Le yacht « Orphéus »

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Mince et élancé, un monocle à son œil noir, la moustache frisée sur deux lèvres rouges et souriantes, telle est la description physique du baron STROMBOLI, héros de José MOSELLI.


S’il partage avec Arsène Lupin son aisance à naviguer dans la haute société pour mieux sélectionner les victimes de ses futurs « emprunts », c’est avant tout du côté de John Strobbins – un autre personnage créé par José MOSELLI, – qu’il faut chercher des similitudes dans les moyens qu’il déploie pour arriver à ses fins.


Mais là où John Strobbins ne sévissait quasiment qu’aux États-Unis, le baron Cesare STROMBOLI, lui, « travaille » dans le monde entier, ce qui lui vaut son surnom de « Gentilhomme International »...



Ce recueil contient le titre suivant :




Le yacht « Orphéus » :


Comment le baron Stromboli fut arrêté en secourant la fille de l’homme à qui il venait de subtiliser une statuette de valeur.

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EAN13 9782373478150
Langue Français

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Le baron Stromboli
LEYACHT«ORPHÉUS»
Feuilleton policier
par José MOSELLI
AVANT-PROPOS
J'aurais aimé ne pas avoir à vous présenterJosé MOSELLI!
L'auteur, comme certains de ses confrères, méritera it que son œuvre soit demeurée dans l'esprit des lecteurs à travers les d écennies, que ses séries et ses romans continuent à faire voyager les génératio ns de notre siècle comme ils e ont pu le faire sur celles de la première moitié du XX siècle.
De par son immense production, par le plaisir inéga lable et inégalé à se délecter des multiples aventures queJosé MOSELLIa couchées sur les papiers des nombreux magazines auxquels il a participé, il serait logique de ne pas avoir à écrire un avant-propos afin de recontextual iser l'œuvre de celui que l'on surnommait« L'écrivain sans livre ».
Tout comme Georges Simenon ou Frédéric Dard,José MOSELLI mériterait que son seul nom suffise à évoquer tout un pan de n otre littérature populaire.
Car, comme ses deux confrères,José MOSELLIa commencé sa carrière en écrivant des textes sous son nom ou sous divers pse udonymes (Jack Mahan, Pierre Agay…) pour les journaux et les magazines de son époque…
Tels ses deux homologues,José MOSELLIeu une production immense a développée sur plusieurs décennies.
De même,José MOSELLIcréé des personnages récurrents qui ont a enchanté les lecteurs férus d'aventures.
Mais, si ces personnages, chezJosé MOSELLI, sont ie multiples (John Strobbins, Iko Terouka, Browning et C , M. Dupont, Marcel Dunot, Cesare Stromboli, M. d'Espagnac, Jack Temple, M. Bour-Lollay, Charles Montfort, Jean Flair…), ils n'ont malheureu sement jamais pu s'évader des pages des magazines pour naviguer dans celles, plus pérennes, plus marquantes, des romans comme a pu le faire un Commi ssaire Maigret dont la première aventure,« Pietr-le-Letton »parue initialement dans le magazine est « Ric et Rac »en 1930.
Aucun d'entre eux n'a eu, non plus, l'opportunité d e s'épanouir directement au sein d'un « vrai » livre relié comme a pu le fai re un San-Antonio sous la plume de Frédéric Dard…
Et c'est de cette fatalité queJosé MOSELLI tire son surnom de« écrivain sans livre », mais, également, à cause de celle-ci que l'auteur a fini lentement par sombrer dans l'oubli malgré les heures d'heureu ses lectures qu'il offrit, pendant plus de trois décennies d'activité, à de no mbreux passionnés de ses innombrables aventures à travers le monde.
Et si, ici, il n'est question que de la partie poli cière de l'œuvre deJosé MOSELLIt réputé pour ses, il ne faut pas oublier que l'auteur est avant tou incursions dans d'autres genres, notamment la scien ce-fiction, dont« La fin d'Illa »représente sûrement l'apothéose et fût l'un de ses très rares récits à avoir fait l'objet de réédition bien après sa mort.
