Dictionnaire des auteurs marocains et des écrivains étrangers ayant vécu et écrit au Maroc et sur le Maroc

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"« J’ai beaucoup appris en enseignant : la grammaire et sa finesse, la littérature et les textes ; j’ai appris à lire, à dire, à jouer, à expliquer, à définir, à comparer, à analyser, à faire parler, à mettre en scène, à écouter (les voix, les intonations, les accents, les inflexions) et, par-dessus tout, je lisais mes élèves : pendant vingt-cinq ans de pratique professorale, j’ai appris le Maroc, sa langue profonde sous-jacente au français, ses réalités, verbalisées et surtout non verbalisées. Ce métier de professeur de français au Maroc me préparait à celui d’écrivain français du Maroc. Je ne dirai jamais assez quelle dette j’ai envers ces trois ou quatre mille jeunes gens qui ont jalonné ma carrière. Mes romans qui allaient naître sont profondément marqués de leur empreinte. » (Jean-Pierre Koffel, Au jour les jours)"

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Date de parution 31 décembre 2018
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Langue Français

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DICTIONNAIRE DES AUTEURS MAROCAINS Et des Écrivains étrangers ayant vécu et écrit au Maroc et sur le Maroc
Etabli par Jean-Pierre Koffel en 2007
JEAN-PIERRE KOFFEL
Né à Casablanca en 1932. Études primaires et secondaires (lycée Mangin) à Marrakech, supérieures (I.H.E.M.) à Rabat. Agrégé de lettres classiques. Carrière consacrée à l’enseignement du français au Maroc, achevée au lycée Henri IV (Paris). Depuis sa retraite en 1993, il se consacre à l’écriture, pas seulement la série noire, et milite pour l’écriture, fédérant autour de lui tout ce que le Maroc compte d’écrivains en herbe ou en fleur.
«: laJ’ai beaucoup appris en enseignant grammaire et sa finesse, la littérature et les textes ; j’ai appris à lire, à dire, à jouer, à expliquer, à définir, à comparer, à analyser, à faire parler, à mettre en scène, à écouter (les voix, les intonations, les accents, les inflexions) et, par-dessus tout, je lisais mes élèves : pendant vingt-cinq ans de pratique professorale, j’ai appris le Maroc, sa langue profonde sous-jacente au français, ses réalités, verbalisées et surtout non verbalisées. Ce métier de professeur de français au Maroc me préparait à celui d’écrivain français du Maroc. Je ne dirai jamais assez quelle dette j’ai envers ces trois ou quatre mille jeunes gens qui ont jalonné ma carrière. Mes romans qui allaient naître sont profondément marqués de leur empreinte. » (Jean-Pierre Koffel,Au jour les jours)
Incroci linguistici e culturali nell’opera di Jean-Pierre Koffel(Croisements linguistiques et culturels dans l’œuvre de Jean-Pierre Koffel), tel est le titre d’une thèse réalisée, en italien et en français, par Mercedes Crispino sous la direction d’Anna Zoppellari, Université de Trieste, en juillet 2007 sur 620 pages. La traduction en italien de l’œuvre romanesque de JPK est en cours.
Ecrits de Jean-Pierre Koffel
Nous l’appellerons Mehdi (Le Fennec, Casablanca, 1994, Prix Atlas 1995) Des pruneaux dans le tagine(Le Fennec, 1995) Pas de visa pour le paradis d’Allah(Le Fennec, 1997, traduit en espagnol aux éditionsSirpus, 2005) L’inspecteur Kamal fait chou blanc(Le Fennec 1998) La cavale assassinée(Traces du présent, Marrakech, 1998)Rapt à Inezlane (La Ceinture du Ciel)(Le Fennec 2001) C’est ça que Dieu nous a donné(Marsam, Rabat, 2003). Ptolémée, roi de Maurétanie, le dernier Pharaon, avec Josiane Lahlou (roman historique, éditions Dalimen, Alger, septembre 2005) ; beau livre (Senso Unico, Mohammedia, décembre 2006) Dalal mon amour(Marsam 2007)
Anthologie de la poésie de langue française au Maroc, chez Aïni Bennaï, 2006. Nouvelles parues dansLe Jardin d’Essai (Paris), Mémoire d’Afrique du NordetCôté Maroc(Marsam).
