Corps et Âmes

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Description

Riche, belle et indépendante, Alexandra Wellington a tout pour être heureuse. Une famille aimante, un métier passionnant.Elle ignore cependant une chose : sa famille appartient à une Confrérie secrète. La découverte de ce secret et sa rencontre avec deux hommes que tout oppose, vont bouleverser son destin.Le premier l’aimera d’un amour passionnel mais non partagé. Le second va faire fondre son cœur et l’initier aux rites de la Confrérie.



Premier tome de la trilogie La Conférie.

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EAN13 9791034810239
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0060 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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La Confrérie
Tome 1













Sylvie Roca-Géris


La Confrérie
Tome 1
Corps et Âmes
(Seconde édition)


Couverture : Maïka


Publié dans la Collection Indécente,
Dirigée par Eva Adams




© Evidence Editions 2019%
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Chapitre 1



Elle marchait d’un pas rapide en direction de l’immeuble Stonebridge. Le téléphone vissé à l’oreille, elle se
fau lait entre les employés qui se rendaient à leur travail. C’était son premier jour chez Marks, Lowell &
Griffiths.
Ce grand cabinet d’avocats venait de l’embaucher en tant qu’assistante juridique. Après avoir passé deux
ans comme assistante d’un procureur de Boston, elle avait choisi de passer de l’autre côté.
Les violences, les crimes qu’elle avait vus chaque jour l’avaient profondément changée.
Du coin de l’œil, elle repéra une limousine qui roulait au pas à trois mètres d’elle. Les vitres fumées
l’empêchèrent de voir à l’intérieur du véhicule.
Parvenue à une dizaine de mètres de l’entrée de l’immeuble, elle referma son portable. Dans un sac, elle
prit un escarpin à talons aiguilles. Appuyée contre un arbre, elle ôta ses chaussures plates et en la ses Manolo
Blahnik.
Elle se sentit tout de suite mieux. Elle lissa sa jupe crayon, resserra la ceinture de sa veste en cuir et reprit
sa marche.
Devant l’entrée de l’immeuble, deux hommes en costume de prix semblaient l’attendre.
— Bonjour, Alexandra, dit l’un d’eux.
— Bonjour, Mark.
Elle serra la main de son nouveau patron. Mark Gri ths était grand, mince et légèrement dégarni. Il avait
fondé avec deux camarades d’université un des cabinets les plus renommés de New York.
— Prête pour une nouvelle vie ? demanda-t-il.
— Je crois.
À cet instant, la limousine stoppa le long du trottoir. Le chau eur contourna le véhicule, ouvrit la
portière arrière et le passager en descendit.
L’homme se dirigea d’un pas souple vers la porte à tambour de l’immeuble.
— Mac, bonjour, dit Gri ths en tendant la main. Permettez-moi de vous présenter ma nouvelle
assistante, Alexandra Wellington. Alex, Malcolm Stonebridge.
Elle haussa les sourcils. Stonebridge, comme le nom de l’immeuble ?
— Ravie de vous rencontrer, dit-elle.
— Tout le plaisir est pour moi, rétorqua-t-il.
Il lui tendit une main aux larges doigts manucurés. Lorsqu’il saisit sa main, elle ressentit comme une
décharge électrique. Ses yeux étaient d’un bleu étonnant. Presque turquoise. Ils la détaillèrent avec aplomb.
— Malcolm est le propriétaire de l’immeuble, reprit Gri ths. Je crois que la moitié de Manhattan lui
appartient, d’ailleurs.
— Seulement le tiers ! rétorqua l’intéressé en souriant.
— C’est déjà pas mal, dit Alexandra.
— Si vous voulez bien m’excuser, j’ai un petit-déjeuner d’affaires.
Les avocats entrèrent à leur tour dans l’immeuble. Dans l’ascenseur, ils parlèrent base-ball.:





