Assurance vie
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Assurance vie , livre ebook

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Description


L'assurance-vie est le placement préféré des Français. Et pour cause, c'est un outil d'épargne à tout faire, tant pour se constituer un capital sur le long terme que pour valoriser de grosses sommes. C'est aussi un fournisseur de revenus à la carte, idéal dans une optique retraite. C'est enfin un outil de transmission hors pair, le seul en fait à échapper à la succession.



Cet ouvrage vous livre les clés pour choisir, gérer et exploiter au mieux votre contrat d'assurance-vie. Car, les atouts de ce placement tout-terrain sont nombreux. Liquidité, sécurité, rendement, fonctionnement, fiscalité, clause bénéficiaire, apprenez à en tirer parti ! Des exemples, conseils pratiques et pièges à éviter complètent le discours. Le but est simple, faire de vous un épargnant averti et autonome.



Vous trouverez également des compléments en ligne, comme des conseils pour protéger au mieux votre famille, des données actualisées sur 200 contrats (rendements, frais, versement initial), etc. Le tout en accès sur le site www.editions-eyrolles.com.




  • Le B.A.-BA de l'assurance-vie


  • Une assurance-vie, c'est quoi au juste ?


  • Souscrire un (bon) contrat, la marche à suivre


  • Gérez votre contrat comme un pro !


  • Tirez des revenus de votre contrat !


  • Transmission : comment s'y preparer efficacement


  • Si l'assure décède, que faire ?

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 04 mai 2017
Nombre de lectures 1
EAN13 9782212153200
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0650€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

L’assurance-vie est le placement préféré des Français. Et pour cause, c’est un outil d’épargne à tout faire, tant pour se constituer un capital sur le long terme que pour valoriser de grosses sommes. C’est aussi un fournisseur de revenus à la carte, idéal dans une optique retraite. C’est enfin un outil de transmission hors pair, le seul en fait à échapper à la succession.
Cet ouvrage vous livre les clés pour choisir, gérer et exploiter au mieux votre contrat d’assurance-vie. Car, les atouts de ce placement tout-terrain sont nombreux. Liquidité, sécurité, rendement, fonctionnement, fiscalité, clause bénéficiaire, apprenez à en tirer parti ! Des exemples, conseils pratiques et pièges à éviter complètent le discours. Le but est simple, faire de vous un épargnant averti et autonome.
Vous trouverez également des compléments en ligne, comme des conseils pour protéger au mieux votre famille, des données actualisées sur 200 contrats (rendements, frais, versement initial), etc. Le tout en accès sur le site www.editions-eyrolles.com .
Frédéric Giquel est journaliste freelance en presse patrimoniale, spécialisé sur l’assurance-vie, les placements financiers et la retraite. Ancien chef de service au magazine Mieux vivre votre argent , créateur de son hors-série annuel sur les placements financiers, il est aujourd’hui responsable des Grands prix de l’assurance vie de ce mensuel.
Frédéric Giquel
ASSURANCE-VIE
Le meilleur placement pour tous
Groupe Eyrolles 61, bd Saint-Germain 75240 Paris Cedex 05
www.editions-eyrolles.com
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
© Groupe Eyrolles, 2017
ISBN : 978-2-212-56615-4
S OMMAIRE

