À l école de la louange
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Description

Celui qui dit « Merci Père ! » ou « Gloire à Jésus-Christ l’Agneau de Dieu ! » loue YAHWEH l’Éternel. Un cœur sincère dresse ainsi un trône de reconnaissance et de gloire au Seigneur. Dieu vient à lui sans conditions. Cependant, nul ne peut louer le Père si ce n’est par Christ-Jésus. De même, nul ne loue l’Agneau de Dieu si ce n’est le Père qui le lui inspire. À l’école de la louange, vous apprenez à entrer dans le lieu secret du cœur et à vous tenir face à face avec le Créateur des cieux et de la terre. Dès lors commencent les rendez-vous de larmes et d’abandon de soi dans les bras de Dieu, mais également de vibrantes célébrations de l’œuvre de la croix. C’est la culture du royaume des cieux. Par la pédagogie de la louange, Dieu fixe votre regard sur ses merveilles indépendamment des circonstances, parce qu’elle accroît le zèle dans le combat spirituel d’une part, et d’autre part, parce qu’elle soutient la foi, dans le désert comme dans l’épreuve. Ses ressorts changent les cris de détresse en chants d’allégresse. C’est l’occasion de le témoigner à l’instar des enfants d’Israël au sortir de l’Égypte et des disciples depuis l’avènement de Christ. À l’école de la louange quotidienne, vous érigez une tribune sur mesure à Dieu. Le Saint-Esprit peut alors librement se révéler, parler, agir puissamment et transformer des vies. Si vous pouvez évaluer ce que Dieu est capable de faire même avec un simple « Alléluia », vous allez sans cesse élever sa louange du lever du soleil jusqu’à la fin du jour, et même pendant les veilles de la nuit !

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 25 avril 2013
Nombre de lectures 38
EAN13 9782312010069
Langue Français

Exrait

À l’école de la louange

Jean Robert Mboungou
À l’école de la louange
















LES ÉDITIONS DU NET 22 rue Édouard Nieuport 92150 Suresnes
À Danielle, mon épouse bien-aimée dont l’expression de joie innée rend chaque jour à notre Seigneur d’excellentes actions de grâces.

À Samuel et Lutinz qui sautent et dansent de joie comme bon leur semble au rythme de leurs cantiques préférés.

À Yessé, pour sa confiance dans le Seigneur.

À Destinée, pour son parcours serein.

À Aïcha, Jean-Marie, Jeanne, Jeansard, Josy, Nathalys, Marianne, Tata Anne, Yvette et à tous ceux des frères et sœurs consacrés à la louange de notre Seigneur par la proclamation de la bonne nouvelle.

À tous les enfants et les jeunes étoiles du CEP Colombes.

À ma belle famille.

À mes chers parents, mes chers frères et sœurs, et leurs familles.

À tous mes amis.







Sauf indication contraire, les textes bibliques sont tirés de la Bible Segond.

© Les Éditions du Net, 2013 ISBN : 978-2-312-01006-9
Introduction
Que dit la Parole ?
Voici l’exhortation de l’apôtre Pierre : « Sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous » (1 Pierre 3. 15). Notre espérance est fondée sur la parole de YAHWEH Dieu le Père. Que dit sa Parole ? « Nous avons auprès de lui cette assurance que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu’il nous écoute, quelque chose que nous demandions, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons demandée » (1 Jean 5. 14-15).

Le témoignage d’une bonté aussi merveilleuse ne peut être étouffé. Impossible ! La main bienveillante de Dieu réjouit tellement nos cœurs en permanence que l’âme échauffée ne peut se contenir. En toute reconnaissance, elle peut alors librement méditer, murmurer, supplier, narrer, chanter, danser ou pousser des cris de joie en réponse aux œuvres admirables du Seigneur. C’est au sommet de l’admiration que dans l’être se forme l’arc réflexe de l’exaltation de Dieu. S’ensuit la publication de ses hauts faits. Cela s’appelle de la louange.
Qu’est donc la louange ?
Elle n’est pas un effort. C’est un langage de vérité. Une vérité qui célèbre la grandeur et l’amour infini de Dieu. L’œuvre rédemptrice de l’humanité entière accomplie par le sang de Jésus-Christ en est la pierre d’angle. Pour celui qui croit à cette parole et qui le déclare devant Dieu et les hommes, ses péchés sont pardonnés et leurs conséquences néfastes sont définitivement effacées. La bonté du Seigneur se manifeste dans nos vies avant même que nous ayons conscience de sa proche présence à nos côtés. Dieu est amour. Cet amour concourt à la révélation de sa personne indépendamment de notre entendement limité.

Lorsque nous apprenons à connaître Christ, à avoir la révélation de son amour, il n’est plus possible de se taire. Continuellement, en tout lieu, en tout temps, nous bénirons, glorifierons, magnifierons et célébrerons sa gloire par l’inspiration du Saint-Esprit. Alors la louange de sa gloire jaillira du plus profond de notre être. La joie de Dieu dans notre âme régénérée, puis rafraîchie, s’égouttera sur nos lèvres inspirées. Avec allégresse, nous chanterons le cantique populaire qui dit : « Il est bon de louer Dieu, alléluia ! Louons-Le, alléluia ! Louons-Le, alléluia ! Hosanna ! »

Dans le cœur, lorsque la mèche de la louange reçoit le feu de Dieu, en principe sa flamme est inextinguible. L’œuvre de la croix est une célébration éternelle. La mort, la résurrection et l’ascension de Christ sont un triomphe. Recevoir Jésus-Christ comme son Seigneur et son Sauveur personnel, c’est donner une fête en l’honneur de notre Dieu créateur. Célébrer l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde, c’est sortir des ténèbres de l’Égypte, la maison de servitude spirituelle ! Tout change ! Fini l’ancien statut d’esclave, je suis désormais libre. Fini le joug de Satan, ce pharaon qui exerce une oppression constante et permanente sur l’humanité.