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Alexandra soupira. Cet homme était d’une beauté stupé ante. Il devait mesurer dans les un mètre
quatrevingt-dix, il était large d’épaules, des hanches étroites. Sa mâchoire était carrée, son nez droit. Des cheveux
bruns ondulés encadraient ce visage viril. Il devait avoir à peine trente ans et il possédait le tiers de
Manhattan ?
Elle décida de mettre à profit sa pause de midi pour faire une petite enquête sur lui.
Le cabinet d’avocats occupait trois étages dans l’immeuble. Du dix-neuvième au vingt et unième. Son
bureau se situait au plus haut niveau.
Gri ths était spécialisé en droit civil. Il la conduisit jusqu’à sa pièce de travail. Elle était spacieuse et
contigüe à son propre espace. Une salle de conférence occupait la partie à droite du long couloir. Sur la
gauche, un guichet en bois clair était occupé par les bureaux des secrétaires. Elles étaient trois, déjà installées,
écouteurs vissés à l’oreille. Elles saluèrent le patron d’un grand sourire.
— Vous verrez, ici l’ambiance est très bon enfant, dit Griffiths en déverrouillant la porte de son bureau.
— J’en suis ravie. On travaille mieux ainsi.
L’avocat sourit. Il déposa sa mallette sur sa table de travail en bois sombre.
— Asseyez-vous, t-il en désignant une chaise face à son bureau. Bien, nous avons déjà discuté de
l’organisation du travail. Mandy vous donnera le planning de la semaine. J’ai préparé plusieurs dossiers que je
souhaite vous voir traiter.
— Entendu.
— Le mardi, nous déjeunons tous ensemble dans la salle de conférence. Cela nous permet de faire le
point, reprit-il. Voici les dossiers, étudiez-les et faites-moi un résumé avec des propositions satisfaisantes pour
mes clients.
— Tout ça d’ici ce soir ? demanda-t-elle.
Griffiths haussa un sourcil.
— Je ne doute pas que vous en soyez capable, mais je n’en demande pas tant, dit-il. J’ai juste besoin d’une
ébauche rapide pour demain, ajouta-t-il. C’est possible ?
— Je m’y mets immédiatement. Il ne devrait pas y avoir de problème.
— Parfait, alors.
Alexandra se leva et quitta la pièce sous le regard intéressé de son patron.
Elle avait présenté d’excellentes références lors de son embauche. Lorsque son assistante avait décidé de
prendre sa retraite, son cabinet avait émis une o re d’emploi dans les journaux spécialisés. Gri ths avait reçu
personnellement des dizaines de candidats potentiels.
Alexandra Wellington avait tout de suite attiré son attention. Elle était sortie major de sa promotion à
Yale avec les félicitations du jury. Elle avait ensuite travaillé pour un procureur avant de chercher un emploi
dans un cabinet d’avocats.
Il était intimement persuadé qu’elle serait une recrue de choix. Et ce qui ne gâchait rien, c’était une très
jolie lle. Grande, un mètre soixante-dix à vue de nez, brune avec de magni ques yeux verts. Une silhouette
de rêve et un goût très prononcé pour les tenues sexy et chics.
Lors de leur premier entretien, elle portait un tailleur en cuir bordeaux et des Louboutin noirs. Sa petite
enquête lui avait permis d’apprendre qu’elle était la belle- lle de William Devereux, magnat de la nance et
fille d’Elisabeth Van Buren, riche héritière du joailler du même nom.