Introduction
P ARTIE 1 - L E B.A.-BA DE L ’ ASSURANCE-VIE
U NE ASSURANCE-VIE, C ’ EST QUOI AU JUSTE ?
Pourquoi l’assurance-vie est un placement
Similaire au livret d’épargne
Comment fonctionne un contrat ?
Un produit sans durée… fait pour durer
Le fonds en euros pour la sécurité
Place aux contrats multisupport
À propos des unités de compte
Les parties prenantes au contrat
Le souscripteur, l’assuré et l’assureur
Qui « vend » de l’assurance-vie ?
Bénéficiaire(s), qui es-tu (êtes-vous) ?
Mon épargne est-elle en sécurité ?
Si un assureur fait faillite…
La surveillance des pouvoirs publics
Un fonds de garantie insuffisant
L ES ATOUTS BIEN COMPRIS DE L ’ ASSURANCE-VIE
Les gros objectifs couverts
Se constituer un patrimoine
Faire fructifier un gros capital
Tirer des revenus réguliers
Transmettre un patrimoine
Une souplesse absolue
Vous versez quand vous voulez
L’argent n’est pas bloqué !
Un nombre de contrats illimité
Pas de plafond de versement
On souscrit à tout âge
Des avantages fiscaux évidents
RAS à l’entrée
Les retraits sont peu imposés
Le temps joue pour vous
Passé huit ans, la martingale !
N’oubliez pas les prélèvements sociaux
Incontournable pour transmettre à son décès
Même après soixante-dix ans, c’est intéressant
Des utilisations méconnues
Votre contrat en garantie d’un prêt
La rente viagère pour des revenus à vie
Obtenez un prêt sur votre contrat
L’assurance-vie est insaisissable
C E QUE RAPPORTE ( VRAIMENT ) L’ASSURANCE-VIE
Fonds en euros : des rendements en baisse
1,80 % en moyenne en 2016
C’est encore bon pour un placement garanti
Combien dans les années à venir ?
Les fonds risqués : des performances très variables
Sur la durée, plus rémunérateurs… en moyenne
Pourquoi il faut verser régulièrement
De l’immobilier dans votre contrat ?
Attention à l’impact des frais
Les frais d’entrée sont les plus visibles
Les frais de gestion font mal dans le temps
Le match frais sur versements-frais de gestion
Et ces frais que vous ne voyez pas !
Les autres frais qui s’empilent
Calculez le taux de frais global
C OMMENT CHOISIR UN BON CONTRAT ?
Les vrais critères de choix
Des versements et retraits libres
Pensez plutôt multisupport
Des frais raisonnables
Un fonds en euros solide
Une offre financière qui vous correspond
Des options à la carte
Un service après-vente de qualité
Un assureur… rassurant
Comment trouver chaussure à son pied
Comprendre ce que l’on achète
Quel type d’épargnant êtes-vous ?
Combien de temps avez-vous ?
Où souscrire ?
Sept questions à poser avant de souscrire
Quel est l’assureur de ce contrat ?
Depuis quand ce contrat est-il commercialisé ?
Ce contrat est-il individuel ou « collectif » ?
Le capital est-il garanti ?
Quels frais seront pris sur mon épargne ?
Quel a été le rendement du fonds en euros ces dernières années ?
Pourquoi souscrire votre contrat plutôt que celui de l’Association française d’épargne et de retraite (Afer) ?
P ARTIE 2 - S OUSCRIRE UN (BON) CONTRAT , LA MARCHE À SUIVRE
O Ù SOUSCRIRE ?
Chez votre banquier
Faut-il rassembler tous ses avoirs chez son banquier ?
Une offre grand public médiocre
Une offre haut de gamme plus qualitative
Questionnez sans relâche votre banquier
Chez votre assureur ou votre mutuelle
L’agent général, atouts et faiblesses
Les démarcheurs à domicile
Simplicité de l’offre dans les mutuelles
Ces contrats dédiés à certaines professions !
Chez un courtier ou conseiller indépendant
Le généraliste de votre patrimoine
Atouts et faiblesses du conseiller indépendant
Des contrats plus offensifs
Via une association d’épargnants
C’est quoi une association d’assurés ?
Pourquoi passer par une association ?
Sur Internet
Lever les craintes
Des frais réduits et de bons contrats
Plutôt pour les épargnants autonomes
Autres lieux de souscription
Les groupes de prévoyance au rendez-vous
Chez son notaire, tout est décidément possible
Et la grande distribution, pensez-y !
L ES OBLIGATIONS DES UNS ET DES AUTRES
Le protocole d’une souscription
Les documents d’information
Un doc supplémentaire à venir
Le droit de vous rétracter
Une assurance-vie inadaptée à votre situation
Les simulations n’engagent… personne
Dix droits pour vous aider
Vous pouvez souscrire à deux
Mon argent, quand je veux !
Et si je ne veux plus épargner ?
Mon contrat n’est pas figé
Des infos clés chaque année
Ce qu’on me doit… a minima
En cas de perte des documents ?
La pub m’a trompé !
Vous avez dit insaisissable ?
Mon contrat donné en gage
Que faire en cas de problème ?
Tout petit face à son assureur
Interpellez l’assureur… puis le médiateur
Informez l’autorité de contrôle
Enfin, allez au tribunal !
L E POINT SUR VOTRE SITUATION CIVILE
Vous êtes mariés : les précautions à prendre
Mariés sans contrat : à chacun le sien
Les conséquences d’un divorce
La cosouscription, une alternative intéressante
Mariés en communauté universelle
Mariés en séparation de biens
Zoom sur d’autres situations familiales
Pacs et assurance-vie font bon ménage
Souscrire quand on vit en concubinage
Pas d’assurance-vie pour les personnes morales !
Et les mineurs ? Et les majeurs protégés ?
Les parents aux manettes
La situation des majeurs sous curatelle
Et les majeurs sous tutelle ?
La situation des personnes handicapées
Les contrats estampillés « épargne handicap »
Une réduction d’impôt à la clé
Où souscrire ce type d’assurance-vie ?
S OUSCRIRE, MODE D ’ EMPLOI
La répartition de votre épargne
Sécurité du capital ou non ?
Les vertus du panachage
La mise en route du contrat
Identifiez-vous et payez
Soignez la clause bénéficiaire
Ce que l’assureur va vous retourner
P ARTIE 3 - G ÉREZ VOTRE CONTRAT COMME UN PRO !
C OMMENT PLACER VOTRE ARGENT AVEC SUCCÈS
La chasse aux meilleurs fonds en euros
Feuille de route
Triez le bon grain…
Les bonnes raisons de changer de fonds en euros
Par ici la facture !
Que penser des fonds en euros alternatifs ?
Gagner plus sans prendre trop de risques
Mettez de l’immobilier dans votre contrat
La carte des fonds patrimoniaux
Prenez de bons risques avec la Bourse
Un préalable : investissez de manière régulière
Jouez les indices boursiers
Dénichez les fonds actions stars
Six erreurs à éviter pour choisir un bon fonds
Objectif retraite : le bon timing
30-45 ans : passez en pilotage automatique
45-55 ans : mettez vos gains à l’abri
55-65 ans : prenez des risques sans vous appauvrir
À la retraite, la donne change
U TILISEZ LES OUTILS DE VOTRE CONTRAT
L’arbitrage pour changer l’orientation de votre épargne
Dessinez-moi un arbitrage
Pourquoi arbitrer ?
Quand et comment arbitrer ?
Et combien ça coûte ?
Les options de gestion automatisée
Le contenu des options
De la véritable utilité des options
Faites-vous épauler par un pro
Des profils de gestion simplifiés
Les atouts de la gestion pilotée
Un robot pour gérer votre contrat
P ARTIE 4 - T IREZ DES REVENUS DE VOTRE CONTRAT !
M ODE D ’ EMPLOI DU RETRAIT
La demande de rachat partiel ou total
Pas de blocage les huit premières années
Un droit pour l’assuré
Des délais de paiement variables
Une autre solution : l’avance
Un prêt plutôt qu’un retrait
Que ferez-vous de cet argent ?
N E PAYEZ PAS ( OU PAYEZ PEU ) D ’ IMPÔT SUR VOS RETRAITS
Focus sur la fiscalité des retraits
Le principe de fonctionnement
Les niveaux de taxation
Les situations d’exonération
Et l’impôt de solidarité sur la fortune ?
Comment calculer l’impôt sur un retrait
La formule utilisée par l’administration
La situation des vieux contrats
À propos des abattements
Six astuces pour payer moins d’impôt
Utilisez la formule anti-impôt
Faites-vous taxer à l’impôt sur le revenu
Ayez plusieurs contrats
Expurgez vos plus-values
Retirez votre mise en deux temps
Prenez date pour vos enfants
Ne fermez jamais un BON contrat
V IVE LES RETRAITS PROGRAMMÉS !
Comment ça marche ?
Un mode simple et souple
Des variations selon les contrats
Peu d’impôts à la clé
Une fiscalité un peu compliquée
Une simulation pour comprendre
P ARTIE 5 - T RANSMISSION : COMMENT S ’ Y PRÉPARER EFFICACEMENT
L ES PRINCIPES ESSENTIELS AU DÉCÈS
Un placement hors succession
Que dit la loi ?
Civil n’est pas fiscal
Pourquoi désigner un bénéficiaire ?
La clause bénéficiaire, clé de voûte du mécanisme
Et si aucun bénéficiaire n’est désigné ?
U NE CLAUSE BÉNÉFICIAIRE AUX PETITS SOINS
Une formulation précise, rien d’autre
Comment écrire une clause bénéficiaire ?
Que vaut la clause préremplie des contrats ?
Qui puis-je désigner ?
Libertés et pièges de la clause bénéficiaire
Rien n’est figé !
Vous avez dit acceptation du bénéficiaire ?
Répartir le capital entre différents bénéficiaires
Le cas des mineurs et majeurs incapables
Les garde-fous de la clause bénéficiaire
Quand un bénéficiaire passe son tour…
Des chausse-trapes à éviter
P ROFITEZ D ’ AVANTAGES FISCAUX IMBATTABLES
Zoom sur les règles en vigueur
Bénéficiaire conjoint ou pacsé : exonération !
Et pour les autres ?
Le cas des « vieux » contrats
À propos de l’abattement de 152 500 euros
À propos de l’abattement de 30 500 euros
Cinq situations particulières
Huit exemples pour comprendre
Le cas du couple marié
Vous avez un contrat… vous décédez
Vous avez un contrat… votre conjoint décède
Comment mettre l’assurance-vie hors communauté
Faut-il passer à la co-adhésion ?
Quatre idées fortes pour réduire la facture
Faites de l’assurance-vie après soixante-dix ans
Incontournable pour les concubins
Multipliez les bénéficiaires avant soixante-dix ans
Expatriés, transmettez sans limites
Q UI VOULEZ-VOUS GRATIFIER ?
Tout pour mon conjoint
La bonne clause : pas de désignation nominative
Analyse : pas d’intérêt fiscal, juste civil
La clause améliorée : de la liberté pour le conjoint
Pour mes enfants, bien sûr !
La bonne clause : la représentation précisée
Analyse : de multiples atouts
La clause améliorée : prévoir la renonciation
Tant d’autres possibilités
Transmettre à mon partenaire pacsé
Transmettre à mon enfant handicapé
Transmettre à d’autres membres familiaux ou à des tiers
Transmettre sous conditions
Transmettre à une association
P ARTIE 6 - S I L ’ ASSURÉ DÉCÈDE, QUE FAIRE ?
B ÉNÉFICIAIRES, FAITES-VOUS VITE PAYER !
Les démarches à effectuer en quatre étapes
Étape 1 : informez l’assureur du décès
Étape 2 : envoyez un dossier complet
Étape 3 : passez par la case fiscale
Étape 4 : faites-vous payer à bon compte
Dans les faits, quel résultat ?
Un mois pour payer
Le capital doit être revalorisé
Bénéficiaires, vous pouvez faire autrement !
Se faire payer en titres !
Se désister pour les suivants
Et quand le dossier bloque…
Votre dossier est-il bien complet ?
Quand l’assureur est vraiment fautif
Et tous ces bénéficiaires qui s’ignorent…
L ES HÉRITIERS FACE À L ’ ASSURANCE-VIE
L’assurance-vie, une liberté sous surveillance
Combien peut-on placer en assurance-vie ?
Un garde-fou : les primes abusives
Et le notaire, que sait-il ?
Comment les héritiers peuvent contester
Invoquer des « primes exagérées »
Qualifier l’assurance-vie en donation indirecte
Prouver la nullité de l’assurance-vie
Annexes en ligne
Glossaire des mots-clés
Index
I NTRODUCTION
Pour gérer un patrimoine financier, il y a l’assurance-vie et… l’assurance-vie. Ce placement est aujourd’hui incontournable pour constituer, valoriser, exploiter et in fine transmettre un capital. Les Français, qu’ils soient riches ou modestes, ne s’y sont pas trompés. Un bon tiers d’entre eux détiennent un ou plusieurs contrats. Ils y versent chaque année autour de 130 milliards d’euros. À tel point que le stock d’épargne géré aujourd’hui en assurance-vie atteint les 1 700 milliards d’euros !
On s’étonnerait presque de ce succès tant le patronyme est peu avenant. L’assurance-vie reste une terre de confusions, d’erreurs, voire de méfiance. La raison ? Des mécanismes, une terminologie et une fiscalité particulièrement complexes et atypiques. Sans oublier un marché dense, opaque où le pire côtoie le meilleur. De quoi s’y perdre.
Ce livre est là pour tout clarifier. Dans un langage résolument direct, aussi peu jargonneux que permis, il vous livre les clés pour choisir, gérer, exploiter au mieux votre contrat d’assurance-vie. Car, croyez-le, les atouts de ce placement tout-terrain sont nombreux. Liquidité, sécurité, rendement, fonctionnement, fiscalité, transmission, clause bénéficiaire, tout y est passé au crible avec de nombreux exemples et conseils pratiques. Sans oublier les pièges à éviter. Le but est simple, faire de vous un épargnant averti, donc autonome.
C’est un cheminement progressif que vous allez suivre. Les deux premières parties du livre posent les connaissances de base, tant pour comprendre ce placement, bien le choisir que mesurer tout son potentiel. Les parties 3 et 4 sont dédiées à la gestion de votre (vos !) contrat(s) : comment obtenir les meilleures performances avec des frais raisonnables puis comment tirer des revenus de votre contrat en maîtrisant les règles fiscales ? Enfin, Les parties 5 et 6 vous conduiront sur le chemin de la transmission de patrimoine. On y vient tous un jour.
Bien sûr, élections présidentielle et législatives obligent, chacun se demandera si l’assurance-vie ne va pas y perdre de sa superbe. Rassurez-vous, il n’en sera rien. Le futur gouvernement saura préserver ce pilier du système d’épargne française fort de millions… d’électeurs. Dès lors, que vous ayez déjà un ou plusieurs contrats d’assurance-vie, ou que vous vous interrogiez sur l’intérêt d’en souscrire un, ce livre vous sera un outil d’aide à la décision précieux. Au service de votre retraite, de votre épargne, de votre patrimoine. Profitez-en à bon escient !
Partie 1
Le B.A.-BA de l’assurance-vie
L’assurance-vie est une vieille dame, née au XIX e siècle. Que n’a-t-elle changé depuis ! On serait tenté de n’y voir aujourd’hui qu’un placement financier parmi d’autres. Ce serait aller trop vite en besogne. Avant d’y placer votre obole, comprenez bien ses rouages, son vocabulaire et son champ d’action. Cela vous évitera mille et un déboires. Du reste, ne cherchez pas dans un quelconque dictionnaire une définition claire de l’assurance-vie, vous ne la trouverez pas. Le présent ouvrage porte clairement sur l’assurance-vie en tant qu’instrument d’épargne. Celle que l’on choisit pour construire ou faire fructifier un capital que l’on destine à soi-même, pour sa retraite par exemple. Celle que l’on va utiliser comme complément de revenus. Ou encore, celle qui servira à transmettre une somme d’argent accumulée à ses proches. L’assurance-vie, c’est tout cela à la fois, un placement multifonctions géré exclusivement par les compagnies d’assurances, mais commercialisé un peu partout, de votre banque à votre assureur en passant par les notaires, courtiers, sites Internet, grandes surfaces, etc. Bref, un outil incontournable dans la gestion d’un patrimoine, qu’il soit petit ou gros. Cette première partie en pose les bases, des sortes de préalables avant d’aller plus loin. Avec un seul but, faire de vous un épargnant autonome.

