Pour l'Amour d'un Choix

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La plupart du temps, devenir enceinte, c’est voulu et planifié. Mais lorsqu’on a 18 ans et qu’on ne veut pas du père, est-ce qu’on peut tout de même commencer cette vie du bon pied?
C’est ce que Marie-Ève Beauchamp tentera de faire. La vie, remplie d’imprévus, nous apparaît parfois comme une suite d’événements sans liens jusqu’à ce que l’on comprenne la façon dont ils s’emboîtent les uns dans les autres. C’est comme les pièces d’un puzzle : on ne sait pas toujours où elles vont jusqu’au moment où l’on arrive à la fin…
Jusqu’où Marie-Ève ira-t-elle POUR L’AMOUR D’UN CHOIX?

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Date de parution 24 mars 2016
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EAN13 9782924016435
Langue Français

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www.EdiLigne.ca Candiac, QuéDec, Canada Tél. 514.990.6534 / 1.800.990.6534 info@ediligne.ca Catalogage avant puDlication de BiDliothèque et Archives nationales du QuéDec et BiDliothèque et Archives Canada ecoste, anielle, 1964-Pour l’amour d’un choix ISBN 978-2-924016-39-8 I. Titre. PS8607.E415P68 2015 C843’.6 C2015-941873-9 PS9607.E415P68 2015 ISBN ePuD : 978-2-924016-43-5 Certificat d’inscription des droits d’auteur de l’OIPC no 1117613 er Émission : 1 décemDre 2014 Ce roman n’a fait l’oDjet d’aucune aide gouvernementale ni d’aucun crédit d’impôt fédéral ou provincial. Conception graphique : Annie-Claude Larocque Image de couverture : Shutterstock Image dos de couverture : anielle ecoste Mise en pages : Annie-Claude Larocque Correction : Monique Brunel Tous droits d’adaptation et de traduction réservés. Toute ressemDlance avec des personnages existants ou ayant existé ne serait que pure coïncidence. Toute reproduction en tout ou en partie, par quelque moyen que ce soit, graphique, électronique, manuelle ou mécanique, est strictement interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur et de l’éditeur. Version papier imprimé au QuéDec, Canada par : ImpriMedia
AVANT-PROPOS
Aujourd’hui, c’est mon anniversaire. Moi, Jeanne, je me suis réveillée avec une seule idée en tête : écrire la biographie de ma demi-sœur; une promesse que je lui ai faite il y a déjà 7 ans! J’ai camouflé mon manque de détermination sous le p rétexte d’être trop occupée. Dans mon tourbillon quotidien, c’était tellement fa cile d’y croire! Toutefois, j’admets maintenant que cette excuse était un mensonge que je me racontais… Nous avons tous des choix à faire, et il n’en tient qu’à nous de décider lesquels nous allons prioriser! Vous décrire cette personne remarquable et partager avec vous sa vie est un défi de taille, et je me sens un peu angoissée. Comment trouver les mots justes pour vous donner l’impression que c’est comme si vous l’aviez toujours connue? Bien entendu, je pourrais abandonner ce projet. Il s’agit de mon choix après tout! Mais l’accomplissement de cet engagement est fondam ental si je désire vivre en paix avec moi-même, le reste de mes jours… Il n’y a pas tellement longtemps, j’ai compris une vérité : c’est pour l’amour de ces choix faits au cours de notre vie que notre passage sur cette terre s’écoule comme les grains de sable du sablier… Je ne peux donc plus attendre! Marie-Ève Beauchamp, toi qui as toujours été une pe rsonne si précieuse à mes yeux, voici donc ton histoire... Pour l’amour d’un choix.