Griffiths soupira, quel dommage qu’il soit marié.
Alexandra regagna son bureau. La pièce était grande et décorée avec goût. Sa table de travail en bois foncé
tournait le dos à l’immense baie vitrée qui donnait sur les buildings de Manhattan. Un fauteuil en cuir, une2
:

banquette, une table de salon et un meuble bas formaient le mobilier.
Il manquait des tableaux ; mais elle s’occuperait de ça plus tard.
Elle posa les cinq dossiers sur son bureau, ôta sa veste qu’elle pendit au dossier de son fauteuil et prit place
derrière sa table de travail.
Pour son premier jour, Gri ths l’avait gâtée. Elle pensait commencer en douceur. Cinq cas à étudier pour
le lendemain midi ? Le challenge était de taille… et ce n’était pas pour lui déplaire. Elle avait toujours été une
bosseuse.
À l’université déjà, elle passait pour « la grosse tête » de service. Elle avait décroché tous ses examens,
haut la main.
Elle ouvrit la première chemise cartonnée. Le cas était simple mais l’enjeu colossal. Un divorce entre deux
riches héritiers.
L’épouse était lle d’un brasseur et le futur ex-mari avait fait fortune dans le café et le thé. Ils se
déchiraient pour tout. Elle lit entièrement le dossier avant de prendre des notes.
À treize heures, on frappa à sa porte. Kate Malory, une des autres assistantes du cabinet passa la tête par
l’entrebâillement.
— Nous descendons déjeuner à la cafétéria, tu te joins à nous ? proposa-t-elle.
— Avec plaisir.
Alexandra se leva et rejoignit la jeune femme. Outre les bureaux des di érents avocats, les locaux
comprenaient une cafétéria, une salle de repos et même une nursery.
Les employées féminines pouvaient y déposer leurs enfants et ainsi éviter de nombreux déplacements
pour aller les déposer ou les récupérer.
C’était tout bénéfice pour l’entreprise. Elles étaient disponibles à tout moment de la journée.
— Tu verras, dit Kate. On a l’impression d’être en famille, ici. Tout est fait pour que chaque employé se
sente bien. Les patrons sont sympas, les collègues aussi.
— Bref, c’est le paradis ! fit Alexandra en riant.
— Ouais. Et ce qui ne gâche rien, il y a plein de beaux gosses !
Alexandra haussa les sourcils. À propos de beau gosse…
— Tu connais Stonebridge ? demanda-t-elle l’air de rien.
— Oh celui-là ! Inaccessible! rétorqua sa collègue. Je me demande s’il n’est pas gay ! ajouta-t-elle.
— Ah bon !
— Oui, on le voit sans arrêt au bras de superbes créatures dans les pages people mais jamais deux fois de
suite avec la même… jamais marié…
— Cela ne signifie pas qu’il soit gay… c’est peut-être un cœur d’artichaut, dit Alexandra.
L’autre assistante haussa les épaules. Elle n’avait pas l’air convaincu.
Les deux jeunes femmes prirent place dans un coin de la grande salle. De nombreuses tables étaient
occupées par des employés de l’immeuble.
— Tout le monde peut venir manger ici ? demanda-t-elle.
— Non, c’est réservé aux étages quinze à trente.
— Qu’y a-t-il au trentième ?
— Stonebridge Industries… et le très beau monsieur Malcolm Stonebridge… il occupe un étage à lui seul.
Bureau gigantesque, salle de sports, salle de conférence et même une salle à manger pour au moins cinquante
personnes !
— Waouh ! Impressionnant.2