Une assurance-vie, c’est quoi au juste ?
Avec sa terminologie, l’assurance-vie est source de mille et une confusions. Il suffit de sonder tout un chacun pour s’en apercevoir. Alors, qu’est-ce qu’une assurance-vie ? C’est de la technique financière, du droit et de la fiscalité. Ce qui en fait un placement à part entière. Voici en quelques pages les bases de l’assurance-vie.
P OURQUOI L ’ ASSURANCE-VIE EST UN PLACEMENT
Les contrats d’assurance-vie proposés aujourd’hui aux devantures des banques, compagnies d’assurances et autres intermédiaires financiers sont des véhicules d’épargne. Dit autrement, l’assurance-vie est un placement financier, on y fait grossir un capital, même si les risques de perte, comme pour la plupart des placements, existent. Démonstration.
Similaire au livret d’épargne
Le livret d’épargne, chacun connaît. Il suffit de penser au livret A. On y verse et retire son argent sans contrainte, le capital y est garanti et s’accroît chaque année d’un rendement fixe. À bien des points de vue, l’assurance-vie s’apparente à un livret d’épargne. Vous pouvez en effet y faire des versements et des retraits d’argent sans contrainte. Ce placement est donc liquide, même si les temps de traitement sont plus longs que sur les livrets d’épargne bancaires. De la même manière, le capital peut être garanti sous certaines conditions. Des conditions ? Pas si vite, ce dernier point sera abordé ultérieurement.