Théâtre(inédit): Les plaisirs des dieux Chem et Zem ou Phèdre 69 (Gabrielle Russier) La bonne parole Le jugement du roi Salomon,Petit théâtre, Les loups phoques rient Hugo poète Marceline Desbordes-Valmore
Œuvre poétiqueinédite (plus de 200 poèmes)Prix du Maroc de poésie 1947. Plusieurs prix de poésie en France. Haïkus. Traduction en vers (du grec) de tragédies de Sophocle :Antigone,Œdipe à Colonne, Œdipe roi, Électre.
À paraître Au jour les jours(mémoires) Histoires vraies(courtes anecdotes marocaines) Ad-darija al-maghribiya(étude lexicale des mots français entrés dans le dialecte marocain) Carnets(phrases, pensées, vers) Nouvelles(une trentaine de nouvelles)
LES ECRIVAINS SONT CLASSES PAR ORDRE ALPHABETIQUE
►GhitaAbdellaoui Née à Rabat en 1984, étudiante en médecine, lauréate en 2004 (à 20 ans) du concours de nouvelles du Forum Femmes Méditerranée. Écrit de la poésie (à tendance classique) et des nouvelles où le fantastique domine. Figure dansCôté Maroc Tome III avecLes eaux dormantes,Tome VI avecLe Philtre Tome VII avecNaissance.
►SihamAbdellaoui Née à Fès en 1960, phytopathologiste, elle est aussi titulaire d’un DEA en assurance qualité. Elle se consacre à la nouvelle (cf.Une journée comme tant d’autres, inCôté Maroc tome II, Marsam 2005). Paru chez Le FennecLe bonheur se cache quelque part (recueil de nouvelles, 2005). La dolce vita rbatia au vitriol, c’est efficace et envoyé. Plume incisive, ou plutôt scalpel : toutes les incisions sont exactes. Elle vit à Rabat.
►YassinAdnanNé à Safi en 1970. Professeur d’anglais à Marrakech. Journaliste (dans la presse londonienne, émiratie, libanaise). Poète et nouvelliste de langue arabe. «Sa poésie, dit Salim Jay,se distingue par un goût avéré pour la facétie. » Un recueil de poèmes :Le Récif de l’effroi2004). En quête d’éditeurs, deux Marsam, recueils de poèmes en arabe,Je ne vois presque paset Pommes de l’ombre. Il vient d’achever avec son ami Saâd Sarhane un petit livre sur Marrakech, Marrakech, secrets déclarés.
►MahjoubiAherdan Mahjoubi Aherdanest un militaire, personnalité
politique, berbériste,poète etpeintre marocain, né àOulmès(Maroc). Il est le fondateur avec Abdelkrim al-Khatib duMouvementpopulaire en1957, unparti politique défendant la cause berbère et formé principalement d'anciens militants de l'Armée de libération marocaine (ALN). Il a écrit:Un poème pour étendard, L'Harmattan, 1991, (roman), Ezzayegh, Du Regard Eds,Mémoires, Du Regard Eds Ancien capitaine de l'armée française, ancien député et directeur de la revueTifinagh, poète et peintre âgé d'environ 80 ans en 2007, plusieurs fois ministre et "héraut politique" des Berbères pendant plusieurs décennies. «Ma démarche a toujours été politique pour imposer la culture ; mais aujourd'hui elle devient plus culturelle que politique. Le culturel porte aujourd'hui le politique dans son ventre.» Agun’s Tillas(Au cœur des ténèbres) (1985),Thili w’uzgou(Le reflet du vent)poèmes (Marsam), bilingues (textes amazigh en caractères tifinagh) illustrés de dessins de l’auteur qui est donc aussi peintre.
►IssaAït Belize Né dans le Rif. Études secondaires à Rabat. Formation économique en Belgique. De nationalité belge. Auteur de trois romans :La chronique du pou vert, publié chez Luce Wilquin, en Belgique, en 2001, Nounja, à la folie…, chez le même éditeur, en 2003 et le premier tome d’une trilogie,Racines et épines – Le fils du péché, en 2005. Il écrit aussi de la poésie. Un petit nombre de ces poèmes a été traduit et publié dans une revue en néerlandais.Tragédie à Cadix, où sonnent les cloches de l’exil. Un recueil intitulé Hespéridesqui merifaineries » J’y évoque les « . « visitent en exil. »
►LarabiAït Itto Né en 1955 à Zrigat Aoufous (Errachidia). Professeur de français, puis surveillant général à Aït Ourir (dans le Haouz de Marrakech), où il vit depuis 2005 sa retraite DVD.Les pierres bleues des oueds ou les voix de la terrede poèmes, 92 pages, édité à recueil compte d’auteur chez Imprimerie El Watanya,
Marrakech, en partenariat avec le CRAFS de Beni Mellal etZrigat l’étang bleu,recueil de poèmes, 100 pages, 20 DH, édité à Marrakech en 2003 par les éditions Jaridat Al Afak Al Maghribia, Marrakech.
