Vers un ordre politique supranational ?

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Vers un ordre politique supranational ? (fiche - Terminale ES)
Les critiques vis-à-vis des institutions européenne s doivent-elles pousser à une intégration plus forte des membres de l’UE ? 1. Un système politique européen inachevé ? a. Les critiques vis-à-vis des institutions europée nnes Malgré les réformes engagées par letraité de Lisbonnede2007, les institutions européennes restent soumises à certaines critiques :
Tout d’abord, le système reste largement intergouve rnemental et les différents États membres doivent arriver à se mettre d’accord sur le s décisions à prendre. La prise de décision, même facilité par la majorité qualifiée, reste souvent problématique à 27 pays et les compromis sont nombreux. Letemps de décisionreste long et ralentit les politiques économiques et sociales à mettre en plac e. Cela peut être très préjudiciable notamment en période de crise comme actuellement. L indécision, letemps de réactionsont des paramètres qui peuventaggraver la criseetaccroître la défiance des marchés financiers vis-à-vis de l’UE. Il existe aussi un certain déficit démocratique. En effet, malgré un renforcement de ses pouvoirs, leParlement européenreste l’institution la moins influente en Europe. Or, c’e st la seule raison pour laquelle les citoyens votent directement (par le biais des élections européennes tous les 5 ans). Lescommissaires européensne sont pas élus mais juste désignés et les décisi ons sont impulsées par les chefs d’État et votées par e ux-mêmes…
La mise en place d’unprésident de l’Europen’a pas non plus permis une identification plus forte des citoyens de l’UE. L’abstention aux élections européennes marque souvent des records dans la plupart des pays de l’UE (jusqu’à 75 % dans certains États !). b. Un manque de légitimité Les citoyens se sententpeu impliquésdans les décisions européennes qui leur semblent prises par des spécialistes qui n’ont parfois pas de compte à rendre à la population (les commissaires européens sont désigné s et non pas élus, de nombreux experts ou groupes de pression agissent à Bruxelles dans une certaine opacité).
Les gouvernements nationaux ont aussi souvent tenda nce à rejeter la faute de certaines politiques économiques peu populaires sur les institutions européennes. Ce phénomène, amplifié par les médias, a tendance à au gmenter la méfiance des citoyens vis-à-vis de l’Europe.
La mise en place depolitiques libérales(de rigueur, par exemple, ou de dérèglementation des marchés) impulsées par l’UE ou encore les questions sur l’élargissement à des pays comme la Turquie, inquiè tent les citoyens qui ont tendance à ressentir cela comme des contraintesimposées par l’Europesans leur consentement. 2. Vers un État fédéral ? a. Qu’appelle-t-on « État fédéral » ? UnÉtat fédéralu de provinces enest construit autour d’un certain nombre d’États o