Ne confondez pas assurance-vie et assurance décès
Le brouillard qui entoure l’assurance-vie est avant tout une affaire de vocabulaire. Les produits d’assurance-vie se scindent en plusieurs familles. D’un côté, vous avez les assurances-vie que sont les contrats de placement modernes. De l’autre, vous avez les assurances-vie qui garantissent un capital uniquement en cas de… décès. Telle l’assurance souscrite à l’occasion d’un emprunt immobilier. On parle alors communément d’assurance décès. Au milieu, vous avez des contrats qui mélangent les deux genres. Voilà pour la théorie dont vous n’avez que faire. Enfin, pas tout à fait. Car l’ennui est que ces assurances reposent sur un même socle juridique (le Code des assurances), avec les mêmes acteurs (souscripteur, assuré, assureur, bénéficiaire) et vendeurs (banques, compagnies d’assurances, mutuelles, courtiers, etc.). Seule différence, de taille il est vrai : l’objectif poursuivi. Avec une assurance-vie à vocation décès, vous êtes dans une démarche de prévoyance. De protection des proches. La méthode ? Vous payez une assurance garantissant à vos proches un certain montant de capital en cas de décès. À l’opposé, une assurance-vie à vocation épargne fonctionne comme un placement financier. Simple, non ?
Vous voulez en savoir plus sur l’histoire de l’assurance-vie, ses différences avec l’assurance décès, bref être incollable, rendez-vous sur www.editions-eyrolles.com (plus de détails page 255 )
Comment fonctionne un contrat ?
Comme tout placement financier, par des versements d’argent. Reprenons. Vous avez souscrit une assurance-vie. Premier acte : il vous faut verser le minimum requis par le contrat. Cela peut être quelques dizaines d’euros, quelques centaines ou milliers, voire plusieurs centaines de milliers sur des contrats dits « haut de gamme ». Puis, vous alimentez votre assurance-vie par des versements effectués à votre guise, en respectant les minima obligatoires, ou par des versements réguliers (par exemple, 100 euros chaque 10 du mois).
Attention, sur cet argent placé, des frais contractuels sont souvent prévus. Ils courent de 0 % à 5 % sur le marché, grignotant chacun des versements effectués.

À noter
Il existe sur le marché de rares contrats dits « à prime unique », c’est-à-dire qu’un seul versement peut être effectué.
Et ensuite ? Votre argent en compte capitalise selon des procédés que nous détaillerons plus tard, chaque chose en son temps. À tout moment, vous pouvez retirer de l’argent de votre contrat, là encore en respectant des minima contractuels (300 euros par exemple). Si vous retirez toute votre épargne, votre contrat est clôturé, tout simplement.
Un produit sans durée… fait pour durer
L’assurance-vie est souvent présentée comme un placement de long terme. Plus de huit ans, vous conseillera-t-on. C’est vrai pour deux raisons. La première tient aux règles fiscales. La détention d’une assurance-vie devient optimale huit ans après sa souscription pour en tirer des revenus ou récupérer son capital sans trop payer d’impôts. Seconde raison : les frais pris sur vos versements. Ils peuvent être importants (à voir selon les contrats). Il vous faudra donc plusieurs années pour les amortir grâce aux rendements octroyés. Ces deux éléments posés, rien ne vous oblige toutefois à conserver une assurance-vie huit ans, même moins.