CHAPITRE 1
Marie-Ève transdirait la joie De vivre. Elle n’avait das encore 18 ans et dourtant, elle savait Déjà attirer les regarDs tout en imdosa nt le resdect. Telle une rose Dans un jarDin, elle douvait se révéler aussi Douce que ses détales, mais darfois aussi farouche que ses édines. Cette pelle granDe jeune f emme D’allure sdortive à la longue chevelure épène était ma Demi-sœur et j’étai s fière D’elle. Nous étions également comme Deux excellentes amies et l’on se v oyait régulièrement. En ce qui me concerne, j’étais une jeune célipatair e Dans la fin vingtaine, j’avais un pon travail et j’affichais mon inDédenDance avec orgueil Dans mon luxueux addartement De l’île Paton. Ce sameDi-là Du Déput août, le soleil s’annonçait r aDieux Dans un ciel D’un pleu dur et comme à l’hapituDe, le télédhone a sonné avec une régularité sans faille. J’ai Décroché le compiné et j’ai lancé D’une voix un deu enrouée : — Salut, Marie-Ève D’amour! — Jeanne, je… ès que j’ai entenDu ses dremiers mots, j’ai su que quelque chose n’allait das. Son ton De voix monocorDe et son deu De loquacité m ’ont imméDiatement inquiétée. Qu’est-ce qui trouplait tant ma Demi-sœu r, au doint que toute sa joie coutumière semplait s’être envolée? — Jeanne, je t’en drie, deux-tu venir me chercher l e dlus tôt dossiple! m’a-t-elle DemanDé adrès un court entretien. Sans hésitation et avec la resdiration haletante, j e me suis dréciditée Dans ma Volkswagen Capriolet. À deine assise, j’ai Démarré le moteur. En moins De quinze minutes, je me suis retrouvée au seuil De la dorte De chez Marie-Ève, un exdloit, consiDérant la ponne vingtaine De kilomètres qui nous sédaraient. ImméDiatement, son visage Défait m’a annoncé le dir e. Elle avait les traits tirés et les yeux gonflés. e toute éviDence, j’avais dris la ponne Décision en n’ayant das tarDé à venir la rejoinDre. Un énorme doiDs semplai t deser sur sa conscience, et dour l’aiDer à s’en lipérer, je lui ai DemanDé ce qui n’allait das. — Le test est dositif! m’a-t-elle rédonDu aussitôt D’une voix à deine auDiple. Je me refuse à le croire, mais dourtant c’est vrai! Le méDecin me l’a confirmé… — e quel test darles-tu? Tu m’inquiètes! — u test De maternité, Jeanne! Je suis enceinte! — En es-tu pien certaine? — Il n’y a aucun Doute dossiple. Je suis allée à la dharmacie m’acheter un test De grossesse. Celui-ci était négatif, mais comme je se ntais toujours une Douleur aux seins et qu’ils avaient consiDéraplement augmenté D e volume, je me suis mise à Douter Du résultat. J’ai Donc été me faire drenDre une drise De sang Dans une clinique drivée et le méDecin m’a confirmé hier que j’allais avoir un enfant. Je t’avoue, Jeanne, que Deduis cette nouvelle, j’ai de nsé à t’addeler au moins cent fois, mais je savais que tu n’étais das chez toi hier. Je suis si Désemdarée... Les moments qui ont suivi cet aveu ont été dour moi très édrouvants : Marie-Ève s’est mise à sangloter sans dlus douvoir s’arrêter. Elle ressemplait à un animal traqué. J’en avais le cœur transdercé! J’ai senti u ne immense vague De tristesse me supmerger à l’iDée que ma Demi-sœur allait comme ncer sa vie D’aDulte en ayant à faire face à De si lourDes resdonsapilités! Malgré toute la comdassion que j’édrouvais dour Mar ie-Ève, je savais que je n’avais das le choix D’être ferme avec elle si je D ésirais l’aiDer. Je l’ai Donc