►AbdellahAït Tkassit Né à Aït Saoun (Ouarzazate) en 1950. Inspecteur de français ayant pris son DVD. Écrit (poèmes et textes divers, en liaison avec la Berbérie de préférence) mais ne publie pas, sinon sur le Net. On le trouve dansCôté Maroc Tome IIIavecAouriket dans leTome VIavec Camal.
►M’hamedAlilouch Né à N’qob (Province de Zagora) en 1977. Licencié en sociologie. Membre actif dans le tissu associatif œuvrant pour le rétablissement de l’amazighe dans le paysage culturel marocain. A publié en avril 2007 un recueil de contes populaires écrits en amazighe (recours à la graphie latine, 120 pages, édité par Puiblisud, Ouarzazate), intituléTatbirt tawrakht (La colombe jaune), le titre du premier des quatorze contes, dontBouteqbutà la djellaba), (L’homme Taghatn’iziwigen (La chèvre qui rougit),Fadéma tamlalt (Fatima la blonde),Tafroukhttawhdiyt (La belle fille). Ces contes appartiennent au patrimoine amazigh en général et des Aït Atta en particulier. Accompagné de proverbes de la région des Aït Atta.
►CatherineAlix-Mascart Née en 1955. Certifiée de Lettres classiques ; formation de journaliste. Installée au Maroc, a priori définitivement, depuis 2003. A été chef d'édition dans un hebdomadaire marocain et travaille actuellement en free lance. Fait durewritingpour certains écrivains du Maroc. Écrit des nouvelles marocaines.
►AïchaAmara Elle est née à Essaouira-Mogador en 1933. Ancien cadre de la Santé Publique, militante associative engagée dans diverses actions, elle est l’une des deux premières femmes candidates aux élections législatives de 1963 et
membre du Conseil Supérieur du Plan en 1968. Marraine des expéditions de l’explorateur Thor Heyerdahl RA I et RA II. Elle publie chez Marsam un recueil de poèmesMogador fille d’Aylal(1996), un bel hommage à la cité des mouettes auquel elle associe ses amis artistes, etSafi et les Odyssées de Thor Heyerdahl (2004).Rédactrice de la revueSouffle d’Essaouira, elle organise plusieurs expositions des peintres souiris. Elle est l’instigatrice de la semaine culturelle d’Essaouira à Casablanca, ville où elle réside.
►YoussefAmghar Né à Rabat, où il a grandi. Études de photographie et de littérature à Paris. Professeur à l’lNSA (Institut National des Sciences Appliques) de Lyon, chercheur à LIRIS (Laboratoire d’informatique en images et systèmes d’information). Exposition de photos (Maroc, Allemagne, France). Auteur de romans,Le chant des signes (2003),Il était parti dans la nuit (2005),Le vieux palmier(L’Harmattan, 2006), sur le thème de la sécheresse et de l’exode rural à partir du Sud.
►ChristianeAssad Née Rivet, le 9 juin 1962, à Chambéry. « Passeur de rêves » à la médiathèque de l’Institut Français de Casablanca. Lectrice assidue, avec une petite préférence pour les écrivains du Maroc. Vient d’achever son premier roman, inspiré de dialogues avec Moha Souag, en quête d’un titre et d’un éditeur.
►JamilaAtif Née à Settat le 30 juillet 1943. Professeur de français. Vit à Casablanca. Auteur d’un recueil de poèmes, Feuxfollets(Al Maarif Al Jadida, 20069). Écrits non édités.