— Oui, tu verras les réceptions qu’il organise là-haut ! reprit Kate. Tout le monde se bat pour être invité.
Alexandra secoua la tête en piquant dans un morceau de poulet.
— Il fait quoi au juste ?
— Activités multiples, répondit Kate. Aciéries, informatique, construction… il achète et revend des
boîtes en faillite… en fait je ne sais pas tout ce qu’il fait…
— Et toi, dis-moi, depuis quand travailles-tu ici ? demanda Alexandra pour changer de sujet.
— Cela va faire cinq ans, répondit Kate. L’ambiance me plaît, le boulot aussi, donc je compte bien rester
le plus longtemps possible. Et ton parcours ? Comment es-tu arrivée chez nous ?
Alexandra lui parla de son poste auprès du procureur de Boston. De ses di cultés à comprendre la
noirceur de l’âme humaine…
— J’ai préféré changer d’orientation avant de devenir insensible, expliqua-t-elle.
— Le patron m’a dit que tu as fait Yale ?
— Exact, répondit-elle. Cela n’a rien d’extraordinaire.
— Major de promo ? Avec félicitations qui plus est !
Alexandra haussa les sourcils.
— Je vois qu’on parle de moi !
— Les boss nous ont fait ton portrait la semaine dernière. Ils sont très ers de t’avoir embauchée,
apparemment.
— J’en suis flattée, répliqua la jeune femme en riant. Et toi, quelle université?
— Cornell, répondit Kate avec une moue modeste.
— Tout de même !
— Oh tu sais, je me suis bien débrouillée !
Elles rirent en cœur. Leur rencontre datait du jour où Alexandra avait eu son premier entretien. Kate était
chargée de l’accueillir et de lui faire visiter les bureaux. Elles s’étaient immédiatement bien entendues. Elles
avaient dîné le soir même ensemble.
— Alors, dis-moi, il y a un homme dans ta vie ? demanda-t-elle.
— Non, pas en ce moment et toi ?
— Oui, un petit ami, il est dans la pub… il est à Philadelphie cette semaine, répondit Kate. Donc tu
t’intéresses à Stonebridge ! ajouta-t-elle en baissant la voix.
— M’intéresser est un bien grand mot. Je l’ai croisé ce matin en arrivant. Mark me l’a présenté, c’est tout.
Kate scruta la jeune femme en hochant la tête, d’un air entendu.
— Quoi ? demanda Alexandra. Allez, dis-moi !
— Tu es une sacrée veinarde ! Nos boss ne présentent pas toutes les lles qui travaillent ici à
Stonebridge !
— Ils n’avaient pas le choix, nous étions devant l’immeuble quand il est descendu de sa limousine.
— Oui, mais tout de même… alors il est comment de près ?
— Que veux-tu que je te dise ? s’étonna Alexandra. Beau et … très comestible !
— Comestible ? s’exclama Kate.
Elle éclata de rire. C’était la première fois qu’elle entendait une femme traiter un homme de comestible !
— J’aime bien ta façon de penser ! dit-elle. Comestible ! Il faudra que je m’en souvienne de celle-là !
Les deux femmes pouffèrent de rire. À une table voisine, un groupe d’hommes les dévisageait.
— Tu vois le blond en costume marine, commença Kate. Lui je le trouve comestible… mais c’est un con
fini ! Prétentieux et arrogant, tout ce que je déteste chez un homme. Il travaille avec Lowell.
— Je n’aime pas les blonds, rétorqua sa collègue. Ça tombe bien ! Tu veux un café ?
— Volontiers, je vais aller en chercher.
— Laisse, je te l’offre, dit Alexandra en se levant.
Elle contourna les tables, se dirigea vers le comptoir sous les regards concupiscents des employés et
avocats.
Un grand maigre patientait devant elle. Il se retourna et la reluqua de haut en bas, sans aucune gêne.
— Je crois que c’est à vous, dit-elle sèchement.
L’homme haussa les épaules et lui tourna le dos. Alexandra commanda deux cappuccinos avant de
rejoindre Kate.
— Qui est ce grand échalas ? demanda-t-elle en désignant l’homme.
— Oh, celui-là ! t Kate. Il bosse chez Marlborough cinq étages en dessous. Ce sont des courtiers en
bourse. Un mec imbuvable !
— J’ai vu ça, il m’a littéralement déshabillée du regard !
— Ça ne m’étonne pas de lui ! J’ai une copine qui est sortie avec lui, il baise comme un lapin !
— En plus, il est moche comme un pou ! répliqua Alexandra.
Elle examina les hommes présents dans la salle, tout en sirotant son café. Il y en avait trois ou quatre qui
méritaient que l’on s’attarde sur eux.
Mais aucun n’avait la beauté sauvage et animale de Stonebridge. Elle frémit en pensant à leur contact.
Quand il avait serré sa main, elle s’était sentie devenir toute chose. Cela faisait bien longtemps que … Trop
longtemps apparemment.
Sa dernière relation ne remontait pas si loin que cela, pourtant. Elle avait passé une nuit de folie avant de
quitter Philadelphie… avec ce flic, Vince.
Il lui avait passé ses menottes et elle avait adoré ! Elle l’imagina en train de la menotter à son lit … et de
faire tout ce qu’il voulait d’elle…
— Allô, la Lune, ici la Terre ! fit Kate en secouant une main devant le visage d’Alexandra.
— Désolée ! J’étais partie! s’excusa-t-elle.
— J’ai vu ça, avec qui ?
— Oh, je pensais à un flic que j’ai plus ou moins fréquenté à Phillie !
— Il t’a attachée avec ses menottes ? s’informa Kate.
— Kate !
— Quoi ? Ce doit être terriblement excitant d’être à la merci d’un homme comme ça, non ?
— Effectivement, c’est amusant ! répondit Alexandra.
— J’aimerais bien !
— Achète une paire de menottes et demande à ton petit ami de te les passer, rétorqua-t-elle.
— Tiens c’est une idée, approuva Kate. Mais jamais je n’oserai entrer dans une boutique pour acheter ça !
— Commande sur Internet !
— Tu as déjà acheté de ces trucs sur le Net ?
— Bien sûr, répondit Alexandra. Prends-les en cuir avec les bracelets larges, c’est moins désagréable.
Kate hocha la tête.
— Tu es une pro !
— Il faut savoir s’amuser et donner du piment aux relations ! répliqua-t-elle. Houlà ! Il me faut y aller,
Mark m’a donné un boulot monstre ! ajouta-t-elle en regardant sa montre.
Les deux femmes se levèrent en cœur et se dirigèrent vers la sortie de la cafétéria. Des hommes se



