Le philosophe et le transfert des sciences et de la technologie en Afrique
173 pages
Français

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Description

L'accès aux sciences et à la technologie est un problème crucial pour les pays africains, mais il s'exprime souvent en termes de transfert et non de maîtrise de processus. Le véritable développement scientifique et technologique doit être profondément ancré dans la vie sociale et suivre l'évolution de celle-ci. Tout transfert de technologie comporte donc la menace d'une pression sur les structures du pays d'accueil souvent accentuée par le prolongement du rapport de domination.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 juin 2010
Nombre de lectures 218
EAN13 9782336274508
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

© L’Harmattan, 2009
5-7, rue de l’École-polytechnique ; 75005 Paris
http://www.libraireharmattan.corn diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattani @wanadoo.fr
9782296119512
EAN : 9782296119512
Le philosophe et le transfert des sciences et de la technologie en Afrique

Le Bernard Sissa
Sommaire
Page de Copyright Page de titre COLLECTION « PENSÉE AFRICAINE » - dirigée par François Manga-Akoa INTRODUCTION PREMIERE PARTIE - LES LIENS NATURELS DE LA PHILOSOPHIE ET DES SCIENCES
La tentation de la philosophie La « scientificité » de la philosophie Qu’en est-il du rapport de la science et de la technologie ? La science, la technologie et leurs interrelations
DEUXIEME PARTIE - LA POLITIQUE DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE EN AFRIQUE
Le choix et le transfert des technologies Les implications socio-politiques du transfert des sciences en Afrique Une science et une technologie pour le peuple
TROISIÈME PARTIE - DÉGRADATION DE L’ENVIRONNEMENT : LA PROBLÉMATIQUE DU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE DANS LE MONDE
La dégradation de l’environnement et la problématique du réchauffement climatique Le réchauffement climatique et ses conséquences Sur le plan de la santé Sur le plan de l’agriculture La disparition des forêts Hausse du niveau des océans, inondations et déplacement des populations La responsabilité de l’homme et de la nature dans le réchauffement climatique Qu’est-ce que l’effet de serre ? La pollution de l’environnement en Afrique par les déchets toxiques L’hybridation des logiques scientifiques et politiques L’interrogation philosophique : vers une autodestruction de l’humanité? Les futilités pédagogiques de la coopération Le problème sans question
QUATRIÈME PARTIE - L’ÉDUCATION : PRÉALABLE INDISPENSABLE À TOUT DÉVELOPPEMENT SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE
La formation des techniciens La science et la technologie dans l’enseignement général Echec des théories racistes et anti-scientifiques Handicap par rapport à une certaine école
CINQUIEME PARTIE - LE DEVELOPPEMENT SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE ENDOGENE
Une science et une technologie avec le peuple Une technologie endogène La nécessité de la réflexion philosophique ou la réflexion philosophique comme nécessaire La philosophie comme résultat d’un débat Le matérialisme dialectique : une philosophie pratique L’indépendance de l’Afrique, condition essentielle de liberté (de recherche, de création, de développement) Critique de l’idéologie de la globalisation : Le triomphe du capitalisme international
SIXIEME PARTIE - LA PROBLEMATIQUE DE LA PHILOSOPHIE AFRICAINE
La visée de toute philosophie Autrement dit Le rôle du philosophe aujourd’hui L’Unité possible des courants de pensée philosophique en Afrique et leur transcendance
CONCLUSION
COLLECTION « PENSÉE AFRICAINE »
dirigée par François Manga-Akoa
En ce début du XXI e siècle, les sociétés africaines sont secouées par une crise des fondements. Elle met en cause tous les secteurs de la vie. Les structures économiques, les institutions politiques tels que les Etats et les partis politiques, la cellule fondamentale de la société qu’est la famille, les valeurs et les normes socioculturelles s’effondrent. La crise qui les traverse les met en cause et au défi de rendre compte de leur raison d’être aujourd’hui.
L’histoire des civilisations nous fait constater que c’est en période de crise que les peuples donnent et expriment le meilleur d’eux-mêmes afin de contrer la disparition, la mort et le néant qui les menacent. Pour relever ce défi dont l’enjeu est la vie et la nécessité d’ouvrir de nouveaux horizons aux peuples africains, la Collection « PENSEE AFRICAINE » participe à la quête et à la création du sens pour fonder de nouveaux espaces institutionnels de vie africaine.
Dernières parutions
René TOKO NGALANI, Propos sur l’État-nation , 2010.
Pius ONDOUA, Développement technoscientifique. Défis actuels et perspectives , 2010.
René TOKO NGALANI, Mondialisation ou impérialisme à grande échelle ? , 2010.
Roger MONDOUE, « Nouveaux philosophes » et antimarxisme. Autour de Marx est mort de Jean-Marie Benoist , 2009.
Antoine NGUIDJOL, Histoire des idées politiques. De Platon à Rousseau , 2009.
Pius ONDOUA, Existences et Valeurs. Avenirs pluriels, Tome III, 2009.
Pius ONDOUA, Existences et Valeurs. L’irrationnelle rationalité, Tome II , 2009 .
Pius ONDOUA, Existences et Valeurs. L’urgence de la philosophie , Tome I, 2009.
Pius ONDOUA, Technoscience et Humanisme , 2009.
Doumbia S. MAJOR, Le manifeste pour l’Afrique. Pourquoi le continent noir souffre-t-il ? , 2009.
Ce livre est spécialement dédié à leurs Excellences Messieurs :
Laurent Gbagbo , Président de la République de Côte d’Ivoire et
Alpha Oumar Konaré , ancien Président du Mali et Ancien
Président de la Commission de l’Union Africaine.
L’histoire de l’humanité nous enseigne qu’en tout temps, les hommes ont cherché à dominer et à humilier leurs semblables qui acceptèrent souvent avec lâcheté et sans gloire le fait accompli, alors que les autres se révoltèrent contre cette barbarie, parfois les armes à la main. Alors était né le nationalisme : concept concentré du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». Etant éternel et imprescriptible, tout nationalisme, toute fierté de soi à la condition du respect minimum des règles compatibles avec l’éthique de la vie dans la communauté nationale et internationale, sous peine de discrédit, quels que soient la raison du comportement ou le contenu du combat, doit être une donnée permanente pour tout homme libre.

