Généalogies
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Description

L'âge auquel on se marie, on a ses enfant ou on décède serait-il l'objet d'une organisation temporelle secrète et méconnue ? La généalogie dispose d'un temps propre qui participe à sa manière à l'organisation temporelle de la famille comme de maintes destinées personnelles. Cet ouvrage aborde ce nouveau temps social, appelé " temps généalogique". Il s'adresse aux personnes intéressées par certaines coïncidences étonnantes dans la vie des familles, par les phénomènes de transmissions entre générations. Voici sous un éclairage inédit, un surplus de sens aux évènements les plus marquants de la vie.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 mai 2010
Nombre de lectures 216
EAN13 9782296253315
Langue Français
Poids de l'ouvrage 8 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

A
Ernest OnésimeFROUSSART
o 22.08.1855àReims
+ 16.01.1882
In mémoriam

Coïncidences

Le temps du destin personnel, nousallons l’aborder icidemanièrepeu
conventionnelle :par lescoïncidencesfortuitesémaillant lavie desgens.Onen
trouve à foisondans larubrique desfaitsdivers,maisaussi,moinsaisément
peut-être, dans lesgénéalogies,pour peu qu’ondaignesepencherattentivement
surelles.
De cesconcordances ou simultanéités relatives voici quelquesexemples
prisauhasardparmiunemultitude :unhommesemarie avecune femme
portant leprénomd’une deses sœurs ;elles sontd’ailleurs nées lemêmejour,
cequivapermettre de célébrer simultanément leursanniversaires.Une femme
accouche àl’âgequ’avait samèrequand ellelamitaumonde; lesdeuxâgesde
maternitése correspondentétroitement.Ouc’estuncyclistequ’on retrouve
gisantaupied desonvélo,terrasséparune crise cardiaque; ilvientde célébrer
les sixansdesapetite-fille;curieusementà cetâgeon l’arracha autrefois
1
définitivementàsamère.Dansunautre faitdivers,unetouristeinfortunée
cherche àvivreintensément l’aventuresurune côte ensoleillée;elles’était
inconsidérément précipitée, desonembarcationdeplongée, au-devantd’un
grandrequin pourétablir le contact:soudain,il l’attaquetandis qu’elle
atteignait l’âge d’unancêtre disparujadisen merdansdescirconstances
analogues.Nous pourrions poursuivrelongtempsunetelle énumération.
Onaura compris parces quelques morceauxchoisis queles matériaux
servantde base àl’entreprisesont la généalogie couplée àune certaine forme
d’actualité,toutesdeuxpourvoyeusesde coïncidences opportunes.
Dansun premier ouvrageparuchezl’Harmattanvoici prèsdequinze ans:
Evénements familiauxet logique de destinée. Essai sur la nouvelle parenté,
nous nousétions intéressésaumomentderéalisationdes mariages, des
naissances, desdécès,pour montreràquel pointcesévènements naturels
provoquaientdes rupturesdans l’équilibre familial préexistant, associablesà
une grandevariété d’“effets”dont nous recherchâmes lalogiquetemporelle
sous-jacente.
Généalogies oulaPuissance du Tempsmeten relation lemomentde
réalisationévénementielavec d’autres momentsantérieurementapparusdans la
famille,moins sous l’angle desdommagescollatérauxgénérés par le
changement,quesousceluidutempsetdesesdiscontinuités interrompant son
écoulement tranquille.Ilcherche àleurdonnerdusens.

9

Ce second livre complétant leprécédentcomportequatresections. Dans la
premièresetrouventexposés les principesd’uneméthode d’examende
certainesdonnéesgénéalogiques. Lesdeuxsuivantes proposentdiverses
applicationsà desgénéalogies, dontcelle deSigmundFreud. La dernièremet
en perspective divers résultats obtenus.
Enanticipant sur lesconclusions on peutdire ceci:Généalogies oula
Puissance du Tempscherche, àl’aide d’unelogiquetemporelle construitesur
unensemble d’observations, àjeterun pontvisantàrelierdeuxrivesetdeux
univers: celuid’un monde anachronique,pétridetraditions, etceluid’un
mondemoderne,intensémentchronologisé,libéral, demeurantassezsauvage.
Digitalisé, conquérant,intériorisé, cetemps quenousappelleronsdésormais
2
“généalogique”contribue àune automatisationglobale croissante.Sansdoute
lasociétéqui leproduitet qu’ilgénère est-ellepluséconome enénergie
humainepuisqu’elleréclamemoinsde débats, favorisantainsi l’auto
organisationdelavie del’individudans sa familletransforméepour la circonstance en
automate dont ildevientdès lorsun servant,opérantde concertavec d’autres
membresapparentés.