retournèrent sur elles.
— Tu as des coups d’œil ! fit remarquer Kate.
— Laisse faire !
Elles rejoignirent les ascenseurs et se séparèrent sur le seuil du bureau d’Alexandra.
— Mademoiselle Wellington, on a livré ceci pour vous ! dit une des secrétaires en désignant un bouquet
posé sur le comptoir.
Alexandra haussa les sourcils, prit le bouquet et entra dans son bureau. Une enveloppe était accrochée à la
cellophane. Elle la détacha, en sortit une carte de visite et resta bouche bée.
« Bienvenue au Stonebridge Building ».
La carte était signée Malcolm Stonebridge. Outre son numéro professionnel, il y avait son portable et son
adresse mail. Elle inspira un grand coup. Les Peurs étaient magni ques. Il lui fallait le remercier. Elle s’assit
derrière son bureau, ouvrit son ordinateur et tapa un mot de remerciement.
Deux minutes plus tard, un nouveau message arriva.
« De rien. C’était un plaisir de vous croiser ce matin. Cette rencontre a éclairé ma journée. Êtes-vous libre
pour déjeuner demain ? »
Waouh ! Un déjeuner dès le deuxième jour, avec l’homme le plus beau que la Terre ait jamais porté ? Elle
qui pensait qu’il l’avait à peine remarquée ! Elle dut cependant refuser.
« Désolée, le mardi c’est déjeuner obligatoire en salle de conférence avec tous les cadres. Un autre jour ? »
Elle envoya le mail et ouvrit un nouveau dossier. Elle venait juste de commencer et elle ne pouvait pas se
permettre de se laisser distraire.
À seize heures, elle t une pause. Elle était tellement plongée dans son travail qu’elle ne s’était même pas
rendu compte qu’il n’avait pas répondu à son dernier mail.
Aïe, se serait-il vexé ?
Elle la dans la cuisine se servir un nouveau café. Lorsqu’elle revint dans le couloir, les secrétaires la
regardèrent avec un air curieux. Elle les ignora ; elles devaient sans doute parier sur le nom de l’expéditeur des
fleurs.
Elle véri a une fois de plus sa boîte mail. Rien. Elle haussa les épaules. Il avait sans doute d’autres chats à
fouetter.
Tiens au fait, son déjeuner avec Kate l’avait empêchée de mener sa petite enquête. Elle se connecta sur
Google, tapa le nom de Stonebridge dans le moteur de recherches et vit s’afficher une multitude de pages.
Elle les imprima. Cela lui ferait une bonne occupation pour sa soirée en solitaire.
À dix-huit heures, elle leva les yeux du dossier qu’elle étudiait. Elle avait examiné les cinq cas, en avait fait
une synthèse et préparé un mémo pour chacun.
Elle se leva et enferma son ordinateur dans le coffre mural. Sa première journée de travail avait été intense.
Et fort intéressante ! se dit-elle en se dirigeant vers les ascenseurs. Elle appuya sur le bouton d’appel et
patienta.
Son portable sonna dans son sac.
— Allô, bonsoir maman. Comment vas-tu ? demanda-t-elle après avoir lu le numéro de l’appelant.
— Bien ma chérie et toi, ça s’est bien passé, cette première journée ?
— Très bien, je n’ai pas touché terre !
— Je me demandais si tu serais libre samedi en quinze ? Louisa organise son dîner de charité annuel, elle
serait ravie de ta présence.
— Il ne devrait pas y avoir de souci, maman.
— Tant mieux, tu sais que son fils est rentré d’Europe ?
Alexandra soupira. Voilà donc la véritable raison à son invitation. Sa mère cherchait encore à la caser.
— Maman, je n’ai pas besoin que tu joues les entremetteuses !
— Lexie, voyons ! Ce n’est pas du tout ça ! répliqua sa mère.
— Non, bien sûr, maman… dis à Louisa que je viendrai.
La cloche de l’ascenseur tinta.
— Je dois te laisser.
Elle rangea son téléphone dans son sac et leva les yeux. La cabine était vide à l’exception d’un homme qui
se tenait en son beau milieu, les mains dans les poches de son pantalon.
— Je vous en prie, dit-il en lui faisant signe d’entrer.
Elle inspira un grand coup et pénétra dans la cabine. Les portes se refermèrent sur elle. L’ascenseur reprit
sa descente. Elle huma le parfum masculin. La cabine se chargea d’électricité. Malcolm Stonebridge se tenait
tout près d’elle. Soudain, il tendit la main droite, enfonça une clé dans la serrure au-dessus des touches et
l’appareil stoppa entre deux étages.
Il passa un bras autour de sa taille, l’attira à lui. Sa main gauche descendit sur la hanche de la jeune femme,
s’insinua sous la fente de la jupe et remonta le long de sa cuisse.
— Mon bouquet vous a plu ? demanda-t-il.
— Oui, je crois vous avoir déjà remercié, répliqua-t-elle.
— Humm…
Il caressa la peau au-dessus de la lisière des bas. Elle sentit son érection contre ses fesses. Elle ferma les yeux
et laissa aller sa tête contre le torse puissant.
— J’aurais aimé déjeuner avec vous, reprit-il sans cesser de promener ses doigts sur elle.
— Je ne suis pas contre, répondit-elle d’une voix rauque.
Elle frémit quand ses doigts passèrent sous la soie du string. Qu’était-elle en train de faire et qui plus est
avec un parfait inconnu? Elle tenta de se dégager mais il assura sa prise. Son bras était semblable à de l’acier.
Il l’embrassa sur la nuque, elle gémit. Elle sentit son sourire dans son cou.
— Mercredi alors ? reprit-il.
— Entendu, marmonna-t-elle, haletante.
— Bien, je passerai vous prendre à votre bureau.
Il la relâcha brusquement, retira la clé et la cabine redescendit. Les portes coulissèrent au rez-de-chaussée.
Il sortit sans un regard en arrière. Alexandra quitta l’ascenseur à son tour et s’appuya contre le mur.
Waouh !
Son cœur battait à cent à l’heure, ses jambes la portaient à peine. Il lui fallut quelques minutes pour
reprendre ses esprits.
Lorsqu’elle passa en n la porte à tambour, la limousine de Stonebridge s’écartait du trottoir. Elle la suivit
du regard un moment puis fit signe à un taxi. Elle s’interrogea sur ce qui venait de se produire.
Pourquoi s’était-il arrêté en si bon chemin ? Elle était prête à aller jusqu’au bout ! Elle se sentit frustrée.
Son corps était parcouru de frissons. Ses mains sur sa peau ! Elle ferma les yeux en s’adossant à la banquette.
Puis elle sourit en imaginant dans quel état il devait être lui !
)
'



