Romances en proses
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Description

Extraits des scènes de vie du parcours initiatique d’un jeune Bwa en des temps anciens, les romances en proses sont un condensé de scènes, images, ou coutumes dénichées au creux des pensées et des sentiments bien enfouis dans la pénombre des âmes : Dames, Damoiseaux et Demoiselles en raffolent ou s’en offusquent tant il en sommeille de ces choses-là dans les obscures pièces secrètes de leurs demeures intérieures. D’ailleurs à travers et au-delà de ces aventures parfois cocasses, en ces temps anciens, dans ces contrées lointaines, que n’y trouve-t-on qui ne soit si proche, si actuel, quand il s’agit des affaires intimes ! Le héros du roman s’appelle Wèrè-Wèrè, il est très tôt initié aux lettres. C’est un jeune homme aux qualités nombreuses, au trait de caractère déjà affirmé, un jeune homme dont les tours d’esprit sont si constamment en prise avec l’instant qu’il paraît incollable. On ne s’étonnera pas si à chaque impasse il s’en tire avec la manière. C’est peut-être cela, la prédestinée dont il est ici question, c’est-à-dire la chance d’être né sous une « bonne étoile » ! N’est-ce pas ?
L’entrée dans le Bois Sacré constitue une étape importante et même décisive pour tout jeune Bwa: le Bois Sacré est le lieu où l’initiation commence ; c’est là où le passage s’opère aussi bien mentalement, physiquement, socialement que psychologiquement ; on y accède aux connaissances de soi et de tous les domaines du monde visible et invisible : la pensée kamit s’y déploie, la personnalité du jeune y est scrutée, jaugée et encouragée dans la direction la plus propice à l’affirmation, à l’épanouissement de chaque jeune mâle, à son déploiement porté jusqu’à l’héroïsme et à son utilité dans la société kamit.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 24 octobre 2016
Nombre de lectures 0
EAN13 9782312047355
Langue Français