Louer, c’est chanter Christ, l’hymne des rachetés. Or, Dieu est exceptionnel. Le Seigneur fait des choses exceptionnelles avec des hommes ordinaires qui, au final, deviennent aussi exceptionnels ! Avec lui, nous apprenons à n’être impressionnés par rien au monde ! En revanche, notre regard doit s’exercer à identifier Christ agissant au travers de ses fidèles serviteurs.

Les programmes d’instruction civique n’intègrent guère les Saintes Écritures. C’est déplorable. Ce que nous apprenons à l’école laïque est accessoire et superficiel. Cependant, à la bonne heure, le Seigneur féconde, multiplie et capitalise l’effort d’apprentissage volontaire. Ainsi, tout ce qui est bien appris devient utile à son service, quelle qu’en soit la formation. Rien n’est jamais perdu !
Dans la prière, nous allons à Dieu
Par la louange, Dieu vient à nous ! La prière frappe à la porte de Dieu ; mais quand nous louons le Seigneur, notre cœur s’abandonne promptement à sa compassion. La prière fait monter nos requêtes ; la louange fait descendre l’exaucement de nos prières. La louange est elle-même un mode de prière. Elle procède par murmures ou par supplication avec actions de grâces. En lisant le Psaume 139. 1-18, nous percevons la louange de Christ. Elle s’exprime par la bouche du prophète David, inspiré par l’Esprit de Dieu. Toute sa vie fut une louange à la gloire du Seigneur.

David fut un homme selon le cœur de Dieu (1 Samuel 13. 14). Cet homme comprit très tôt qu’il était redevable au Seigneur pour toutes les choses accomplies dans sa vie. Dieu le tira des troupeaux de son père pour succéder à Saül le premier roi d’Israël devenu idolâtre (1 Samuel 28. 8). David et bien d’autres auteurs ont révélé leur inspiration de serviteurs de Dieu dans le livre des Psaumes comme un héritage qui témoigne de la grandeur de Dieu à l’intention de nos cœurs, nos lèvres et nos oreilles. David fut un adorateur en esprit et en vérité.
La louange est la langue d’un cœur en fête
En sondant ce qu’est la louange, en examinant son impact à la lumière de la parole de Dieu, nous aurons compris que les œuvres de puissance, les révélations, la consolation, le réconfort infaillible et le repos sont les privilèges d’un cœur qui exalte Dieu sans cesse. La louange est une célébration, un festival de réjouissances. Dès lors, l’âme s’abandonne, le cœur s’offre, et la voix porte l’offrande sanctifiée à Dieu. Ce n’est pas en vain que l’apôtre Paul dit expressément ceci : « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable » (Romains 12. 1).

Cette parole est une définition succincte de ce qu’est l’adoration de Dieu en esprit et en vérité. Il n’y a pas de meilleure réponse à la grâce qu’une louange estampillée du nom de Christ. La louange commémore l’Agneau de Dieu. Pâque et cantiques vont de pair. La louange est un rendez-vous de la foi en l’œuvre rédemptrice de la croix. Elle appelle, invite et implore Dieu. Elle donne la parole au Seigneur, laisse l’initiative à l’Esprit et s’attend à l’action de Dieu. Ce devrait être l’objectif primordial de toute réunion de prière. Quelle peut être l’offense faite à Dieu de prétendre se réunir en son nom, sans au préalable par la louange l’inviter à présider la séance !
La louange est une clé spirituelle en or
Elle fonctionne comme un passe-partout. Elle ouvre de nombreuses portes. Il est indispensable de la posséder. Son usage n’a pas de limites. En toute occasion, en toutes circonstances, en toute saison, favorable ou non, la louange ancre solidement notre foi en Christ ! L’apôtre Paul dit : « Ne nous conformons pas au siècle présent, mais soyons transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que nous discernions quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait » (Romains 12. 2). Grâce et louange sont indissociables.

Ce livre ne fait pas une étude complète de la louange. Son objectif est d’encourager toute personne à louer Dieu sans conditions. Décomplexée, la louange invite solennellement le Saint-Esprit à diriger notre entreprise spirituelle à la gloire du Ressuscité afin de goûter aux superbes fruits de la grâce.
Chapitre 1 : L’empreinte de Dieu
La fièvre n’abandonnait pas
Samuel était fébrile depuis quelques jours. Nous priâmes pour sa guérison, mais aucun changement ne fût perceptible. Ce qui semblait être une bronchite se manifesta avec plus d’acuité. L’enfant avait une quinte de toux grasse. L’écoulement nasal était pour le moins abondant. Malgré la médication de première intention, la fièvre et les autres signes cliniques persistèrent. Au troisième jour, son appétit avait baissé. Un rendez-vous chez le pédiatre s’était imposé pour le lendemain. Cependant en toute confiance, je m’adressai à Samuel en lui disant :

« Ô mon fils ! La fièvre n’abandonne pas. Mais sois assuré : Jésus-Christ a renversé les fondements de la maladie. N’aie crainte, la victoire est définitivement dans notre camp. »

« Tu sais ! Rien ne résiste à la puissance de l’œuvre de la croix. Nous allons procéder autrement, sous l’inspiration de l’Esprit de grâce. D’ailleurs, ne t’appelles-tu pas TETELESTAÏ (traduction grecque de - Tout a été payé - prononcé par Christ à la croix). Alors, réclamons la grâce de Dieu ! »

