176 pages
Français

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Description

Jiji a abandonné tout espoir en l’avenir depuis que John lui a ordonné de partir. Elle vit recluse dans un vieil hôtel et refuse de répondre aux appels de ses proches qui s’inquiètent.


De son côté, John regrette sa réaction et espère qu’elle acceptera de donner une nouvelle chance à leur couple. S’il avait pu il l’aurait rappelée plus tôt, mais sa situation l’en empêchait.


Pourront-ils renouer les liens qui les unissaient ? Est-ce que Jiji accordera son pardon à l’homme qu’elle aime ? Qu’en est-il de leurs projets ?


Nous avons compris qu’en amour, rien n’est acquis. Mais est-ce que l’on peut dire que tout est perdu ?


Une note de suspense, une poignée d’humour et une pincée d’adrénaline. Mixez le tout et ajoutez une grosse dose d’amour. Vous obtiendrez Jiji 3 !

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Informations

Publié par
Nombre de lectures 8
EAN13 9782902427017
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0015€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Jiji Volume 3 : Pas sans toi
Du même auteur
Ne m'approchez pas
Jiji - Volume 1 : Une infirmière à la recherche de l'amour
Jiji - Volume 2 : En amour, rien n'est acquis
Émilie Achin
Jiji Volume 3 : Pas sans toi
Plumes de Mimi éditions
«Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. L’auteur ou l’éditeur est seul propriétaire des droits et responsable du contenu de ce livre. Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayant droit ou ayant cause, est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.»
© Editions Plumes de Mimi éditions,
ISBN : 978-2-902427-01-7
La vie est faite d’étapes. La plus douce est l'amour. La plus dure est la séparation. La plus pénible est l’adieu. Et la plus belle est les retrouvailles.
Prologue
Lorsque John lui avait demandé de partir, Jiji avait vu les beaux souvenirs de leur relation, défiler dans sa tête. Elle avait caché les avances d’un homme pour éviter les ennuis, mais cela n’avait fait qu’aggraver les choses. La situation s’était retournée contre elle, sans qu’elle puisse se défendre.  Qu’auriez-vous fait à sa place ?  Auriez-vous risqué de tout raconter à l’homme que vous aimez, au risque de le voir détruire sa carrière et sa vie en s’attaquant à celui qui ose s’en prendre à vous ?  Parfois, nous faisons des choix difficiles pour l imiter les dégâts, même si cela peut gâcher notre avenir. Jiji ne savait pas si elle devait s’en vouloir, pourtant, elle regrettait la réaction de John. Elle avait pensé pouvoir discuter pour prouver son innocence, mais ce dernier s’était laissé emporter par la rage et avait tiré un trait sur leur relation.  Leurs projets étaient-ils tombés à l’eau ? Qu’allait-il se passer maintenant ? Comment continuer à vivre après un tel échec sentimental ? Jiji avait e u tant de mal à s’habituer à sa nouvelle vie. Réussirait-elle à se relever ?
Chapitre 1
Vendredi, premier jour : Je me réveille en pleurant, je regarde mon téléphone et comme je n’ai aucune nouvelle de John, je m’effondre jusqu’à ce que mon cœur se rendorme. Puis je me recouche et reproduis le même cycle toute la journée. Mes parents, ma sœur, mes amis et même mon frère ont essayé de me contacter, mais je ne peux pas parler. Je ne peux pas leur répondre, je ne saurais pas quoi leur dire. Je ne sais pas quelle heure il est, mais en tout cas je n'ai pas faim ni soif. Sans voir le temps passer, je reste là, allongée dans la même position depuis hier, sur le lit