Police Nationale : Le témoignage choc d un flic de base
79 pages
Français

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Description

Emeric Goubelle a été policier en B A C, en PJ, il a été un syndicaliste engagé, et a rencontré les plus hautes personnalités politiques et administratives. Il nous plonge à travers un témoignage choc dans l’univers de la police. Il rapporte par des anecdotes surprenantes et haletantes ses interventions, mais aussi ses rencontres. Il apporte ses solutions pour enrayer la montée incessante de la délinquance. Un livre choc qui dérange, et qui montre, ô combien le travail de policier est difficile, mais passionnant. Un livre que tout ministre de l’Intérieur devrait avoir sur sa table de chevet…

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 05 mars 2014
Nombre de lectures 15
EAN13 9782312045320
Langue Français

Extrait

Police Nationale : Le témoignage choc d’un flic de base
Emeric Goubelle, Matricule 46 10 88
Police Nationale : Le témoignage choc d’un flic de base








LES ÉDITIONS DU NET 126, rue du Landy 93400 St Ouen
À MES AMIS ET COLLEGUES : Thomas SITKO dit « kiko »
Et Jean François LOPEZ dit « JEFF »
Reposez en paix.





















© Les Éditions du Net, 2016 ISBN : 978-2-312-04532-0
Sommaire
Sommaire
Introduction
Chapitre 1 L’É COLE DE P OLICE , OU …. U NE ANNÉE À PERDRE
Chapitre 2 « P APA »
Chapitre 3 J EANNOT
Chapitre 4 L E BON FLIC QUI DÉRANGE
Chapitre 5 U NE LIGNE À NE PAS FRANCHIR …
Chapitre 6 A NECDOTE , BAVURE SANS CONSÉQUENCE …
Chapitre 7 P ROSTITUTION , NOUVEAU CHEVAL DE BATAILLE
Chapitre 8 L A SURENCHÈRE DU CHIFFRE …
Chapitre 9 S YNDICATS CACA !
Chapitre 10 T ENTATIVE DE MISE À MORT …
Chapitre 11 I NTERVENTIONS P OLICE S ECOURS
Chapitre 12 I NTERVENTIONS EN B A C CIVILE .
Chapitre 13 L A PREMIÈRE UNITÉ ANTI CAMBRIOLAGE
Chapitre 14 C HASSEURS DE DEALERS
Chapitre 15 L’IGS
Conclusion
Remerciements
Introduction
Au fil de ce témoignage, vous allez vivre au quotidien, la réalité de la vie d’un flic de base travaillant sur Paris.
Ainsi chacun de vous pourra se faire sa propre opinion sur cette profession et sur les capacités de la police à agir au mieux des intérêts de tous pour assurer la sécurité des citoyens.
Pour cela, je ne vais relater que des faits concrets, des actions conduites sur le terrain, vous retracer les relations que j’ai pu entretenir avec les différentes hiérarchies, policière, judiciaire, administrative ou encore syndicale.
Au fil de ces pages, vous entrerez dans l’univers et les dessous de cette « Grande Maison » qu’est l’institution policière.
Vous découvrirez la vaste hypocrisie de sa gestion et l’opacité de sa relation avec les syndicats.
Ce récit n’est pas un roman, même si il en a parfois l’allure, tant la réalité dépasse souvent la fiction. Le vocabulaire y est donc cru, sans fioritures, c’est celui que nous employons et que nous subissons chaque jour.
J’ai été policier pendant 12 ans, de Janvier 1998 à Décembre 2010, de l’École Nationale de Police à Police Secours, en passant par la Police Judiciaire, la B A C civile, et le commissariat de quartier.
J’ai fait à peu près le tour de tous les services de police.
De plus, de par mon action de syndicaliste, j’ai côtoyé les plus hautes autorités politiques et administratives.
Grâce à mon vécu, je suis en mesure d’apporter des solutions qui permettraient de mettre en place une grande réforme de cette vieille administration. Car il est bien de dévoiler les dessous, de critiquer, mais il est encore mieux d’apporter des idées sinon des éclairages.
En effet, je ne vois, à l’heure actuelle, aucun parti politique ou syndicat en mesure d’apporter des solutions convenables, efficaces et surtout durables contre la délinquance dans notre pays.
Chapitre 1 L’É COLE DE P OLICE , OU …. U NE ANNÉE À PERDRE
J’ai assouvi un rêve d’enfant quand j’ai été reçu, en Mai 1996, quelques semaines avant avoir obtenu le bac, au concours d’entrée de l’École de Police, à un rang honorable (il y avait cinq fois plus de candidats que de postes à pourvoir, dont certains avaient un bac plus 2 ou plus 3, alors que le concours est ouvert « au niveau bac ». Bien qu’ayant subi avec succès l’épreuve écrite puis l’oral de motivation, j’ai eu plus de mal lors de la visite médicale, le médecin ayant exigé que je prenne 5 kg avant de donner le feu vert, deux semaines plus tard !
Il y a plusieurs écoles de police réparties sur le territoire français.
C’est à l’école de Périgueux que j’ai fait mon apprentissage de futur policier de base, lors de l’année 1998, après mon service militaire passé dans la police de Décembre 1996 à Octobre 1997.