En parlant au Seigneur, je reçus la conviction de ne pas baisser les bras. Il fallait s’y prendre différemment. Comment ? N’ayant aucune idée, je laissai l’initiative à Dieu. Cependant, la nuit avant de mettre Samuel au lit, je le pris dans mes bras pour le recommander de nouveau au Seigneur. Après l’avoir mouché, aussitôt mon fils s’endormit. Cette tâche accomplie, je me suis disposé à être attentif à la voix du Saint-Esprit. Malgré d’abondantes supplications, je ne perçus aucune direction significative. Sans abandonner la partie, je rendis néanmoins grâces pour les soins imperceptibles dont Samuel bénéficiait déjà dans la présence de Jésus-Christ.
Persévérer dans la prière
L’idée de persévérer dans la prière ne me quitta pas d’un poil. Pendant que je renouvelais mes instances au Seigneur, le récit de la passion de Christ imprégna mon esprit. Peu après, un cantique de la grâce, engendré au plus profond de mes entrailles, se cristallisa sur ma langue. À voix basse, je fredonnai ces paroles :

Refrain : Ô Jésus ! (bis)

Dieu le Fils, Seigneur Jésus !
Le Roi des rois, Seigneur Jésus !
Le Saint de Dieu, Seigneur Jésus !

Tu es Sauveur, Seigneur Jésus !
Agneau de Dieu, Seigneur Jésus !
La pâque de Dieu, Seigneur Jésus !

Agneau immolé, Seigneur Jésus !
Ressuscité, Seigneur Jésus !
La gloire de Dieu, Seigneur Jésus !

Notre chemin, Seigneur Jésus !
La vérité, Seigneur Jésus !
La vie de Dieu, Seigneur Jésus !

Le Fils unique, Seigneur Jésus !
Le pain vivant, Seigneur Jésus !
Lumière du monde, Seigneur Jésus !
La guérison, Seigneur Jésus !
La délivrance, Seigneur Jésus !
La paix de Dieu, Seigneur Jésus !

Justice de Dieu, Seigneur Jésus !
Repos de Dieu, Seigneur Jésus !
Louange à Dieu, Seigneur Jésus !

Tu es victorieux, Seigneur Jésus !
La manne de Dieu, Seigneur Jésus !
Bannière de Dieu, Seigneur Jésus !

Le doigt de Dieu, Seigneur Jésus !
L’index de la grâce, Seigneur Jésus !
Le trésor du royaume, Seigneur Jésus !
À l’assaut !
Le refrain et les strophes résonnèrent fortement dans mon cœur. Le chant exaltait les prouesses de Jésus-Christ, le Roi des rois, Seigneur des seigneurs (Apocalypse 19. 11-16). J’eus le sentiment d’entendre des soldats résolus se lancer à la poursuite d’un ennemi débusqué. Au fur et à mesure que je prononçai les paroles de ce cantique, une clameur silencieuse s’élevait avec puissance au plus profond de mon être. C’était inhabituel ! Ce qui se déroulait dans l’invisible retentissait dans mon âme. L’armée de l’Éternel s’apprêtait à donner l’assaut dans le camp de l’ennemi. Combien de temps ai-je fredonné ce cantique à la gloire de Dieu le Fils unique ? Je ne sais ! Probablement une bonne heure jusqu’à ce que je sois gagné par le sommeil.

C’est au réveil que je réalisai concrètement ce qui s’était produit durant la nuit. En effet, l’armée céleste avait enfoncé les barrières de l’ennemi. À la croix, Christ a défait l’arrière-garde de nos maladies et de nos infirmités (Matthieu 8. 17). La déroute de l’adversaire est certaine. Sa capitulation a été établie. En conséquence, la guérison de Samuel s’est manifestée sans ambiguïté. Le petit ne toussa pas un seul instant durant la nuit. Son sommeil ne fut pas agité. L’encombrement nasal se dissipa. Samuel put dormir profondément sans être dérangé jusqu’au matin. La puissance du Seigneur eut raison de la fièvre, de la toux, de l’écoulement nasal et de l’affection des bronches.

En tous les cas, je vis le nourrisson se lever avec une redoutable forme olympique. Il était détendu. Sa tétine à la bouche, Samuel me regarda droit dans les yeux. Son sourire puéril en disait long. Il semblait crier : Hourra ! Ah, cela aurait été extraordinaire s’il avait été en âge de parler ! Comment a-t-il vécu l’intervention surnaturelle de Christ ? J’aurais bien aimé le savoir. Hélas !

Quoi qu’il en soit, la joie ressentie en pareille circonstance est d’abord muette, puis débordante. Plus on évalue la situation, mieux on comprend la puissance phénoménale du sang de Christ ! La consultation préconisée chez le pédiatre n’avait plus lieu d’être. La fièvre avait été décapitée. La bronchite carabinée avait été battue à plates coutures par le bras de l’Éternel. Ouah, quelle raclée ! La débâcle de l’ennemi fut sérieuse. Alléluia ! Gloire à l’Agneau ! C’est alors que je me souvins de cette merveilleuse déclaration de David : « Le Seigneur a mis dans ma bouche un cantique nouveau, une louange à notre Dieu ; beaucoup l’ont vu, et ont eu de la crainte, et ils se sont confiés en l’Éternel » (Psaume 40. 4).
Le souverain
De ce merveilleux épisode, j’ai tiré un enseignement capital. Dans ce contexte précis, le cantique nouveau représentait un ordre irrévocable du Seigneur. Une bataille dans le ciel fut engagée. L’issue en fut salutaire sur la terre. La louange a actionné le bras du Seigneur. Ses ogives ont été armées. Une puissance explosive en est sortie. Le feu de Dieu a consumé la maladie. Le cantique inédit a déclenché une puissante bombe spirituelle. Son action a été dévastatrice. L’engagement de l’armée céleste a été entier et la victoire a été inéluctable.

