Bioraffinerie 2030. Une question d
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Description

Cette étude de la bioraffinerie intégrée de Bazancourt-Pomacle, en Champagne près de Reims, met en exergue le potentiel de la bioéconomie industrielle à réaliser une substitution de ressources fossiles (charbon, pétrole, gaz naturels) par des ressources tirées de la biomasse (agro-ressources principalement) dans des conditions plus durables tout en étant performantes sur le plan économique et social. Un enjeu majeur du XXIe siècle.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 octobre 2014
Nombre de lectures 67
EAN13 9782336358161
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Couverture
4e de couverture
Copyright

© L’Harmattan, 2014
5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris

www.harmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

EAN Epub : 978-2-336-70827-0
Titre
Pierre-Alain SCHIEB, Honorine LESCIEUX-KATIR,
Maryline THÉNOT et Barbara CLÉMENT-LAROSIÈRE





Bioraffinerie 2030 :
une question d’avenir

*

Préface de Dominique Dutartre
LES AUTEURS


Pierre-Alain Schieb est le titulaire de la Chaire de Bioéconomie Industrielle. Il est expert dans le domaine de la prospective stratégique, des nouvelles technologies et de l’innovation. Il a occupé différentes fonctions de direction telles que Directeur de Sup de Co Rouen, Directeur des Affaires Internationales (groupe de distribution), Chef des Projets de l’OCDE sur l’avenir.


Honorine Lescieux-Katir est ingénieure de recherche à la Chaire de Bioéconomie Industrielle de NEOMA Business School. Elle est Docteur ès Sciences Economiques de l’Université Paris 2. Ses champs de recherche s’inscrivent dans l’économie politique, la gouvernance et labioéconomie. Elle s’intéresse notamment au concept de bioraffinerie et à leurs modèles économiques et d’affaires.


Maryline Thénot possède une longue expérience de conseil en Cabinet, dans des entreprises de dimension internationale ainsi qu’en qualité d’enseignant-chercheur. Elle est Responsable du département Finance de NEOMA Business School. Ses champs de recherche s’inscrivent dans le changement institutionnel, le modèle coopératif, la gouvernance et les stratégies notamment industrielles des grands groupes coopératifs agricoles.