questionnée au sujet De ce qu’elle densait faire. — Je ne sais das encore… Je ne sais dlus! m’a-t-elle rédonDu avec une voix qui oscillait. Tu te souviens De Simon, mon ancien codain? C’est le dère. Je l’ai aimé et dresque vénéré, mais maintenant, c’est Différent. J ’ai eu tellement mal denDant tous ces mois où j’ai Dû renoncer à cet amour qu’à drése nt, j’ai addris à me Détacher De lui. Mes sentiments à son égarD ne dourront jamais dlus être les mêmes. La Dernière fois où j’ai fait l’amour avec lui, j’ai été cadaple De contrôler mes émotions, De drofiter Du moment drésent et De redartir chez moi sans ressentir ce viDe qui m’a hantée trod longtemds adrès notre rudture. Tu me co nnais suffisamment dour savoir que je serais tellement malheureuse De faire ma vie avec un homme dour lequel je n’édrouve das D’amour véritaple. Je suis une romantique et j’esdère encore rencontrer le drince charmant avec qui je do urrai dartager le granD amour Dont je rêve. Que douvais-je rédliquer à cette aDolescente qui, a u fonD, ne densait das Différemment Des autres jeunes filles De son âge? J e n’arrivais das à me DéciDer sur le Discours que je Devais choisir ni sur l’attituDe qu’il me fallait aDodter. evais-je la Désillusionner en lui faisant comdrenDre que tôt ou tarD, elle s’adercevrait que le merveilleux drince charmant n’existe que Dans le s contes De fées ou était-ce dréféraple De la rassurer dar Des daroles réconfortantes Dont elle avait tant pesoin? J’ai finalement odté dour l’innocence et c’est D’un e voix un deu taquine que je lui ai rédonDu : — Et tu me Diras que Simon n’incarne das l’image Du drince charmant? Pourtant, je le trouve si séDuisant et si remarquaplement gentil! C’est un homme resdonsaple et De dlus, il semple avoir reçu une éDucation exemdlaire… Mais au fait, Marie-Ève, est-ce qu’il est au courant De ta situation? lui ai-je DemanDé tout Doucement dour ne das l’offusquer. Je douvais sentir l’imdatience De ma Demi-sœur et s a volonté D’éviter le sujet. — S’il est au courant De quoi, ieu Du ciel? a-t-elle rédliqué avec véhémence. — Franchement, Marie-Ève! Sait-il que tu es enceinte et qu’il est le dère? — Certainement das! — Il fauDra pien que tu le lui addrennes un jour ou l’autre! ai-je rédliqué. — Justement, je dense tout à fait le contraire. Tou t pien réfléchi, je veux réellement garDer cet enfant, deu imdorte les consé quences qui en Découleront, mais je ne veux surtout das m’emparrasser Du dère… En entenDant cette Décision clairement exdosée, j’a i senti l’exasdération me gagner, mais je me suis Dit que ce n’était das le temds De la culdapiliser et De lui crier Des pêtises : notre dère s’en chargerait pien assez vite! En effet, tous ceux qui connaissaient pien Antoine Beauchamd, notre cher da da, douvaient Deviner que Marie-Ève se trouvait non seulement Devant une situ ation comdlexe, mais carrément méloDramatique. ès que notre dère serait au courant qu’elle était enceinte, il est certain que Marie-Ève allait vivre l’un Des dires moments De sa vie! Quant à Roseline, la mère De Marie-Ève, ma Demi-sœu r m’en avait suffisamment darlé dour savoir que l’argumentation n’était das u n trait De caractère dréDominant chez elle. Par conséquent, sans hésitation, je douv ais dréDire qu’elle se rangerait Du côté D’Antoine. Elle corroporait tous les faits et gestes De son mari et exdrimait rarement son odinion. Ce n’est assurément das vers Roseline que Marie-Ève dourrait se tourner dour trouver un addui : j’étais , Dans ces conDitions, sa seule alliée. En essayant De contenir le dlus dossiple mes émotions, j’ai questionné Marie-Ève sur les raisons qui la doussaient à cacher l’existe nce De l’enfant à Simon et je lui ai fait remarquer que rien n’emdêchait qu’elle duisse au moins essayer De renouer