L’École de Police est une école qui se veut, en grande partie, militaire : on y apprend à marcher en colonnes, du plus grand au plus petit, à marcher au pas, à dormir dans des chambrées de 4 ou 2 personnes, à balayer la cour, à faire des défilés au pas, ou préparer la cérémonie de fin d’année d’étude. La cérémonie du drapeau est digne des casernes de l’Armée : sur la place d’armes, tous les élèves groupés par sections, et par promotions, au garde-à-vous, on hisse le drapeau tricolore chaque matin en haut du mât et on le descend chaque soir ; à la fin de cette cérémonie du drapeau, les élèves regagnent leurs classes, toujours au pas, en colonnes, groupés par section.
Les élèves élisent les « chefs » de section, qui représentent les élèves devant les autorités de l’école, Puis le « chef » de promo, une promotion regroupant une centaine d’élèves.
Chaque classe a un formateur, souvent un sous-brigadier, qui a voulu « se planquer » à l’école, pour obtenir un grade qu’il n’a pas pu obtenir par concours ou examen. Plus ou moins compétents, ces formateurs se contentent souvent de lire des imprimés qu’ils distribuent à leurs élèves qui devront les potasser pour l’examen final. Ces cours ont des objectifs : par exemple, l’objectif numéro 1 stipule que « l’élève gardien de la paix saura reconnaître les grades »… Il y a ainsi une centaine d’objectifs à atteindre, qu’il faut connaître par cœur, mais il est interdit de poser des questions au formateur, car celui-ci lit les papiers et ne sait rien d’autre que ce qui est écrit. À ce moment-là, on sait très rapidement qu’un policier ne doit pas poser de questions.
Lors de la scolarité, qui dure un an, vous assimilez le formalisme des procès-verbaux, (P V de plaintes, P V d’interpellation, P V de constatation de cambriolage, P V d’accident etc.…). On vous oblige à connaître chaque phrase, et, attention, une erreur et on a zéro ! Or, on nous explique que « c’est le formalisme province », et qu’à Paris, c’est différent ! On s’aperçoit vite que la scolarité ne sert à rien, et que finalement on apprend tout sur le terrain.
À l’école, on aborde finalement très peu les lois. On insiste sur la légitime défense, en expliquant en gros qu’on a une arme « pour faire joli », et qu’on ne doit pas s’en servir. Je vous expliquerai dans un autre chapitre que pas mal de policiers n’utilisent leur arme qu’une seule fois.
En plus de ces formateurs pour l’écrit, il y a également des formateurs pour le sport : tir, course à pied, self-défense… Les professeurs de tir qualifiés sont compétents, et il faut reconnaître que cette partie de la formation est plutôt bien ficelée. Les formateurs de sport plus classique sont souvent des sortes de « monos de centre aéré », toujours prêts à « déconner » pour faire passer l’effort intense plus facilement, car 10 km de course à pied par jour, « ça forme la santé ».
Certes on en bave, mais après un an de ce régime, on est fin prêt à galoper après des voleurs !
Un petit bémol toutefois : les élèves du sexe féminin (une ou deux par section) n’hésitent pas parfois à user de leurs charmes pour échapper à cette corvée de la course à pied…, préférant « le sport en chambre » avec leur éducateur sportif… Et cela marche, car, bien qu’elles ne courent pas, elles finiront l’école avec une moyenne de 18…
À l’École de Police, c’est là que les couples de policiers se forment et se défont, et il arrive que, certains soirs, des chambrées entières se retrouvent pour des « parties de saute-mouton »… ! Même si les filles sont interdites dans les chambres des hommes et vice-versa… Dans la police aussi, on aime braver les interdits…
Il existe aussi des écoles de police sans internat, où bien sûr les « mélanges » se voient moins, et où il n’y a pas d’effet « loft story ».
Les internes ont le droit de sortir de l’école en soirée, mais, attention, extinction des feux à 23 heures ! Il n’y a que le jeudi soir où on pouvait rester plus tard en ville, mais il fallait faire attention de ne pas se « faire choper », par le chef de poste, un sous-brigadier qui pouvait faire du zèle pour « se faire mousser » auprès de la hiérarchie…, parfois prompt à dénoncer ceux qui étaient un peu avinés ou trop en retard… Dans ce cas, les « coupables » se voyaient octroyer un blâme et des week-ends de consigne… Car tous les week-end sont libres mais une section par semaine reste dans l’enceinte de l’école pour nettoyer et faire des rondes. Eh oui, chaque nuit, un

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