Certes, lorsque nous faisons des requêtes, le Seigneur écoute attentivement. Cependant, il ne faut guère se tromper. Son action salvatrice ne dépend pas de l’intensité de notre prose. L’opération du Seigneur est fondée sur la grâce en Jésus-Christ afin que personne ne se glorifie, de sorte que l’orgueil de notre culture religieuse soit révélé au grand jour. La foi est dans la parole de Dieu, mais la puissance est dans le nom de Jésus-Christ !

La répétition des litanies, des prières formulées sans conviction, est une hérésie. En agissant ainsi nous ne prenons pas Dieu au sérieux. Cette démarche vaut pour les personnes adonnées aux jeux de loterie. Dieu porte un regard favorable sur celui qui s’efforce de saisir la plénitude de la grâce en Jésus-Christ. À ce sujet, rappelons ce que dit l’apôtre Paul : « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éphésiens 2. 8-9).

La grâce, c’est l’affaire de Dieu. Personne n’a aidé Jésus-Christ à la croix du calvaire. Qui donc voudrait lui dicter ce qu’il convient de faire ? Par notre prière, nous demandons l’intervention de Dieu. Ensuite, attendons avec patience et humilité le fruit de son action. Autrement dit, quelle connaissance avons-nous du monde spirituel pour oser donner des conseils à Dieu ?

Le bénéfice de la grâce ne dépend pas de notre association de mots empreints d’émotion. Non, il y a des combats que notre seule prière verbale ne peut ni engager, ni remporter. Gloire au Seigneur ! Notre victoire est subordonnée à la stratégie souveraine de Dieu. C’est lui qui combat à notre place (Exode 4. 14). À vrai dire, certains succès nécessitent l’intervention surnaturelle que l’Esprit amorce par la louange.

Associée à la prière, la louange mobilise des forces beaucoup plus puissantes que ne le ferait une présentation isolée de requêtes. Cependant, il n’y a ni formule systématique ni prescription particulière. Seul l’Esprit inspire la démarche adéquate là où certaines habitudes mènent droit dans le mur. Soyons donc attentifs à la voix de l’Esprit. Ainsi, aucun obstacle ne sera insurmontable. À n’en point douter, la louange de l’Agneau immolé enclenche l’action surnaturelle de Dieu.
Chapitre 2 : Du ciel à la terre
L’imposition des mains
À certaines occasions, Jésus ordonnait à la maladie de partir ; celle-ci obéissait sans opposer de résistance (Luc 5. 13). Dans d’autres circonstances, la proclamation de foi en Christ faisait la différence. Parfois, une parole dite avec autorité changeait la donne. Quelquefois, Jésus faisait une imposition des mains. Cela suffisait pour que la guérison fût recouvrée (Marc 1. 41). Ce fut le cas avec mon fils Samuel. En effet, hormis l’épisode de la bronchite, l’enfant développa une hernie ombilicale. Là aussi, le Seigneur se manifesta avec force. À l’issue d’une prière, l’Esprit de Christ ordonna une imposition des mains localisée. Je m’y suis appliqué matin et soir, à l’heure de son réveil et avant de le coucher. Cette fois, la guérison ne fut pas instantanée. Dieu seul sait pourquoi !

Voici ce qui se passa. Après plusieurs mois d’application, mes yeux naturels ne percevaient aucune amélioration. La protubérance n’était pas résorbée. Un soir, hélas pris de doute, je criai encore au Seigneur pour réclamer sa guérison. Ai-je eu tort ? Je n’en sais rien ! Cependant, d’une voix ferme le Seigneur me répondit aussitôt. Clairement, je l’entendis affirmer : « Ton enfant est guéri ». Sur le fait, je ravalai ma requête. Je me tus immédiatement. Gloire au Seigneur, sa parole suffit ! Quelques jours passèrent. Environ un mois après, l’invisible devint visible à l’œil nu. Toute trace d’hernie ombilicale avait disparu. Le résultat était patent. Le sang de Jésus-Christ avait effectué les réparations nécessaires. L’hernie ombilicale avait été vaincue.

La raison humaine déclarera que la guérison est intervenue de manière progressive, car la régression, puis la disparition de l’anomalie, ne furent pas instantanées. En réalité, la guérison dans la sphère spirituelle est immédiate. Cependant, sa concrétisation à l’échelle oculaire n’est pas forcément mesurable de suite. L’Esprit a des milliers de longueurs d’avance sur la chair !
Louer en vérité
Jésus a dit ceci à la femme samaritaine : « Crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité » (Jean 4. 21-24).

La louange n’est pas une récitation effrénée de psaumes ou de cantiques laborieusement mémorisés. Dans cet exercice, il faut s’assurer que le cerveau et le cœur sont en parfait accord. Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ! Et un texte hors contexte devient un prétexte. Attention au psittacisme !

La louange célèbre le printemps de l’âme. L’être vivant délivré d’une longue période de glaciation spirituelle respire la vie, le mouvement et l’être en Christ. Il entre dans une saison d’amour avec Dieu. Les cœurs sont en fête : l’âme de l’homme rencontre celle de Dieu. La louange cesse d’être une vaine séance d’imprécations. Les enfants de Dieu ne devraient plus s’autoriser de tels dérèglements. Ils doivent s’éloigner des prophètes de Baal qui, matin, midi et soir, s’époumonent inutilement.