Barbara Clément-Larosière était ingénieur de recherche à la Chaire de Bioéconomie Industrielle de NEOMA Business School au moment de la rédaction de cette étude. Dorénavant, elle est ingénieure en Recherche et Développement au sein de l’industrie agroalimentaire. Elle est Docteur en Sciences pour l’Ingénieur de l’Ecole Centrale Paris, spécialisée dans les biotechnologies et plus particulièrement les applications liées aux microalgues.
Table des matières Couverture 4e de couverture Copyright Titre LES AUTEURS Table des matières Préface Remerciements Résumé Général Abréviations et acronymes Liste des tables Liste des figures Liste des encarts Introduction Références Résumé Chapitre 1 Chapitre 1 : Création Sui Generis (pluri générationnelle) : Une leçon d’anticipation LE TERRITOIRE ET SON PARTICULARISME 1.1. L’HISTOIRE GÉOLOGIQUE DE LA CHAMPAGNE 1.2. ASPECT VISUEL DE LA CHAMPAGNE CRAYEUSE 1.3. LE CLIMAT CHAMPENOIS 1.4. PROPRIÉTÉS AGRICOLES DES SOLS DE CRAIE 1.5. LES MÉCANISMES PRODUCTEURS DE FERTILITÉ 2. L’HISTOIRE 2.1. DU 18ème SIÈCLE AUX ANNÉES 1950 2.2. L’ŒUVRE DES CHAMPENOIS ET DES MOUVEMENTS SYNDICALISTES AGRIC 2.3. DU MOUVEMENT SYNDICALISTE AU MOUVEMENT COOPÉRATIF 2.4. LA COOPÉRATION AGRICOLE ET LA VOIE DE LA TRANSFORMATION 2.4.1. LA COOPÉRATION AGRICOLE ET LA FILIÈRE MALT 2.4.2. LA COOPÉRATION AGRICOLE ET LA FILIÈRE MEUNERIE ET MAÏSERIE 2.4.3. LA COOPÉRATION AGRICOLE ET LA FILIÈRE SUCRE 3. LES PREMIÈRES ÉTAPES DU DÉVELOPPEMENT DU SITE DE BAZANCOURT-POMACLE Conclusion Chapitre 1 Références Chapitre 1 Résumé Chapitre 2 Chapitre 2 : Un modèle économique et d’affaires original : la bioraffinerie intégrée 1. LE CONCEPT DE BIORAFFINERIE : 1.1. DÉFINITIONS, STATUT TECHNIQUE ET TYPOLOGIE 1.2. LA PERTINENCE DE LA BIORAFFINERIE 1.3. LA BIORAFFINERIE DE BAZANCOURT-POMACLE 2. LES MUTATIONS DE L’ENVIRONNEMENT QUI ONT FAIT LA BIORAFFINERIE DE BAZANCOURT-POMACLE 2.1. LES FACTEURS EXOGÈNES 2.1.1. LA RÈGLEMENTATION DE L’OMC74 2.1.2. LA POLITIQUE AGRICOLE COMMUNE 2.1.3. LA VOLATILITÉ DES COURS DES PRODUITS AGRICOLES 2.2. LES FACTEURS ENDOGÈNES 2.2.1. ESSAIS ET ÉCHECS : L’EXEMPLE DU DÉMARRAGE DE CHAMTOR ET SES IMPL82,83 2.2.2. FINANCER DE LOURDS INVESTISSEMENTS 2.3. LES STRATÉGIES-RÉPONSES QUI ONT FAIT LA BIORAFFINERIE D’AUJOURD’HUI 2.3.1. LES MONTAGES FINANCIERS 2.3.2. DÉVELOPPEMENT DE LA CHAÎNE DE VALEUR EN AMONT DE LA TRANSFORMATION 3. LA BIORAFFINERIE DE BAZANCOURT-POMACLE : UNE RÉUSSITE EN DEVENIR ? 3.1. LES NIVEAUX DE MATURITÉ TECHNOLOGIQUE – TRL 3.2. QUELLES FORCES, FAIBLESSES, OPPORTUNITÉS ET MENACES POUR LA BIORAFFINERIE DE BAZANCOURT-POMACLE ? 3.3. BIOAMBER : UN SUCCÈS SOUS-VALORISÉ LOCALEMENT Conclusion Chapitre 2 Références Chapitre 2 Résumé Chapitre 3 Chapitre 3 : La symbiose industrielle au sein de la bioraffinerie de Bazancourt-Pomacle 1. QU’EST-CE QUE LA SYMBIOSE INDUSTRIELLE ? 2. LES DIFFÉRENTS ASPECTS DE LA SYMBIOSE INDUSTRIELLE DE LA BIORAFFINERIE DE BAZANCOURT-POMACLE 2.1. LA BIORAFFINERIE DE BAZANCOURT-POMACLE ET SON ENVIRONNEMENT 2.2. LA BIORAFFINERIE ET LES ENTREPRISES QUI LA COMPOSENT 2.3. LA BIORAFFINERIE ET LA SYMBIOSE DE L’EAU 2.3.1. L’IMPORTANCE DE L’EAU ET DE SA PRODUCTIVITÉ 2.3.2. LES FLUX D’EAU : SYMBIOSE ENTRE LES ENTREPRISES 2.3.3. LES FLUX D’EAU : TRAITEMENT DES EFFLUENTS 2.4. OPTIMISATIONS POSSIBLES DU SYSTÈME Conclusion Chapitre 3 Références Chapitre 3 Résumé Chapitre 4 Chapitre 4 : Quelles perspectives à 2030 pour la bioraffinerie de Bazancourt-Pomacle ? 1. LES DÉFIS DU CENTRE D’EXCELLENCE EN BIOTECHNOLOGIES BLANCHES (CEBB) 1.1. LA PLURIDISCIPLINARITÉ 1.2. LE PARTENARIAT PUBLIC-PRIVÉ 1.3. LA GOUVERNANCE 2. LES RÉCENTS DÉVELOPPEMENTS : 2014, UNE ANNÉE DÉCISIVE135 ? 2.1. LA CESSION PAR ARD DE SA FILIALE SOLIANCE AU GROUPE GIVAUDAN 2.2. LE DÉMONSTRATEUR BIODEMO D’ARD 2.3. LE PILOTE INDUSTRIEL FUTUROL 3. LES POTENTIALITÉS D’UNE INTÉGRATION DE LA CHAINE DE VALEUR EN AMONT 3.1. L’IDÉE D’UNE FERME EXPÉRIMENTALE 3.2. LES INDUSTRIELS DE L’AMONT 3.3. DES EFFETS CUMULATIFS ? 4. LES POTENTIALITÉS D’UNE INTÉGRATION DE LA CHAÎNE DE VALEUR EN AVAL 4.1. LA RÉSERVE FONCIÈRE POUR DE NOUVELLES USINES OU BIORAFFINERIES 4.2. LES INDUSTRIELS DU DOMAINE DE L’AVAL 4.3. LA DESCENTE VERS L’AVAL DES INDUSTRIELS ET COOPÉRATIVES 5. MAINTENIR OU RÉGÉNÉRER LES VERTUS DU MODÈLE COOPÉRATIF 5.1. LA PÉRIODE 2015-2030-2040 5.2. LES FONDAMENTAUX DU MODÈLE COOPÉRATIF 5.3. EST-CE POSSIBLE DE BÉNÉFICIER DES VERTUS DU MODÈLE COOPÉRATIF SANS LES COOPÉRATIVES ? 6. FAUT-IL UNE GOUVERNANCE PLUS FORMELLE POUR L’IEB ? 6.1. UNE FONCTION DE MISE EN RÉSEAU, DE VEILLE STRATÉGIQUE, DE FACILITATION DE LA PRISE DE DÉCISION STRATÉGIQUE 6.2. UNE FONCTION DE TRANSFERT DE TECHNOLOGIE ET DE VALORISATION DES SAVOIR-FAIRE. 6.3. UNE FONCTION D’INGÉNIERIE FINANCIÈRE POUR COMPLÉTER CE DISPOSITIF ? Conclusion Chapitre 4 Références Chapitre 4 Conclusion générale 1. QUELLE EST LA VRAIE NATURE DE LA BIORAFFINERIE INTÉGRÉE DE BAZANCOURT-POMACLE ? 1.1. BIORAFFINERIE INTÉGRÉE ET DISTRICT INDUSTRIEL 1.2. BIORAFFINERIE ET RATIONALITÉ ÉCONOMIQUE 1.3. BIORAFFINERIE ET ÉCO-SYSTÈME : DES CRÉATIONS NON PLANIFIÉES MAIS PAS NON PLUS ALÉATOIRES ? 2. ET MAINTENANT ? 2.1. POUR UN AGENDA DE RECHERCHE 2.2. LE SECTEUR PRIVÉ VA-T-IL POURSUIVRE LES PREMIERS EFFORTS ? 2.3. LE RÔLE DES POLITIQUES PUBLIQUES Références Annexes Glossaire Références du glossaire Adresse
Préface
A l’heure où le Monde doit relever concomitamment les défis alimentaire, climatique et énergétique, la bioéconomie apparaît progressivement comme la réponse possible et globale. A n’en pas douter, cette transition prendra du temps comme a pris du temps la transition entre la carbochimie et la pétrochimie. Mais, la véritable révolution à laquelle nous sommes conviés n’est pas seulement industrielle comme les précédentes, elle est aussi socio-économique et environnementale.