Son immense production démontre tout le talent de l 'auteur, mais également son imagination fertile.
Il suffit de dire que cette créativité fut nourrie par la jeunesse même deJosé MOSELLIné le 28 août 1882, s'enfuit de chez lui à tr  qui, eize ans pour s'engager comme mousse sur un voilier puis servit e nsuite dans la Marine marchande… jusqu'à ce qu'il oublie de remonter à bo rd lors d'une escale et qu'il soit considéré comme déserteur.
Autant durant son service que sa « cavale »,José MOSELLI découvrit les mers et les océans du monde, ce qui nourrit son cor ps, son esprit et son imaginaire.
Décidant d'assumer ses responsabilités,José MOSELLI rentra en France, passa devant le Conseil de Discipline de la Marine marchande et reçut la magnanimité des juges qui le poussèrent à parfaire ses études et à devenir officier de la Marine marchande.
Durant cette nouvelle carrière, l'homme se nourrit encore de ses nombreuses aventures dont l'intensité fut décuplée par les responsabilités de sa fonction.
Rassasié après des années de périples,José MOSELLIrevint au pays avec le désir d'un emploi plus sédentaire ; il monta à P aris, chercha un poste de journaliste et obtint une petite chronique sur l'ac tualité maritime.
En parallèle,José MOSELLI écrivit des contes et des nouvelles jusqu'à ce qu'une rencontre fortuite avec un écrivain populair e lui permît de rentrer en contact avec les frères Offenstadt dans des conditi ons tout aussi rocambolesques que les aventures qu'il écrira par l a suite pour l'éditeur à qui il restera fidèle.
Son premier d'année 1910.
feuilleton,« W… vert
» paraissait alors,
en cette fin
La Première Guerre mondiale qui éclata, quelques an nées plus tard, fut une nouvelle occasion pourJosé MOSELLI de bourlinguer sur les mers en tant que commandant de transport de troupes…
Depuis ses débuts, rien ni personne ne put l'empêch er d'écrire et d'écrire encore, noircissant des milliers de pages pendant p rès de 30 ans.
Mais ce que ni la guerre ni les aléas de la vie n'a vaient réussi, la mort y
parvint, en 1941.
Les décennies qui suivirent n'altérèrent pas la pas sion des lecteurs deJosé MOSELLIqui, bien que grandissant, vieillissant, n'en oubl iaient pas pour autant les aventures de leurs héros moselliens préférés.
Cependant, la disparition progressive de ces lecteu rs de la première heure marqua le lent et inexorable déclin du souvenir deJosé MOSELLI.
Heureusement, le travail acharné de passionnés de l ittérature populaire, en général, et de l'œuvre deJosé MOSELLI, en particulier, a permis, ces dernières années, de sortir une partie de la production de l'auteur de l'ombre qui lui sied si peu.
Après avoir remis à flot une partie des aventures d e« John Strobbins », puis l'intégralité de celles de« M. Dupont, détective », son excellent roman policier « La momie rouge »tâche titanesque, fait revivre le personnage d  et, e « Iko Terouka, le célèbre détective japonais », c'est au tour du« baron Cesare Stromboli »d'avoir les honneurs d'une réédition.
Si le« baron Cesare Stromboli »ses allures de gentleman au emprunte cambrioleur Arsène Lupin, c'est surtout dans l'espr it de John Strobbins qu'il puise sa ruse, sa puissance et sa détermination à s 'accaparer les joyaux d'êtres aussi riches que vils tout en n'oubliant pas de jou er les justiciers à ses heures perdues.
« Le baron Stromboli », à l'image de M. Dupont, est un personnage très inspiré dans le style et l'ambiance d'un héros préc édent deJosé MOSELLI.
« Le baron Stromboli »dans l'œuvre de John Strobbins ce que puise M. Dupont puise dans celle de Iko Terouka.
