La relique espagnole
132 pages
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Description

Dans les années 300 après Jésus Christ, Delitis, homme de main sans scrupules, est payé pour faire disparaître une cassette volée dans une maison. Il s’apprête à la détruire lorsqu’une bribe de phrase lui revient en mémoire, « Tu as vu, toi, ce qu’il y a dedans ? ».
La curiosité le pousse à ouvrir la cassette. Mais sa déception est de taille, nul trésor dans la boîte mais une simple coupe en pierre marron aux reflets orangés !
Traqué, Delitis se débarrasse de sa découverte en croisant la route de nos amis Maximus, Titus et Aghiles.
L’histoire prend alors des allures de polar : quel est ce vase ? À qui appartient-il ? Le sens de la justice, et la valeur évidente du vase, poussent nos amis à mener l’enquête et les mène à s’intéresser de près à la communauté chrétienne de Rome, persécutée par l’empereur.


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 21 juin 2017
Nombre de lectures 15
EAN13 9782728924073
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0019€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Table des matières
Prologue
I – La rumeur
II – Suivi !
III – Une erreur ?
IV – Filature
V – Courage, fuyons !
VI – Contretemps
VII – Sinistre découverte
VIII – Fait divers
IX – Mystérieuse coupe
X – Perdu !
XI – Discorde
XII – Soupçons
XIII – Rencontre
XIV – Confusion
XV – Recherches
XVI – Cupidité
XVII – Prisonniers !
XVIII – Un nouveau visiteur
XIX – Dux
XX – Contact
XXI – Sauvetage
XXII – Doutes
XXIII – Sauve qui peut !
XXIV – Hors d’état de nuire
XXV – Soupçons
XXVI – Chez le barbier
XXVII – Déception
XXVIII – Amnésie
XXIX – Aux aguets
XXX – Fouilles
XXXI – Par réflexe
XXXII – Démasqués !
XXXIII – Frustration
XXXIV – PARDON
XXXV – Négociation
XXXVI – Gratus…
XXXVII – Le mystère élucidé
XXXVIII – Errance
XXXIX – Suspicion
XL – Préparatifs
XLI – Intrusion
XLII – Bis repetita
XLIII – Vide !
XLIV – Alerte !
XLV – Une nuit très agitée
XLVI – Mise en garde
XLVII – Disparue !
XLVIII – Guet-apens
XLIX – Course-poursuite
L – EN ROUTE !
LI – Cas de conscience
LII – Mise au point
LIII – Indiscrétion
LIV – Sauve qui peut
LV – L’assaut
LVI – Maximus !
LVII – Furieux
LVIII – Dénonciation
LIX – Accusé !
LX – Témoignages
LXI – Aveux
LXII – Ruminations
LXIII – Contre-témoignage
Épilogue

Note de l’auteur
Notes
Déjà parus
Copyright
« Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division. Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois. » Luc 12, 51-52
Prologue
Hispanie romaine, 303 après J. - C.
Tapi derrière un arbre, l’homme ne quitte pas des yeux la porte de la maisonnette. Il touche au but. Depuis trois jours qu’il cherche, il est sûr maintenant que le but de sa mission se trouve entre ces quatre murs. Il ne lui reste plus qu’à patienter et attendre le moment propice.
Soudain, le visage de l’homme s’anime. Un éclat métallique traverse ses yeux petits et resserrés. Ses lèvres minces se pincent en un sourire froid. Une grimace plutôt. Il se raidit. Dans la maison, quelque chose vient de bouger.

On l’appelle Delitilis, celui qui efface . Une preuve compromettante, un témoin gênant, un adversaire encombrant… On le paye et il se charge de tout faire disparaître. Proprement. Sans état d’âme. Certains produisent, fabriquent, créent. Lui, il efface, anéantit, élimine. On ne lui connaît aucun échec, aucune faiblesse. Personne ne sait vraiment qui il est, d’où il vient. Il voyage partout en Hispanie, en Gaule aussi, et parfois jusqu’à Rome. Quand on a besoin de lui, il arrive comme par magie. Certains le croient un peu sorcier. Il inspire le respect, la terreur surtout. Même ceux qui font appel à lui le redoutent.