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Première partie

Les principes de la méthode

Chapitre I

Unités de temps généalogique

Partonsdu temps universeldans lequel nous vivons tousàl’exceptionde
quelques tribus lointainesenvoie d’acculturation oud’extinction.Lesunités
constitutives les plusconnues,les plusutiliséeset les moinsdiscutéesen sont
nosheures,minutes,secondes.Dès leplusjeune âge,onenapprend
l’utilisation.Cesontelles quiautorisent lastandardisation planétaire dela
mesure dutemps par leshorloges oules montresattachéesànos poignets.Mais
leurusage estgénéraliste; il netient pascompte delanatureparticulière des
phénomènes oudes objetsauxquels on lesappliqueindistinctement.Bienutile,
cetempsdemeuretoutefois normalisant.
Dispose-t-onen matière de généalogie,institutionunique en songenre dans
son rapportàlatemporalité humaine comme àlaparentéoula famille, d’une
mesure dutemps plusappropriée àlaspécificité desesdiverscontenus:
intervallesécoulésentre événementsgénéalogiques, distances temporelles
reliant,une fois pour touteset lesunsauxautres latotalité des membres
apparentés, duréesdevie de chacund’euxavec certainesdeleurs particularités
succinctement résuméesdans l’âge atteintaudécès ?
Tandis quenous nous posionsces questions,voicicomment nousavons
tenté d’yrépondre.

1. Evénements généalogiques retenus

Après tâtonnements, cequiapparût leplus pratique fûtdepartir
d’évènements qu’on trouve habituellementconsignésdansune généalogie :
mariages,naissances, décès,quitte àleurajouter par lasuite d’autres situations
chargéesdesignification: évènementsde destinéemarquants, heureuxouplus
souvent traumatiques:maladies, accidents, brusques reversde fortune,
séparations, disparitiond’un membre dont on nesait plus s’ilestencorevivant
oumort,tousévènements qui, bien qu’habituellement non inscritsàl’étatcivil
s’ils peuvent l’être dans lesgénogrammes individualisésd’un thérapeute,sont

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néanmoins susceptiblesdemarquerdurablementdeleurempreintel’existence
d’une famille comme d’informerdudestinde certainsdeses membres.
Danscette étapeinitialeretenonsdonc ces trois sortesde
faitsgénéalogiques:les mariages,les naissanceset lesdécès, en yajoutant,quandl’occasion
seprésente, enfants nés sans vie, adoptionsetdivorcesenregistrés, datés.

2. L’âgeaumariage : premièreunité de temps généalogique

Commençons par lapremière catégorie d’évènements, celle des mariages,
constitutive d’unepartie duchamp plusgénéraldel’alliancequicomprend
aussi les unionseffectives non légalisées participant toutautantàlaparenté
réellequeles précédentes:quandvotre enfant vous quittepouraller vivre avec
uncompagnon,une compagne, c’est un moment important,potentiellement
fondateur,quifait partie du tempsgénéalogique,ycontribue et lescande.
Toutefois, dans unepremière étapevolontairement limitatrice, cetype d’unions
libreset réelles nous neleprendrons pasencompte.
Lorsquelesgenscontractent mariage,ilsatteignent unâgeplus ou moins
précisémentcalculable enannées,mois,jours.C’estce dernier quiconstitue
notrepremièreunité detempsgénéalogique.
Cequifaitcetâgen’est pas seulement ni même fondamentalement son
montantchiffré, celui-ci pouvant varierdanscertaines limites. Le droit,la
coutumeoud’autres impératifs, économiqueset sociaux, contribuentà
l’avancer ouàleretarder,sans parlerdel’ensemble desconsidérations propres
à chacun,lié à diverses opportunités. Cemontantchiffrépeutd’ailleurs
s’associerà d’autresévénements quelemariage.
Prenons l’exemple d’uncertainJonathan qui semarie à26ans.Ilaurait pu
le faire aussibienà20ou40;avoirà cemoment-làunenfant oumême
disparaître, emportéparunaccident,unemaladie fatale.Cequifait
principalementcetâge c’est l’écartdetempsécoulé entrelanaissance deJonathanet le
jour où ilconcrétiseson union quel qu’en soitd’ailleurs lavaleur numérique,le
montant.
Trouvons une étiquettepourcet intervalletemporel particulier, délimité,
mesurable àl’aide des unitésdu temps universelaveclesquelles on nesaurait
pourtant le confondre.
Choisissons-le enfonctionde critères tels quesimplicité d’utilisation,
facilité à cequ’on s’en souvienne aisément, capacité d’êtretranscrite,
retranscritesans problème, contributioneffective àla
description,nonredondance, compatibilité escomptée aveclereste d’uncode àmettre au point
peuàpeu.Notrepremièreunité detempsgénéalogiquesera“m”, du mot
“mariage”.
La désignation par un signe alphabétiquevanous permettre derepérer plus
aisémentcet intervalle écoulé entreunenaissance et la célébrationd’un