Chapitre 2



Mardi, huit heures trente. Alexandra pénétra dans l’immeuble de bureaux.
Elle avait foncé sous la douche sitôt rentrée chez elle, la veille au soir, avait dû se contenter d’utiliser un
sex-toy pour assouvir son envie de faire l’amour. Puis elle s’était installée sur un canapé en cuir crème pour
lire sa documentation sur monsieur le grand PDG Malcolm Stonebridge.
Sa lecture avait été édi ante. Issu d’une grande famille d’hommes d’a aires, titulaire d’un master en
économie, en management et d’un autre en commerce international … ben voyons…
Il venait d’avoir trente-deux ans et était … célibataire. Pourquoi donc ? Elle avait examiné les photos de
lui. Kate avait raison, une nouvelle fille sur chacune d’elles.
Elle entra dans l’ascenseur déjà bien rempli ; elle se glissa dans un coin et fit la bise à Kate.
— Alors, remise de ta première journée ? demanda sa collègue.
— Oui, j’espère qu’elles ne seront pas toutes comme ça !
— Mark doit vouloir te tester, dit Kate en haussant les sourcils.
Les portes de la cabine s’ouvrirent et déversèrent un flot d’employés. Elles n’étaient plus qu’elles deux.
— Alors, tu as rêvé du beau Mac ? fit soudain Kate.
— Qui ?
— Allons, Stonebridge, tout le monde l’appelle Mac !
— Ah bon, non je n’ai pas pensé à lui, mentit Alexandra avec aplomb. J’ai dû finir d’emménager.
— Tu vis où ?
— Mon beau-père m’a offert un appartement …
— Où ça ? demanda Kate, curieuse.
— Dans le Dakota Building, soupira Alexandra en haussant les épaules.
Kate en resta bouche bée. Un appartement dans le … waouh !
— Qui est ton beau-père ? Tu ne voudrais pas me le présenter ? s’exclama la jeune femme.
Alexandra éclata de rire avant de répondre :
— Je ne pense pas que ma mère serait d’accord ! Elle est très attachée… à sa fortune et à William
évidemment.
— William comment, au juste ?
— Devereux, rétorqua Alexandra alors que les portes de l’ascenseur coulissaient.
— Le William Devereux ? Celui dont on parle à la télé sans arrêt ?
— Oui, celui-là même.
— Waouh !
Elles sortirent de la cabine en riant.
— Il faut que tu me parles de ta famille ! fit Kate. On boit un café ensemble, plus tard ?
— OK !
Kate s’éloigna tandis que sa collègue déverrouillait la porte de son bureau. Le nom de son beau-père
produisait toujours le même effet sur les gens. Et encore, elle ne lui avait parlé de son grand-père !Elle sortit son ordinateur du coffre, l’alluma et ouvrit sa boîte mail. Une dizaine de messages s’affichèrent.
Elle fixa un instant le nom des expéditeurs. Un en particulier attira son attention.
« J’ai rêvé de vous toute la nuit… Il me tarde de déjeuner avec vous… Avez-vous pensé à moi ? MS »
Elle fronça les sourcils. Après la façon dont il était sorti de l’ascenseur hier au soir, elle ne s’attendait pas à
ça.
Oh oui, monsieur Stonebridge, moi aussi j’ai pensé à vous… à vos longs doigts sur ma peau… à votre odeur
délicieuse … à votre sexe dressé contre mes fesses…
Elle sourit. Devait-elle lui répondre ? Elle jeta un coup d’œil aux buildings puis se retourna et tapa ces
mots :
« Moi aussi »
C’était suffisamment explicite. Sans doute un peu trop ?
Elle saisit un dossier sur son bureau. Elle devait présenter ses propositions cet après-midi. Elle ouvrit un
nouveau document Word. Elle voulait mettre ses notes au propre.
À onze heures, Kate frappa à sa porte.
— Petit café ? demanda-t-elle.
— Oh oui, je suis fourbue.
Les deux femmes se dirigèrent vers la cafétéria. La salle était quasiment déserte. Alors qu’elles patientaient
au comptoir, un homme s’approcha d’elles.
— Bonjour, dit-il d’une voix grave et chaleureuse.
Elle avait perçu son parfum avant qu’il ne parle. Elle se retourna lentement et se retrouva prisonnière du
regard turquoise de Malcolm Stonebridge.
