La confrérie Tome 1

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168 pages
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Description

Riche, belle et indépendante, Alexandra Wellington a tout pour être heureuse. Une famille aimante, un métier passionnant.
Elle ignore cependant une chose : sa famille appartient à une Confrérie secrète. La découverte de ce secret et sa rencontre avec deux hommes que tout oppose, vont bouleverser son destin.
Le premier l’aimera d’un amour passionnel mais non partagé. Le second va faire fondre son cœur et l’initier aux rites de la Confrérie.



Premier tome de la trilogie La conférie.

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Publié par
Ajouté le 29 décembre 2018
Nombre de lectures 21
EAN13 9791034810239
Langue Français
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La Confrérie Tome 1
Sylvie Roca-Géris La Confrérie Tome 1 Corps et Âmes (Seconde édition) Couverture :Maïka Publié dans laCollection Indécente, Dirigée parEva Adams
©Evidence Editions2019
Mot de l’éditeur : Evidence Editions a été créée dans le but de rendre accessible la lecture pour tous, à tout âge et partout. Nous accordons une grande importance à ce que chacun puisse accéder à la littérature actuelle sans barrière de handicap. C’est pourquoi nos ouvrages sont disponibles en format papier, numérique, dyslexique, malvoyant, braille et audio. Tout notre professionnalisme est mis en œuvre pour que votre lecture soit des plus confortables. En tant que lecteur, vous découvrirez dans nos di%érentes collections de la littérature jeunesse, de la littérature générale, des témoignages, des livres historiques, des livres sur la santé et le bien-être, du policier, du thriller, de la littérature de l’imaginaire, de la romance sous toutes ses formes et de la littérature érotique. Nous proposons également des ouvrages de la vie pratique tels que : agendas, cahiers de dédicaces, Bullet journal, DIY (Do It Yourself). Pour prolonger le plaisir de votre lecture, dans notre boutique vous trouverez des goodies à collectionner ainsi que des boxes livresques disponibles toute l’année. Ouvrir un livre Evidence, c’est aller à la rencontre d’émotions exceptionnelles. Vous désirez être informés de nos publications. Pour cela, il vous su3t de nous adresser un courrier électronique à l’adresse suivante : Email :contact@evidence-editions.com Site internet :www.evidence-boutique.com
Avertissement
Texte réservé à un public majeur et averti
Chapitre 1 Elle marchait d’un pas rapide en direction de l’immeuble Stonebridge. Le téléphone vissé à l’oreille, elle se faulait entre les employés qui se rendaient à leur travail. C’était son premier jour chez Marks, Lowell & Griffiths. Ce grand cabinet d’avocats venait de l’embaucher en tant qu’assistante juridique. Après avoir passé deux ans comme assistante d’un procureur de Boston, elle avait choisi de passer de l’autre côté. Les violences, les crimes qu’elle avait vus chaque jour l’avaient profondément changée. Du coin de l’œil, elle repéra une limousine qui roulait au pas à trois mètres d’elle. Les vitres fumées l’empêchèrent de voir à l’intérieur du véhicule. Parvenue à une dizaine de mètres de l’entrée de l’immeuble, elle referma son portable. Dans un sac, elle prit un escarpin à talons aiguilles. Appuyée contre un arbre, elle ôta ses chaussures plates et enla ses Manolo Blahnik. Elle se sentit tout de suite mieux. Elle lissa sa jupe crayon, resserra la ceinture de sa veste en cuir et reprit sa marche. Devant l’entrée de l’immeuble, deux hommes en costume de prix semblaient l’attendre. — Bonjour, Alexandra, dit l’un d’eux. — Bonjour, Mark. Elle serra la main de son nouveau patron. Mark Gri2ths était grand, mince et légèrement dégarni. Il avait fondé avec deux camarades d’université un des cabinets les plus renommés de New York. — Prête pour une nouvelle vie ? demanda-t-il. — Je crois. À cet instant, la limousine stoppa le long du trottoir. Le chau:eur contourna le véhicule, ouvrit la portière arrière et le passager en descendit. L’homme se dirigea d’un pas souple vers la porte à tambour de l’immeuble. — Mac, bonjour, dit Gri2ths en tendant la main. Permettez-moi de vous présenter ma nouvelle assistante, Alexandra Wellington. Alex, Malcolm Stonebridge. Elle haussa les sourcils. Stonebridge, comme le nom de l’immeuble ? — Ravie de vous rencontrer, dit-elle. — Tout le plaisir est pour moi, rétorqua-t-il. Il lui tendit une main aux larges doigts manucurés. Lorsqu’il saisit sa main, elle ressentit comme une décharge électrique. Ses yeux étaient d’un bleu étonnant. Presque turquoise. Ils la détaillèrent avec aplomb. — Malcolm est le propriétaire de l’immeuble, reprit Gri2ths. Je crois que la moitié de Manhattan lui appartient, d’ailleurs. — Seulement le tiers ! rétorqua l’intéressé en souriant. — C’est déjà pas mal, dit Alexandra. — Si vous voulez bien m’excuser, j’ai un petit-déjeuner d’affaires. Les avocats entrèrent à leur tour dans l’immeuble. Dans l’ascenseur, ils parlèrent base-ball.