À noter
En pratique, la quasi-totalité des assurances-vie commercialisées n’ont pas de durée fixe (par exemple, dix ans), mais sont soit à durée tacitement reconductible, soit viagère c’est-à-dire s’éteignant au décès de l’assuré ou si celui-ci récupère son argent.
Le fonds en euros pour la sécurité
La plupart des épargnants recherchent la sécurité. Autrement dit, la garantie du capital investi. Dans un contrat d’assurance-vie, pour en bénéficier, il faut verser votre argent sur le fonds en euros. À 100 % dessus si vous souhaitez que votre épargne soit totalement sécurisée. Selon les contrats, le fonds en euros pourra aussi être dénommé « actif en euros », « actif général », « actif garanti » ou encore « fonds garanti ». L’argent que vous placez sur ce support financier est garanti par l’assureur à tout instant, sans limitation de durée (sauf modifications contractuelles). Et les intérêts générés accroissent le montant garanti. Ils sont définitivement acquis, ce qu’on appelle dans le jargon « l’effet cliquet ».

Qu’entend-on par garantie du capital ?
D’abord, la garantie s’entend nette des frais pris sur vos versements. Exemple : vous versez 1 000 euros avec 3 % de frais. Le montant placé est de 970 euros. C’est cette somme qui est garantie sans limitation de temps par l’assureur si vous la placez sur le fonds en euros du contrat. Il faut toutefois mettre un bémol à cette garantie. De plus en plus de compagnies y soustraient les frais de gestion annuels du fonds en euros. Soit un contrat de 10 000 euros nets. Si les frais de gestion se montent à 1 %, votre garantie tombe à 9 900 euros au bout d’un an, 9 801 euros au bout de deux ans… C’est ce montant que vous êtes alors certain de pouvoir récupérer.
Ensuite, chaque année, le fonds en euros est crédité d’intérêts (même s’ils sont en forte baisse, rendez-vous page 52 ). Ces derniers sont définitivement acquis, ce qui fait grossir la garantie. Vous avez versé 10 000 euros net. Le fonds en euros rapporte 2 % la première année, votre capital vaut donc 10 200 euros. C’est désormais ce montant qui est garanti. Ce qui est acquis devient donc… garanti !
Place aux contrats multisupport
Sur le marché de l’assurance-vie, deux types de contrats coexistent. Commençons, pour faciliter la compréhension, par les moins répandus. Ce sont des contrats uniquement en euros, c’est-à-dire comprenant seulement un fonds en euros garantissant le capital. Ces produits sont en voie de disparition, seuls quelques assureurs en proposent encore à la commercialisation. L’autre gamme de contrats se nomme les « multisupport ». « Multi » car ils comprennent plusieurs solutions de placement, dénommées « supports ». Parmi ces supports financiers, vous trouverez le fonds en euros pour garantir le capital. Et de nombreux autres supports financiers, appelés aussi « fonds d’investissement » ou encore… « unités de compte ».
À propos des unités de compte
Vous avez le goût du risque ? Place aux unités de compte ! Ce terme jargonneux utilisé dans la quasi-totalité des contrats nomme les supports financiers, hors fonds en euros, sur lesquels vous pouvez investir tout ou partie de votre argent. À une condition, que le contrat en contienne, c’est-à-dire qu’il soit « multisupport ». C’est le cas, nous l’avons dit, de la majorité des assurances-vie aujourd’hui commercialisées. Pour schématiser, les marchés financiers se divisent entre ceux dédiés aux actions et ceux où s’achètent et se vendent des obligations. Voilà donc ce qu’on va retrouver dans les assurances-vie multisupport, des actions et des obligations. Mais vous n’y investirez pas en direct (sauf cas rares). Cela va se faire au travers de fonds d’investissement aux mains de sociétés de gestion. Celles-ci vont investir votre argent dans des actions ou obligations, pour l’essentiel, qui viendront garnir les fonds du contrat. C’est-à-dire les unités de compte… On trouve aussi parfois de la pierre papier dans les assurances-vie, c’est-à-dire l’accès à des fonds immobiliers. Dans tous les cas, ce qui est essentiel à comprendre avant d’investir sur des unités de compte, c’est que votre capital n’y est pas garanti contre la baisse. Vous supporterez donc seul une éventuelle diminution de la valeur des fonds sur lesquels vous avez placé votre obole.
L ES PARTIES PRENANTES AU CONTRAT
Un contrat d’assurance-vie met en jeu trois acteurs, parfois quatre. Présentation des uns et des autres avec leurs droits et devoirs. Sans oublier les établissements qui commercialisent les contrats.
Le souscripteur, l’assuré et l’assureur
Le souscripteur, dit aussi « adhérent », « contractant », ou encore « stipulant » (notamment dans le Code des assurances), signe le contrat, verse les primes, désigne l’assuré (très souvent lui-même) ainsi que le ou les bénéficiaires qui percevront les capitaux en cas de décès de l’assuré (c’est-à-dire à son propre décès dans l’immense majorité des cas). Il est donc le propriétaire du contrat. Seul lui peut en retirer de l’argent ou modifier la désignation du ou des bénéficiaires. C’est une personne physique majeure, juridiquement capable, ce qui exclut les entreprises (personnes morales).

À noter
Rien ne s’oppose à ce que le contrat comporte deux souscripteurs, qui s’accorderont alors pour gérer l’assurance-vie. On parle alors de « cosouscription » (rendez-vous page 117 ).
Autre acteur du contrat, l’assuré. Il s’agit très souvent de la même personne que le souscripteur. L’aléa du contrat repose sur sa tête. S’il décède, le bénéficiaire désigné percevra le capital en compte.