Extrait

Romances en proses
Wonkô Zoubaki Dofinta Tankossi de Sanilô
Romances en proses
LES ÉDITIONS DU NET
126, rue du Landy 93400 St Ouen
© Les Éditions du Net, 2016
ISBN : 978-2-312-04735-5
Extraits des scènes de vie du parcours initiatique d’un jeune Bwa
Extraits des scènes de vie du parcours initiatique d’un jeune Bwa en des temps anciens, romances en proses sont un condensé de scènes, images, ou coutumes dénichées au creux des pensées et des sentiments bien enfouis dans la pénombre des âmes : Dames, Damoiseaux et Demoiselles en raffolent ou s’en offusquent tant il en sommeille de ces choses-là dans les obscures pièces secrètes de leurs demeures intérieures. D’ailleurs à travers et au-delà de ces aventures parfois cocasses, en ces temps anciens, dans ces contrées lointaines, que n’y trouve-t-on qui ne soit si proche, si actuel, quand il s’agit des affaires intimes ! Le héros du roman s’appelle Wèrè-Wèrè, il est très tôt initié aux lettres. C’est un jeune homme aux qualités nombreuses, au trait de caractère déjà affirmé, un jeune homme dont les tours d’esprit sont si constamment en prise avec l’instant qu’il paraît incollable. On ne s’étonnera pas si à chaque impasse il s’en tire avec la manière. C’est peut-être cela, la prédestinée dont il est ici question, c’est-à-dire la chance d’être né sous une « bonne étoile » ! N’est-ce pas ?
L’entrée dans le Bois Sacré
L’entrée dans le Bois Sacré constitue une étape importante et même décisive pour tout jeune Bwa : le Bois Sacré est le lieu où l’initiation commence ; c’est là où le passage s’opère aussi bien mentalement, physiquement, socialement que psychologiquement ; on y accède aux connaissances de soi et de tous les domaines du monde visible et invisible : la pensée kamit s’y déploie, la personnalité du jeune y est scrutée, jaugée et encouragée dans la direction la plus propice à l’affirmation, à l’épanouissement de chaque jeune mâle, à son déploiement porté jusqu’à l’héroïsme et à son utilité dans la société kamit.
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Le peuple kamit : données historiques, repères géographiques
Il n’est pas de notoriété publique de savoir où situer sur une carte le peuple Kamit . Que sait-on de ce peuple kamit et que veut dire kamit ?
Il y a lieu d’apporter quelques éléments de réponse ; c’est pourquoi une présentation de quelques bribes de l’historique et de la géographie s’avère utile voire nécessaire. Kamit , est une appellation convenue pour désigner les peuples négro-africains. C’est dire qu’il s’agit d’un néologisme, mais un néologisme convenu (admettons-nous). Ce néologisme convenu fait dériver au sens étymologique le mot Kamit à partir de la racine « kémit » qui, en égyptien pharaonique, signifie « noir » . Je subodore que la famille « Ké - Pâa » (évoquée dans le présent roman) prétend descendre de cette lignée antique dont les origines sont ici marquées et signifiées dans la racine « Ké » de son patronyme. De ce néologisme « kamit » donc, c’est par extension que celui-ci prend origine dans l’autre racine « Kam » ou « Cham » qui veut dire « chaleur », « noir », « brûlé » en hébreux.
De même, le territoire dénommé « Ka - Dému » n’évoque-t-il pas aussi cette racine originelle !
La pensée kamit
Les fastes en pays kamit rayonnaient-ils de mille éclats et même au-delà des mers, océans et continents ! Éclats rayonnant dans les arts, les sciences, la littérature et tant d’autres domaines encore !
La thématique de la littérature toute fois, en ces temps anciens, s’organisait autour de deux traits essentiels du caractère kamit : « KA » de « tendresse » et « DEMOU » de « intégrité ». L’un est tout aussi essentiel à l’autre qu’ils se tiennent indéfectiblement inséparables dans l’âme kamit. C’est d’ailleurs pour cela que cette littérature est accablée du reproche d’être banale, stéréotypée et pontive… Reproches auxquels on devrait répliquer en retour que c’est pourtant le cas de tous les romans, car où a-t-on jamais entendu dire d’un roman propos désobligeant (même si dans les revues de promotion du livre et de l’écrit certains critiques littéraires font de cet esprit de critique leurs seul réel fonds de commerce). Voilà qui n’enlève cependant rien au succès de ces œuvres qui nourrissent tous les jours la joie d’écrivains et font en retour d’heureux ménages parfois ! En littérature comme en tout art, tout comme toujours est dans la manière ! Aussi le duo « KA - DEMOU » a-t-il engendré des romans, épopées et compositions artistiques superbes qui continuent d’émerveiller et d’émouvoir.
Les reproches néanmoins pourraient s’appliquer de bon droit à Tchiakoyéré (*1) dans ses Chroniques du « KA - DEMOU . »(*2)
Ce Tchiakoyéré , après des débuts qui s’annonçaient prometteurs en tant que chroniqueur des mœurs de son époque je fus donc enthousiaste de pouvoir traduire ses chroniques. Mais celui-ci m’apparut vite conventionnel, stéréotypé et je fus bien vite plusieurs fois tenté d’y renoncer ; il aurait dû, il aurait dû ! disais-je jusqu’à ce que je m’avise que les banalités du quotidien et aussi les clichés qu’il décrit, constituent dans ses romans précisément autant de photographies d’un monde kamit que nous connaissons certes de mieux en mieux, mais qui a toujours à nous apprendre et à nous surprendre.
*******
Les lettrés-recalés -aux examens des rites d’entrée dans le « Bois sacré » sont des auteurs compositeurs de récits souvent publiés en tant que romans vulgaires à l’époque. Ces auteurs, lettrés-recalés , meurtris par leurs échecs ou plutôt parce qu’ils renonçaient à affronter l’adversité que suscitent les mœurs modernes, avaient cependant à prendre une double revanche : exister en dehors de la sacro-sainte bureaucratie Kamit , prouver qu’ils n’étaient pas moins doués que d’autres, en truffant leurs textes de références, d’allusions, de poèmes et autres anecdotes truculentes etc. Par ricochet, le lecteur Kamit de condition modeste se sentait flatté de reconnaître ces signaux comme un brevet à sa propre culture antique mille fois millénaire . Les ventes de ces romans étant bonnes, les éditeurs étaient comme poule qui a trouvé un couteau et se sentaient bien heureux de pouvoir faire appel à des érudits de condition modeste et par conséquent moins onéreux à rémunérer.
Aussi, la production érotique Kamit fleurit-elle sous la Dynastie des MINSIN - NIEN (*1 ) (268-544 avant notre ère), époque au cours de laquelle la vie du pays KÔ (*2 ) prenait des aspects qui nous seraient presque familiers : essor rapide des classes moyennes, développement économique prodigieux, soif extrême de divertissements etc. Dans ce contexte, le livre devint une affaire lucrative particulièrement rentable. Les éditeurs abondèrent, les écrits se multiplièrent et se diversifièrent, entre autres, ces romans cochons qui hélas se vendirent toujours bien.
Écrire, longtemps resté le privilège des érudits, des initiés épris de belles lettres, se mua dès lors en opportunité d’accès à des revenus, un recours d’étudiants éternels recalés et impécunieux devenus pour ainsi dire les tâcherons d’éditeurs avidement en demande d’écrits à publier. De cette déferlante d’écrits de tout style, il en résultera parfois des chefs d’œuvres remarqués et remarquables de grande diffusion.
Que pouvaient bien mettre les auteurs dans ces œuvres de grande diffusion ? En fait la même chose que ce que l’on trouve dans les feuilletons de notre vingt-et-unième siècle, la même chose que dans notre cinéma moderne : de l’histoire romancée, des aventures, des anecdotes concernant l’ amour . Les Kamit , à l’instar d’autres peuples, consacrèrent depuis toujours une place démesurée à l’histoire et consignèrent de formidables données historiques dans leurs rites, chroniques, ou autres supports. Romans, contes, opéras, poèmes, exemples et traité

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