encore fait au carré. J’ai à peine froissé les draps en me relevant pour prendre mon téléphone sur le chevet. À travers les rideaux, je remarque qu’il commence à nouveau à faire nuit, alors je ferme les yeux et me replonge dans ce cauchemar où je revois John me virer de chez lui sans vouloir m’écouter. Deuxième jour : J'ai la tête en vrac, je n'arrive plus à ouvrir les yeux tellement j'ai pleuré et j'ai mal à l’estomac de n’avoir rien avalé depuis plusieurs jours. Je ne suis plus sûre d’être vivante, j’ai l’impression que mon cerveau a perdu le contrôle de mon corps et je ne sens plus mon cœur battre. Mon téléphone vibre sans interruption, mais je ne réponds pas, toujours incapable de parler. Je crois que je suis tellement effondrée que même si John m'appelait aujourd'hui je n'aurais pas la force de répondre. Je reste encore au lit toute la journée, puis lorsque le soleil se couche, je me force à boire un peu d'eau du robinet et à prendre une douche. Ensuite, je retourne me recroqueviller dans le lit. Mes seules pensées vont vers John. Je me demande co mment il est en ce moment, à quoi il pense, quelle image il a de moi, s’il a lu ma lettre… Mais je n’obtiens pas de réponses à ces questions, je n’ai toujours aucune nouvelle de lui. De cet homme que j’aime plus que tout et qui m’a quittée sans me laisser le bénéfice du doute. Troisième jour : Je suis réveillée par la gérante de l'hôtel qui s'inquiète de ne pas me voir sortir de ma chambre. Je la rassure en lui disant que j'ai juste besoin de beaucoup de repos. Je n’ai pas dû être assez convaincante, car elle revient quelques minutes plus tard, avec un plateau rempli de viennoiseries, de chocolats, de fruits et une bonne tasse de café. — Tenez ma p'tite dame, prenez tout et mangez ce que vous voudrez. Quand on a mal au cœur, on a besoin de se réconforter en mangeant ce qu'on aime. Je suis sûre qu’il y a des choses qui vous feront plaisir sur ce plateau, me dit-elle avant de partir. — Merci beaucoup... Je pose le plateau sur mon lit, avale une gorgée de café et essaie de manger un chocolat, mais je n'arrive pas à le mâcher, j'ai tellement pleuré que ma mâchoire est comme… paralysée. J'ai une tonne d'appels en absence, je regarde de qui ils viennent au cas où, sans grande conviction. Mais soudain, mon cœur a un raté. Il y a un appel de John, suivi d’un message vocal. Je l'écoute après avoir passé tous ceux de ma famille et mes amis qui semblent vraiment s’inquiéter pour moi. Lorsque j'entends la voix de John, j'ai des frissons dans tout le corps. Il dit : « Jiji, ta famille e st morte d’inquiétude, donne-leur de tes nouvelles pou r les rassurer... et appelle-moi dès que tu as ce message, il faut qu'on parle. » Sa voix est douce, mais ferme. Je pense qu'il est triste. Je tremble, en pleurant à nouveau. Je ne sais pas quoi faire. Je ne savais pas qu'il était possible de verser autant de larmes.
Allez, si je veux que les choses s'arrangent, il fa ut que je sois courageuse et que je l'appelle. — Allô ! dit-il d’une voix étrange. — Salut, c'est moi... — Où es-tu ? — Dans un hôtel... — Pourquoi n'es-tu pas chez toi ? — Parce que... — Pourquoi ne réponds-tu pas au téléphone depuis trois jours ? — Attends, tu m'as demandé de t'appeler pour m'engu euler ? C'est quoi ton problème ? Tu n'en as rien à foutre, tu m'as virée sans essayer de m'écou ter ! Alors, ne viens pas me gonfler en faisant semblant de t’inquiéter pour moi, laisse-moi déprimer dans mon coin. Je raccroche et éclate en sanglots. — Putain, mais quel salaud ! je crie