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mariage dans le flot ininterrompudu temps qui s’écoule,parcelle detemps
proprementgénéalogique désormaisdotée d’uneidentité, enattente d’avoir son
adresse.
CettepremièreunitéTG“m”diffère des unitésdu temps universelbien
qu’elley recourepour le calculdeson montant:26ans.En mesurantavecleur
aideunepetiteportiond’espace/tempsgénéalogique, elle contraintces
dernièresàsemettre àson service.
Ilapparaît non standardisé,non universelcommel’autrel’estaucontraire.
Si lesdeuxsortesdetemps relèventdelamodernité dont ils sont issus puisà
laquelle, àleur tour,ilscontribuent,letempsuniversel ou TUparticipant
ostensiblementàlamondialisation,letempsgénéalogiqueou TGprocédant
discrètementdesoncôté,vial’auto organisation, àl’instaurationdes nouvelles
formesdeparenté en marchesur laplanète.Chacun œuvre àsonétage, échelon
dela famille,niveaudelasociétéqui l’entoure.
Nousaurons l’occasiond’en reparlerendernièrepartie, àproposdes trois
sortesdeliens interhumains:liensd’attachement mère/enfantétudiés par les
psychologuesdu premierdéveloppement,liensdeparenté, domaineprivilégié
del’anthropologie,liens sociauxirréductiblesauxdeuxprécédentsetdont la
sociologietireson objet.
Letempsgénéalogique contribue àsa façonàl’organisationdes liensde
1
parentési letempsuniverselconcerneles liens sociauxhors “attachement”,
apparentementetgénéalogie.Lesecond est nécessaire àl’établissementdu
premier qui n’ena, desoncôté,nulbesoin pourassurer sonempire.C’est
insisterassezsur leurs particularités respectives.
On pourra dire désormais quel’âge auquel s’est mariéJonathanétantd’un
montantde26ansdansuncomptage enannéesciviles:“m”deJonathan=26
ans.Proposonsdonc cettepremière façonderetranscrirel’unitéTG“m”à
proposdeJonathan:

m=26ans
Jonathan

On y voit l’âge au mariage“m”avec, en indiceinférieurdroit,l’indication
deson porteur:Jonathan,puis lesigne d’équivalence“=” suivideson montant,
icicalculé enannéesciviles,maiscepourraitêtre en moiscomme en jours.

3. L’âgeauquel on aun enfant, secondeunité TG

Opéronsdelamêmemanièrelorsqu’unan plus tardJonathanet sajeune
épouseElise, de deuxans moinsâgée,ont leur premierenfantGrégoire.Quand
il naît,tousdeuxatteignentuncertainâge, différentduprécédent.Il seranotre

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seconde unité detempsgénéalogique et nous le désignerons par lalettre :“a”.
Encette étape de définition,peu importeles montants:27ans pourJonathanet
25pour sajeune femme,susceptiblesd’oscillerentre deuxseuilsflous:l’âge
auquel l’espèce humaine commence àprocréer, etcelui où l’on nepeut plus
avoird’enfant, borneselles-mêmes variables selon qu’onest unhomme,une
femme et suivant les individusautant quelesculturesenfonctiondesquelles
unepopulationde femmes pour lapremière foisdeviendront mèresà16 oubien
à36ans.
Commepour “m”cequifait laspécificité de cettesecondeunité detemps
généalogique,samarque de fabrique,soncaractère foncier, c’est qu’il s’agisse
d’unâge deprocréation, de génération, d’enfantement, âge auquel ondevient
ou redevient pèreou mère.Il représentel’intervalle àla fois temporelet
généalogique écoulé entre deuxnaissances, celle duparent, celle del’enfant.
Commeprécédemment nousaurons:“a”d’Elise =25 ans quenous
retranscrironsainsi:

Grégoire
a =25 ans
Elise

tandis quepourJonathan son maricesera :“a”deJonathan=27ans, cequi
donne envertudenos premièresconventionsd’écriture :

Grégoire
a =27ans
Jonathan

Laseconde desdeuxexpressions signifiequel’âge deJonathan lorsqu’il
devient père équivautà27anset lapremièrequel’âge d’Elise,sonépouse,
lorsqu’elle devient mère deGrégoire estd’un montantde25 ans.En indice
inférieurdroit nous retrouvons lenomdelapersonne atteignant l’âge en
question.
Nousvenonsaussid’introduireunenouveauté :laprésence duprénomde
l’enfant inscrite en indicesupérieurdroit.Cetteindication permetde doter “a”
d’un “porteur”etd’un “produit”.
Ce dernier,temporalisés’il n’est pas temporelen lui-même, c’est l’enfant
projetétoutcomme“a”dans l’espace/tempsgénéalogique,laparenté,la
famille,maisàtitre d’êtreréel,l’unitéTGrelevantd’une créationappartenant
aulangage.
En s’offrant lapossibilité dele consignerainsi,onenrichitbien
l’expression initiale : a =25oua =27,puisqu’on reconnaîtde cette façondeuxdes
principauxprotagonistes liésàtel outel “a”,leparent,l’enfant,leprocréateur

