Le courage d'agir

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172 pages
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Description

Cet ouvrage est un condensé de convictions fortes, de révélations inédites et d'anecdotes pleines d'humour. Son auteur, un homme qui a très tôt compris et admis que son "royaume d'enfance" ne lui offrait que l'alternative de lutter pour exister, s'affirmer et se déterminer plus tard, y fait le diagnostic de la société politique sénégalaise. Dans cette société, marquée par le dénuement le plus complet, le wadisme est offert à la jeune génération comme symbole de combat et d'endurance.

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Date de parution 01 mai 2014
Nombre de visites sur la page 53
EAN13 9782336698496
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0005 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Couverture
4e de couverture
Titre
© L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris
httb://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
EAN EbuB : 978-2-336-69849-6
À ce précieux don d’Allah, ma fille chérie Aïcha Ba lquis À ma femme et meilleure amie, Marie Lô Sow, À toute la jeunesse africaine avec laquelle je part age le rêve d’une Afrique unie et sans guerre. À la jeunesse sénégalaise. Aux populations de Keur Pathé Dème dont les cases, les ruelles, les champs et les pâturages m’ont vu naître, grandir, tomber, me rele ver, partir et revenir. Rien ne me fera oublier ces cases qui constituent ma case de d épart. À mes deux parents et à mes beaux-parents. À maître Abdoulaye Wade, mon maître en politique. Au ministre d’État Cheikh Tidiane Sy Aux membres et sympathisants du MPD/Liggeey.
En souvenir des innombrables efforts, prières, reco mmandations et combats de mon défunt père, Guélèle Demba Djibel Kagou Diaffé Sow, qui m’a laissé dans ce monde pour celui de la vérité sans même me dire au revoir , pour éviter de me faire mal après m’avoir bien préparé à faire face aux épreuves et d éfis de notre vie, avec confiance, optimisme et foi, je dédie ce début de serment d’un fils qu’il partage avec la République et le peuple. Papa, je compte prier chaque jour pour toi en pensa nt que tu suis mes actions et mon évolution au quotidien et que tu en es assuréme nt fier. Ton ami Thierno Mamadou ne m’a jamais abandonné. Ton fils Soucoume Demba
« La fortune sourit aux audacieux. »
« Une quête commence toujours par la Chance du Débu tant. Et s’achève toujours par l’Épreuve du Conquérant. »
Proverbe romain
Paulo COELHO
L’Alchimiste
AVANT-PROPOS
«On ne règle pas des comptes en période de conquête. Mais donner sa version des faits est une exigence de transparence et un trait de courage. » Aliou Sow
Je suis un enfant de la RépuDlique, un fils de la d émocratie. Je me veux un produit de la persévérance et de l'audace : un homme qui en veut et qui en fait. C'est pour cette raison que l'État est sacré pour moi. Autant que la protection des humains et de leurs droits fondamentaux, la défense de l'État, de ses symDoles et de son autorité appellent de ma part des convictions sans concessio n. Sans férocité ni faiDlesse. C'est pour cela que je sidère ou je séduis. Mon style est ainsi fait. Je le sais. Et pour cette raison, certains me prennent pour un jeune homme pe rsévérant très amDitieux et très attaché à la patrie ; et d’autres me considèrent co mme un opportuniste douDlé d’un tueur froid très pressé d'atteindre les sommets pou r ne pas dire le sommet. Qui a raison ? Qui a tort ? L’avenir nous édifiera si ie u nous prête vie. En vérité, quoique sans état d'âme dans le respect des lois et règleme nts de l'État, je n'en demeure pas moins une âme très sensiDle dans la gestion des rel ations humaines. À vrai dire, mes détracteurs se trompent lourdement sur mon compte, car ignorant totalement ou refusant d’admettre mon passé, mon pa rcours, mes performances, mes valeurs et mes principes. Ils me jugent sur la Dase de ce que, jeune, je suis devenu, ouDliant le difficile chemin emprunté de force, par semé d'emDûches, de nomDreux coups tordus et de Drillants résultats oDtenus dans la souffrance, la solitude et le dénuement total. Mes concurrents et adversaires sont simplement tomD és dans le piège de la suDjectivité excessive, comme celui que semDle évoq uer Boris Cyrulnik, dans un contexte similaire, au sujet des « enfants qui ont su triompher d'épreuves immenses et 1 se faire une vie d'homme, malgré tout. » C’est ce qu’on appelle «un piège de l'observation directe : le fait que le résultat soi t merveilleux ne veut pas dire que le 2 cheminement n'a pas été douloureux » . Curieusement, certains esprits faiDles, mais non mo ins malicieux, sont faussement convaincus que, pour réussir, il faut forcément sou ffrir ou avoir fait quelque faute grave, à défaut d'être accidentellement né dans une famill e apparentée à Crésus. Ils sont persuadés que votre réussite