— Bonjour, répondit-elle.
— Mademoiselle Malory, fit-il à l’adresse de Kate.
Elle le regarda bouche bée. Que faisait-il ici ? Il ne descendait jamais à la cafétéria. Puis elle comprit en
découvrant le visage d’Alexandra. Son amie était visiblement troublée.
— Monsieur Stonebridge, fit Kate avec un signe de tête.
— Puis-je vous offrir ces cafés ? demanda-t-il sans quitter Alexandra des yeux.
— Merci, dit cette dernière en secouant la tête pour se reprendre.
Il commanda un cappuccino, régla les boissons et tourna les talons après un salut de la tête.
— Waouh ! fit Kate. Et tu oses me dire qu’il ne te plaît pas ?
— Ce n’est pas ce que j’ai dit, rétorqua son amie en haussant les épaules. Asseyons-nous.
Elles s’installèrent à une table isolée. Elle demeura silencieuse pendant un long moment sous le regard
scrutateur de Kate.
— Dis-donc, j’ai l’impression qu’il a flashé sur toi ! dit-elle. Et toi sur lui ! ajouta-t-elle en souriant.
— Je ne crois pas que ce soit une bonne idée.
— Pourquoi ? s’étonna Kate. Vous êtes célibataires tous les deux !
— Tu l’as dit toi-même, on ne le voit jamais deux fois avec la même femme…
— Sur les photos, oui …, admit Kate. Peut-être qu’il n’a pas trouvé la femme dont il rêve ?
Alexandra sourit. Son mail lui revint à l’esprit.
« J’ai rêvé de vous toute la nuit »
Elle sirota son café en silence. Cette brève rencontre l’avait profondément remuée. Son attirance pour lui
était tellement puissante. Il y avait longtemps qu’elle n’avait pas ressenti ça… à vrai dire, elle n’avait jamais
ressenti ça pour aucun homme. C’était physique, animal et terriblement… sexuel.)
)
Elle fronça les sourcils et essaya de penser à autre chose.
— Désolée, dit-elle soudain à Kate. Je crois que tu as raison, quand je le vois, je perds tous mes moyens !
Kate haussa les épaules.
— Je pense qu’il fait cet effet à beaucoup de femmes… à moins d’être lesbienne, je ne vois pas comment on
pourrait résister !
Elles rirent et Alexandra respira un bon coup.
— Retournons au travail, proposa-t-elle. Il faut que je me le sorte de la tête.
Alors qu’elle reprenait sa place derrière son bureau, son ordinateur lui annonça l’arrivée d’un nouveau
mail.
« Prenons l’ascenseur ensemble, ce soir »
Elle éclata de rire. Il ne manquait pas de culot ! Il avait déjà oublié dans quel état il l’avait abandonnée
hier ?
Elle fixa son clavier.
« Pour terminer ce que vous avez commencé hier soir ? «
La réponse lui parvint presque aussitôt :
« J’ai essayé de résister, hier soir… je crois que c’est impossible… alors, oui »
Alexandra prit une grande inspiration. Faire l’amour dans un ascenseur ? LE grand PDG ? C’était trivial,
mais tellement excitant !
« Quelle heure ? »
Elle cliqua sur « envoyer ». Elle n’en revenait pas d’avoir écrit çà. Elle e aça tous leurs messages dès que le
dernier fut parti.
Elle allait vraiment faire l’amour dans la cabine ? Elle songea à sa mère… si elle la voyait ! Elle qui lui avait
fait donner la meilleure éducation qui soit… dans les meilleures écoles… qui l’avait présentée aux hommes les
plus riches d’Amérique et d’ailleurs… Elle qui avait prévu de lui faire rencontrer le fils de Louisa Barton …
D’ailleurs quand elle y pensait… à quoi ressemblait-il déjà ? Dans son souvenir, il était grand, mince… et
blond. Et elle détestait les blonds…
Par contre un grand brun au regard turquoise…
Assez, au travail, se morigéna-t-elle en silence.
Elle se prépara pour le déjeuner. Ses dossiers étaient soigneusement empilés sur un coin du bureau, ses
notes tapées et imprimées.
Au moment de sortir, un mail arriva.
« Bon déjeuner. Je vous confirme l’heure dans l’après-midi. »
Ces quelques mots la troublèrent plus que de raison. Elle dut faire un e ort considérable pour arracher