Important
Si le souscripteur et l’assuré sont deux personnes différentes, l’accord de l’assuré est nécessaire pour conclure le contrat.
Troisième acteur clé, l’assureur. Seule une compagnie d’assurances ayant reçu l’agrément de l’État peut garantir une assurance-vie. Celle-ci va gérer le contrat dans le respect des règles du Code des assurances. Selon un mécanisme complexe, sachez que l’assureur devient propriétaire des primes que vous versez. Il ne peut en aucun cas céder le contrat à un autre assureur. Avec l’aval des autorités de contrôle du secteur, le transfert d’un portefeuille de contrats chez une autre compagnie est toutefois possible.

À noter
En 2016, on comptabilisait une petite centaine d’entreprises d’assurances-vie en France.
Qui « vend » de l’assurance-vie ?
Tout le monde, ou presque. Vous en trouverez bien sûr chez votre assureur ou chez votre banquier, dont les contrats sont essentiellement gérés par sa filiale assurance. Les mutuelles d’assurances aussi ont une offre en la matière. Mais ce n’est pas tout. Les conseillers en gestion de patrimoine indépendants et les courtiers d’assurances en proposent, tout comme les sites de courtage en ligne, les banques en ligne, les services financiers de certaines grandes surfaces, les groupes de prévoyance, certaines caisses de retraite complémentaire, ou encore les notaires. Cette liste n’est pas exhaustive.

Le distributeur n’est pas toujours l’assureur
Il est essentiel de comprendre que seul l’assureur est garant du fonctionnement de votre assurance-vie. Nullement celui qui vous l’a « vendue ». La distinction n’est pas toujours évidente pour l’épargnant. Comment savoir qui assure le contrat que vous avez souscrit ou que l’on vous invite à souscrire ? Ouvrez sa notice d’information. Dès la première page, il doit être indiqué l’identité de la compagnie d’assurances-vie aux manettes du contrat. Connaître l’assureur n’est pas un détail anodin. Après tout, vous allez lui confier votre argent. Cela vous permettra aussi de juger la qualité du contrat concerné, en le comparant aux autres assurances-vie distribuées par cette compagnie. Enfin, il s’agit de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier : pour de gros montants (supérieurs à 100 000 euros), diversifier sa mise entre des assureurs différents est une sage décision.
Bénéficiaire(s), qui es-tu (êtes-vous) ?
Place au quatrième acteur du contrat, celui qui touchera les capitaux en compte si l’assuré venait à mourir. On l’appelle communément le « bénéficiaire ». C’est à vous, contractant de l’assurance-vie, de le désigner lors de la signature du contrat ou après. Deux points clés sont d’ores et déjà à retenir : plusieurs bénéficiaires peuvent être désignés, avec une répartition de l’attribution du capital entre eux. Et ces bénéficiaires sont librement choisis par vos soins : il peut autant s’agir de votre conjoint, de vos enfants, de vos parents, de votre fratrie, de vos cousins, de vos amis, etc. Vous pouvez même désigner une association, une collectivité locale… En tout cas, la désignation du bénéficiaire mérite la plus grande attention (rendez-vous page 195 ).

En pratique : identifiez les différents acteurs du contrat
Ce n’est pas très compliqué. Résumons. Le souscripteur est celui qui tient la plume pour signer. L’argent investi dans le contrat est le sien. Probablement vous, cher lecteur. L’assuré est souvent la même personne, même si ce n’est pas une obligation. La compagnie d’assurances ? Son nom est indiqué dans les documents contractuels. Lisez donc à cet effet la notice d’information que l’on vous remet. Le distributeur, s’il n’est pas directement l’assureur, est votre intermédiaire, celui qui vous a vendu le contrat et qui devra répondre, en premier lieu, du service après-vente. Enfin, le(s) bénéficiaire(s) est (sont) la (les) personne(s) désignée(s) par le souscripteur (donc vous) pour percevoir le capital en cas de décès de l’assuré.
M ON ÉPARGNE EST-ELLE EN SÉCURITÉ ?
Les crises financières sont passées par là, certaines faillites d’établissements financiers étrangers restent dans les mémoires (Lehman Brothers en 2008, par exemple). En France, les Autorités de contrôle attestent que la santé financière des compagnies d’assurances-vie est bonne (en 2016), malgré un contexte difficile pour leurs investissements depuis les années 2008. Avoir confiance en son assureur est indispensable. En assurance-vie plus encore, puisqu’on lui confie son argent pour plusieurs années, en comptant bien le récupérer un jour (à défaut le bénéficiaire du contrat).
Si un assureur fait faillite…
Comme toute entreprise, les compagnies d’assurances, qu’elles soient des sociétés anonymes ou des mutuelles d’assurances, ne sont pas à l’abri de difficultés financières. Voire de la faillite. Avant d’aller plus loin, rappelons un élément. Seule une compagnie d’assurances-vie est garante du fonctionnement et de la protection des avoirs investis sur une assurance-vie. En aucun cas son distributeur, qui peut prendre des visages multiples. La disparition du distributeur n’entraîne pas celle du contrat d’assurance-vie. Celle de l’assureur, oui. Rassurez-vous, en cas de faillite d’un assureur vie, vous bénéficiez d’une garantie « publique » de 70 000 euros.

Important
Ce montant joue par assuré, tous contrats confondus chez un même assureur. D’où le conseil de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, notamment pour de gros montants.
Cette garantie joue que l’épargne soit placée dans des fonds en euros ou dans des fonds risqués (unités de compte). Cette indemnisation serait versée par le Fonds de garantie des assurances de personnes (FGAP).
La surveillance des pouvoirs publics
Difficile pour un épargnant de juger de la santé d’un assureur. L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), gendarme des marchés bancaires et assurantiels, s’en charge. Cet organisme surveille de près la santé financière des sociétés d’assurances, appréciant leur solvabilité de manière globale sans se limiter aux seuls éléments réglementaires. Un contrôle jugé efficace, puisque le secteur de l’assurance n’a pas connu de faillite de compagnies depuis vingt ans. La dernière disparition remonte à 1997 (il s’agissait de la petite compagnie Europavie). Du reste, en cas de difficultés d’une société d’assurances, le rôle des autorités de contrôle est d’organiser la mise sous contrôle de la société, voire le transfert (partiel ou total) du portefeuille de contrats vers une autre compagnie via un appel d’offres. En cas d’échec, la faillite serait prononcée et le FGAP actionné pour indemniser les assurés.