Pour ces raisons, des questions nombreuses sont soulevées comme, par exemple, le recours massif à l’utilisation de la biomasse fera-t-il naître des conflits d’usage des sols ? La durabilité des modes de production agricoles est-elle suffisante ?

Le combat des idées est engagé, qui oppose priorité alimentaire et productions énergétiques ou bien encore bioraffineries portuaires ou territorialisées. A la saine confrontation des idées se mêlent parfois des dimensions idéologiques et militantes.

La bioéconomie a besoin d’être expliquée, voire défendue et un ouvrage comme celui-ci constitue un remarquable plaidoyer en sa faveur. La bioéconomie fondée sur les bioraffineries n’est pas seulement un concept théorique, l’ouvrage produit par la Chaire de Bioéconomie industrielle de NEOMA Business School est là pour en témoigner et pour faire comprendre comment sont nées les initiatives et les synergies sur ce site de Bazancourt-Pomacle. Mais ce n’est pas le moindre des mérites des auteurs que d’avoir su mettre en lumière le rôle des hommes dans la maîtrise de leur futur et la capacité d’établir des stratégies de long terme rendue possible par la stabilité du système coopératif.

C’était, par conséquent, un plaisir et un honneur pour le président du pôle de compétitivité Industries et Agro-Ressources que de s’être vu offrir la préface de cette brillante synthèse socio-économique et environnementale de la bioraffinerie territoriale dite de Bazancourt-Pomacle.

J’ai eu la chance de découvrir le premier cette brillante étude, je souhaite désormais la partager avec de nombreux lecteurs en saluant le talent et la compétence de la Chaire de Bioéconomie de NEOMA Business School sous la « férule » de Pierre-Alain Schieb.

Dominique Dutartre
Président du Pôle de Compétitivité
Industries et Agro-Ressources
Remerciements
Cette étude n’aurait pas été possible sans le soutien de NEOMA Business School (Ex Reims Management School), hôte de la Chaire de Bioéconomie Industrielle, des autorités publiques qui soutiennent financièrement ses travaux (Conseil Régional de Champagne-Ardenne, Conseil Général de la Marne, Reims Métropole) et des industriels qui ont accepté que la bioraffinerie de Bazancourt-Pomacle soit un objet d’étude.

Nous souhaitons remercier pour leurs encouragements et leur enthousiasme les personnalités qui font partie du Comité Stratégique de la Chaire : Mme Catherine Quintallet et M. Richard Lubin, M. Edouard Kson et Mme Alexa Wadlow, M. Bertrand Rigal et Mme Sophie Dewaleyne, M. Dominique Dutartre, M. Yvon Le Hénaff, M. Jean-Marie Chauvet.

C’est grâce aux bons offices de M. Jean-Marie Chauvet, que nous avons pu, au jour le jour, franchir les obstacles qu’une telle étude pouvait susciter en tant que facteur d’intrusion par des observateurs extérieurs dans la vie des entreprises concernées. Son rôle de facilitateur mérite d’être salué d’une façon particulière.

La collecte des données, tant qualitatives que quantitatives n’aurait pu se réaliser sans l’accord des Présidents et des Dirigeants des deux coopératives agricoles qui sont les fondatrices de la bioraffinerie, ainsi que de leurs directeurs d’établissements et collaborateurs : M. Olivier de Bohan et M. Pascal Prot, M. Alain Commissaire et M. Jérôme Bignon, M. Alain Le Floch, mais aussi M. Benoît Lalizel, M. Michel Mangion, M. Olivier Parent et Mme Marie-Josée Attou, M. Frédéric Martel et M. Benoît Trémeau, M. Philippe Aubry, M. Christian Belloy, M. David Merlet, Mme Frédérique Lafosse, M. Alexis Rannou et Mme Marie-Adeline Levy, M. Alexis Karageorgis et Mme Séverine Garnier.

Nous tenons à remercier M. Bernard Mary et Mme Dominique Pareau, qui, par leurs commentaires, ont permis d’améliorer le contenu de cet ouvrage.