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et le procréé,le générateuretcequiest issudela génération,l’acteuret l’un
des produitsdel’opération.
Ajoutons qu’on peut remplacer leprénomdel’enfant par “A” pour indiquer
unaîné.S’il s’agitd’undernier on met “Z”et toute autrelettrepour lerang,B
pour un second,Cpour un troisième etainsidesuite.Un quatrième etdernier
enfantde fratries’indique ainsi:“DZ” ; unenfant unique :“AZ” puisque
premieretdernieràla fois.Ces indications présentent quelques utilitésdans le
maniementdu tempsgénéalogiquemême dans les nouvelles parentés qui
tiennent peucompte du rang desenfantsdans leursfratriesanarchiques.C’est
unesource de complication pourgérer lescrises liéesàl’affaiblissementdes
parents puisàleurdisparition.Une certaine expertise clinique,notariale,
judiciairepeuten témoigner.Lesfratriesdécontenancéesdoivent souvent
recourirà desactionscontentieusesauxeffets pervers redoutables pour régler
maints problèmesd’héritage dans l’indifférencerelative dulégislateur.Cet
apragmatismesocial sertdoncl’automatisationdes nouvellesformesdela
parenté.Associé à d’autresdérégulations,il participe àl’avènementd’un
mondepostmoderne ayant ses particularités sauvages.
Enfin rien nesaurait nous interdire d’indiqueréconomiquement le genreou
lesexe d’un porteurd’âgeoud’un produitd’uneopération “a”:s’il s’agitd’un
homme,pardéfaut on n’ajouterien.S’il s’agitd’une femme, d’unemère, d’un
enfantde genre féminin,il nous suffira demettreun peuderondeur, demettre
l’âge entreparenthèsesenfaisantainsi:

(A)
(a)
A

=25 ans

Cequi signifiequ’il s’agitdel’âge“a”d’une femme aînée de fratriequi
devient mère d’un premierenfant, derang denaissance“A”comme elle, de
mêmesexequ’elle.

4. L’âgeaudécès “d” : troisièmeunité de temps généalogique

Enjambons letemps pourarriver soixante ans plus tard :Jonathandécède.Il
meurtdonc à27ans + 60ans, c’est-à-dire 87ans.Cetâge atteintàsondécès
appartientàunenouvelle catégorie d’unitésdetempsgénéalogique dite d’âges
thanataux; on le désignerapar lalettre“d”, dumot “décès” ou“disparition”et
l’on pourra dès lorsécrire :“d”deJonathan= 87cequidonne envertudenos
précédentesconventionsd’écriture :

d =
Jonathan

87ans

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Supposons qu’Elise disparaisse deuxannées plus tard,62ansaprèsavoireu
son premierenfantGrégoire àl’âge de25 ans.Cela donne encoreunâge au
décès “d”d’Elise =25+ 62= 87ans quenous pourrons retranscrire ainsi:

d =
Elise

87ans

“m”,“a”,“d”deviennentainsi les trois premièresunitésconstitutivesdenotre
tempsgénéalogique.

5. Formes de temps généalogique dites passives : “u”

Les trois premièresunitésdeTGontchacuneleurcorollaireouforme
passive.Prenons le casde“m”,notrepremièreunité detempsgénéalogique,
exprimant l’âgequ’atteint quelqu’unàson mariage.
Cettepersonne doitêtre considérée commeunacteuràpartentière deson
âge“m”.Outrele fait qu’il l’atteint,qu’il leporte,ilestaussicelui qui se
marie.De cepointdevue dynamiqueoncomprendqu’ilfaillele distinguerde
l’âgequ’atteignent respectivement les témoins,s’ils sontapparentésà celui qui
semarie(on neprendpasencomptel’âge des nonapparentés, étrangersàla
généalogie du sujet principal, àsonarbre) ;comme desâgesdetous lesautres
membresapparentésauxmariésdujour qui peuventassisteràl’évènement,le
fêter,qu’ilsen soient ounon informés.
Toutesces personneseneffet, bien queliéesauhérosdujour par lesang,
l’adoption,l’alliance,quifont partie dela famille,nesont pointacteursau
mêmetitreque ceuxqui s’engagent.L’âgequ’alors ilsatteignent sera dit
“passif”etcodépar lalettre“u” qui, dans l’alphabet,vientaprès “m”,
l’apparition préalable de cetteunité detempsconditionnantcelle de“u”.
De cettemanière,l’âgepassifqu’atteint lepère dumariéJonathan quandse
mariesonfils s’exprimera ainsi:

Jonathan
u
père

Tandis quel’âgepassif de
s’exprimera delamême façon:

Elise
u
mère

la

mère

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d’Elise

au

mariage

de

sa

fille

On remarquera, danschaque expression l’indicationduporteurd’âge et
celle dont l’action nousaffecte.On peutencore économiquementécrire :

u
Jonathan

u
ouElise

6. “b”, catégorie d’unités générationnelles

“b”désignela formepassive de“a”.C’estune classe fournie d’âges passifs
de génération ; on lesdétermine enfonctiondutype deparent qu’onest par
rapportauxdeuxgéniteurs.
Onaura ainsi “bg” ouplus simplement “g” pour l’âge grandparental,“bk”
ou“k”exprimant l’âgequ’atteintun oncle,unetante àlanaissance d’un neveu,
d’unenièce,“bc” ouplus simplement “c”désignant l’âge descousinsàla
naissance d’autrescousins,“bi” oupluséconomiquement “i”: âge d’unfrère
oud’unesœuraînée àlanaissance d’un puîné,“be” ouplus simplement “e”
représentant l’âge d’un individuquelconque àlanaissancequ’ilcommence
habituellement par ignorerd’unautreindividuqui,unjour, deviendrason
conjointetainsidesuite.Ilvasansdire,qu’unetellelisten’est point
exhaustive,mais toutentièresuspendue auximpératifsdela description.Ne
serontcréées que desformesTG utiles,obéissantaucahierdeschargesénoncé
plushaut, en § 1.