en tapant dans le mur. Il rappelle, mais je ne réponds pas. Il disait qu'il m'aimait, qu'il ne pouvait pas se passer de moi, il voulait m'épouser, faire des enfants et tout à coup, on lui montre une photo et il ne me laisse aucune chance. Il ne m'a même pas appelée après avoir lu ma lettre. L'a-t-il lue ? J'éteins mon téléphone, quand il va voir qu'il tombe directement sur la messagerie, il comprendra. Comment ai-je pu croire qu’il appelait pour que nou s ayons une vraie discussion ? Il voulait seulement voir à quel point je souffrais et enfoncer un peu plus le couteau dans la plaie. Je sors mes affaires de toilette et décide d’aller prendre une douche pour essayer de le chasser de mes pensées. L'eau chaude sur mon corps me fait un bien fou. Je reste un long moment dessous et me laisse apaiser par le jet de la douche. * * * * * John : l con, j'aurais dû lui dire que je voulaisJe n'en reviens pas, elle m'a raccroché au nez. Que arranger les choses. Et si ce n’est pas ce qu’elle veut ? Si tout était fini entre nous ? Si elle me détestait ? J'ai vraiment été idiot de ne pas vouloir l'écouter, on m'a mis une photo sous le nez et j'ai pensé au pire... Il faut dire que je n'ai pas été aidé pa r le passé, mais je sais que Jiji n’est pas comme Hélène. C’est une merveille, elle est incapable de me faire du mal. Pourquoi suis-je aussi impulsif ? Je dois la retrouver, maintenant que je sais qu'elle est dans un hôtel. Au son de sa voix, j'ai compris qu'il fallait que je la voie très vite,elle n'est pas bien, elle a besoin d'être réconfortée. J’ai peur qu’elle fasse une connerie. Rien n'est sa faute encore une fois et j'ai agi com me un gros débile. Je vais vraiment finir par la perdre, si ce n'est pas déjà le cas... Quand je rappelle sur son portable, je tombe directement sur la messagerie.Je cherche sur internet les adresses de tous les hôtels de La Rochelle, mais il y en a tellement que j'y passerais la journée si je la cherchais en me rendant dans chacun d'entre eux. Soudain, il me vient une idée. Elle a un iPhone, alors je vais faire une recherche de géolocalisation ! Il faut que je la retrouve au plus vite, j’ai besoin de la serrer dans mes bras. Je dois lui présenter mes excuses pour ne pas l'avoir cru et surtout, pour ne pas avoir essayé de l'écouter. S’il lui arrivait quoi que ce soit par ma faute, je n’y survivrais pas. * * * * *
Jiji : — Jiji, ouvre tout de suite ! Oh merde, c'est lui ! Comment sait-il que je suis ici ? — Je sais que tu es là, ouvre ou j’appelle les secours ! — C'est bon, j'arrive, deux minutes ! Je sais qu'il en est capable. Je sors de la douche, sans prendre le temps de me sécher. Je mets mon pantalon et un t-shirt, je ne prends pas la peine de mettre un soutien-gorge et j'ouvre la porte. John entre en furie. — Qu'est-ce que tu fais ici ? me dit-il en colère. — Pardon ? — Tes parents et ta sœur sont en panique ! Ils sont venus à la maison pour me demander des explications. J'ai essayé de t'appeler, mais tu ne réponds pas et quand j'arrive enfin à t'avoir, tu me raccroches au nez ! — Tu m'as demandé de partir je te signale et tu ne voulais plus me voir ! Je t'ai laissé une lettre po ur t'expliquer qu’il s’agissait d’un malentendu, mais tu ne m'as pas rappelée. Ça fait trois jours, ça veut bien dire que tu n’en as rien à faire ! Et puis je ne sais même pas où tu as eu cette fichue photo… Quoi qu’il en soit, tu as mis fin à notre relation, préférant croire les mensonges d’une personne qui nous veut du mal. — Bien sûr que non, il se passe la main dans