Les concepteurs et porteurs de la Chaire à l’époque de Reims Management School, François Bonvalet et Svetlana Serdukov, trouveront dans cette publication un premier aboutissement de leurs efforts. Nous les remercions de leur capacité d’anticipation et de leur dévouement lors de la fondation de cette chaire.

Enfin, l’étude n’aurait pu aboutir sans le soutien de Mme Valery Michaux, des contributions de Mme Bénédicte Subtil et de M. Mohamed Chelly, et des autres collaborateurs de NEOMA BS qui d’une façon ou d’une autre ont accompagné les premiers pas de la Chaire et la réalisation de cette étude : Mesdames Anna Goychman, Elisabeth Patin, Irina Fandolea et Renée Boutet.

Pierre-Alain Schieb
Honorine Lescieux-Katir
Maryline Thénot
Barbara Clément-Larosière
Résumé Général
« Faisons nos affaires nous-mêmes »
Gustave de Bohan (1849-1928)
Une étude pionnière
Cette étude de la bioraffinerie de Bazancourt-Pomacle, une bioraffinerie intégrée de la région de Reims, Champagne, en France, est destinée à mettre en exergue le potentiel de la bioéconomie industrielle à réaliser une substitution de ressources fossiles (charbon, pétrole, gaz naturels) par des ressources tirées de la biomasse (agro-ressources principalement) dans des conditions plus durables tout en étant performantes sur le plan économique et social. Un enjeu majeur du 21 ème siècle.

Selon certains rapports (OCDE, US Presidency, European Commission), la bioéconomie industrielle est la branche la plus prometteuse de la bioéconomie à l’horizon 2030-2050 : une possible mutation industrielle résultant de la mise en œuvre à grande échelle des découvertes des sciences de la vie et de l’ingénierie dans les domaines de la santé, de l’agriculture, de l’industrie et des ressources marines.

La bioraffinerie de Bazancourt-Pomacle, également connue sous le nom d’Institut Européen de la Bioraffinerie (IEB), le résultat de 70 ans d’initiatives continues, est la première réalisation complète d’une bioraffinerie intégrée comportant des installations industrielles et des productions variées, une plateforme d’innovation ainsi que la mise en œuvre d’une véritable économie de la connaissance.

Le site de Bazancourt-Pomacle pèse, aujourd’hui, près de 1000 salariés (permanents et saisonniers) et 600 emplois indirects travaillant 24 heures sur 24 pour transformer 3 millions de tonnes de biomasse diversifiée (betteraves et blé principalement, ainsi que de la luzerne) sur un site de plus de 160 ha.

Deux groupes coopératifs agroindustriels d’importance mondiale sont fortement présents sur le site : VIVESCIA et CRISTAL UNION (actionnaires de CRISTANOL, CHAMTOR ARD, etc.). Leur présence a permis de mobiliser au fil du temps près de un milliard d’Euros d’investissement et assure un dynamisme industriel avec plus de 20 millions d’euros investis annuellement et une vision stratégique de portée mondiale.
Un site exceptionnel
La bioraffinerie de Bazancourt Pomacle représente la capacité la plus puissante en Europe, parmi le top 5 des bioraffineries intégrées, pour permettre de passer du laboratoire (l’éprouvette) à l’échelle industrielle grâce à ses pilotes et démonstrateurs industriels : un passage reconnu aujourd’hui par la plupart des experts, industriels et investisseurs comme incontournable.

Il était donc pleinement justifié que l’étude de Bazancourt-Pomacle sous des angles historiques, économiques, managériaux, institutionnels et écologiques, ainsi que pour ses perspectives d’avenir soit une étude pionnière.

Les auteurs ont donc considéré que l’étude de Bazancourt-Pomacle s’avère in fine l’étude d’un « précurseur » possible de la bioéconomie industrielle, dont bien sûr, il est impossible de prédire le succès, tant les conditions de son avènement sont nombreuses et difficiles à aligner. Néanmoins, il serait parfaitement concevable de cibler tant pour les Etats Unis que pour l’Europe la construction de 400 bioraffineries dans un horizon de 20 à 25 ans (10 fois la capacité actuelle de l’Europe) pour atteindre 10% de la production chimique et pétrochimique sous forme de produits bio-sourcés.
Des perspectives d’avenir prometteuses (Chapitre 4)
En effet, dans le cas particulier de Bazancourt-Pomacle, des perspectives d’avenir à 2030 se dessinent à la faveur notamment de trois événements locaux mais d’envergure mondiale survenus au premier semestre 2014. Ces événements valident les prémices d’une véritable économie de la connaissance : la cession de SOLIANCE 1 à un groupe mondial (GIVAUDAN), la capacité du démonstrateur BIODEMO 2 (ARD) d’attirer des jeunes pousses parmi les plus prometteuses au plan mondial (Global Bioénergies), la réussite du pilote industriel de biocarburant de seconde génération FUTUROL 3 , au-delà des espérances initiales de ses grands actionnaires.