7. “l”, âge de deuil

LorsqueJonathan meurt,sonâge audécèsdoitêtre considéré commeune
formetemporelle“active”dont l’apparitiondans la généalogiene dépend de
personne d’autrequelui-même.
Ilenva bien sûrautrement pourceuxqu’il quitte et lui survivent:sonfils,
sonépouse.Cesderniersendurentundeuildont ils nesont point lesauteurs.
L’âgequ’ilsatteignentaujourdudécès nesauraitêtremis sur lemêmepied
que celuidudéfunt.Sonapparitiondans la généalogie est subordonnée àune
mortetdonc à“d”bien qu’ilsapparaissent simultanément.La formetemporelle
“d”conditionnela forme“l”appeléepassive auregard delapremière dite
“active”.
Nous la désignerons par lalettre“l”dufrançais “laissé” oudel’anglais
“lost” signifiant “perdu”.Elle exprimeratoujours l’âge auquel on perdun
parent, âge de deuil quel’on trouvera dansdesexpressionsdugenre :

Jonathan
l
Elise

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et

Jonathan
l
Grégoire

signifiant:“âge auquelEliseperdJonathan”,puis:“âge auquelGrégoireperd
Jonathan”.

8. “g”,âgeauquel on devient ouredevient grands-parents

Désignons par “g” toutâge auquel ondevient ou redevientgrands-parents.
Cettenouvelleunité générationnelle définit l’intervalle detempsécoulé entre
deuxnaissances, celle de grands-parents, celle dupetitenfant.
Ilest intéressantdenoter que cetécart,une fois instaurépar lanaissance de
l’enfant,se composetoujoursdelasomme de deuxâgesde génération, de deux
âges parentauxetdonc de deux“a” successivementapparusdans la généalogie,
maisdeniveaugénérationneldifférent puisqu’il
impliquequelesgrandsparentsaienteud’abordunenfant par “a”antérieur, et que cetenfantdevienne
un jour parentàson tour produisantencetteoccasion son propre“a”.
En reprenant l’exemple deJonathandevenupère deGrégoire àl’âge de27
ans,sice dernierdevient père àson tourd’un petitGeorges tandis qu’ilatteint
30ans,il rendrason pèreJonathangrand-père àlasomme de cesdeuxâgesde
paternitésuccessivementapparusdans la généalogie.
Enconséquence,l’unitétemporelle“g”est toujoursdécomposable endeux
“a”,l’un parental,l’autre filial.Cettepropriétéserévélerautilepouranalyser la
compositiond’unâgeou pour sadécomposition.

9. “e”, l’écart d’âge entre conjoints

L’effortconsistantà découper la généalogie en petites séquences, en menus
fragments temporelsdotés, chacun, d’uneidentité confirmée,implique de
s’occuper particulièrementd’un nouvel intervalletemporel:l’écartd’âge entre
époux, entre conjoints,plusgénéralemententre alliés.Codons-le“be” ouplus
simplement “e”.
Il s’agitd’uneunitéTGde formepassive dufait qu’ellereprésentetoujours
l’âgequ’atteint le conjoint leplusâgélorsque,quelquepartaumonde,naît
celui oucelle avecqui,un jour,il semariera.Il n’est pas leproduitd’une
opérationcomme cellequ’ultérieurement il mènera aumomentde contracter
sonunion.