Cette vérité historique n’aura guère ébranlé la certitude d’être de certains de nos Chefs d’Etat, habitués qu’ils sont d’aller à Canossa pour s’aplatir devant ceux-là qui les méprisent et pillent nos richesses, et continuer, malgré cela, de voguer sur le radeau de la méduse des illusions, car de Canossa au radeau de la méduse, il n’y a qu’un perdant, l’Idéal, que leurs Excellences Laurent Gbagbo et Alpha Oumar Konaré ont su préserver pour la dignité de l’ Afrique Noire et de l’homme africain, pendant leur mandat.
INTRODUCTION
Nul doute que l’immense travail accompli depuis des siècles et qui se caractérise par le rythme accéléré du développement de la science a été en partie motivé par l’idée que l’homme pourrait ainsi se rendre maître et possesseur de la nature. Mais un bilan des résultats de cette activité scientifique avec la technique comme application fait apparaître aujourd’hui la négativité de cette performance qui rappelle son inscription indépassable dans une nature à la profondeur de laquelle ses activités conscientes ne parviennent pas à se mesurer.

En tout cas, le développement scientifique et technique n’a en rien diminué l’impuissance des hommes face aux problèmes de leur organisation collective, le déchirement de la société nationale et mondiale, la misère physique des deux tiers de l’humanité et psychique du troisième.

C’est ce qui m’amène à réfléchir sur la situation du transfert du savoir scientifique et technique en Afrique, sa problématique interne, son enracinement, sa fonction sociopolitique. Pour peu qu’on pousse cette réflexion plus loin, elle conduit à se poser deux questions essentielles : le transfert des compétences scientifiques et technologiques en Afrique peut-il véritablement servir à l’élaboration d’une politique de développement économique et social ? Peut-il contribuer efficacement à la détermination des objectifs et des moyens et à la prévision de ses effets sociaux et éthiques ? Ainsi entendue, la question que je dois traiter ici ne prétend pas épuiser tout le problème. La situation actuelle de l’Afrique se caractérise par cette oscillation : la première, idyllique, quant à l’importation de la science et de la technologie, fait passer pour les idées du phénomène du développement ce qui n’est en fait qu’une philosophie oblique, une idéologie ; la seconde, empirique, persuade que la comptabilité des moyens et le recensement des objectifs constituent un véritable programme de développement. Ces deux attitudes sont négatives et ne peuvent être que rejetées ; elles sont les conséquences d’un phénomène qui renvoie à

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