►MurielAugry Née à Paris. Doctorat ès lettres à la Sorbonne. A reçu le Prix Roland de Jouvenel (de l’Académie Française) pour son essai«Le cosmopolitisme dans les textes courts de Stendhal et Mérimée »(Éditions Slatkine Champion). A publié une édition critique desPays
Lumineux de Louise Colet (Éditions Cosmopole, 2003). S’est spécialisée dans la littérature de voyage e e aux 19 et 20 siècles, en Méditerranée et en Afrique subsaharienne. Écrit des nouvelles et des poèmes en prose. A vécu et travaillé en Italie avant de venir au Maroc. Travaille actuellement à l’Institut Français de Rabat.
►GermainAyache Né le 15 février 1915 à Saïdia (Maroc) dans une famille juive marocaine. Agrégé de lettres, professeur au lycée de Casablanca. Secrétaire des Jeunesses communistes du Maroc en 1938. Connu pour son militantisme (membre du Comité central du Parti Communiste Marocain et rédacteur du journal L’Espoir). Révoqué en 1940, muté d’office en 1950 de Casablanca à Toulouse. À partir de 1956, enseigne l’histoire (en arabe) à la Faculté des Lettres de Rabat. Il a contribué à décoloniser la vision de l’histoire récente du Maroc. Il a à son actif plusieurs ouvrages dontLa guerre du RifetÉtudes d’histoire du Maroc. Il est mort le 03 août 1990 à Sainte-Feyre dans la Creuse.
►AlbertAyache Né le 21 octobre 1905 à Tlemcen, mort le 05 juin 1994 à Paris, professeur d’histoire et de géographie à Oujda puis à Casablanca ; syndicaliste de l’enseignement, un des organisateurs de l’Union générale des syndicats confédérés du Maroc, membre du Parti Communiste Marocain ; expulsé en 1952 ; historien du mouvement syndical au Maroc. Auteur du Dictionnaire biographique du Mouvement ouvrier (Maghreb), Maroc, des origines à 1956, 230 pages, Eddif, 1998. Citons aussiGéographie du Maroc (1950),Le Maroc, bilan d’une colonisation, préface de Jean Dresch, 367 pages, 1956,Histoire ancienne de l’Afrique du Nord, Éditions Sociales, Paris, 1964 (« en pensant surtout aux écoliers marocains »),Le mouvement syndical au Maroc, en trois tomes, traduit en arabe.
►SouadBahéchar Elle est née à Casablanca en 1953. Après des études en Art et en Archéologie à la Sorbonne, elle s’installe à Tanger où elle enseigne l’histoire de l’Art, devient conservatrice de musée, puis dirige une galerie d’art avant de se consacrer à l’écriture. Son premier roman, Ni fleurs ni couronnes, (Le Fennec 2000) n’obtient le Prix Atlas 2002. Son second roman,Le concert des cloches, est paru chez Le Fennec en 2005. Souad Bahéchar fait fort et ne joue pas la facilité. Pour elle, l’écriture n’est pas une mince affaire prise à la légère. Quel soin, quelle minutie, quel travail d’orfèvre, élégant et recherché ! Avec une patience diabolico-angélique, elle architecture une suite d’inattendus : une lenteur calculée qui fait que les rebondissements, hors tempo, n’en sont que plus étonnants.
►Michel et Claude Barbaud Auteurs deMaroc, lumières de l’Atlas, photos de paysages éblouissants et méconnus et des gens tels qu’en eux-mêmes. Une promenade à pied de 26000 kilomètres et de 26 ans (de 1979 à 2005). Textes de Jacques Levrat, prêtre, spécialiste du dialogue islamo-chrétien et d’Ali Fertahi, professeur universitaire de français.
►MarieBarrère-Affre Elle est née à Perpignan en 1885. «Elle portait, nous dit Charles Penz,un nom doublement célèbre. » Elle a passé une grande partie de sa vie au Maroc. Elle a publié près de soixante-dix ouvrages, dont, presque chaque année, un roman berbère (une quinzaine en tout, sans compter les poèmes), édité tantôt au Maroc, tantôt en France. On lui doit aussi des articles pour L’Atlas de Marrakech,Le Maroc catholique. Réédité en 1994 par La Croisée des Chemins (Michel Bertaud),Poussière dans le chergui (Bernard Arthaud, 1946) fait partie, avecVillage de toubet Timimmit ksourienne (Prix littéraire du Maroc 1941) d’une trilogie fameuse. AjoutonsLa kasba parmi les tentes. Guy Riegert a consacré à Marie Barrère-Affre une étude, intituléeHomère berbère dansVisage du