Alexandra soupira. Cet homme était d’une beauté stupéante. Il devait mesurer dans les un mètre quatre-vingt-dix, il était large d’épaules, des hanches étroites. Sa mâchoire était carrée, son nez droit. Des cheveux bruns ondulés encadraient ce visage viril. Il devait avoir à peine trente ans et il possédait le tiers de Manhattan ? Elle décida de mettre à profit sa pause de midi pour faire une petite enquête sur lui. Le cabinet d’avocats occupait trois étages dans l’immeuble. Du dix-neuvième au vingt et unième. Son bureau se situait au plus haut niveau. Gri2ths était spécialisé en droit civil. Il la conduisit jusqu’à sa pièce de travail. Elle était spacieuse et contigüe à son propre espace. Une salle de conférence occupait la partie à droite du long couloir. Sur la gauche, un guichet en bois clair était occupé par les bureaux des secrétaires. Elles étaient trois, déjà installées, écouteurs vissés à l’oreille. Elles saluèrent le patron d’un grand sourire. — Vous verrez, ici l’ambiance est très bon enfant, dit Griffiths en déverrouillant la porte de son bureau. — J’en suis ravie. On travaille mieux ainsi. L’avocat sourit. Il déposa sa mallette sur sa table de travail en bois sombre. — Asseyez-vous, t-il en désignant une chaise face à son bureau. Bien, nous avons déjà discuté de l’organisation du travail. Mandy vous donnera le planning de la semaine. J’ai préparé plusieurs dossiers que je souhaite vous voir traiter. — Entendu. — Le mardi, nous déjeunons tous ensemble dans la salle de conférence. Cela nous permet de faire le point, reprit-il. Voici les dossiers, étudiez-les et faites-moi un résumé avec des propositions satisfaisantes pour mes clients. — Tout ça d’ici ce soir ? demanda-t-elle. Griffiths haussa un sourcil. — Je ne doute pas que vous en soyez capable, mais je n’en demande pas tant, dit-il. J’ai juste besoin d’une ébauche rapide pour demain, ajouta-t-il. C’est possible ? — Je m’y mets immédiatement. Il ne devrait pas y avoir de problème. — Parfait, alors. Alexandra se leva et quitta la pièce sous le regard intéressé de son patron. Elle avait présenté d’excellentes références lors de son embauche. Lorsque son assistante avait décidé de prendre sa retraite, son cabinet avait émis une o:re d’emploi dans les journaux spécialisés. Gri2ths avait reçu personnellement des dizaines de candidats potentiels. Alexandra Wellington avait tout de suite attiré son attention. Elle était sortie major de sa promotion à Yale avec les félicitations du jury. Elle avait ensuite travaillé pour un procureur avant de chercher un emploi dans un cabinet d’avocats. Il était intimement persuadé qu’elle serait une recrue de choix. Et ce qui ne gâchait rien, c’était une très jolie lle. Grande, un mètre soixante-dix à vue de nez, brune avec de magniques yeux verts. Une silhouette de rêve et un goût très prononcé pour les tenues sexy et chics. Lors de leur premier entretien, elle portait un tailleur en cuir bordeaux et des Louboutin noirs. Sa petite enquête lui avait permis d’apprendre qu’elle était la belle-lle de William Devereux, magnat de la nance et fille d’Elisabeth Van Buren, riche héritière du joailler du même nom. Griffiths soupira, quel dommage qu’il soit marié. Alexandra regagna son bureau. La pièce était grande et décorée avec goût. Sa table de travail en bois foncé tournait le dos à l’immense baie vitrée qui donnait sur les buildings de Manhattan. Un fauteuil en cuir, une
banquette, une table de salon et un meuble bas formaient le mobilier. Il manquait des tableaux ; mais elle s’occuperait de ça plus tard. Elle posa les cinq dossiers sur son bureau, ôta sa veste qu’elle pendit au dossier de son fauteuil et prit place derrière sa table de travail. Pour son premier jour, Gri2ths l’avait gâtée. Elle pensait commencer en douceur. Cinq cas à étudier pour le lendemain midi ? Le challenge était de taille… et ce n’était pas pour lui déplaire. Elle avait toujours été une bosseuse. À l’université déjà, elle passait pour « la grosse tête » de service. Elle avait décroché tous ses examens, haut la main. Elle ouvrit la première chemise cartonnée. Le cas était simple mais l’enjeu colossal. Un divorce entre deux riches héritiers. L’épouse était lle d’un brasseur et le futur ex-mari avait fait fortune dans le café et le thé. Ils se déchiraient pour tout. Elle lit entièrement le dossier avant de prendre des notes. À treize heures, on frappa à sa porte. Kate Malory, une des autres assistantes du cabinet passa la tête par l’entrebâillement. — Nous descendons déjeuner à la cafétéria, tu te joins à nous ? proposa-t-elle. — Avec plaisir. Alexandra se leva et rejoignit la jeune femme. Outre les