Le meilleur exemple est celui d’Élie. Ce prophète a fait court. Devant le peuple, au moment de la présentation de l’offrande, Élie, le prophète, s’avança et dit : « Éternel, Dieu d’Abraham, d’Isaac et d’Israël ! Que l’on sache aujourd’hui que tu es Dieu en Israël, que je suis ton serviteur, et que j’ai fait toutes ces choses par ta parole ! Réponds-moi, Éternel, réponds-moi, afin que ce peuple reconnaisse que c’est toi, Éternel, qui es Dieu, et que c’est toi qui ramènes leur cœur ! Et le feu de l’Éternel tomba, et il consuma l’holocauste, le bois, les pierres et la terre, et il absorba l’eau qui était dans le fossé. Quand tout le peuple vit cela, ils tombèrent sur leur visage et dirent : C’est l’Éternel qui est Dieu ! C’est l’Éternel qui est Dieu ! » (1 Rois 18. 36-39). Jadis, Dieu a prescrit les offrandes d’animaux sur son autel. Élie le savait, il prit soin de rétablir l’autel de l’Éternel qui avait été renversé (1 Rois 18. 30). Le succès de sa prière dépendait de cette restauration ! La louange restaure l’autel de Dieu dans nos vies. Dieu a été fidèle à Élie. De même, le Père honore tous ceux qui lui sont aussi fidèles.

Aujourd’hui, Jésus-Christ, l’Agneau de Dieu, est l’offrande unique et sans défaut agréée sur l’autel de Dieu. Le succès de nos requêtes en direction du Père passe par ce qu’il a accompli à la croix. L’obéissance à cette exigence est capitale. Elle fait la différence dans le monde spirituel. Notre devoir est d’élever le nom de Jésus-Christ, puis de persévérer dans la prière. Si nous faisons face à quelque opposition avérée, celle-ci courbera indubitablement l’échine au nom de Jésus-Christ. Le témoignage des yeux ne doit être ni notre boussole spirituelle, ni notre baromètre de foi. Le Seigneur fait toute chose à la perfection. Certaines manifestations de la guérison sont immédiates, d’autres apparaissent au fil du temps. Dieu est souverain !
Persévérer dans la louange
En matière de prière faisons notre part. Louons le Seigneur, sa grâce coulera en son temps : soit tout de suite, soit en différé pour sa gloire. Dieu n’est jamais en retard ! Le Seigneur contrôle le temps et les circonstances (Daniel 2. 21). Que notre louange à sa gloire ne s’éteigne jamais sous aucun prétexte. As-tu prié ? As-tu loué Dieu ? Reste confiant, sa guérison ou sa délivrance ne tardera guère. La louange est le chœur de la croix qui retentit dans le cœur avant de couler sur les lèvres. Dans la vie chrétienne, certaines victoires nécessitent énormément de patience, de persévérance et de pugnacité. Malgré l’impression qu’il ne se passe rien à nos yeux, il ne faut surtout pas céder au découragement. C’est pourquoi il est écrit : « Offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom » (Hébreux 13. 15).

Cette louange inconditionnelle doit fixer le regard exclusivement sur l’œuvre de la croix. Nos yeux gagnent à se détourner des souffrances et des tribulations ponctuelles, afin que la louange rappelle la domination de Christ sur les circonstances présentes ou à venir. En chantant l’hymne de la croix, la louange rappelle notre victoire définitive sur le monde des ténèbres. En vérité, nous avons intérêt à faire en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications, de veiller à cela avec une entière persévérance (Éphésiens 6. 18), et même davantage lorsqu’une instruction particulière vient du Seigneur.

Lors de la conquête de Canaan, l’exemple de Josué et ses troupes est très édifiant. Ce fut leur première bataille. Confronté aux murs épais de Jéricho, Dieu préconise pour son peuple une stratégie aux antipodes des méthodes humaines. Un vrai défi lancé aux généraux d’antan. « L’Éternel dit à Josué : Vois, je livre entre tes mains Jéricho et son roi, ses vaillants soldats. Faites le tour de la ville, vous, tous les hommes de guerre, faites une fois le tour de la ville. Tu feras ainsi pendant six jours. Sept sacrificateurs porteront devant l’arche sept trompettes retentissantes ; le septième jour, vous ferez sept fois le tour de la ville ; et les sacrificateurs sonneront des trompettes. Quand ils sonneront de la corne retentissante, quand vous entendrez le son de la trompette, tout le peuple poussera de grands cris. Alors la muraille de la ville s’écroulera, et le peuple montera, chacun devant soi » (Josué 6. 2-5).

Du haut de leurs postes sécurisés, on peut aisément imaginer la raillerie des soldats cananéens devant les troupes de Josué, ceintes de leurs armes blanches et inoffensives, tournant en rond autour de la muraille. Attaquer une ville fortifiée en en faisant le tour pendant toute une semaine sans mot dire, je crois que la frustration de certains guerriers israélites a dû être palpable dans les rangs. Mais pour Dieu, seule compte l’obéissance à sa Parole ! On y croit et on se soumet. On n’y croit pas, et on laisse tomber à tort. Pourtant, le septième jour, il eut un air de « rira bien qui rira le dernier » ! Les murs si épais ont tremblé, puis se sont écroulés. La ville de Jéricho, confiante en son lieu imprenable, a essuyé des plâtres. Tous sont passés au fil de l’épée, à l’exception de Rahab et sa famille (Josué 6. 25).
Victoires surnaturelles
Comme les enfants d’Israël, nous sommes régulièrement confrontés à des murs épais ou à des forteresses démoniaques. L’adversaire invisible planifie notre perte. Par l’effort personnel physique, mental ou spirituel, il n’est pas possible d’avoir le dessus sur lui. Devant de tels édifices, il faut aller au-devant du Seigneur pour demander et recevoir l’instruction précise. Si elle semble tarder, ce sera encore une occasion de louer Dieu sans relâche. À court ou à moyen terme, notre victoire sur les œuvres des ténèbres sera éclatante. Cependant, il y a une condition, celle de n’être pas comme les païens qui marchent selon la vanité de leurs pensées (Éphésiens 4. 17), mais plutôt de marcher par la foi et non par la vue (2 Corinthiens 5. 7). La louange permet à l’armée de YAHWEH de venir promptement à notre secours.

