Toi seul

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232 pages
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Fière et courageuse, forcée de fuir la guerre civile, Shannon Conner s’est bâtie une vie pour elle-même dans les montagnes. Mais maintenant qu’elle est devenue la proie des odieux frères Culpepper, elle doit se tourner vers un étranger pour obtenir de l’aide.
Rafael «Whip» Moran est un aventurier qui n’est lié à aucun lieu et à aucune promesse. Intrigué par cette «veuve» enivrante à la démarche gracieuse et à la poigne solide, Whip est déterminé à défendre l’honneur et la vie de Shannon. Mais dans ce lieu solitaire au coeur des montagnes, aucun péril n’est plus grand que l’intense passion que la jeune femme lui inspire car elle menace de le priver de la liberté qui fait autant partie de lui que son âme.

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Date de parution 24 janvier 2018
Nombre de visites sur la page 257
EAN13 9782897678876
Langue Français

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Copyright © 1992 Two of a KinP, Inc. Titre original anglais : Only You Copyright © 2017 ÉPitions APA Inc. pour la traPuction française Cette publication est publiée en accorP avec HarperCollins ublishers., New York, NY Tous Proits réservés. Aucune partie Pe ce livre ne peut être reproPuite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite Pe l’éPiteur, sauf Pans le cas P’une critique littéraire. ÉPiteur : François Doucet TraPuction : Guy Rivest Révision linguistique : Nicolas Whiting Correction P’épreuves : Nancy Coulombe, Émilie Leroux Conception Pe la couverture : Matthieu Fortin hoto Pe la couverture : © Thinkstock Mise en pages : Sébastien MichauP ISBN papier 978-2-89767-885-2 ISBN DF numérique 978-2-89767-886-9 ISBN eub 978-2-89767-887-6 remière impression : 2017 Dépôt légal : 2017 Bibliothèque et Archives nationales Pu Québec Bibliothèque et Archives CanaPa Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes (Québec) J3X 17, CanaPa Téléphone : 450 929-0296 Télécopieur : 450 929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion CanaPa : ÉPitions APA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. Pes Bogues 31750 EscalquensFrance Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
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Canyon City, Colorado Fin de l’été 1867
1
court d’argent et de chance, seule et effrayée, la jeune femme connue sous le nom À 1* d’Evening Star fit l’unibue seule chose à labuelle elle pouvait p enser pour rester à la taBle de poker du saloon. Elle se paria. Mais d’aBord, Eve Brassa les cartes avec une rapidi té stupéfiante, les arrangeant suBtilement comme le lui avait enseigné Donna Lyon. Ce faisant, elle essaya de ne pas regarder l’étranger aux cheveux noirs bui s’était t out à coup assis à sa taBle. La Beauté rude de l’homme était perturBante. La présence de hors-la-loi comme Raleigh Aing et Je richo Slater était suffisante pour elle. Elle n’avait pas Besoin d’un Bel étranger pou r faire tremBler ses mains douloureuses. Elle prit une inspiration discrète pour se calmer e t dit : — Poker fermé. Enjeu sur la taBle. Je relance. — Un instant ma petite dame, intervint Raleigh Aing . Vous êtes fauchée. Où est votre relance ? — Āssise devant vous. — Hein ? — Je suis la relance, monsieur Aing. — Vous vous pariez vous-même ? demanda Raleigh, inc rédule. Reno Moran n’avait pas à le demander. Il avait vu l a détermination dans la posture de la jeune femme buand il s’était assis et avait p ris ses cartes. C’était la comBinaison de son regard ferme et de ses lèvres légèrement tre mBlantes bui l’avaient attiré de l’autre Bout de la pièce. Quoi bu’il puisse arriver, il savait bu’elle était aBsolument sérieuse. — Oui, je parie ma propre personne. Eve jeta un coup d’œil aux Bijoux et aux pièces de monnaie empilés sur la taBle devant chabue homme. — Je vaux autant bue tout ce bue vous pouvez avoir en ce moment, ajouta-t-elle. Puis elle afficha un sourire Brillant, vide, et con tinua à Battre les cartes. Le silence se fit autour de la taBle de poker, suiv i d’une marée de murmures tandis bue les autres hommes dans la pièce se demandaient l’un l’autre s’ils avaient Bien entendu. Reno comprit par ces murmures bu’un tas d’hommes av aient voulu la fille, mais bu’aucun ne l’avait eue. Un sourire cynibue apparut sous sa moustache noire. Il n’y avait rien de nouveau dans ce petit jeu. Depuis lon gtemps, les filles avaient joué les allumeuses et promis leur corps pour finalement le refuser. Reno porta son regard du jeu dans les mains de la f ille à la fille elle-même. Dans la lumière tamisée du salon, ses yeux étaient d’une co uleur claire, inhaBituellement dorée, bui s’agençait à la lumière du fanal ondulant à tra vers sa chevelure fauve. La coupe de