20

Cette nouvelle unitéTGserévèleparfoisdétentrice d’informations
intéressantescommel’illustrel’exemplesuivant.Il s’agitducasd’unhomme
de71ansconvolanten troisièmes nocesavecune femme de20ans sa cadette.
Plusieurs starsdushow-biznousen ont récemmentfournides illustrations.
Tourné autrementcelasignifiequ’ilavait21ans quandsatroisième femme,
quelquepart,naissait.
En parcourant sonhistoire familialeon s’aperçoit qu’à cetâgesamère
mettaitaumondeundernierenfant nésansvie, garçondont le carnetde famille
portait mention.Les parentsenavaientété affectés.Lepère,menuisierdeson
état, avait lui-même confectionnélepetitcercueilde boisblancqu’ilavaitfait
enterreraupied duportaildelavieille église du village dont ilétait lepremier
magistrat.
Ilavaitdonc, encetteoccasion, enduréundeuilet produitun “l”d’un
montantde21ans.Biendesannées plus tard cejeune homme devenul’alerte
septuagénaire dont nous parlons tombe amoureuxd’unepersonne apparue dans
letemps justement quand disparaissait sonfrère benjamin,pour semarieravec
elle.
Dansuneperspectiveinformationnelle autant quetransformationnelleon
diraque cepremier “l” instruitce“e”,que“l” seretrouveunbeaujouren “e”.
On nepourras’empêcherdepenser quel’élection,le choixduconjoint n’aitété
informépar letrauma autrefoisendurés’ilestbien oublié depuis.Pour
confirmer l’impression,la femme est porteuse d’un prénomévoquantceluide
l’enfant précocementdisparu,l’onomastiques’associant iciauxformesdu
tempsgénéalogiquepourcopiloter souplementcetteinclinationamoureuse
tardive,orienterun libre choix.
End’autres termes,il s’agitd’une femme
chronogénéalogiquementcompatible;d’une certainemanière elle faitdéjàpartie dela famille dontellesemble
laréincarnationd’undes membres précocementdisparu;elle ena commepris
laplace;elle estépousablen’enétant pointaussiétrangèrequepourrait l’être
une“Martienne” surgissant soudain pareffraction.D’un pointdevue
anthropologique,on peutconsidérer qu’elle appartientàune classe d’épouses
2
potentiellesconstituée de“sœursfictives” .
On setrouve en présence d’une forme d’endogamiesymbolique;certains
psychogénéalogistes pensent qu’il s’agitd’un incesteocculte.Nous ne
souscrivons point systématiquementà cetteidée :ilconcerne eneffet un
nombrerestreintd’individus souffrantde conduites ou schémas répétitifs
aberrants,médicalementétiquetéscommetels ; on nesaurait sans précaution le
généraliseràl’ensemble desdispositions visantàperpétuer le fonctionnement
delaparenté, dela famille, desa généalogie.Un teldispositifimplique
nécessairementdes réitérations, des répétitions, des réplications pour le
meilleurcomme,parfois,malheureusement pour lepire.

21

En vertu des précédentesconventionsd’écritureon peutdireque“e =l”,
que“e” renvoie àun “l”antérieurementapparudans la généalogie,qu’ilenest
en quelquesorte“informé”,qu’il y puise du sens.

10. “ i ”, intervalle entre naissances collatérales

Cetteunité“i” mesurel’âgequ’atteint toutaîné àlanaissance d’un puîné,
toutfrèreou sœuràlanaissance d’un plus jeunequelui.C’estd’abordunâge
atteint,portépar unenfant plus ou moinsfortement marquépar l’événement
collatéral.Lescliniciens mirentdu tempsà accepter l’idéequ’unetelle
naissancepûtêtreunchocpour leplusâgé.Ilfallut, après l’articleprincepsde
3
F.Dolto sur laquestion, demultiples observations pour lescontraindre à
reconnaîtrel’évidence : c’était unévènement marquant, assezsouvent
traumatique.L’âge“i” qui s’y trouve associé estdonc àmaintségards unâge clé.
“i” représente aussi un intervalle detempsécoulé entre deuxnaissances
collatéraleset non plus seulementunâge.Si 14 ans séparent lanaissance d’un
aîné de celle desaplusjeunesœurAlicia, cette dernièresevoit néanmoins
immédiatementaffectée d’une distancetemporellequi larelie/sépare deson
frère;une fois installée,sastabilité enfaitune caractéristiquetemporelle de
leur relationfraternelle.
Comme“l”,“i”estuneunitéTGsusceptible d’avoirundestin, d’informer
oudesetransformer.Leseptuagénaire dont nous parlions plushaut marié àune
femme de21ans plus jeunequelui, émetencetteoccasionfestiveun “e”
informétant par “l” quepar “i” puisquelesdeuxse confondirent lorsqu’
autrefois naquit son petit-frèremort-né :ilatteignait21ans quandileûtà
supporter simultanément sanaissance et samort ; lesdeuxformes temporelles
fusionnenten “li” ; ondiraqu’unécartd’âge“i”entrelesdeuxfrèresdoublé
d’unâge de deuil “l” réapparaît ousetransforme enécartd’âge entre époux
“e”.
Quandviendraletourd’Alicia d’avoir ses propresenfants,il sera
intéressantd’observer sielle choisitderecouriràl’unité“i” mesurant la
distancelareliant/séparantdesonfrère aînépourfaireses “a”,reproduirepar
exemple cet intervalle de14 ansentre deuxgrossesses oudeuxaccouchements.
On pourra dès lors s’écrier:“Commeletempsgénéalogique faitbien les
choses!”, ce dernierayantentreprisd’assister lanature, del’aideràrépliquer
uneparcelle detempsdéjàvue dans la généalogie.
On prêteralaplusgrande attentionà cequi peutencoresurvenir:riendu
côté d’Alicia,mais toutducôté desasœuraînéeprofondément marquée
autrefois par lanaissance desapetitesœurau pointd’avoiràl’honneurde faire
deuxenfants que14 ansvont séparer.De cepointdevue elle feraundouble de
sa fille aînéequi pourrarevivre cequ’autrefoiselle enduraquandAlicialuivint
aumonde.