Sans cesse repris, les airs de l’amour agissent telle une fraîche corde en lin. Elle ligote les jambes et les mains de l’ennemi épouvanté. Comme un aigle, la puissante armée céleste fond sur la proie. Les dégâts sont impressionnants. Plus rien ne subsiste après son passage. Dieu utilise rarement les mêmes stratégies. Sa puissance est au rendez-vous de notre disposition à lui obéir. L’armurerie humaine est très limitée. Elle ne peut gagner des batailles dans le monde invisible. À quoi cela sert-il de donner des coups d’épée dans l’eau, aussi puissants soient-ils ? À ce jeu, l’homme s’épuise. La frustration qui en découle génère souvent le doute. La foi peut faillir si l’on n’y prend garde. Or, c’est à l’échelon surnaturel que Dieu remporte les combats afin que les victoires ne défaillent point sur le plan naturel.

La louange met Christ sur son piédestal. Elle rappelle l’œuvre de la croix. En ouvrant quotidiennement les pages éternelles de la grâce, la louange muscle notre mémoire spirituelle. Dans la joie, mais surtout dans les temps difficiles, l’évocation personnelle de la rédemption par le sang de Christ et du pardon des péchés (Éphésiens 1. 7), de la réconciliation avec le Père (Romains 5. 10), de la délivrance de notre captivité spirituelle (Luc 4. 19), et la victoire sur la mort (1 Corinthiens 15. 54-55) remet les pendules de notre espérance à l’heure de Dieu.
Communion entre ciel et terre
En fait, le Seigneur désire que les chœurs de la terre soient en parfaite communion avec la magnifique louange qui s’élève au-dessus du trône de gloire. L’apôtre Jean témoigne : « Et j’entendis du ciel une voix, comme un bruit de grosses eaux, comme le bruit d’un grand tonnerre ; et la voix que j’entendis était comme celle de joueurs de harpes jouant de leurs harpes. Et ils chantaient un cantique nouveau devant le trône, et devant les quatre êtres vivants et les vieillards. Et personne ne pouvait apprendre le cantique, si ce n’est les cent quarante-quatre mille qui avaient été rachetés de la terre » (Apocalypse 14. 2-3).

L’apprentissage du cantique nouveau est le privilège des justes, c’est-à-dire des âmes lavées et purifiées par le sang de Jésus-Christ. Ceux-là sont devenus enfants de Dieu sanctifiés pour le jour de sa gloire. Quelle grâce fabuleuse ! L’Esprit de Dieu leur permet d’être accordés aux chœurs des quatre êtres vivants, des vingt-quatre vieillards et de toutes les armées célestes qui louent et adorent éternellement Jésus-Christ, le Roi des rois !

Au travers de ses messagers, Dieu envoie les strophes, les refrains et les notes musicales célestes. Ainsi s’établit un pont de louange, telle une échelle qui monte et descend des cieux vers la terre pour le réveil des nations. Sommes-nous des paraboles qui reçoivent les airs de l’Esprit ?

Jésus a enseigné aux disciples de prier le Père afin que son règne vienne, et que sa volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Cette prière a été exaucée. Alors, terre réjouis-toi ! Fils soyez dans l’allégresse ! Réveillez-vous enfants, ne dormez point ! Les anges, par milliers, soufflent les airs des cieux. Réveillez-vous, c’est la rosée du ciel dans vos cœurs ! Reprenez les chœurs angéliques ; la louange des cieux sied à vos lèvres. C’est le chant de l’Agneau, c’est l’hymne de ceux qui ont lavé et blanchi leurs cœurs dans le sang de Christ. Comme les cieux, terre célèbre la gloire de YAHWEH Dieu le Père ! Son nom est digne de louange.

Toutes les fois qu’un cantique nouveau tombe dans notre cœur, plus qu’une météorite, la puissance du royaume ébranle les ténèbres du dehors. Lorsque le royaume des cieux émet, habitants de la terre, recevez les puissantes mélodies qui sortent du trône de Dieu. Soyez attentifs, chantez à l’unisson avec les anges. Ainsi, la gloire de YAHWEH couvrira la terre par la louange qui l’enveloppe. Par la prière et les cantiques nouveaux, davantage de captifs seront délivrés, davantage de malades seront guéris, davantage de boiteux marcheront, davantage d’aveugles verront la gloire de YAHWEH, davantage de morts ressusciteront. Les esprits impurs seront chassés au loin et la terre se remplira de la connaissance de YAHWEH, comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent (Habakuk 2. 14). C’est ainsi que se manifeste le règne de la grâce.