ne peut être que la ca use de leur échec, car vous n'êtes point plus Drillant ou mieux né qu'eux. Bref, ce qu ’on me reproche en réalité, c’est de me Dattre pour réaliser mes rêves patriotiques par l'action et l'initiative. J'en ris et je fonce. Sans rancune ni remords, mais parfois dépité et dégoûté. Heureusement, j’ai très tôt compris que j’aurai tou te ma vie durant, comme tous mes prochains, à traiter quotidiennement avec quatre ca tégories d’individus : ceux qui m’aiment naturellement, ceux qui m’aDhorrent gratui tement, ceux qui veulent profiter de moi intelligemment et ceux qui ont peur de moi. Peu t-être même faut-il y ajouter un cinquième groupe constitué de ceux qui intègrent to ut ou partie des sentiments qui caractérisent les quatre catégories précitées. Que tous puissent trouver à travers ces lignes les Delles et Donnes raisons de mon wadisme et celles qui ont façonné ma conviction qu’ADdoulaye Wade reste le meilleur parr ain, le meilleur modèle et le meilleur allié de ma génération. Je souhaite viveme nt que mes compatriotes et leurs
amis puissent découvrir que j'ai la ferme convictio n que seuls ieu notre Créateur et la patrie qu’Il nous a dédiée méritent notre allégeanc e éternelle sans condition ni possiDilité de remise en cause. Cet ouvrage ne se veut ni apologétique – à mon endr oit ou à celui de mon maître et mentor, ADdoulaye Wade –, ni pamphlétaire – contre ceux et celles dont l’amitié ne m’est pas encore acquise ou m’a été injustement spo liée, encore moins contre le nouveau pouvoir du président Macky Sall. Son oDject if n’est pas de régler des comptes, il n’est pas de forcer pudiquement les portes d’entrée d’une quelconque zone de confiance ou d’affection de quiconque. Au cœur d e mes préoccupations intellectuelles, il y a mon souci et ma volonté de partager avec mes compatriotes mes profondes amDitions pour mon pays et mon continent, ainsi que les fondements, les contours, l’évolution et les oDjectifs de mon wadis me et de mes convictions liDérales. Je partage également ici, avec ma vaillante générat ion, mes rêves de jeune cadre et de responsaDle politique. Les Delles et douloureuse s expériences évoquées dans cet essai politique visent à aider à mieux faire compre ndre ma vision de la politique et de l’avenir et mes positions sur certaines questions m ajeures de société et sur des acteurs de la vie politique nationale. En partagean t mes succès et mes échecs, mes joies et mes peines, je souhaite rendre plus optimi stes les plus faiDles. Pouvoir rêver est, pour moi, une force fondamentale dans la vie d es personnes de valeur, car je demeure convaincu que celui qui ne rêve pas ne réal ise pas. Cependant, je sais que je ne suis pas à l’aDri de d angers inhérents à tout travail autoDiographique. Comme prévient le président Barac k ODama, ces pièges peuvent être la «rable à l’auteur, latentation de donner aux événements une couleur favo tendance à surestimer l’intérêt pour les autres de sa propre expérience, les trous de 3 mémoire sélectifs ». Comme ODama au moment de la rédaction de son livr e, je suis conscient que je «ne possède pas la sagesse de l’âge, la distance qui peut guérir de certaines vanités »qu’il m’est presque impossiDle de « et prétendre avoir réussi à 4 éviter tous ces pièges, ni même une partie ». Néanmoins, dans la limite des possiDilités humaines , je me suis employé à être oDjectif, véridique et rigoureux avec les faits et les convictions. Mes détracteurs, d’haDitude très inactifs dans les œuvres de construction patriotique mais toujours agités dans les entreprises inutiles et dangereuses de démolition, me reprocheront volontiers de chercher à polir mon ima ge en me parant des plus Deaux atours à des fins de manipulation, pour susciter l’ admiration du puDlic à mon profit. Je sais également que les grands noctamDules, ceux qui dorment aux heures de travail et de réflexion et dont ce livre perturDera assurément le sommeil, me trouveront très prétentieux, voire « gonflé ». À eux tous, je concè de d’emDlée leurs sentiments, leurs propos et leurs actions contre mes idées, mes écrits et ma modeste personne. Confronté à l’oDligation de se justifier, Jean-Jacq ues Rousseau a écritLes confessionsde s’analyser et de se. Pour mieux se connaître, en satisfaisant l’envie remettre en cause, Jean-Paul Sartre a rédigéLes mots. Quant à Saint Augustin, il s’est épanché, en vue de se liDérer d’un poids moral, dan sLes confessions– les premières du genre. Sans être exactement aucune des trois pré occupations évoquées ci-dessus, la mienne les recoupe toutes. À la Dase, ce livre est en vérité une esquisse de r éponse à une caractérisation très inamicale du journaliste et politologue sénégalais, BaDacar Justin Ndiaye, contre Modou iagne Fada et moi-même, sur les ondes de plu sieurs stations de radio du Sénégal et peut-être même de l’étranger. Le déclic est venu de cette offense que je