Pour que cette économie de la connaissance et ce réseau de compétences locales exceptionnelles puisse prospérer il faut bien sûr que le nouveau Centre d’Excellence en Biotechnologies Blanches, composé de trois Chaires académiques 4 et de l’Université de Reims Champagne Ardenne trouve sa vitesse de croisière, une véritable intégration avec les industriels et les Ecoles d’origine, mette en œuvre une forte dose de pluridisciplinarité, suscite un sentiment d’appartenance et trouve la bonne gouvernance. Il faut aussi que la gouvernance de l’ensemble (bioraffinerie intégrée, acteurs locaux) s’ajuste aux nouvelles dimensions en se donnant des moyens structurés sur la veille stratégique, les décisions d’investissement ou de non-investissement, la valorisation des savoirs et savoir-faire, l’accompagnement des jeunes pousses, l’ingénierie financière, le rayonnement hors des murs.

Parmi des perspectives d’avenir plus classiques, les auteurs de l’étude et les acteurs locaux ont identifié des pistes très concrètes en amont et en aval de la bioraffinerie. En amont de la bioraffinerie, la possibilité de créer une ferme expérimentale à proximité (sur le terrain d’une base aérienne désaffectée, la BA 112), donnerait des opportunités d’améliorer les variétés culturales dont la bioraffinerie mais aussi les agriculteurs ont besoin. Cette ferme contribuerait également à attirer une nouvelle couche d’industriels, d’équipementiers, de sociétés d’ingénierie et de services en complément de ceux de l’IEB. En aval, un nouveau parc d’activité de 60 hectares (Sohettes Val des Bois) à proximité immédiate de la bioraffinerie permettra aux coopératives et industriels déjà engagés, comme à d’autres industriels en aval de la chaine de valeur, de venir se greffer sur la bioraffinerie existante et de bénéficier eux aussi de certaines synergies et coproduits.

Ce nouveau stade de l’intégration amont-aval répond parfaitement aux recommandations des rapports de l’OCDE qui préconisent cet « emboitement » de la bioéconomie verte (l’agriculture) et de la bioéconomie blanche (la bioéconomie industrielle) comme facteur multiplicatif d’efficacité.

Un facteur important de succès pour l’avenir serait de conserver ou régénérer certaines vertus du modèle coopératif (mutualité, réactivité, patience, prise de risques).
La bioraffinerie intégrée : un modèle économique d’avenir (Chapitre 2)
La bioraffinerie, envisagée comme une même entité industrielle, prend toute sa pertinence économique quand la réunion sur un même site d’usines de nature différente compose un écosystème industriel où les entreprises se fournissent les unes les autres en produit intermédiaires, en énergie, en services.

Les économies d’échelles ou de diversification permises par la proximité des acteurs, deviennent des facteurs clés de la compétitivité. La bioraffinerie peut ainsi optimiser son approvisionnement et ses productions en fonction des marchés, en amont et en aval de ses activités. Cette optimisation économique peut s’accompagner d’une optimisation environnementale, incluant une minimisation des rejets, des consommations d’énergies et d’autres intrants.

Si l’on avance souvent que le bien commun, le bon sens et l’esprit de coopération ont présidé à la mise en place des différentes dynamiques qui ont permis la constitution du site et son originalité, d’autres facteurs qui sont entrés en jeu doivent être mis en avant. Ces facteurs sont liés à l’environnement dans lequel ont évolué les coopératives. Ils sont à la fois exogènes comme l’évolution de la PAC et de la règlementation de l’OMC mais aussi endogènes comme l’accroissement des besoins financiers, les essais et les erreurs stratégiques ou industrielles commises par les acteurs considérés.

Ainsi, l’étude montre que la situation actuelle de la bioraffinerie intégrée de Bazancourt-Pomacle est en grande partie la résultante de stratégies mises en place pour répondre à des problématiques concurrentielles, règlementaires, financières et organisationnelles. Les recours à la diversification, à l’intégration d’activités en amont et en aval de la chaîne de valeur, à des montages financiers de plus en plus complexes, à la construction d’un démonstrateur industriel, à la mise en place des synergies pour permettre de tirer profit de rendements d’échelle, sont autant de stratégies « réponses » pour pérenniser et développer les activités.

Dans le chapitre 2, les auteurs se posent la question de savoir si la bioraffinerie de Bazancourt-Pomacle dispose de suffisamment d’atouts pour poursuivre sa croissance. Pour cela, le rapport propose une analyse atouts/faiblesses/opportunités /menaces avec deux applications : celle de la menace de voir certains acteurs quitter le site et celle de l’atout de l’économie circulaire que permet la bioraffinerie.
L’écologie ou symbiose industrielle : un avantage clé (chapitre 3)
L’écologie industrielle ou symbiose industrielle concerne les synergies qui se produisent entre acteurs d’une même bioraffinerie intégrée. Ces synergies se traduisent principalement par des échanges marchands de coproduits à l’intérieur d’un phénomène de cascade industrielle qui voit le produit de l’un des industriels (un output) devenir un entrant (input) pour un second industriel, et cette chaîne peut se poursuivre ainsi sur plusieurs échelons dans la cadre d’une d’intégration verticale. Certains échanges se portent également sur des services (R&D, maintenance, restaurant d’entreprise partagés, achats en commun, louage de personnel..).

L’étude systématique des symbioses industrielles est relativement récente (1989) et reçoit un intérêt croissant des Etats, des investisseurs et analystes pour ses avantages en terme de promotion d’un développement durable et d’une économie circulaire. Ces études sont cependant difficiles à mener du fait de la confidentialité attachée à des activités de nature concurrentielles.

