bruant à Piranga écarlate 246, 414
couronne blanche 228, 413 Piranga vermillon 246, 414
Junco ardoisé 228, 413
Orioles, passerin Tohi à fancs roux 228, 404
et guiraca 248
Bruants très rayés 230 Oriole de Baltimore 248, 422
Bruant chanteur 230, 410 Oriole des vergers 248, 421
Bruant des prés 230, 407 Passerin indigo 248, 416
Bruant vespéral 230, 406 Guiraca bleu 248, 416
Bruant de Lincoln 230, 411
Durbec, becs-croisés
Bruant fauve 230, 410 et roselins 250
Bruants à calotte rousse 232 Durbec des sapins 250, 422
Bec-croisé des sapins 250, 424 Bruant familier 232, 405
Bruant hudsonien 232, 404 Bec-croisé bifascié 250, 424
Bruant des champs 232, 406 Roselin pourpré 250, 423
Bruant des plaines 232, 405 Roselin familier 250, 423
Bruant des marais 232, 411 Sizerins, tarin,
chardonneret et gros-bec 252Bruants à queue courte 234
Sizerin fammé 252, 425 Bruant de Nelson 234, 409
Sizerin blanchâtre 252, 425 Bruant de Le Conte 234, 409
Tarin des pins 252, 426 Bruant sauterelle 234, 408
Chardonneret jaune 252, 426 Bruant de Henslow 234, 408
Gros-bec errant 252, 427
Plectrophanes et
bruants inusités 236
Plectrophane des neiges 236, 385
Plectrophane lapon 236, 385
Bruant à face noire 236, 412
Bruant à joues marron 236, 407
37CYGNES, OIES ET BERNACHES
Bernaches du Canada s’alimentant sur l’eau (à gauche) et dans les champs (à droite)
Les cygnes, les oies et les bern a ches se distinguent des autres membres
de la famille des Anatidés par leur long cou et leur taille généralement
plus grande.
Ces grands oiseaux ont les pattes placées au centre du corps et se
nourrissent en barbotant en eau peu profonde comme le font les canards
barboteurs, utilisant leur long cou pour atteindre leur nourriture ;
marchant aisément, ils se nourrissent également en broutant dans
les champs.
Chez toutes ces espèces, mâle et femelle sont identiques et conservent
le même plumage toute l’année.
Plus gros et beaucoup plus rares dans nos régions que les oies et les
bernaches, les cygnes ont le cou encore plus long. Les adultes de nos
espèces sont entièrement blancs, sans noir sur les ailes ; les immatures
ont un plumage brunâtre.
Grands migrateurs, les oies et les bernaches passent dans les régions
habitées tous les printemps et tous les automnes, faisant escale avant de
poursuivre leur route. Les grands voiliers qui traversent le ciel ponctuent
les saisons.
Cygne siffeur Oie des neigesDeux espèces d’oies, l’Oie des neiges et
l’Oie de Ross (plus rare) se distinguent des
bernaches à la blancheur de leur plumage ;
les immatures ont un plumage grisâtre. La
forme de la tête et le bec aident à départager
ces deux oies.
Oie des neiges
Chez l’Oie des neiges et l’Oie de Ross, on
retrouve deux formes de coloration, in
dépendantes du sexe ou de l’âge des oi seaux :
la forme « blanche » et la forme « sombre ».
L’étendue des zones foncées sur le plumage
des oies de la forme « sombre » varie
beaucoup selon les individus ; les immatures sont
entièrement foncés.
Oie de Ross
Oies des neiges adulte de la forme blanche (à gauche), adulte de la forme sombre
(au centre) et immature de la forme sombre (à droite)
La taille, la tête et la forme du bec aident à distinguer la Bernache du
Canada et la Bernache de Hutchins. Les variations de taille sont
grandes chez les sous-espèces des deux bernaches, les plus petites étant
regroupées chez la Bernache de Hutchins.
Bernache du Canada Bernache de Hutchins
39CYGNES ET OIES BLANCHES
Cygne siffeur T : 121 - 140 cm • E : 183 - 213 cm • P : 7 290 - 8 590 g
Tundra Swan • Cygnus columbianus • AnAtIdés [p.266]
La grande taille et la blancheur du cygne permettent de repérer
facilement cet oiseau au long cou généralement droit. Le bec est
noir avec, chez certains individus, un point jaune devant l’œil. Sexes
semblables. L’immature est grisâtre, avec du rose sur le bec. En vol :
Noter le long cou, les ailes entièrement blanches et les pattes noires.