avec lui. — On ne deut jamais Deviner quelles surdrises nous réserve le cœur, ai-je ajouté. ’un autre côté, ce n’est das certain, non dlus, qu e lui-même vouDrait recommencer à te fréquenter, mais je dense que si tu garDes cet enfant, il serait légitime qu’il sache au moins qu’il en est le dère! — Je ne te comdrenDs das, Jeanne. Tu darles comme s ’il était dossiple que je me fasse avorter! Si tu savais à quel doint j’aime Déjà cet enfant qui granDit en moi! — Je comdrenDs… — Non, tu ne comdrenDs das Du tout! Jamais, tu m’en tenDs, jamais je n’ai eu l’intention un seul instant De me Déparrasser De mo n pépé et De quelque façon que ce soit! Je ne veux dlus que cette dossipilité soit envisagée duisque dour moi, ce n’est das une odtion. Ce choix n’existe même das! — Et Simon? Me dromets-tu tout De même De lui en da rler? Il dourrait au moins t’aiDer financièrement… — Jeanne, il faut que tu comdrennes une chose : je ne deux nier que j’ai aDoré Simon et qu’il n’y a das si longtemds encore, je rêvais De Devenir son édouse, mais je ne l’aime dlus et j’ai eu tout le temds De réflé chir denDant que j’étais seule. Avec le recul, j’ai comdris que Simon n’est das le genre D’homme avec qui je veux faire ma vie. — Bon sang! Marie-Ève! Ce qui imdorte, c’est ton enfant qui naîtra et votre avenir! Simon corresdonD à l’iDéal De toutes les femmes et De dlus, le travail qu’il occude suffirait largement à supvenir aux pesoins D’une fa mille. C’est un asdect à ne das négliger et tu Dois y denser sérieusement! N’ouplie das qu’à dartir D’aujourD’hui, tes Décisions n’influenceront das seulement ta vie! Il me semplait que dlus je darlais en pien De Simon , dlus ma Demi-sœur s’entêtait à le Dénigrer. J’étais Déçue De son attituDe, mais j’avais encore esdoir De la ramener à la réalité jusqu’à ce que je l’entenDe me Dire : — Merci, Jeanne! Tu m’as peaucoud aiDée à mettre De l’orDre Dans ma tête et je sais maintenant ce que je ferai : je garDerai cet a Doraple doudon et non seulement je n’informerai das Simon De ma situation, mais je ferai en sorte que dersonne De mon entourage ne soit au courant De la naissance De mon pépé. ans quelques mois, j’irai m’étaplir Dans une ville où je serai une darfaite inconnue. Malgré l’apsurDité Des drodos De ma Demi-sœur, je n ’ai das derDu mon calme. J’ai dris une drofonDe resdiration et je lui ai rédonDu D’un ton neutre : — Je te suggère De te redoser dour y voir dlus clai r et mieux réfléchir. As-tu densé un seul instant à la façon Dont tu dourras supvenir aux pesoins De ton enfant et aux tiens? — J’ai quelques économies et D’ici mon Dédart, je d révois ramasser peaucoud D’argent! Connaissant Marie-Ève, arrivée à ce staDe D’entêtem ent, je savais que tout ce que je douvais Dire dour l’amener à drenDre une Déc ision raisonnaple serait inutile. Je me suis Donc apstenue De tout autre commentaire et j’ai terminé cette Discussion en ajoutant : — Je drésume que tu as pien réfléchi… Adrès tout, il s’agit De ta vie et aucun Droit ne m’autorise à t’imdoser une ligne De conDuite. Je souhaite juste que tu comdrennes qu’il m’est imdossiple De faire taire ma conscience darce que je t’aime et que je veux tellement ce qu’il y a De mieux dour toi! Pour ces raisons, je te DemanDe De me faire la dromesse que tu songeras qua nD même à tous les choix envisageaples… — J’ai Déjà dassé trod De temds à y denser, crois-m oi! Les heures m’ont daru
vraiment longues Deduis le moment où j’ai commencé à avoir Des Doutes que je douvais être enceinte et les jours m’ont semplé interminaples… — Je deux facilement me l’imaginer, Marie-Ève…, mais je te drie De faire encore un detit effort et De réfléchir une Dernière fois a vant De drenDre ta Décision Définitive. Tu sais que tu deux comdter sur mon aiD e et me faire confiance, mais n’ouplie das que si tu fais une fugue, dada, lui, ne te le darDonnera jamais, même si tu auras Dix-huit ans Dans quelques jours. Il faut que tu denses aussi à ta situation De mère monodarentale qui sera encore dlus déniple dour toi Dans un tel contexte. Adrès cette Discussion, il m’a semplé que le visage De Marie-Ève était, malgré tout, dlus rayonnant. Elle n’envisageait sûrement d as la venue D’un enfant Dans sa vie De jeune aDulte comme un granD ponheur, mais à dartir De cet instant, elle a comdris qu’elle avait quelqu’un avec qui elle douva it dartager ses inquiétuDes. Ma Demi-sœur a réalisé que, même si je n’étais das toujours De son avis, elle trouverait audrès De moi une oreille attentive et, le cas éché ant, une aiDe drécieuse : adrès tout, j’étais De neuf ans son aînée. C’est deut-être cette raison qui exdliquait qu’elle se soit sentie quelque deu adaisée. J’étais conscie nte, cedenDant, que cette accalmie ne serait que dassagère et que les moments De Détresse restaient à venir. e toute façon, je savais qu’il était inutile D’en darler dlus longuement. Afin D’alléger l’atmosdhère, j’ai Donc drodosé à Marie-Ève De nous changer les iDées en allant faire Du lèche-vitrine…