L’étude de la symbiose industrielle de la bioraffinerie de Bazancourt-Pomacle est une première. Elle montre que dès le début des années 1990, par la création de la société mutualisée de R&D, ARD, l’écologie industrielle est un élément central de la stratégie de la bioraffinerie. Au départ, un « agrosystème » réalisé par la conjonction des efforts des agriculteurs, des raffineurs et de la bioraffinerie, devient progressivement un district industriel, puis une plateforme d’innovation, pour lesquels la symbiose est un élément clé : que ce soit au sein de la filière betterave ou au sein de la filière céréalière (blé) des échanges de jus vert, sirop de sucre, glucose, alcool, CO2 se développent dans les différentes directions.

Deux ressources de support et un mécanisme de partage sont également notables : l’eau et l’énergie sous forme de vapeur, de même que la gestion commune des effluents et leur épandage, sont en effet des éléments décisifs de la symbiose locale. Sur la base de la sucrerie historique de CRISTAL UNION (le moteur initial) et à partir de la création de CHAMTOR (amidonnerie-glucoserie), des entreprises de haute technologie sont mises en place sur le fondement de la synergie : SOLIANCE pour les molécules à visée cosmétique, BIOAMBER pour l’acide succinique, CRISTANOL pour le bioéthanol, l’atelier de récupération et de traitement de d’Air Liquide pour le CO2, WHEATOLEO pour les détergents. Les outils des pilotes et démonstrateurs (BIODEMO et le projet FUTUROL) en bénéficient également.

Cette recherche des synergies est continue dans le sens ou l’optimisation des procédés est constante, la diversification des coproduits se poursuit, les économies de ressources sont en permanence à l’ordre du jour. Le souci de traiter la plante entière, de minimiser les nuisances et l’empreinte environnementale, de retourner aux agriculteurs les éléments organiques dont ils ont besoin, se font sentir chez tous les acteurs interrogés de la bioraffinerie. Des pistes de progrès pour l’avenir sont évoquées dans le chapitre 3, notamment pour l’énergie.

Enfin le chapitre 3 vérifie que l’écologie industrielle n’est pas seulement une mode ou un moyen de satisfaire des obligations réglementaires : elle obéit bien, également, à des motivations de rationalité économique, de valorisation marchande, de stratégie compétitive, de juste retour de la R&D.
La dimension historique : un élément indispensable de la compréhension (chapitre 1)
La Champagne Ardenne était au départ une région agricole très handicapée par ses caractéristiques géologiques. Elle est aujourd’hui considérée comme très performante grâce à la détermination des hommes, à leur capacité à intégrer les progrès techniques, à se regrouper pour s’adapter aux évolutions environnementales.

La dynamique de la coopération agricole a été déterminante dans ce développement et l’avènement du site de Bazancourt-Pomacle ne peut être compris sans un détour historique.

Ce détour historique permet de mettre en exergue les différents critères qui ont permis la construction de la plaque de Bazancourt-Pomacle telle que nous la connaissons aujourd’hui :

– La bioraffinerie de Bazancourt-Pomacle est le résultat d’un processus incrémental et non planifié.

– La bioraffinerie est l’aboutissement d’un processus intergénérationnel (70 ans).

– La bioraffinerie de Bazancourt-Pomacle est le résultat d’un long processus qui illustre parfaitement les processus d’innovation, par lesquels un point faible peut devenir un point fort par le jeu des circonstances.

– La bioraffinerie de Bazancourt-Pomacle est l’exemple d’un processus Ricardien de capitalisation sur l’avantage comparatif local.

– La bioraffinerie de Bazancourt-Pomacle a connu une croissance endogène grâce à l’existence de leaders d’opinion et de « meneurs ».

Tous ces éléments réunis ont permis d’amener les agriculteurs ainsi que les dirigeants de la profession à penser la plante autrement et à se lancer dans de nouvelles aventures industrielles souvent liées à la recherche dont le site de Bazancourt-Pomacle est maintenant l’exemple vivant. Une histoire et des leçons que l’on retrouve dans d’autres études de grappes ou de districts industriels.
Quelques pistes pour l’action (conclusion générale de l’étude)
Pour que la bioéconomie industrielle s’épanouisse et que 400 bioraffineries voient le jour aux Etats-Unis, en Europe et dans d’autres continents, de nombreuses conditions et circonstances favorables devraient converger, ce qui est plausible mais loin d’être certain.

Trois pistes indicatives peuvent être mentionnées.

Le développement de la recherche sur le secteur économique lui-même : sa définition, ses indicateurs et la construction de ses bases de données (le préalable du « connais-toi toi-même ») sans lesquels pas de dialogue ni d’analyses possibles (quelle identité pour la bioéconomie industrielle ?).

La mise en mouvement du secteur privé par des partenariats public-privé, des plateformes de partages de technologies, des recherches de masses-critiques, l’intégration des infrastructures en amont et aval, un dialogue engagé avec la société, mais sous condition de politiques publiques beaucoup plus assertives.