Voix : Un woua-woua-woua-woua assez aigu, de la même tonalité que le
cri de la Bernache du Canada. Habitat : Niche dans la toundra ; dans nos régions,
le Cygne siffeur passe en migration, surtout au printemps, alors qu’il fréquente
les champs inondés et différents plans d’eau.
Cygne tuberculé T : 147 cm • E : 213 - 244 cm • P : 9 670 - 11 800 g
Mute Swan • Cygnus olor • AnAtIdés [p.265]
Cygne gracieux au cou arqué caractéristique, originaire d’Eurasie.
Le bec orange, surmonté d’une protubérance noire à sa base, pointe
habituellement vers le bas. Sexes semblables. L’espèce se distingue
assez facilement du Cygne siffeur, qui nage le cou bien droit et
qui a le bec noir, sans protubérance. Le juvénile est plus brun que
l’adulte et a un bec foncé. En vol : Les ailes entièrement blanches
émettent un son caractéristique. Voix : Habituellement silencieux, il émet
quelques grognements à l’occasion. Habitat : Ce cygne est élevé en captivité dans
les parcs et les jardins. Des individus qui se sont échappés vivent maintenant
à l’état sauvage dans certaines régions.
Oie des neiges T : 64 - 76 cm • E : 135 - 152 cm • P : 2 828 - 3 118 g
(forme blanche)
Snow Goose • Chen caerulescens • AnAtIdés [p.262]
Oie blanche aux primaires noires. Noter le « sourire » caractéristique
sur le côté du bec rose. La tête est souvent teintée de rouille par la
terre ferreuse des marais où l’oie se nourrit en migration. Sexes
semblables. L’immature est grisâtre et a le bec foncé. En vol : Les
primaires noires sont caractéristiques chez la forme blanche. Voix :
Un aboiement nasal : whouak. Habitat : Niche dans l’Arctique ;
observée principalement en migration dans nos régions dans les marais à scirpe
et dans les champs. Fréquente aussi les marais à spartine des régions côtières.
Oie de Ross T : 53 - 58 cm • E : 114 cm • P : 1 250 g
Ross’ Goose • Chen rossii • AnAtIdés [p.263]
Plus petite que l’Oie des neiges avec laquelle on l’observe généralement,
l’Oie de Ross est à peine plus grosse qu’un Canard colvert. Le bec
est petit et n’a pas le « sourire » de l’Oie des neiges ; de près, il est
possible d’en voir la base verruqueuse. Sexes semblables. L’immature
ressemble à l’adulte mais est grisâtre. En vol : Noter les primaires
noires bien visibles. Voix: Un aboiement plus aigu que celui de
l’Oie des neiges. Habitat : Se voit en migration, au printemps et en automne,
parmi les Oies des neiges avec lesquelles elle s’alimente dans les champs et les
marais. Niche en colonies dans la toundra arctique, près des lacs et dans les
plaines fuviales.
40Cygne siffeur
immature adulte
adulte
Cygne tuberculé
immature
adulteOie des neiges
immature
forme blanche
Oie des
neiges
adulte
Oie de Ross
Oie
de RossOIES FONCÉES
Oie des neiges T : 64 - 76 cm • E : 135 - 152 cm • P : 2 828 - 3 118 g
(forme sombre)
Snow Goose • Chen caerulescens • AnAtIdés [p.262]
Oie foncée à la tête et au cou blancs. On retrouve plusieurs formes
de coloration, les parties brunes étant plus ou moins étendues.
L’ampleur du blanc sur la tête et le cou est variable. L’immature au
plumage gris noirâtre a le bec et les pattes foncés. En vol : On repère
facilement cette oie sombre parmi les oies blanches. Noter le bleuté
de la partie antérieure de l’aile. Voix : Le même aboiement nasillard
que l’Oie des neiges de la forme blanche : whouak. Habitat : Observée dans le
même type d’habitat que l’Oie des neiges de la forme blanche avec qui on la
retrouve. Observée en migration dans nos régions : dans les marais à scirpe,
dans les champs et les marais à spartine.