les cheveux. Écoute-moi Jiji... — Je n'ai pas envie de t'écouter. Tu m'as écoutée toi ? Tout ça ne sert à rien, je veux que tu partes John, dis-je en lui tournant le dos pour lui cacher ma tristesse. — Je suis désolé... — Désolé… Tu es désolé ? C'est une blague… — Si je ne t’ai pas appelé avant, c’est parce que je suis allé voir ce fils de pute, je lui ai pété la gueule et quelqu’un a appelé les flics. J'étais en garde à vue jusqu'à hier soir, hurle-t-il en me prenant par les épaules pour me tourner face à lui. Mes larmes ressurgissent. Je commence à comprendre qu’il est aussi triste et fatigué que moi. Il n’a pas dû dormir beaucoup et il est certainement à bou t de nerfs après ce qu’il a vécu ces dernières heures. — Quoi ? je demande pour qu’il s’explique. — Quand je suis rentré de chez ma mère, j'ai lu ta lettre... En comprenant ce qui s’était passé, j’ai pété les plombs, alors je suis allé chez lui... — Comment tu as su où il habitait ? — Je l'ai vu sortir de chez lui à plusieurs reprises, il habite le quartier. Lorsqu’il a ouvert la porte, je lui ai immédiatement sauté dessus pour le frapper et je ne pouvais plus m’arrêter, j’étais fou… puis la police est arrivée et m’a embarquée... Je reste sans voix. Je m'assois sur le lit et le regarde sans savoir quoi lui dire. Alors il continue : — J'avais l'intention de t'appeler après être allé le voir, pour te demander de revenir. Je te demande pardon, je n'aurais pas dû mettre ta parole en doute... — Tu n'as pas voulu m’écouter, tu m'as virée sans m e laisser le bénéfice du doute… J’ai vécu les pires jours de ma vie. — Je saisJe sais, je suis vraiment désolé… — J’aimerais savoir comment tu m'as retrouvée John. — J'ai fait une recherche de géolocalisation grâce à ton portable. — Super, en plus tu me fliques !
— J’étais inquiet pour toi. Tu veux bien quitter cette chambre et revenir à la maison, avec moi ? — Pour que tu me dégages au moindre doute ? Non, je préfère rester ici. J’ai bien réfléchi et je ne pense pas que nous soyons faits l’un pour l’autre. Nous sommes beaucoup trop différents. * * * * * John Elle vient de me dire non ! Je n'arrive pas à y cro ire, elle ne veut plus de moi... Mes mains tremblent, je commence à paniquer. Elle ne peut pas m'abandonner, même si c’est moi qui l'ai fait au départ... Il faut qu'elle me croie, qu ’elle me pardonne, j'ai tellement besoin d'elle. Ce qu'elle ignore, c'est que même si elle avait fait ce pour quoi je l'ai accusée, je serai revenu tôt ou tard. Je ne peux plus me passer d'elle, c’est ma drogue et elle me manque terriblement. Rien qu'à la regarder, j'ai envie de la serrer dans mes bras et de l'embrasser. Je peine à garder mes distances, mais je ne sais pas si elle accepterait que je prenne l’initiative de m’asseoir près d’elle. — Je te demande encore une fois de me pardonner, c'était une erreur... — Comment veux-tu que je n'aie pas peur que ça reco mmence ? Ça fait trois jours que je pleure comme une idiote dans ce lit pourri. Je ne me nourris presque pas et je ne réponds pas au téléphone, parce que je n'arrive pas à parler, tellement je suffoque... Ces paroles me font mal. Je souffre de l'avoir lais sée comme ça, de ne pas avoir pu venir avant. Je la prends dans mes bras, passe ma main sur sa nu que et pose sa tête contre mon torse. Lorsque je sens qu’elle se calme, je relève sa tête et l'embrasse. Mes émotions prennent le dessus et je laisse couler quelques larmes de soulagement. Elle est surprise de sentir leur goût salé, alors elle ouvre les yeux et s'écarte de moi. 