Chapitre 3 : Que tout ce qui respire loue YAHWEH
Comme un décret divin
Il est écrit : « Louez l’Éternel ! Louez Dieu dans son sanctuaire ! Louez-le dans l’étendue, où éclate sa puissance ! Louez-le pour ses hauts faits ! Louez-le selon l’immensité de sa grandeur ! Louez-le au son de la trompette ! Louez-le avec le luth et la harpe ! Louez-le avec le tambourin et avec des danses ! Louez-le avec les instruments à cordes et le chalumeau ! Louez-le avec les cymbales sonores ! Louez-le avec les cymbales retentissantes ! Que tout ce qui respire loue l’Éternel ! Louez l’Éternel ! » (Psaume 150).

C’est à dessein que le Seigneur a publié ce décret sur la louange, que la plume de David l’a écrit. L’ordonnance est précise. Sa clarté est semblable à l’eau de roche. Sans contredit, toute la création est invitée à louer le créateur des cieux et de la terre, chacun avec sa particularité.
Un festival de louange au quotidien
Dans la basse-cour, le coq chante dès l’aurore. C’est une louange à la gloire de Dieu. Ces volatiles bénissent Dieu en reconnaissance de la merveilleuse journée que le créateur a préparée à l’avance. Chaque matin, le coq chante sans embarras. Confiant en la grâce du Seigneur, il chante la gloire de Dieu. Le cocorico est un résumé de cette parole : « YAHWEH est mon berger, je ne manquerai de rien » (Psaume 23. 1). Ce n’est pas du réalisme, mais plutôt l’assurance que la ration du jour a déjà été pourvue. En toute confiance, la poule gratte le sol d’un endroit à un autre. En picorant sans relâche, elle est assurée de pourvoir aux besoins de ses poussins. La vie est belle. Par ses gloussements répétitifs, elle exalte le nom de YAHWEH. Avant de retourner dans le poulailler, tous donnent gloire au Seigneur. Un simple battement d’ailes ou quelques fréquents piaillements suffisent. La proclamation de leurs actions de grâces est très artistique. Chacun s’exprime avec ses moyens. Cependant, tout le mérite appartient au Seigneur.

À la suite de la basse-cour, les oiseaux du ciel emboîtent le pas. Ils glorifient également le Seigneur. Car c’est lui qui commande tout ce qui participe au lever du jour. La nuit se dissipe, le jour paraît. C’est le signal qu’attend le passereau pour passer à l’action. Il a élaboré un projet de vie. Il ira chercher la paille, trouver les brindilles et rassembler tous les matériaux nobles. Le nid doit être prêt. La saison des amours est proche. L’oiseau rêve d’une petite famille. Il entend conquérir cette femelle à la voix d’or. Elle vient constamment chanter dans les parages.

Le prétendant s’habillera de ses plus belles couleurs. Sa voix est réglée. L’exercice de la séduction fait l’objet d’une répétition méticuleuse. Son spectacle est conçu sans faille. Les femelles sont si exigeantes ! Le nid soigneusement tissé est prêt. La parade nuptiale attend une conclusion des plus joyeuses. Travailler aussi durement est aussi une louange au Seigneur. C’est Dieu qui procure les moyens, l’énergie et la sagesse d’entreprendre avec succès. Merci Seigneur !

À proximité, les arbres ploient leurs majestueux feuillages au gré du vent. Le léger bruissement donne gloire au Dieu tout puissant. Les flots de la mer mugissent. Répondant à l’appel du Seigneur, la houle s’élance dans le lointain. Nuit et jour, les vagues se projettent le long de la côte. S’abattant sur le rivage, chacune d’elle se prosterne aux pieds du Seigneur dans une clameur assourdissante.

Là-bas dans la vallée, sans broncher, les eaux du fleuve charrient tout ce que la danse de la pluie a mis dans leur lit. Dans le calme des sommets, les herbes hautes et basses adorent en silence quand souffle l’Esprit du Seigneur. En haut, l’odyssée des nuages sombres ou gris de l’automne peint un tableau impressionnant à la gloire de Dieu.

Pendant l’hiver, la symphonie des flocons de neige acclame par un vent glacial la majesté du Dieu tout puissant. Pendant l’éclosion des fleurs au printemps, les pétales frais et multicolores parfument l’itinéraire du Seigneur avant son glorieux passage. S’en donnant à cœur-joie, les abeilles butinent toute la journée. Car le miel de Dieu doit avoir un goût de Christ. Levant les yeux vers les sommets, les montagnes se dressent fièrement ; le secours de YAHWEH empêche l’érosion de leurs flancs raides.

Toute la création dans les airs, dans l’eau, sur la terre et dans les lieux plus bas que la terre s’incline devant la majesté de YAHWEH, notre Dieu. C’est une célébration quotidienne d’âge en âge. Aucun roi sur la terre n’a été, n’est ou ne sera jamais ainsi célébré ! Répondant aux pharisiens qui lui demandaient de reprendre ses disciples pour leur propre gloire, Jésus-Christ dit : « Je vous le dis, s’ils se taisent, les pierres crieront ! » (Luc 19. 40).

Ce qui parait futile aux yeux de l’homme a un grand prix dans le concert céleste. De toutes les créatures, seul l’homme passe à côté des choses essentielles. Pourtant, il n’est pas rare d’entendre des paroles profanes du genre « Dieu est grand ! ». Néanmoins, il existe un large fossé entre l’exclamation charnelle et la louange qui émane du cœur. La proclamation de la gloire de Dieu est vitale.
Un rayon de miel
À sa guise, une âme régénérée peut faire des économies de bout de chandelle, mais la louange du Seigneur ne peut faire l’objet d’aucune restriction. Dieu soit loué, c’est ce que produit la conversion. Les écailles tombent des yeux. Le cœur change de registre. La langue se dégourdit ! En effet, celui qui accepte Jésus-Christ comme son Seigneur et son Sauveur rentre sous la douche de l’Esprit. La toilette spirituelle est automatique. Le processus de nettoyage est enclenché. Le sang de Christ récure à fond le cœur et les pensées. L’esprit, l’âme et le corps de l’homme sont refaits à l’état neuf. La manifestation en est progressive. Aucune médecine n’a jamais opéré de la sorte.