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11. “o” oude l’âgeoriginaire

Lorsque naît un individu,sonâge étant momentanément nul sera
conventionnellementcodé“o”.Il nous permettra de disposerainsi pour tout membre
apparenté d’un point origine, d’unâge déclarépourcetteraison originaire, à
partirduquel onesten mesure d’établirenfindes liaisons temporellesavecle
point origine detous lesautres membresapparentés,qu’ils soient vivants ou
décédés.
Chacune de cesdistances temporelles interpersonnellesestenfait
représentéepar uneunité généalogique déjà créée,ou virtuelle c’est-à-dire dans l’attente
d’êtreinventéepour les seulsbesoinsdela description oubiend’une analyse en
cours.
Si l’on reprendle casdeJonathan quenouscommençonsà connaître,ilest
relié àsonépouseElisepar “e” (écartd’âge entre époux), àsesenfants pardes
“a” (âge auquel onaunenfant), àses petitsenfants pardes “g” (âge auquel on
aun petitenfant), àseséventuels neveuxet nièces pardes “k” (âges
avunculaires), àsesfrèreset sœurs pardes “i” (âge àlanaissance d’uncadet), à
sescousinsetcousines pardes “c”etainsidesuite.Parvenuà cepoint on ne
sait pasencore commentcaractériser les liaisonsavecles multiplesascendants.
Certesc’estencoreun “a” qui lerelie àses parents ; maiscetteunité caractérise
d’abordl’âgequ’atteignentcesderniersàlanaissance deleurfilsJonathan.
D’où la convenance à distinguerdans uneunitétemporelle généalogique
deuxaspects:l’âgequel’onatteintàl’occasiondetel outelévénementet la
distanceinterévénementiellequi peut nepasêtreunâgeportépar quelqu’un.
C’est précisément le casdel’enfantJonathan relié àsesdeuxparents parune
distancetemporelle courantentreleurs naissances oupoints origines respectifs,
“oo”.
En pratique,pluséconomiquementet trèsconventionnellement,on
l’exprimera ainsi:“a°” représentant la distancereliant l’enfantàson parent immédiat,
pèreoumère,“k°”exprimant la distance avecun oncle,“g°”avectels
grands-parents,“i°”avecuncollatéral plusâgé etainsidesuite.Ona désormais
cequ’ilfaut pour inscrireousituerassezprécisément toutepersonne dansun
endroit temporeldonné del’espace àndimensionsdesa généalogie,unitésTG
aidant.Oncommence àvoir où ilestdans sonarbre du temps qui neressemble
pas toutà faità celuidesgénéalogistesbien qu’il luicorresponde étroitement.

12.Premier inventaire d’unités TGet premierbilan.

L’habituden’étant pointde considérer la généalogiesous un telangle,il
nous paraîtbonderéaliser un inventairesommaire des premières unitésTGet

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defairelepoint pourcommencerd’imaginercequ’onestendroitd’en
attendre.
Il vasansdirequ’unetelleliste est susceptible dese compléteraufuretà
mesure desbesoinsdela description, del’explorationde cetype detemporalité.
Ellesetientà dispositiondequiconquesouhaitesel’approprier, enaméliorer la
nomenclature.

Premières conventions d’écriture dutemps généalogique

mâge d’un individuàson mariage
aâgequandondevient parentd’âge audécès
dâge de deuil
uâge auquel on voit semarier un parent
bcatégorie d’âges passifsde génération
gâge auquel ondevientgrands-parents
eécartd’âge entre conjoints
iâge d’unaîné àlanaissance d’un puîné
câge d’uncousin/cousine àlanaissance d’unautre cousin /cousine
kâge d’un oncle/tante àlanaissance d’un neveu / nièce
( )indiquequ’il s’agitd’un porteurd’âge féminin.
L’absence deparenthèseindiquepardéfaut qu’il s’agitd’un porteur
masculin
oâgeoriginaire
° affectant unelettre en indicesupérieurdroit indiqueun intervalle
entre deuxnaissances

Ajoutonsà cettelistenonexhaustivele“chronongénéalogique”,terme
générique désignant tout segmentdetempsgénéalogiquequelqu’il soit, atteint
ounon par quelqu’un,mais toujoursidentifiable, délimitable etdoté desens,
ainsi quelesous-multiple dumèneou“mimène”cod铵”dont l’utilité
4
descriptivetransparaîtdans maintes observations .
Derrière cerépertoireinitiald’unitésTGse cacheune entreprise de
réductionformelle dela généalogiepuisque cette dernièresevoit peuàpeu
démantelée en menus tronçons ousegmentsdetemps représentéschacun par
uneunité.Cettenomenclaturesommaire autorise désormais leur repérage,leur
identification,leurextractiondudonné généalogique.ChaqueunitéTGmesure
unboutdetempsgénéalogique, certainesunfragmentd’existence, d’autresune