Des gouvernements qui offrent un rôle de catalyseur entre les parties prenantes, tout en restant neutres sur les choix technologiques, mais qui doivent assurer un cadre réglementaire prévisible et surtout des conditions de concurrence « équivalentes « ( level playing field ) avec les technologies et filières existantes i.e compenser les avantages acquis (externalités non prises en compte) et les subventions massives directes ou indirectes aux industries établies (régimes fiscaux privilégiés).
1 Producteur d’ingrédients cosmétiques
2 Démonstrateur
3 Pilote industriel d’éthanol de seconde génération
4 Chaire Agrobiotechnologies Industrielles (ABI) d’AgroParisTech, Chaire Biotechnologies Blanches de l’Ecole Centrale Paris, et Chaire de Bioéconomie Industrielle de NEOMA Business School.
Abréviations et acronymes
ACI : Alliance Coopérative Internationale
ADEME : Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie
AFOM : Atouts – Faiblesses – Opportunités – Menaces
ARD : Agro-industries Recherches et Développements
ACV : Analyses de Cycle de Vie
BFR : Besoins de Fonds de Roulement
BIC : Bio-based Industries Consortium
BIOPOL : Assessment of BIOrefinery concepts and the implications for agricultural and forestry POlicy
BRI : Bioraffinerie Recherche et Innovation
© : Crédits photos
CA : Chiffre d’affaires
CANE : CREDIT AGRICOLE DU NORD EST
CAPEX : Dépenses d’investissement de capital
CARB : Coopérative agricole de la région de Brienne
CATEI : Développement Durable sous la forme du Comité d’Animation Territoire Durable et Ecologie Industrielle
CCI : Chambre de Commerce et d’Industrie
CDJA : Club des Jeunes Agriculteurs
CEBB : Centre d’Excellence en Biotechnologies Blanches
Cf. : Se reporter à
CIMV : La Compagnie Industrielle de la Matière Végétale
CNES : Centre National d’Etudes Spatiales
CO 2 : Dioxyde de carbone
CRCA : Caisse Régionale de CREDIT AGRICOLE de Reims
DHA : Acide DocosaHexaénoïque
DRH : Directeur des Ressources Humaines
DOE : le Département Américain de l’Energie
etc. : et cetera
FAO : Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture
FDSEA : Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles
GATT : General Agreement on Tariffs and Trade
GIE : Groupement d’Intérêt Economique
HA : Acide Hyaluronique
hl : hectolitre
IAR : Industries et Agro Ressources
IEA/AIE : Agence Internationale de l’Energie
IEB : Institut Européen de la Bioraffinerie
ISTV : Institut des Sciences et Techniques du Vivant
JAC : Jeunesse Agricole Catholique
Khl : Kilo hectolitres
Kms : Kilomètres
LBO : Leveraged Buy-Out ou achat à effet de levier
MW : Mégawatt
MW th : pour Mégawatt thermique
m : Mètre
M€ : Millions d’Euros
NISP : National Industrial Symbiosis Programme du Royaume-Uni
NREL : Laboratoire National Américain de l’Energie renouvelable
OCDE : Organisation de Coopération et de Développement Economique
OMC : Organisation Mondiale du Commerce
P2G : Procéthol 2 ème Génération-FUTUROL
PAC : Politique Agricole Commune
pH : Potentiel Hydrogène
PNB : Produit National Brut
R&D : Recherche et Développement
SAU : Surface Agricole Utile
SICA : Syndicat d’Intérêt Commun Agricole
SCARM : Société coopérative agricole de la région de Romilly-Méry
SWOT : Strengths–Weaknesses–Opportunities–Threats
t : Tonne
TIC : Technologies de l’Information et de la Communication
TRL : Technology Readiness Level
VAN : Valeur Actuelle Nette
Liste des tables
Table 2.1. Fiche synoptique des entreprises présentes sur le site de Bazancourt-Pomacle
Table 2.2. Décomposition des productions de CHAMTOR et CRISTANOL
Table 2.3. Avantages de la bioraffinerie pour l’entreprise CHAMTOR entre 2006 et 2011 (année de développement de CRISTANOL)

Table 3.1. Gains de productivité de l’utilisation de l’eau dans la sucrerie de Bazancourt. Source : CRISTAL UNION
Liste des figures
Figure 1.1. Géologie de la France
Figure 1.2. Les bassins sédimentaires du nord de la France
Figure 1.3. Carte de la Champagne Crayeuse
Figure 1.4. Paysage de Champagne Crayeuse
Figure 1.5. Organisation de l’espace rural champenois au 18 ème siècle
Figure 1.6. Photographie d’un tracteur à vapeur
Figure 1.7. Photographie d’une scène de moisson mécanisée dans les années 60
Figure 1.8. Photographie 5 de Léon Hamel (1829-1915)
Figure 1.9. Photographie d’une médaille à l’effigie de Gustave de Bohan
Figure 1.10. Photographie de la porte de La PROVIDENCE Agricole