Le sang de Christ est un détergent divin. Son action ôte l’amertume dans l’âme. En conséquence, les émotions, les sentiments, les pensées de notre nature corrompue par le péché sont atomisés. Rien ne résiste à son pouvoir. L’œuvre de la croix est parfaite. Sur le plan physiologique, les tissus, les cellules, les organites cellulaires et les métabolites sont lavés et rincés à la perfection. Ainsi, le corps humain antérieurement gangréné par l’iniquité recouvre sa plasticité originelle. Dieu fait son œuvre surnaturelle.

Une fois le travail achevé, l’Esprit du Seigneur grave avec finesse un élan de louange dans le cœur. L’enfant de Dieu ainsi né d’eau et d’Esprit (nouvelle naissance) peut entonner le chant de la grâce. L’amour de Dieu est un doux rayon de miel sur la langue. Ainsi fleurissent les prémices d’une célébration éternelle de Dieu. Cela ne vient pas de l’homme, mais de l’Esprit de Dieu qui réside en lui. Toute once de vie d’en-haut porte toujours le sceau de Dieu.

L’appel à louer le Seigneur, puis à le servir pour l’éternité, ouvre les portes de la maison du Roi selon qu’il est écrit : « Entrez dans ses portes avec des louanges, dans ses parvis avec des cantiques ! Célébrez-le, bénissez son nom ! Car l’Éternel est bon ; sa bonté dure toujours, et sa fidélité de génération en génération » (Psaume 100. 4-5).

L’homme né de nouveau passe communément par deux cycles de formation, simultanés ou non, et qui sont pour le moins complémentaires. Il y a la part de l’homme et la part de Dieu : les deux sont coordonnées par le Saint-Esprit. La première école est généraliste. C’est une formation initiale dispensée par l’homme. Son atout est de rassembler les enseignements théoriques inspirés par l’Esprit. Cependant, le deuxième cycle est souvent un enseignement pratique qui accompagne l’appel divin. Comme le maître-nageur, Dieu forme en mode immersion. Ainsi, l’homme acquiert de nouvelles dispositions mentales et spirituelles. Cela passe par des exercices concrets. L’homme se retrouve au centre d’un apprentissage surnaturel où se greffent souvent des choix inévitables ou des décisions instantanées sous le regard de Dieu. Le meneur d’hommes désigné passe par des épreuves à la hauteur des projets du Seigneur.
Un temps de formation
Dans cette période d’apprentissage, l’homme tâtonne, trébuche, chute et peut céder au découragement. Qu’importe, Dieu n’est jamais loin. C’est en lui, que le disciple doit trouver le réconfort et l’encouragement ! À ce niveau, la part de l’homme se réduit à une stricte obéissance. Par ailleurs, celle-ci n’est jamais gagnée d’avance ! Car le cœur de l’homme est rebelle depuis sa naissance (Ésaïe 48. 8). Sans l’assistance fidèle de Christ, l’homme n’atteint pas le but de Dieu. Toutefois, c’est de progrès en progrès que l’apprenti acquiert de l’assurance. À terme, il atteint les objectifs fixés. Cela n’est possible que par une confiance résolue que Dieu tisse dans le cœur. Progressivement, l’effort humain cède la place à la puissance de Dieu.

Ce temps de formation peut être long et parsemé d’épreuves incroyables. Puis, c’est au terme d’un parcours unique que l’Esprit du Seigneur opère une transformation intérieure. Les limites de la chair s’amenuisent. Le regard de l’homme emprunte les yeux de Dieu. Dès lors, le disciple réussit des prouesses spectaculaires. C’est le résultat d’une transformation surnaturelle. Les champions de Dieu éprouvent des parcours sur mesure. Leurs exploits sont décrits aussi bien dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament. Des personnages bibliques bien connus y sont passés. C’est le cas de Moïse au buisson ardent (Exode 3. 12), de Joseph chez Potiphar (Genèse 39. 1), de Schadrac, Méschac et Abed Nego dans la fournaise ardente (Daniel 3. 21-26), de Daniel dans la fosse aux lions (Daniel 6. 16-23), de Pierre et Jean (Actes 4. 1-3), de Paul et Silas (Actes 16. 19-27), etc. De toutes ces épreuves, la plus grande est le calvaire de Christ.

Pendant le temps de formation, le Seigneur veille à ce que personne ne copie sur le voisin. Notre Dieu est l’inspirateur des missions. Il gère les aptitudes humaines. À l’université de Dieu, la spécialisation individuelle s’affine par l’écoute de l’Esprit. Le Seigneur est l’alpha et l’oméga de tout ministère accompli (Apocalypse 21. 6). L’âge n’a rien à y faire ! C’est avec raison qu’on peut dire : « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années ».

Dieu est souverain ! L’efficacité d’un ministère n’est pas fonction de la durée. Le témoignage du Seigneur Jésus-Christ en est le meilleur exemple. Son appel était perceptible dès l’âge de douze ans. Mais trois ans et demi de ministère ont suffi. À la perfection, le Seigneur a exécuté le plan de rédemption par son sang prescrit par son Père. Tout a été réglé par la puissance de l’Esprit. De même, toute chose parfaitement accomplie par un disciple est tributaire de son cap.

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