Comment mieux accompagner les enfants confiés à l Aide Sociale à l Enfance ?
55 pages
Français

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Comment mieux accompagner les enfants confiés à l'Aide Sociale à l'Enfance ? , livre ebook

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Description

Enfin une analyse de l’aide sociale à l’enfance réalisée par une famille d’accueil ! En effet, comment améliorer ce système sans impliquer les assistants familiaux avec leurs expériences concernant l’enfant relevant de l’ASE et les rouages qui l’entourent ?
Après avoir cité les spécificités des enfants élevés hors de leur famille, l’auteure pointe les dysfonctionnements de l’ASE et propose des solutions regroupées dans un modèle nommé « le co-accompagnement de l’enfant en accueil familial ».
Ce livre s’adresse à tous les intervenants qui sont amenés à s’occuper d’un enfant confié à l’ASE : professionnels de cette institution mais aussi des milieux médical, paramédical, de l’enseignement, de l’animation, des instances policière et judiciaire et de la sphère politique.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 15 avril 2019
Nombre de lectures 4
EAN13 9791029009518
Langue Français

Extrait

Comment mieux accompagner les enfants confiés à l’Aide Sociale à l’Enfance ?
Martine Gremillet - Parent Assistante familiale ou Famille d’accueil
Comment mieux accompagner les enfants confiés à l’Aide Sociale à l’Enfance ?
Le co-accompagnement en protection de l’enfance
Les Éditions Chapitre.com
123, boulevard de Grenelle 75015 Paris
© Les Éditions Chapitre.com, 2019
ISBN : 979-10-290-0951-8
À Jocelyne
Et Josée
« Leur cœur immense s’est arrêté trop tôt… »
Tous mes profonds remerciements à mes collègues sans qui cet ouvrage ne serait pas ce qu’il est : Rachida Bentaleb, Laurie Camilleri, Christine Claustrat, Marie-Christine Dalmasso, Nathalie Ettori, Sylvie Marty, Liberto Trenc-Torres, Marie-Thérèse Triffaux, et tant d’autres. Ainsi qu’aux collègues travailleurs sociaux, psychologues, enseignants et formateurs qui ont, par leur positionnement, enrichi mes connaissances et compétences.
Et plus particulièrement, un grand merci à Frédérique Benard, Martine et Jean-Louis Berdou, Aminda Cabedo, Nathalie Gonnet, Christine Laurencot, Cathy Thomae et Maud Villard qui ont contribué grandement à cette réflexion dès le début.
Toute ma reconnaissance à Yaya, Lili, Gaëlle, Émilie et Bruno pour avoir accepté de se remémorer un passé douloureux pour témoigner.
À tous « ces petits et grands » qui ont permis que je les accompagne pendant quelques années. N’oubliez jamais que vous êtes uniques et d’une richesse infinie !
À Michelle Colonna, pour son aide indispensable sur la forme de cet écrit !
À Armelle Mathieu, de CRÉAScript, pour la réalisation de la maquette du livre !
À ma famille et plus particulièrement à mon mari Jean-François, mon fils Rémy et ma fille Lucie qui par leurs réflexions, leurs conseils, leurs précieuses aides me soutiennent toujours pour aller au bout de mes écrits et surtout, acceptent l’aventure « famille d’accueil ».
Avant - propos
En ces temps moroses et difficiles, je connais un jardin merveilleux où se côtoient amour, solidarité, liberté, fraternité, égalité. Dans ce jardin poussent des fleurs, des plantes, des arbustes tous aussi splendides les uns que les autres. Certains grandissent longtemps dans ce jardin, d’autres sont replantés ou cueillis plus tôt. On y trouve des marguerites bariolées qui voudraient se contenter d’être belles alors que les jardiniers essaient de leur faire découvrir leur beauté intérieure. Les roses embaument le jardin et donnent beaucoup d’affection. Au printemps, des coquelicots apparaissent surpris et méfiants envers le lieu dans lequel ils viennent d’éclore. Ils restent peu de temps mais leur couleur illumine le jardin. Le muguet, de petite taille, provoque le désir de le protéger et ses clochettes sont source d’amusettes. La violette, toujours modeste et discrète, peut passer inaperçue. Mais les jardiniers, sans la brusquer, essaient de la placer à la lumière.
Parfois, dans ce jardin merveilleux, surgissent des tensions. Quand, par exemple, le lierre tente d’envahir tout l’espace et donne l’impression de pouvoir pousser seul. Mais les jardiniers veillent à ce qu’il trouve sa place tout en respectant celle des autres. Le mimosa déstabilise parfois le jardin par sa fragilité et sa grande sensibilité. Mais il se met à rayonner une fois enraciné. Comme dans tout jardin, certains peuvent s’abîmer ou souffrir des intempéries plus vite que d’autres. Ils demandent alors plus d’attention aux jardiniers, provoquant parfois la jalousie du colchique. Mais la glycine est de nature assurée et apprend à ses voisins à se faire confiance. Le liseron et le cyprès leur montrent l’exemple à travers leur tolérance et leur résistance face à l’adversité du temps. Les jardiniers, quant à eux, tentent de rassurer tous leurs protégés en veillant à ce que chacun et chacune ait son espace, son quota d’attention et d’amour bienveillant, même les plus sauvages ! Parfois les jardiniers sont maladroits, n’ont pas toujours les paroles ou les soins adaptés, mais les épines des roses, entre autres, les rappellent à l’ordre.