Figure 2.1. Inputs et outputs d’une sucrerie traditionnelle
Figure 2.2. Inputs et outputs d’une sucrerie ayant intégrée la bioraffinerie
Figure 2.3. Raffinerie et Bioraffinerie d’après Kamm et al. (2008)
Figure 2.4. Les différents composants dans le concept de bioraffinerie (IEA Task 42 Biorefinery systemics, 2009 ; adapté et modifié par la FNR)
Figure 2.5. Les différents composants dans le concept de bioraffinerie (IEA Task 42 Biorefinery systemics, 2009 ; adapté et modifié par la FNR)
Figure 2.6. Vue panoramique de la plateforme de Bazancourt-Pomacle
Figure 2.7. Coupe instantanée de l’évolution de la plateforme de Bazancourt-Pomacle de 1980 à 2012 – périodicité : tous les 10 ans
Figure 2.8. Phases de développement de la bioraffinerie de Bazancourt-Pomacle de 1953 à 2012
Figure 2.9. Interaction et cohésion entre les acteurs du site de Bazancourt-Pomacle
Figure 2.10. Inputs et outputs de la bioraffinerie de Bazancourt-Pomacle
Figure 2.11. Evolution comparée des prix du blé et du sucre
Figure 2.12. Production et consommation de céréales dans le monde.
Figure 2.13. Besoins structurels et nouveaux enjeux
Figure 2.14. Défis et opportunités générés par la singularité du modèle d’affaires des coopératives
Figure 2.15. Evolution des investissements cumulés sur la plaque de Bazancourt-Pomacle entre 2000 et 2011
Figure 2.16. Représentation synthétique de la chaîne de valeur en amont et en aval de la transformation
Figure 2.17. Investissement initial pour la création de CRISTANOL en 2006
Figure 2.18. Evolution de la structure des coopératives et filiales communes
Figure 2.19. Maillage financier du site de Bazancourt-Pomacle en 2012
Figure 2.20. Diversification croissante des entreprises de la plaque de Bazancourt-Pomacle sur la chaîne de valeur des industries agro-alimentaires
Figure 2.21. Stratégie de développement en amont de la transformation
Figure 2.22. Evolution du Chiffre d’affaires sur le site de Bazancourt-Pomacle de 2000 à 2011
Figure 2.23. Application des TRL à la plaque de Bazancourt-Pomacle
Figure 2.24. Enjeu, obstacles et solutions du montage BIOAMBER

Figure 3.1. Relations entre la bioraffinerie de Bazancourt-Pomacle et son environnement. L’interaction entre la bioraffinerie et les agriculteurs-adhérents des coopératives est appelé « Agrosystème »
Figure 3.2. Flux de produits, coproduits et de services entre les entreprises de la bioraffinerie de Bazancourt-Pomacle, Champagne-Ardenne
Figure 3.3. Flux d’eaux (eaux de forage et traitées pour les procédés, vapeur et eau issue de la biomasse) entre les entreprises de la bioraffinerie de Bazancourt-Pomacle, Champagne-Ardenne. Les pourcentages indiqués représentent la part de chacun des flux sur la totalité de l’eau entrant dans le système
Figure 3.4. Flux des effluents de la bioraffinerie de Bazancourt-Pomacle, Champagne-Ardenne. Les pourcentages indiqués représentent la part de chacun des flux sur la totalité de l’eau entrant dans le système

Figure 4.1. BA 112 : réserve foncière agricole de 160 ha utilisables pour une ferme expérimentale
Figure 4.2. Vue globale du parc d’activités Sohettes-Val des Bois au terme de son aménagement et situation par rapport à la bioraffinerie existante
Figure 4.3. Représentation des perspectives d’extension des activités autour de la bioraffinerie
5 http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_Harmel
Liste des encarts
Encart 2.1. Exemple de définitions de la bioraffinerie
Encart 2.2. Niveaux d’intégration et multifonctionnalité déjà réalisés en bioraffinerie
Encart 2.3. Présentation des entreprises VIVESCIA et CRISTAL UNION, chiffres pour 2013
Encart 2.4. Rappel des principales étapes de l’évolution du site de Bazancourt-Pomacle
Encart 2.5. Valeurs et principes coopératifs selon l’A.C.I. (1995)
Encart 2.6. Présentation de Siclaé, holding de VIVESCIA et acteur de la bioraffinerie de Bazancourt-Pomacle
Encart 2.7. Les neuf niveaux de maturité des technologies.
Encart 2.8. Analyse SWOT de la bioraffinerie en 2011
Encart 2.9. Financements de BIOAMBER

Encart 3.1. Impact économique et environnemental de l’installation de deux chaudières à biomasse sur le site de CRISTANOL
Introduction
L’objet de cette étude est la bioraffinerie de Bazancourt-Pomacle, située à 15 Kms de la ville de Reims en Champagne, France. Il s’agit d’une bioraffinerie qui occupe 160 hectares, traite aujourd’hui, par an, 1 million de tonnes de blé, 2 millions de tonnes de betteraves à sucre et déshydrate 110 000 tonnes de pulpes et luzerne. Elle s’est construite par étape depuis 1948, représente plus de 11 acteurs différents dans le domaine de la production industrielle (sucrerie, amidonnerie, production de biocarburants), de la recherche & développement, de la recherche académique ainsi que dans le domaine des équipements de pilotage et de démonstration.

Cette étude est la première étude à visée économique, sociale et environnementale d’une bioraffinerie en activité. Elle a été réalisée par l’équipe de la Chaire de Bioéconomie Industrielle de NEOMA Business School, Campus de Reims, (ex Reims Management School). Le principe de l’étude a été approuvé par le Comité d’Orientation Stratégique de la Chaire en février 2013.

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