Le supplice de la Saint-Valentin

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Description

À un mois de la Saint-Valentin, Delphine enrage de passer encore une fois cette fête seule. Alors qu’elle se balade en ville, elle est effrayée par un homme surgi de nulle part. Il s’agit du propriétaire d’une boutique de chocolats. Cet homme est beau mais dérangeant...
Le lendemain, quand elle se réveille, Delphine réalise qu’elle n’est plus dans son appartement mais dans une maison totalement inconnue. Que s’est-il passé ?


***


Extrait :

Quand je reprends connaissance, je suis allongée sur le ventre et presque nue. Il me semble que je ne porte qu’une culotte. Un drap est posé sur mes jambes mais tout le haut de mon corps est dénudé. J’ai très mal, mais pas autant que ce que j’aurais cru. Ce n’est pas normal et cette idée m’affole. Je devrais être contente de ne pas souffrir le martyre mais je suis juste effrayée. J’ai peur de lui, de ce qu’il m’a fait, de ce qu’il est encore capable de me faire.
Je me remémore la scène et prends conscience qu’il m’a peut-être violée pendant que j’étais endormie. Je bouge un peu et la seule douleur qui arrive ne provient que de deux endroits : ma tête et mon dos. Je présume alors, je l’espère en tout cas, qu’il ne m’a pas touchée de cette manière. Je prends conscience d’une autre chose encore plus terrible : je ne suis pas heureuse d’être en vie.

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EAN13 9791034800902
Langue Français

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Le supplice de la Saint-Valentin
La romance sous toutes les coutures : Vénus Bleu= Young romance Vénus Rose= Romance classique Vénus Orange= Feeling good Vénus Pourpre= Romance historique Vénus Gris= Romance policière VénusDark= Dark Romance Vénus Jaune= Homo-romance Vénus Rouge= Romance érotique
Jennifer Didi Le supplice de la Saint-Valentin Couverture :Maïka Publié dans laCollection Vénus Dark
©Evidence Editions2019
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Nous sommes à un mois de la Saint-Valentin mais on voit déjà éclore sur les arbres nus des g uirlandes de petits cupidons et des cœurs luminescents. Je pensais que nous avions touché le fond en commençant à fêter Noël en octobre mais il faut croire que je me trompais. Au moins, Noël est une fête que j’apprécie un peu. La Saint-Valentin, quant à elle, n’est qu’une triste mascarade servant à enrichir les commerçants. Bon, d’accord, je ne déteste pas vraiment cette journée, je suis simplement jalouse du bonheur des autres. Je n’ai jamais pu pro(ter de la fête des amoureux tout simplement parce que je n’en ai jamais eu à ce moment précis de l’année. En fait si, cela m’est arrivé une fois, une seule et unique fois, et je suis tombée sur un homme qui avait décidé de ne rien m’o+rir. Chaque année, les couples enlacés et leur bonheur évident m’écœurent. Je voulais faire une balade dans l’avenue principale de ma ville et je ne pensais pas tomber sur un orilège de décorations gnians-gnians à mourir. Du coup, je me hâte de rentrer chez moi pour retrouver mon canapé douillet et ma série préférée. Sur le chemin du retour, alors que je regarde les v itrines des magasins, je me rends compte que les commerçants aussi sont déjà prêts pour la Saint-Valentin, à croire qu’ils se sont passé le mot ! Est-ce qu’il existe un calendrier pour vendeurs expliquant quand commencer à mettre les produits en avant en fonction de l’événement à venir ? Mon esprit en ébullition ( nit par se calmer tandis que je passe devant un chocolatier. Ce n’est pas une bonne idée. Je n’en ai vraiment pas besoin. J’ai des kilos à perdre. Oh, comme il est beau ce petit cœur en chocolat au lait avec ce ruban en chocolat noir où l’on voit écrit, en chocolat blanc je présume, « Veux-tu être ma Valentine ? ». Je m’approche de la vitrine tout en tentant de ne pas trop baver devant toutes ces gourmandises quand, tout à coup, un visage vient se coller de l’autre côté. Je recule de surprise et (nis par tomber sur les fesses. La clochette de la porte tinte alors que le visage qui m’a fait peur s’approche à nouveau de moi. Cette (g ure appartient à un homme qui semble immense. Il a une coupe à la Brad Pitt et des yeux d’un bleu limpide. Son regard se fait anxieux et je réalise qu’en plus de ne m’être pas encore relevée, je le scrute de haut en bas. Je sens mes joues devenir rouges de honte alors qu’il tend un bras vers moi. — Madame, vous allez bien ? Désolé de vous avoir fait peur ! — Non, c’est ma faute. Merci, dis-je en prenant la main qu’il me tend et en essayant de me relever sans tirer trop sur son bras, histoire qu’il ne croie pas que je pèse une tonne. — J’espère que vous n’avez pas sali votre manteau ! Venez à l’intérieur, vous pourrez faire un petit nettoyage si besoin. J’accepte avec gratitude et suis l’homme dont je ne connais même pas le nom dans la boutique. Comme s’il avait lu dans mes pensées, le brun ténébreux se retourne en souriant et me dit : — Au fait, je ne me suis même pas présenté. Je m’appelle Mathieu et vous ? — Delphine, dis-je en lui rendant son sourire. J’espère que cela ne vous dérange pas que j’emprunte vos toilettes ? — Vous rigolez ? C’est le moins que je puisse vous o+rir après vous avoir fait tellement peur que vous en êtes tombée sur votre derrière, répond-il en riant.
Sa tirade aurait pu être sympathique si ce rire ne m’avait pas g lacé le sang . On dirait que ma chute l’a bien amusé. Moi qui croyais avoir a+aire à un gentleman, je me retrouve encore avec un abruti qui pense être meilleur que les autres. — Si vous n’étiez pas apparu derrière cette vitre sans prévenir, je ne serais pas tombée c’est sûr ! Je vois que ma phrase a fait mouche car le fameux Mathieu ne rit déjà plus. Il a l’air moitié désolé, moitié en colère, comme s’il n’avait pas l’habitude d’être rabroué. Sans attendre, je (le vers la porte qu’il me désigne pour me rafraîchir. Je me regarde dans la toute petite g lace accrochée au-dessus d’un tout aussi minuscule lavabo et je me dis que je n’aurais pas pu tomber plus bas. Comment diable fait cet homme pour se regarder dans ce miroir alors que j’y arrive à peine ! Je véri(e l’état de mon manteau, qui heureusement n’a rien, avant de réaliser qu’en tombant, il a dû se relever et donc que ce n’est pas lui qui a dû être taché mais… mon jean ! J’ai e+ectivement les fesses gelées mais entre le froid hivernal et la chute, je ne me suis pas rendu compte que c’était mon pantalon qui avait pris un coup. Je fais de mon mieux pour l’apercevoir dans la petite g lace, quitte à sautiller sur place, a(n de véri(er si je peux sortir la tête haute ou bien les yeux rivés au sol. Oh mon Dieu ! Là...