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distancetemporelleinterindividuelle,toutes unécartentre
événementsgénéalogiques.Ainsi l’intégralité d’unfragmentgénéalogiquequelconquesetrouve-t-il
en principe décomposable en unitésdetempsdont lemontantestcalculable.
On peutcomparercetensemble àunfiletdepêche dontchaqueunité forme
unelongueurdemailles,unbrin,unboutde filin.Auxintersections les
individusapparentés y sont pris telsdes poissons.Ce grand filet
multidimensionnel s’étend dans lesdirectionscardinalesdelaparenté :la filiation,
“l’avuncularité”,la germanité,lesgenres masculinsetfémininsdonnant lieuà
la bilatéralité desdeuxlignéesdont tout individusetrouveissu.Sescontoursen
sontflouscommeles limites temporellesd’une famille, d’une généalogie dont
on nesaitexactement parfoisjusqu’oùelles’étend,oùças’arrête.
Certaines unités représentent un intervalle detempsécoulé entrenaissances
demembresapparentés vivants ou morts:n’étant plus soumisàvariations il
s’agitdonc d’une caractéristiquestructurelle.Aucun membren’échappe à ces
liaisons temporelles invisibles lereliantàlatotalité desautres membres
apparentés vial’uneou l’autreunitéTG.Ques’ilen manquait pourcaractériser
parexemplelarelation temporelleunissant telancêtre éloigné décédé àl’unde
sesdescendants,il suffiraitde créerunenouvelleunitéTG,obéissant si
possible aucahierdescharges s’imposantàlaproductiond’unitésTG:
simplicité d’utilisation,mémorisationaisée,non-redondance, etc.
L’homme dugénéalogique,“homo genealogiticus”évolue désormaisdans
un nouvelespace/temps,milieuauseinduquel ilbaignesans mêmes’en rendre
compte; mille etunfils, dérobéshabituellementauregard,tissésdetemps
généalogique,lerelientàtous les membresauxquels il s’apparentepar lesang,
l’adoption,l’alliance;c’estaussiunespace/temps intériorisé dontchaqueunité
formeunepartie detrame dansuneimagerie d’étoffeprécieuse.Nous ne
pouvons ni leperdreni lequitter,quand bien mêmenousen prendrait l’envie.Il
contribue àorganiser le cerveaudel’hommemoderne capable de calculeren
temps réel le bon momentauquel ilconvientdesemarier, d’avoirunenfant, de
disparaître en tenantcompte dupassé généalogiquepour inscrirel’acte dansun
arbrequi tienne debout.
Lesunités mesurenten outrel’éloignemententre
évènementsgénéalogiques,“a” l’intervalle écoulé entre deuxnaissances,“d” le chemin qui mène
d’unenaissance àundécèsetainsidesuitepour que cesdiversévénements
s’enchâssentautant quepossible dansdes séquences organisées.
Ellesautorisentaussidescomparaisonsdifficilesàréaliserautrement.Voici
l’exemple de deuxpersonnesapparentées ounondont l’unemeurtà78 anset
l’autre à101ans.Cesdeuxâgesde décès sont ordinairement peucomparables.
Tousdeuxeurentunenfantaumême âge de 50ans,un retardataire.La fille
dupremiereutàson tourunenfantà28 ans.Le filsdusecond eutunenfantà
51ans.

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Leursâges respectifsde décès,quoiquenumériquementdifférents:78 et
101ans révèlentune composition similaire. Lepremiervoit sa durée devie
équivaloiràlasomme del’âgequ’ilavaitendevenant père etdel’âgequ’avait
sonenfanten lerendant pourune dernière foisgrand-père : 50ans +28 ans=
78 ans,toutcommelesecond : 50ans +51ans=101ans. Tousdeuxmeurent
endevenant ouredevenantgrands-parentsdans le cadre d’une coïncidence
5.
mort/naissance,offrantunbelexemple“d’effet parenté”
Littéralement l’unet l’autre génèrentun “d” (âge audécès)correspondantà
un “g” (âge d’accèsaustatutgrandparental)aveclequeld’ailleurs ilcoïncide
puisqu’ils meurentendevenant ouredevenantdesgrands-pères; leurdurée de
vie équivautdonc àlasomme de deux“a”de générationdifférentepuisque
l’âge auquel ondevientgrands-parents impliquetoujoursd’avoird’abord été
père,puisdevoir son propre enfantdevenir parentàson tour, chacungénérant
un “a” mesurant l’âgequ’ilatteinten pareilleoccasion. Cetype de gymnastique
combinatoirepeut s’appliquerdiversementànombre d’âgesaudécès,
apparemmentdénuésdetoutesignificationgénéalogiqueparticulière.
Nous pourronsexprimercetype d’équivalencenon numérique entre deux
âges, deux unitésTG,par letilde : d ~ dsignifiant que cesdeuxâges “d”
s’équivalent, étantformellement réductiblesà desélémentsanaloguesbien que
demontantsdifférents.
Cesconsidérationsvont toutesendirectiond’un langage dutemps
généalogique à déchiffrer.

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