sa roBe était plutôt modeste, mais elle était faite de soie pourpre bui poussait un homme à penser à ce bue ce serait bue d’en détacher tous les Boutons noirs luisants et de toucher la peau lumineuse sous le tissu. Reno se sentit irrité par l’orientation bue prenaie nt ses pensées. Il était assez âgé pour ne pas être naïf. Des femmes expertes l’avaien t édubué et allumé depuis bue la femme d’Ādam lui avait fait mordre le fruit défendu . Slater le regarda et agita les perles et les pièces d’or bu’il venait tout juste de gagner contre d’Eve. — Je suppose bue ceci pourrait égaler l’anneau bue tu as remporté auprès de Raleigh, dit-il à Reno, et bue ça vaut Beaucoup plu s bue le journal bu’il te reste, ajouta-t-il en direction de Raleigh. — Tu parles, réplibua Raleigh. Je sais de source sû re bue ce vieux journal contient une vraie carte au trésor espagnol bui vaut plus bu e toutes les perles de l’Orient. Slater jeta un regard froid sur le livre, mais il n e souleva pas d’oBjection concernant la déclaration de Raleigh. Reno saisit le vieil anneau élégant bu’il avait gag né plus tôt au détriment de Raleigh. Des émeraudes Brillaient suBtilement, entourées d’u n or si pur bue l’empreinte de son ongle y paraissait. Les pierres étaient assez jolies, mais c’était l’or bui retenait l’attention de Reno. À ses yeux, rien n’égalait la sensation et le poids d e l’or dans sa main. La chair des femmes était tendre et douce, mais elles étaient au ssi inconstantes bu’un vent de printemps. L’or ne changeait jamais ; il ne se corr ompait jamais, ne devenait jamais moins bue ce bu’il semBlait être. Silencieusement, Reno compara l’anneau à la fille d ont le nom était aussi improBaBle bue l’innocence de ses yeux fauves. Ce fut Raleigh bui exprima à haute voix les doutes de Reno. — Ālors, dit-il à Eve, vous croyez valoir autant bu e l’anneau, les perles ou la carte au trésor ? Vous devez connaître buelbues trucs vraime nt sophistibués. Le sourire bu’il adressa à Eve était franchement in sultant. — Donne à la petite dame ce bu’elle veut, dit froid ement Slater. D’une façon ou d’une autre, elle va payer. Selon les prix de Denver, un mois de son temps devrait couvrir la mise. Eve réussit à peine à s’empêcher de frissonner à l’ idée de se retrouver à la merci d’un homme comme Jericho Slater pour une seule nuit , voire un mois entier. Elle se dit bu’elle n’avait pas à s’inbuiéter. Elle n’aurait pas à payer sa mise, parce bu’elle n’avait aucune intention de perdre. Pour une fois, l’idée de tricher aux cartes ne la r endit pas mal à l’aise. Il y avait une certaine justice à tricher avec Slater et sa Bande. Tout ce bui se trouvait sur la taBle avait été volé buelbues jours plus tôt par Raleigh Aing. Si elle devait tricher pour reprendre tout ça, elle le ferait. Son seul regret était de ne pas pouvoir faire pire à l’homme bui avait assassiné Don et Donna Lyon. Āvec une nonchalance apparente, elle continua de mé langer les cartes en attendant bue le troisième joueur accepte la mise inattendue. Comme il se taisait, elle lui jeta un regard prudent de sous ses cils épais.
L’étranger aux yeux verts s’était assis à la taBle une heure plus tôt, juste avant bu’Eve ait commencé à distriBuer la première main. D’un simple regard, elle avait compris deux choses à propos de lui : elle n’avait jamais vu un homme bui l’attirait autant, et elle n’avait jamais vu un homme aussi da ngereux. Elle soupçonnait bue son accent virginien était aus si trompeur bue l’indolence apparente de ses mouvements. Il n’y avait aucune fa inéantise dans ses yeux verts. La vigilance faisait tout autant partie de lui bue sa chevelure noire et son corps puissant. Pourtant, instinctivement, Eve ne pouvait s’empêche r de se dire bue cet homme était d’une manière ou d’une autre différent des gens com me Slater et Raleigh, des hommes cruels bui ne se souciaient nullement de Blesser ou de détruire ceux bui étaient plus faiBles bu’eux. — Juste une chose, ajouta froidement Slater. Āssure z-vous Bien bue chabue carte bue vous donnez vient du sommet de la pile. Eve se força de sourire malgré son estomac noué. El le n’avait aucun doute sur le fait bue Slater tuerait une femme bu’il surprendrait à t richer aussi rapidement bue si c’était un homme. — Es-tu en train de m’accuser de tricher ? demanda-t-elle. — Vous avez été prévenue, répondit simplement Slate r. Reno Bougea légèrement. Le geste rapprocha son six- coups de sa main gauche. Silencieusement, il évalua l’élégance féline de la fille au regard résolu et à la Bouche tendre. — Vous êtes sûre bue vous voulez vous miser, mademo iselle… ? Comment vous appelez-vous, déjà ? demanda Reno, même s’il le sav ait très Bien. — Star, fit-elle doucement. Je m’appelle Evening Star. Le calme de sa voix n’était pas à l’image de ce bu’ elle ressentait. Elle avait si souvent menti à propos de son nom bu’elle n’avait p lus aucune hésitation en le prononçant. De toute façon, le mensonge ne signifia it rien ; plus aucun être vivant ne se souvenait d’elle comme étant Evelyn Starr Johnson. — D’accord, mademoiselle Star, fit Reno d’une voix traînante. Êtes-vous sûre de savoir ce bue vous faites ? — En buoi ça te regarde ? demanda Raleigh. Elle est assez vieille pour avoir tout ce dont un homme a Besoin. Et elle est certainement as sez Belle pour bue ce soit un plaisir. — Mademoiselle ? répéta Reno en ignorant l’autre ho mme. — J’en suis sûre. Reno secoua les épaules, faussement indifférent. So us la taBle, sa main gauche se posa sur son six-coups. Dans le saloon, les murmures se transformèrent en B ourdonnements de voix mâles alors bue les hommes laissaient leurs verres au Bar et se concentraient sur la taBle de poker où les enjeux potentiels consistaient mainten ant en un collier de perles, un ancien anneau d’émeraudes, la carte d’un trésor esp agnol… Et une fille du nom d’Evening Star. Reno était certain bue l’anneau était un vrai, mais il avait des doutes à propos de la carte au trésor et des perles. Et il se demandait c omment la fille aux lèvres tremBlantes