Oie rieuse T : 66 - 76 cm • E : 135 - 152 cm • P : 2 200 g
Greater White-fronted Goose • Anser albifrons • AnAtIdés [p.262]
Seule oie avec une marque blanche bien visible autour du bec. Oie brunâtre de
taille moyenne avec un bec orange chez la race du Groenland et rose chez la
race de la taïga. Le ventre est marqué de noir et les pattes sont orangées. Sexes
semblables. L’immature, brunâtre, n’a pas le blanc autour du bec. En vol : Noter
la tache blanche en forme de U sur le croupion de l’oiseau, les marques noires
sur le ventre et les pattes orangées. Voix : Un lia-liok, aigu et répété en chœur.
Habitat : Migrateur rare, cette oie passe habituellement avec les bandes d’oies et
de bernaches au printemps et à l’automne ; fréquente les champs et les marais.
Niche près des lacs et des rivières dans la toundra arctique.
Bernache nonnette T : 63 - 71 cm • E : 132 - 145 cm • P : 1 600 - 1 800 g
Barnacle Goose • Branta leucopsis • AnAtIdés [p.264]
Petite bernache grisâtre à la face blanche ; le cou et la poitrine sont noirs. Noter
le dos gris, marqué de raies noires, et le dessous du corps pâle qui la distingue
de la Bernache cravant, dont la taille est similaire. Sexes semblables. En vol :
Noter le croissant blanc au croupion et le motif de coloration bicolore sous les
ailes. Voix : Un aboiement rauque : ark. Habitat : Visiteuse rare en migration dans
nos régions, souvent observée dans les champs en compagnie de la Bernache du
Canada. Originaire du Groenland et de l’Europe ; on estime que, dans la plupart
des cas, les oiseaux observés ici seraient des individus échappés de captivité.
42Oie des neiges
adulte
forme sombre
immature
Oie rieuse de la taïga
du Groenland
du Groenland
du Groenland
Bernache nonnetteBERNACHES
Bernache du Canada T : 56 - 102 cm • E : 110 - 150 cm • P : 3 447 - 3 992 g
Canada Goose • Branta canadensis • AnAtIdés [p.265]
C’est la mieux connue des oies du Nord-Est. La tache blanche du
menton et de la joue est caractéristique. Le long cou noir tranche
avec la poitrine pâle. Sexes semblables. En vol : Les ailes sombres,
les sous-caudales blanches et le croissant blanc sur le croupion
sont caractéristiques. Voix : Chez le mâle, le cancanement grave
et bisyllabique a-honk fait penser à un aboiement ; la femelle a un
cri plus aigu et monosyllabique : hink. Habitat : S’alimente dans les champs
inondés et les marais en migration ; niche surtout dans les tourbières boréales,
sur les lacs et les étangs d’eau douce ainsi que dans la toundra arctique.
Bernache de Hutchins T : 55 - 75 cm • E : 110 - 150 cm • P : 950 - 3 000 g
Cackling Goose • Branta hutchinsii • AnAtIdés [p.264]
Une « réplique » miniature de la Bernache du Canada à laquelle elle
ressemble. Plus petite, elle s’en distingue par son cou plus court et
son bec plus petit. Sexes semblables. En vol : Noter la petite taille
de cette bernache aux ailes sombres, aux sous-caudales blanches et
au croupion orné d’un croissant blanc. Voix : Cris semblables à ceux
de la Bernache du Canada, mais plus aigus. Habitat : S’alimente
dans les champs inondés et les marais en migration, souvent en compagnie
de la Bernache du Canada. Niche dans la toundra arctique.
Bernache cravant T : 58 - 76 cm • E : 110 - 120 cm • P : 1 510 - 1 670 g
Brant • Branta bernicla • AnAtIdés [p.263]
Petite bernache des bords de mer, au corps à peine plus gros que
celui d’un canard. La tête, le cou et la poitrine sont noirs, sans la
joue blanche caractéristique de la Bernache du Canada. Noter aussi
la petite marque blanche, rayée de noir, sur le cou de l’adulte. Sexes
semblables. En vol : Les ailes sombres et le cou noir tranchent avec
le dessous pâle du corps de l’oiseau. Voix : Émet un cri guttural
distinctif : kr-r-r-rônk. Habitat : Passe en migration dans nos régions, surtout
observée sur les côtes et le long de l’estuaire. Niche dans la toundra à proximité
des cours d’eau.
44

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