Comment évaluer la santé d’un assureur vie ?
C’est bien difficile pour tout un chacun. Si vous souhaitez creuser, deux indicateurs vous permettront de vous faire une idée de la solidité d’une compagnie. Le premier est le niveau de la marge de solvabilité, qui indique la capacité de l’assureur à faire face à ses engagements ou aux aléas des marchés financiers. Par exemple, l’assureur serait-il en mesure de payer si beaucoup d’assurés décidaient de reprendre leurs capitaux au même moment ? Cette marge de solvabilité comprend essentiellement les capitaux propres de l’entreprise (majorés des plus-values latentes, donc virtuelles, des placements). Vous trouverez ici ou là des indicateurs de taux de marge de solvabilité. Un taux de 200 % par exemple signifiera que l’assureur a une marge de solvabilité deux fois supérieure au minimum requis. Attention toutefois, l’interprétation des données est délicate tant les assureurs n’y mettent pas toujours les mêmes catégories d’éléments ! Depuis janvier 2016, les entreprises d’assurances doivent aussi respecter des règles « prudentielles » leur imposant d’ajuster en permanence leurs fonds propres avec les risques pris. Second indicateur de la solidité d’un assureur : son train de vie, analysé par le ratio de ses frais généraux. Il s’agit du rapport entre ses dépenses (frais de fonctionnement…) et ses recettes. Ce ratio doit être comparé aux frais (sur versements, de gestion…) du contrat. Si les frais généraux sont plus élevés, l’assureur viendra forcément piocher dans le compte de résultat financier pour payer la note. Après coup, les assurés en pâtiront avec des rendements financiers moribonds.
Un fonds de garantie insuffisant
Tous les assureurs vie opérant en France, y compris les filiales étrangères non communautaires, sont tenus d’adhérer au FGAP (articles R423-1 et suivants du Code des assurances). Au 31 décembre de chaque année, chaque société doit y verser 0,05 % des sommes gérées au titre de ses assurés. En réalité, le contenu de ce fonds, d’un à deux milliards d’euros, serait largement insuffisant pour pallier la faillite d’une compagnie de taille moyenne. Il faut en effet savoir que les gros assureurs vie gèrent chacun plusieurs dizaines de milliards d’euros au titre des contrats d’assurance-vie.
Retrouvez sur www.editions-eyrolles.com (plus de détails page 255 ) les encours gérés par chaque groupe d’assurances.

Votre mémento L’assurance-vie moderne que vous propose votre banquier, votre assureur, votre courtier, etc. est… un placement financier. C’est-à-dire qu’elle vous permet de valoriser ou construire un capital. Son fonctionnement ressemble à celui d’un livret d’épargne. L’argent que vous y versez, de manière régulière ou non, peut être récupéré à tout moment. Mais prenez garde, selon vos choix d’investissement, le capital sera ou non garanti. Il peut, selon les choix d’investissement faits, augmenter mais aussi baisser. Gare aux confusions. Distinguez bien les assurances décès, qui relèvent d’un souci de prévoyance, et les assurances-vie à vocation épargne. Et méfiez-vous des contrats qui mélangent les deux genres. Vous confiez toujours votre argent à un assureur, seul garant de l’exécution du contrat, même si vous passez par un intermédiaire, par exemple un courtier, pour signer le contrat. Le contrat d’assurance-vie met en scène quatre acteurs : le souscripteur, l’assuré, l’assureur, le(s) bénéficiaire(s). Celui qui signe et alimente le contrat est le souscripteur (ou adhérent). Il le fait auprès d’une compagnie d’assurances-vie. Très souvent, l’assuré du contrat est la même personne que le contractant. Si l’assuré décède, le contrat est automatiquement fermé et les capitaux en compte sont versés au(x) bénéficiaire(s) désigné(s) au contrat. La sécurité de ce placement repose dans la santé financière des sociétés d’assurances, qui sont sous la surveillance d’une autorité de contrôle (l’ACPR). En cas de faillite d’une compagnie, une garantie publique limitée à 70 000 euros par assuré serait actionnée.

Les atouts bien compris de l’assurance-vie
L’assurance-vie est un produit d’épargne, c’est entendu. Et après, pourquoi serait-ce un placement incontournable pour gérer votre patrimoine ? C’est assez simple. Sa souplesse de fonctionnement va vous donner un espace de liberté supérieur à la plupart des autres placements financiers. Voyez-la comme une caisse à outils, qui permet de tout faire, dans un cadre juridico-fiscal clément, avec à la clé des performances financières dans l’ensemble satisfaisantes en dépit de frais importants.
L ES GROS OBJECTIFS COUVERTS
Pourquoi et pour quoi épargnez-vous ? Avez-vous des projets ? Ce sont les questions préliminaires – souvent oubliées – de tout un chacun. Bonne nouvelle, avec une assurance-vie, nul besoin d’être vraiment au clair sur les réponses. Ce placement vous permet de courir plusieurs lièvres à la fois. Du moins, les principaux objectifs que sont la constitution ou valorisation d’un capital, notamment en vue de sa retraite (mais pas seulement), la possibilité d’en tirer des revenus, et in fine , sa transmission. Le tout avec une certaine efficacité.
Se constituer un patrimoine
Sur un horizon de dix à quinze ans, un contrat d’assurance-vie permet par son système de versements réguliers (non obligatoires) de se constituer un pécule substantiel. C’est l’objectif passe-partout. Ce capital en cours de constitution pourra être mobilisé à tout instant, l’argent déposé sur un contrat étant librement disponible. À condition d’avoir opté pour un contrat à versements et retraits libres, ce qui est heureusement l’essentiel de l’offre depuis une quinzaine d’années. Enfin, vérifiez quand même ! Un coup dur dans votre vie, un besoin soudain ? On viendra piocher dans son contrat. Un projet, par exemple d’achat de voiture ou d’appartement ? Idem . Mais l’assurance-vie peut aussi servir d’enveloppe pour l’épargne de ses enfants ou petits-enfants : vous pourrez y placer les étrennes familiales ou les donations reçues.