Pour autant, si M. Dupont succéda, ou presque, à Ik o Terouka – leurs aventures se chevauchant sur 2 mois à peine sur les 16 ans de vie du japonais –, John Strobbins et« le baron Stromboli »vécurent en même temps.
Mais, tout comme M. Dupont,« le baron Stromboli »eut une courte carrière (quelques mois d'activité sur 38 numéros du magazin e« L'Épatant » du 7 novembre 1912 au 30 septembre 1913) et ne vécut q ue 8 aventures qui vous seront toutes proposées dans la réédition à venir.
Pourtant, si la carrière fut courte, il ne faut pas pour autant la mésestimer tant celle-ci regorge de toutes les qualités de son auteur et de tout héros mosellien.
Car, avec« le baron Stromboli », le lecteur naviguera dans le monde entier, et vivra des aventures intenses et mouvementées.
Pour vous en convaincre, il vous suffit alors de dé vorer les récits de ce « gentilhomme international » tel qu'il est surnommé parJosé MOSELLI lui-
même, ce que vous pouvez désormais faire grâce à« OXYMORON Éditions ».
« OXYMORON Éditions »que, grâce au travail passionné de son souhaite équipe, un grand nombre de lecteurs découvre ou red écouvre le talent d'un auteur injustement oublié.
N.B. Pour en savoir plus surJosé MOSELLI, sa vie et son œuvre, procurez-vous l'ouvrage intitulé« L'Apothéose du roman d'aventures,José MOSELLIet la Maison Offenstadt » publié par Encrage Édition en 2001, du regretté Je an-Louis Touchant, passionné de littérature populaire, en général, et de l'œuvre de José MOSELLI, en particulier, ancien président de l'association « 813 : Les Amis des Littératures Policières ».
N'hésitez pas, également, à vous rendre à l'adresse suivante – http://www.oeildusphinx.com/moselli_00.html – vous y découvrirez une mine d'informations sur l'auteur.
INTRODUCTION
Le baron Stromboli existe, à quoi bon le dire ? Qui n'a entendu parler de lui ? Ses aventures, ses exploits au cours desquels il a berné toutes les polices du mon de sont dans toutes les mémoires. Cependant rares sont les privilégiés qui ont pu approcher ce gentilhomme. Pour moi, ce fut à bord d'un paquebot, entre Marsei lle et Alexandrie, que j'eus la bonne fortune d'être prése nté au baron. Mince et élancé, un monocle à son œil noir, la moustache frisée sur deux lèvres rouges et souriant es, le baron me fit – comme à tous nos compagnons de voyage – une impression inoubliable. Il voyageait a lors sous le nom de Carlo Alberto. Grâce à lui, la trave rsée nous sembla invraisemblablement courte. Causeur aussi savant que spirituel, sachant se tair e à propos et perdre au jeu avec bonne grâce, le pseudo Carlo Alberto sut plaire aux hommes et se faire agr éer des femmes. Dans le détroit de Messine, la tempête assaillit no tre paquebot. Une vague malencontreuse enleva, au plus fort de l'ouragan, un malheureux émigrant. Le baron n'hésita pas à plonger à son secours bien que le ve nt violent, la mer en furie et la nuit proche rendisse nt cette tentative plus que périlleuse. Nageur extraordinair e, le baron Stromboli sauva son homme. ... Remonté à bord, il nous charmait une heure plus tard en nous chantant d'une voix chaude et prenante une langoureuse romance de sa composition. Dans la soirée, nous apprîmes qu'il avait été porter 500 fr ancs à l'émigrant sauvé par lui. Aussi généreux que brave ! À Marseille, le baron débarqua, emportant avec lui l'admiration et l'amitié de tous ses compagnons de voyage. Il emportait en même temps la valise de M. Constantin Mavracopoulos, d'Athènes, contenant près d'un million de francs en titres excellents et facilement négociables. Je dois ajouter que, huit jours plus tard,
M. Mavracopoulos recevait sa valise, soigneusement empaquetée, accompagnée d'un mot fort aimable – signé baron Cesare Stromboli – lui...