bureaux des di:érents avocats, les locaux comprenaient une cafétéria, une salle de repos et même une nursery. Les employées féminines pouvaient y déposer leurs enfants et ainsi éviter de nombreux déplacements pour aller les déposer ou les récupérer. C’était tout bénéfice pour l’entreprise. Elles étaient disponibles à tout moment de la journée. — Tu verras, dit Kate. On a l’impression d’être en famille, ici. Tout est fait pour que chaque employé se sente bien. Les patrons sont sympas, les collègues aussi. — Bref, c’est le paradis ! fit Alexandra en riant. — Ouais. Et ce qui ne gâche rien, il y a plein de beaux gosses ! Alexandra haussa les sourcils. À propos de beau gosse… — Tu connais Stonebridge ? demanda-t-elle l’air de rien. — Oh celui-là ! Inaccessible! rétorqua sa collègue. Je me demande s’il n’est pas gay ! ajouta-t-elle. — Ah bon ! — Oui, on le voit sans arrêt au bras de superbes créatures dans les pages people mais jamais deux fois de suite avec la même… jamais marié… — Cela ne signifie pas qu’il soit gay… c’est peut-être un cœur d’artichaut, dit Alexandra. L’autre assistante haussa les épaules. Elle n’avait pas l’air convaincu. Les deux jeunes femmes prirent place dans un coin de la grande salle. De nombreuses tables étaient occupées par des employés de l’immeuble. — Tout le monde peut venir manger ici ? demanda-t-elle. — Non, c’est réservé aux étages quinze à trente. — Qu’y a-t-il au trentième ? — Stonebridge Industries… et le très beau monsieur Malcolm Stonebridge… il occupe un étage à lui seul. Bureau gigantesque, salle de sports, salle de conférence et même une salle à manger pour au moins cinquante personnes ! — Waouh ! Impressionnant.
— Oui, tu verras les réceptions qu’il organise là-haut ! reprit Kate. Tout le monde se bat pour être invité. Alexandra secoua la tête en piquant dans un morceau de poulet. — Il fait quoi au juste ? — Activités multiples, répondit Kate. Aciéries, informatique, construction… il achète et revend des boîtes en faillite… en fait je ne sais pas tout ce qu’il fait… — Et toi, dis-moi, depuis quand travailles-tu ici ? demanda Alexandra pour changer de sujet. — Cela va faire cinq ans, répondit Kate. L’ambiance me plaît, le boulot aussi, donc je compte bien rester le plus longtemps possible. Et ton parcours ? Comment es-tu arrivée chez nous ? Alexandra lui parla de son poste auprès du procureur de Boston. De ses di2cultés à comprendre la noirceur de l’âme humaine… — J’ai préféré changer d’orientation avant de devenir insensible, expliqua-t-elle. — Le patron m’a dit que tu as fait Yale ? — Exact, répondit-elle. Cela n’a rien d’extraordinaire. — Major de promo ? Avec félicitations qui plus est ! Alexandra haussa les sourcils. — Je vois qu’on parle de moi ! — Les boss nous ont fait ton portrait la semaine dernière. Ils sont très ers de t’avoir embauchée, apparemment. — J’en suis flattée, répliqua la jeune femme en riant. Et toi, quelle université? — Cornell, répondit Kate avec une moue modeste. — Tout de même ! — Oh tu sais, je me suis bien débrouillée ! Elles rirent en cœur. Leur rencontre datait du jour où Alexandra avait eu son premier entretien. Kate était chargée de l’accueillir et de lui faire visiter les bureaux. Elles s’étaient immédiatement bien entendues. Elles avaient dîné le soir même ensemble. — Alors, dis-moi, il y a un homme dans ta vie ? demanda-t-elle. — Non, pas en ce moment et toi ? — Oui, un petit ami, il est dans la pub… il est à Philadelphie cette semaine, répondit Kate. Donc tu t’intéresses à Stonebridge ! ajouta-t-elle en baissant la voix. — M’intéresser est un bien grand mot. Je l’ai croisé ce matin en arrivant. Mark me l’a présenté, c’est tout. Kate scruta la jeune femme en hochant la tête, d’un air entendu. — Quoi ? demanda Alexandra. Allez, dis-moi ! — Tu es une sacrée veinarde ! Nos boss ne présentent pas toutes les lles qui travaillent ici à Stonebridge ! — Ils n’avaient pas le choix, nous étions devant l’immeuble quand il est descendu de sa limousine. — Oui, mais tout de même… alors il est comment de près ? — Que veux-tu que je te dise ? s’étonna Alexandra. Beau et … très comestible ! — Comestible ? s’exclama Kate. Elle éclata de rire. C’était la première fois qu’elle entendait une femme traiter un homme decomestible! — J’aime bien ta façon de penser ! dit-elle. Comestible ! Il faudra que je m’en souvienne de celle-là ! Les deux femmes pouffèrent de rire. À une table voisine, un groupe d’hommes les dévisageait. — Tu vois le blond en costume marine, commença Kate. Lui je le trouvecomestible… mais c’est un con fini ! Prétentieux et arrogant, tout ce que je déteste chez un homme. Il travaille avec Lowell.