En pratique : je verse 100 euros par mois, combien aurai-je dans 20 ans ?
Simulation
Si je verse 100 euros tous les mois sur mon assurance-vie…
Rendement de 1 %
Rendement de 2 %
Rendement de 3 %
Rendement de 4 %
Rendement de 5 %
Pendant 10 ans
12 512 €
13 160 €
13 845 €
14 570 €
15 336 €
Pendant 20 ans
26 444 €
29 323 €
32 585 €
36 284 €
40 480 €
Pendant 30 ans
41 833 €
49 026 €
57 771 €
68 427 €
81 438 €
Hypothèse : 100 euros nets investis chaque mois. Les revenus obtenus sont capitalisés.
Lecture : si je verse 100 euros par mois pendant 20 ans, avec une hypothèse de rendement de 2 %, mon capital sera de 29 323 euros au terme (24 000 euros de capital versé et 5 923 euros d’intérêts générés).
Faire fructifier un gros capital
L’assurance-vie fait le bonheur des épargnants disposant d’un gros capital à placer sans risque et de manière simple. Les grosses fortunes n’hésitent pas à verser plusieurs millions d’euros sur un même contrat. Les personnes qui vendent leur entreprise et se retrouvent avec un capital financier à placer utilisent aussi en priorité l’assurance-vie pour recueillir ces gros montants. Ce sont encore les héritiers d’une succession, recueillant des sommes qu’il faut bien « gérer ». Ce sont aussi les personnes licenciées avec de fortes indemnités, les donations recueillies au sein des familles… Toutes ces sommes rondelettes peuvent être investies en assurance-vie. Cinq raisons clés militent pour ce choix. Un, ce placement n’est pas plafonné en montant. Ni en nombre de contrats souscrits d’ailleurs. Deux, avec ses fonds ou supports en euros, il octroie une rentabilité correcte, bien qu’en baisse depuis plusieurs années, avec la garantie du capital. Trois, sa fiscalité est favorable sur la durée à de tels investissements (rendez-vous page 169 ). Quatre, avec un capital substantiel, les frais pris sur les versements sont souvent négociables, donc amoindris voire annulés. Cinq, l’assurance-vie est insaisissable par les éventuels créanciers. C’est la cerise sur le gâteau.
Tirer des revenus réguliers
Puiser dans son patrimoine est utile voire indispensable à certains moments de sa vie. À la retraite, par exemple. Sur ce point, l’assurance-vie est un outil adapté. Pour deux raisons déterminantes. La première, ce placement offre toutes les solutions de revenus possibles (rendez-vous page 161 ). On peut y faire des retraits ponctuels, à tout moment, ou en tirer des revenus (retraits) réguliers, dits programmés, si on le souhaite. L’assurance-vie permet aussi de sortir en rente viagère de son contrat, c’est-à-dire de transformer son capital en revenus réguliers et garantis jusqu’à sa mort.

Important
Le choix de la rente viagère est sans retour en arrière possible.
Seconde raison : la fiscalité de l’assurance-vie est clémente sur les retraits. Certes, avant huit ans de détention, l’opération est généralement peu favorable, les taux de taxation étant élevés. Mais passé ce délai, c’est tout l’inverse. Voilà pourquoi on dit si souvent que ce placement s’inscrit dans la durée…
Transmettre un patrimoine
C’est une préoccupation patrimoniale largement répandue chez les seniors. Sur ce terrain, l’assurance-vie présente des atouts indéniables. Clé de voûte : ce placement est hors succession. Autrement dit, les capitaux du contrat n’intégreront pas l’actif à partager entre les héritiers, sauf abus. Il va donc permettre de gratifier librement telle ou telle personne, même hors du cadre familial. Toutes les portes sont ouvertes au souscripteur, à condition de bien rédiger la clause bénéficiaire de son contrat. Ce n’est pas tout. L’assurance-vie bénéficie aussi d’une fiscalité propre sur les capitaux transmis, différente de celle applicable aux autres placements. Rognés au fil du temps, les avantages demeurent significatifs. Plus de 152 500 euros peuvent ainsi être transmis à quiconque sans le moindre droit à régler pour les versements effectués avant soixante-dix ans sur son contrat. Et passé cet âge, c’est encore très intéressant, n’en doutez pas (rendez-vous page 205 ) !
U NE SOUPLESSE ABSOLUE
Après les objectifs, ouvrons la boîte à outils. Et découvrons pourquoi l’assurance-vie est, sans conteste, le placement le plus complet du marché. Au premier rang de ses atouts, sa souplesse d’utilisation. Autrement dit, le degré de liberté qu’elle vous laisse une fois souscrite. Contrairement à bien des idées reçues, l’assurance-vie, quand elle est bien choisie, ne vous emprisonne pas.
Vous versez quand vous voulez
La quasi-totalité des contrats d’assurance-vie commercialisés aujourd’hui sont à versements libres. Ce qui signifie que vous y versez quand bon vous semble sans obligation aucune. Il suffit de respecter les montants minimaux fixés au contrat (par exemple, 100 euros de versement minimal). Aucun tempo ne doit être respecté : vous pouvez ainsi souscrire un contrat et ne plus y verser pendant des années avant de l’alimenter abondamment. Vous pouvez inversement effectuer plusieurs versements rapprochés. Autre possibilité : mettre en place des versements programmés de manière automatique. Par exemple, chaque mois, 150 euros sont prélevés de votre compte bancaire et directement virés sur votre assurance-vie. C’est simple, efficace (on épargne automatiquement) et souple puisque vous pouvez stopper le mécanisme à tout moment, puis le reprendre, modifier les montants prélevés à la hausse ou à la baisse, changer le jour de prélèvement, etc. En pratique, les assureurs ne sont toutefois pas tous au même niveau de rapidité informatique pour traiter les demandes, cela peut aller de quelques jours à plusieurs semaines.

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