Toutes ces fleurs, ces plantes, ces arbustes avec leur diversité forment une grande famille, une famille d’accueil. Les marguerites, roses, coquelicots, muguets, violettes, lierres, mimosas, colchiques, glycines, liserons, cyprès… sont autant de Fred, Fatima, Salomé, Quentin, Julie, Mathéo, David, Mélissa, Sarah, Théo, Anthony… Tous ces enfants avec leur personnalité, leurs souffrances physiques et psychologiques, leurs croyances, se croisent et se posent au sein d’une famille de jardiniers. Les conflits, la jalousie peuvent bien sûr apparaître. Mais l’entraide, la solidarité, la fraternité, avec une bonne dose de bienveillance, finissent souvent par s’imposer. Fleurs, plantes, arbustes et jardiniers peuvent alors s’épanouir ensemble dans le respect, à l’image du cèdre, au sein de leur famille d’accueil !
Martine Gremillet-Parent
Sigles
AEMO : action éducative en milieu ouvert
ASE : aide sociale à l’enfance
AVS : auxiliaire de vie scolaire
BEP : brevet d’étude professionnelle
CAP : certificat d’aptitude professionnelle
Camsp : centre d’action médico-sociale précoce
Crip : cellule de recueil, de traitement et d’évaluation des informations préoccupantes
DAP : délégation d’autorité parentale
Ddass : direction départementale des affaires sanitaires et sociales
DGAS : direction générale des affaires sociales
DRH : direction des ressources humaines
GAP : groupe d’analyse de pratique
MDS : maison de la solidarité
PMI : protection maternelle infantile
PPE : projet pour l’enfant
RTE : référent technique enfance
Segpa : section d’enseignement général et professionnel adapté
Sessad : section d’éducation spécialisée et de soins à domicile
TISF : technicienne de l’intervention sociale et familiale
Ulis : unités localisées pour l’inclusion scolaire
Les objectifs du livre
De nombreux ouvrages existent autour de la protection de l’enfance. Ils peuvent porter sur une critique des institutions ou sur certains aspects à ne pas négliger pour accompagner au mieux l’enfant confié. De nombreux spécialistes (psychiatre, inspectrice, éducateur comme Nada Abillama-Masson) ont proposé leurs analyses et réflexions. Quand des assistants familiaux ou des jeunes prennent la plume, c’est sous la forme de récits de vie (Elise Berger ; Jean Cartry, Adrien Durousset ; Pascal Papet ; Lyes L.). Mais aucun ouvrage, à ma connaissance, ne porte sur le regard professionnel d’un assistant familial.
Assistante familiale depuis plusieurs années, j’ai souhaité faire partager ma réflexion qui se fonde sur une vision d’ensemble du fonctionnement et des dysfonctionnements de l’aide sociale à l’enfance (ASE). J’ai la volonté également de tenter de pointer les difficultés quotidiennes d’un assistant familial et de proposer un questionnement, voire des pistes de solutions. Elle est le fruit de lectures mais surtout d’échanges avec des collègues et des jeunes accueillis. Mais cet écrit ne serait pas ce qu’il est sans l’analyse de ma pratique professionnelle notamment dans les groupes d’analyse de pratique (GAP) et la participation à des formations professionnelles.
Le point de départ est un constat pessimiste :
L’aide sociale à l’enfance en ce début de vingt et unième siècle va mal et ce malgré les évolutions depuis sa création. On observe un décalage entre l’évolution théorique et l’évolution des pratiques réelles au quotidien. Elle semble trop souvent défaillante voire inadaptée pour protéger les enfants qui lui sont confiés, ce qui est un paradoxe puisque c’est la mission première de ce service ! En 2018, Michèle Créoff et Françoise Laborde ont titré leur livre Le massacre des innocents pour résumer les manquements dans l’aide aux enfants en détresse. Les personnes qui y travaillent manifestent également de l’insatisfaction sinon un mal être professionnel ! Un turnover important est constaté au sein des maisons départementales de la solidarité (MDS) ou des foyers sans parler des nombreux congés maladies ! Ainsi, selon Albert Ciccone :
« Beaucoup , abandonnent le terrain, écœurés pour protéger leur propre santé mentale […] soit de façon détournée par le biais de congés maladie, soit en démissionnant ce qui produit un turnover aux effets délétères po

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