son regard du mail. Des images érotiques envahirent son esprit.
Merde… Elle était au bureau…
Quinze minutes plus tard, elle entra dans la salle de conférence à l’étage inférieur. Les trois associés étaient
là.
Il y avait également les chefs de départements et les assistantes personnelles des autres avocats. Kate lui
présenta la troisième assistante principale. Elle était d’origine indienne ; sa longue chevelure noire descendait
jusqu’au bas de ses reins.
Elle tendit une main ferme à Alexandra.
— J’ai entendu beaucoup de bien sur vous, dit-elle d’une voix mélodieuse.
— Merci, répondit Alexandra tout sourire.'
— Vous êtes diplômée de Yale à ce qu’on m’a dit ?
— C’est exact.
— Oh, moi aussi, reprit l’Indienne. J’ai eu Robert Davis comme maître de thèse…
Alexandra haussa les sourcils de surprise. C’était aussi son professeur. Le monde était petit.
La voix de stentor de Lowell interrompit leur aparté. Les trois femmes prirent place à la table. Le déjeuner
du mardi était l’occasion non seulement de faire le point mais aussi de resserrer les liens entre le personnel et
les cadres.
Un traiteur livra les plateaux-repas. Le déjeuner se déroula dans une ambiance bon enfant. Il y fut
question de tout sauf de travail.
À l’heure du café, Griffiths se pencha vers Alexandra.
— Alors, comment vous sentez-vous chez nous ? demanda-t-il.
— Bien, je crois que je vais prendre goût à ces repas !
L’avocat sourit. Contrairement à la majorité des patrons, ses associés et lui privilégiaient les bonnes
relations. Leur politique était stricte mais juste. Comme dans la plupart des grandes entreprises, les liens
amoureux étaient fortement déconseillés, voire proscrits. Mais l’amitié était primordiale.
— Bien, après cet entracte pour le moins agréable, commença Lowell. Nous allons nous mettre au travail.
Chacun se leva pour déposer sa tasse à café vide sur l’immense desserte. Tour à tour, les dossiers furent
évoqués, disséqués. Approuvés ou pas…
Quand vint le tour d’Alexandra, elle se gratta la gorge et exposa ses conclusions. À plusieurs reprises, elle
surprit le regard admiratif de Griffiths posé sur elle.
Deux heures plus tard, elle s’apprêta à quitter la pièce. Lowell lui fit signe de rester.
— Félicitations, mademoiselle Wellington, brillants exposés. Je dois avouer que j’ai été impressionné par
votre travail… je me félicite d’avoir écouté Mark, pour une fois.
— Merci, monsieur.
Lowell était grand et sec. Son visage taillé en lames de couteau. Ses yeux d’un gris clair semblaient vouloir
vous transpercer.
— Bonne fin d’après-midi, reprit-il en s’éloignant.
— Waouh ! Les félicitations du boss ! Tu fais fort, pour ta première participation ! s’exclama Kate.
Alexandra grimaça. Ce type lui faisait froid dans le dos. Cela venait sans doute de la couleur de ses yeux ou
de cette expression à la fois condescendante et hautaine.
— Alexandra, vous voulez bien venir dans mon bureau ? demanda Griffiths.
Elle hocha la tête, adressa un petit sourire à Kate tout en haussant les sourcils. L’attitude de son chef
direct était ambiguë. Elle avait la sensation qu’il attendait quelque chose d’elle qui n’avait rien à voir avec le
travail.
Elle entra dans son bureau et jeta un coup d’œil au canapé en cuir noir. Des coussins étaient éparpillés sur
l’assise. Bizarre dans un bureau masculin.
— Asseyez-vous, je vous prie.
Elle prit place sur une chaise capitonnée face à la table de travail. GriMths se laissa tomber dans son
fauteuil.
— Je suis content de vous, commença-t-il. Beau travail, vraiment. Je dois me rendre à Boston, en n de
semaine prochaine, j’aurais aimé que vous m’accompagniez.
Elle resta muette de surprise. Puis elle se souvint du dîner de charité où elle avait promis de se rendre.
— Quel jour exactement ? demanda-t-elle.