Les mystères de Paris
access_time 6:00:23
Français
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Les mystères de Paris

-
lu par

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
access_time 6:00:23
Français

Description

« Les mystères de Paris » est un magistral roman d’aventure populaire qui a tenu la France entière en haleine pendant plus d’un an au milieu du XIXème siècle. Il met en scène les mœurs violentes des voyous des bas-fonds parisiens, dont il a contribué à populariser l’argot. Rebondissements incessants, suspense à la fin de chaque épisode : « Les mystères de Paris » a créé un genre, celui de la série, qui a triomphé de toutes les époques et de tous les supports jusqu’à aujourd’hui ! Écrit dans un style moderne et coloré, riche en péripéties, « Les mystères de Paris » se prête tout particulièrement bien à une écoute audio. Par une sombre nuit parisienne, dans le quartier alors misérable de l’ile de la Cité, une jeune fille, la Goualeuse, est attaquée par le Chourineur, un bandit notoire. Un mystérieux ouvrier, doué d’une force hors-du-commun, intervient et sauve la jeune fille à l’issue d’une bagarre homérique. L’ouvrier se révèle être le Prince de Gerolstein, un aristocrate courageux, intègre et généreux travesti en homme du peuple pour élucider une terrible affaire. Sa quête l’amènera à croiser le chemin de la Chouette, hideuse vieille femme tortionnaire, du Maître d’école, bandit cruel et sans pitié, de Fleur-de-Marie, jeune fille pure et innocente, de Madame Pipelet la concierge, (dont le nom est passé à la postérité !), et de bien d’autres encore. Toute une galerie de personnages, répugnants ou admirables mais hauts en couleurs, qui ont beaucoup fait pour la popularité des « Mystères de Paris ». Publié en feuilleton quotidien dans le « Journal des débats » entre l’été 1842 et l’automne 1843, ce roman connait immédiatement un succès fulgurant et devient un véritable phénomène de société. On s’arrache le journal chaque matin, on fait la queue devant les salons de lecture pour le louer. Les bonnes âmes le lisent à ceux qui ne savent pas lire. On dit même que les malades d’alors attendent la fin des Mystères de Paris pour mourir ! Issu de la grand bourgeoisie, dandy membre du jockey club, Eugène Sue appartient à la jeunesse parisienne dorée. Il jouit d’une petite réputation littéraire mondaine et se préoccupe fort peu de ce qui se passe au-delà du Faubourg Saint Germain. Alors qu’il est en panne d’inspiration, on lui souffle l’idée d’écrire sur la vie du peuple plutôt que sur celle des nantis. Déguisé en homme du peuple, il explore les ruelles fétides et obscures, parcourt les recoins les plus mal famés des faubourgs parisiens, s’aventure dans les cabarets. Il y puise une formidable matière humaine et linguistique pour son roman : le Prince Rodolphe, Fleur-de-Marie, le Chourineur et son argot inimitable sont nés de ses premières virées nocturnes Eugène Sue se contente au début d’exploiter la misère sociale comme simple matériau littéraire. Cependant, il devient, au fur et à mesure de la rédaction du roman, de plus en plus convaincu de la nécessité d’instaurer plus de justice sociale, allant jusqu’à se dire socialiste. En ayant contribué à la prise de conscience des conditions de vie du peuple, il a été pour beaucoup l’un des instigateurs de la révolution de 1948. Sue présente d’abord le décor, les quartiers misérables de Paris, et les trois principaux personnages, Rodolphe de Gerolstein, un aristocrate érudit, rompu à la boxe française, beau, invincible et généreux ; le Chourineur, un assassin au grand cœur ; Fleur-de-Marie, dite «la Goualeuse» parce qu’elle chante dans le cabaret, une fille des rues, vive, drôle, pure et sentimentale. Les Mystères conteront les aventures de Rodolphe, le justicier venu de la haute société qui se bat au milieu de ce petit peuple effrayant et émouvant. On y croisera une foule de personnages tour à tour repoussants et admirables : le Maître d’école, chef de gang impitoyable ; la Chouette, vieille femme borgne et cruelle ; Madame Pipelet, la concierge bavarde (d’où l’expression «comme une pipelette») ; Morel, l’ouvrier honnête et courageux ; le Squelette, tueur sans merci… Le succès est immédiat. Comme le feuilleton débute, le tirage du journal monte en flèche, jusqu’à ameuter dans les salons de lecture des files de lecteurs impatients.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 12 octobre 2020
Nombre de lectures 152
EAN13 9782364069473
Langue Français
Poids de l'ouvrage 916 Mo

Exrait