Une silhouette se dessine dans l’encadrement de la porte de la maisonnette. Puis une seconde, plus petite. Delitilis plisse les yeux. Il identifie l’homme dont on lui a parlé. À ses côtés, ce doit être sa fille. On lui a dit qu’il l’élève seul depuis la mort de sa femme. L’homme s’arrête quelques secondes sur le seuil de la porte, rajuste le vêtement de la fillette puis la prend par la main et sort. Delitilis suit chacun de ses mouvements. Il l’observe fermer la porte derrière lui, scruter le ciel et s’éloigner lentement de la maison. C’est le moment. Delitilis doit faire vite.
À peine l’homme sorti de son champ de vision, Delitilis s’élance. Il traverse la courette d’un pas si rapide et si léger qu’on dirait qu’il touche à peine le sol. Il s’aplatit contre le mur de la maison et attend quelques secondes, aux aguets. Il contourne l’habitation jusqu’à l’ouverture à l’arrière, et tend l’oreille. Pas un bruit. La voie est libre. Delitilis serre un peu plus fort la masse qu’il tient à la main. Son regard se durcit. Il répète intérieurement ce qu’il doit faire : se glisser par l’ouverture, récupérer le coffre, prendre la fuite et le détruire complètement. Si tout se passe bien, cela ne devrait pas lui prendre plus de quelques minutes. Une bourse pleine de deniers pour quelque chose d’aussi simple ! Personne ne l’a jamais aussi bien payé.
« La famille d’un certain Lorenzo, mort à Rome en 258, fils de Orencio y Paciencia, vit dans les environs de Huesca. Elle détient une cassette en bois. Détruisez-la ! »
C’est tout ce que ses commanditaires lui ont dit. Mais c’est suffisant pour que Delitilis intervienne. Et c’est ainsi qu’il aime travailler : moins il en sait et mieux il agit. Inutile de s’encombrer de détails et de sentiments.

Delitilis se hisse à l’intérieur d’un coup de reins. Lorsqu’il pénètre dans l’unique pièce de la maison, son regard accroche immédiatement le grand coffre posé le long du mur à droite. C’est le seul mobilier de la pièce à part une couche posée à même le sol, des coussins et des pièces de poterie. Delitilis s’approche, pose sa masse par terre et ouvre le coffre. Si la cassette est bien dans la maison, ainsi qu’il le pense, c’est ici qu’elle doit être cachée. Il plonge ses mains dans les étoffes pliées à côté de quelques éléments de vaisselle.
Rapidement, ses doigts rencontrent le saillant d’une arête. Une petite cassette en bois sombre, patinée par les années, est cachée tout au fond. Delitilis la glisse dans la toile qu’il porte en bandoulière, remet en place les étoffes pour qu’on ne puisse pas soupçonner sa venue, reprend sa masse et ressort par la fenêtre aussi lestement qu’il est venu. Lorsqu’il retrouve la sécurité de la forêt ombragée où il a fait le guet, il laisse échapper un râle de satisfaction. Ne reste plus maintenant qu’à détruire la cassette et il aura terminé.
Delitilis pose la cassette sur un rocher plat et lève sa masse imposante. Il s’apprête à l’abattre violemment sur le petit coffre fragile lorsqu’une bribe de phrase lui revient en mémoire.
« Tu as déjà vu, toi, ce qu’il y a dedans ? » a soufflé l’un de ses clients à son compagnon en quittant Delitilis.
Presque malgré lui, Delitilis retient son geste. Une hésitation de quelques secondes à peine. Mais suffisamment longue pour que, pour la première fois de sa vie, il sente poindre un sentiment nouveau : la curiosité. Lui habituellement impassible et méthodique se prend à vouloir regarder ce que contient ce coffre. Les paroles de l’homme ne sont pas les seules à le troubler. Pourquoi a-t-il été autant payé pour une mission si simple en apparence ? Delitilis baisse les bras et dépose sa masse au sol. Lentement, il fait sauter le sceau qui ferme la cassette. Il l’ouvre.

Sa déception est de taille.
Nul trésor dans la boîte.
Mais une simple coupe en pierre marron aux reflets orangés.
I La rumeur
Trois mois plus tard, à Rome.
Au début, certains ont cru à une plaisanterie. C’est si invraisemblable.