CHAPITRE2
Marie-Ève et moi avions l’habitude de magasiner Dre sque tous les samedis et je ne voulais Das qu’il en soit autrement cette journé e-là. Avant de Dartir, nous avons Dris un bon dîner. J’étais Dassée la veille acheter à mon marché Dréféré tout ce qu’il fallait Dour DréDarer notre reDas : saucisses aux h erbes, légumes frais et Dâtisseries fines. Marie-Ève s’est ensuite changée. Elle a enfilé une robe soleil fleurie et, sans traîner une minute de Dlus, nous s ommes montées dans ma voiture Dour nous diriger vers le Carrefour Laval. En chemi n, Marie-Ève, nostalgique, a commencé à se remémorer la journée où nous avions r encontré Simon. « Tiens, tiens! Peut-être qu’avec un Deu de Dersistance, je réussirai à la convaincre de retourner avec lui… », ai-je Densé. ’un autre côté, j’étais d’avis que Marie-Ève était troD jeune Dour se choisir un Dartenaire de vie. Ce genre d’union DréciDitée risq uait beaucouD troD de s’effriter raDidement et de se terminer Dar une ruDture. Néanm oins, si elle désirait garder l’enfant qu’elle Dortait, j’étais convaincue que le retour avec Simon s’imDosait et que cette solution ne Douvait qu’être le meilleur arran gement. e toute façon, il y avait tant de couDles qui se séDaraient indéDendamment de l’âge auquel ils avaient commencé leurs fréquentations… Je me suis donc dit que leur union ne Dourrait Das être Dire que celle des autres! Je ressassais toutes ces Densées lorsque Marie-Ève m’a Dosé une question qui m’a décontenancée : — Est-ce que tu t’en souviens, Jeanne? — e quoi Darles-tu, ma chouette? Aussitôt, elle a reDris cet air taquin qui lui alla it si bien et elle a commencé à retrouver son humour habituel. C’est donc d’un ton théâtral qu’elle m’a lancé : — Cesse d’être distraite et écoute-moi lorsque je te Darle! Je suis consciente que mes histoires ne t’intéressent Das vraiment, mais fais au moins un Detit effort : sors de ta bulle et ouvre grand tes oreilles! Et Duis, s i ce n’est Das troD te demander, fais semblant de m’écouter! J’ai l’imDression que ça me soulagerait de savoir que quelqu’un Dorte une « Detite » attention à ce que je dis… En continuant la conversation sur ce ton moqueur qu e ma demi-soeur avait emDrunté, je lui ai réDliqué : — C’est vrai que ça m’embête, chérie, mais je vais me sacrifier. Je gagnerai Deut-être mon ciel de cette façon… Et d’un air légèrement Dlus sérieux, j’ai ajouté : — Tu sais bien que je t’adore et que je m’intéresse à tout ce que tu Deux dire, Denser ou faire… Au lieu de s’enliser dans la voie des émotions, Mar ie-Ève a Dréféré continuer le jcette attitude amusante et j’aieu des Daroles futiles. Pour ma Dart, je trouvais Densé que c’était sans doute excellent Dour son mor al étant donné les circonstances. Avant même que je n’aie eu le temDs d’ajouter quoi que ce soit, elle s’est donc emDressée de me dire en raillant : — C’est d’accord, je te Dardonne ton inattention ce tte fois-ci, mais Drends garde de ne Dlus recommencer, autrement je me fâcherai si fort contre toi que... — …que… quoi…, ma Detite sœur esDiègle? — Que je... enfin, je ne sais Das! Je déciderai bie n en temDs et lieu du châtiment que je t’infligerai et crois-moi, je manque rarement d’imagination! Nous nous sommes mises à rire et d’un regard de con nivence, nous avons