Remèdes et recettes à la lavande

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Symbole de la Provence, la lavande séduit autant par son parfum puissant et son pouvoir calmant que par sa beauté ornementale. Voici plus de 50 remèdes et recettes à base de lavande : alcool à la lavande, masque désincrustant à la lavande, sels de bain à la lavande, mousse de fleurs de lavande, thé à la rose et à la lavande, pêches rôties à la lavande…
Au sommaire :
Une présentation des espèces et des variétés de lavandes, 28 remèdes de santé-beauté, 23 recettes de cuisine, 4 utilisations pour la déco, des conseils parfum/jardin, et des adresses de pépiniéristes à visiter.

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Date de parution 30 janvier 2013
Nombre de visites sur la page 3
EAN13 9782815304092
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0030 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Remèdes et recettes
à la lavande
Noémie Vialard
Illustrations de Nouchca
rruussttiiccaa éditionsa lavande est autant utilisée pour
son intérêt ornemental que pourL
ses qualités aromatiques et
mmééddiicciinnaalleess.. EEllllee nnee ssee ccoonntteennttee ppaass
dd’’êêttrree bbeellllee :: eellllee ssooiiggnnee,, ppaarrffuummee nnooss Avant-propos
intérieurs et épice nos plats.
Les propriétés et les usages de la lavande
se sont transmis d’une civilisation à l’autre,
depuis l’Antiquité, comme pour toutes les
autres plantes aromatiques et médicinales. Améliorés au fil des siècles, ils
constituent une tradition, avec ses règles, ses rites et ses pratiques. Les pouvoirs de
ces végétaux, découverts par empirisme, tâtonnements et intuition sont aujourd’hui
expliqués, souvent, par la science.
L’étymologie latine lavare (laver) nous indique que la lavande est utilisée depuis
l’Antiquité pour l’hygiène du corps. Fervents adeptes, les Grecs et les Romains s’en
servaient pour la confection de remèdes, parfums ou produits de beauté, et même
comme aromate, car son goût amer, parfumé, légèrement camphré et très fort
assaisonne agréablement les plats. La lavande possède de multiples propriétés
médicinales. Elle est, entre autres, calmante, sédative, antispasmodique,
antiinfectieuse, bactéricide et antiseptique.
Cette belle plante pousse à l’état sauvage en France, sur les terrains rocailleux et
ensoleillés du Sud-Est, grimpe sur les versants méridionaux des contreforts des
Alpes, gagne même les Cévennes, les Pyrénées et la Corse. Mais ce sont les vagues
bleues et merveilleusement parfumées des champs cultivés de Provence qui
nourrissent notre imaginaire, lorsque l’on évoque la lavande ou qu’on l’introduit au
jardin. Elle s’adapte bien aux hivers plus froids des régions tempérées si le sol est
bien drainé.
Il existe sept espèces de lavande dans le Bassin méditerranéen, sur les trente-cinq
espèces répertoriées dans le monde. Dans la flore française, on ne rencontre que
trois espèces : L. stoechas (la lavande papillon), L. latifolia (la lavande aspic), L.
angustifolia (la lavande vraie), une sous-espèce, L. angustifolia pyrenaica (en voie de
disparition), et un hybride très commun, le lavandin, issu de l’hybridation naturelle de
L. latifolia et de L. angustifolia.
Suivant les espèces, la lavande se présente sous la forme d’un sous-arbrisseau ou
d’une plante herbacée. Ce symbole de la Provence, si populaire dans nos jardins, a
l’avenir devant lui, avec son parfum incomparable et ses qualités multiples.Introduction
Origine, habitat et
botanique
Venue certainement de Perse ou des Canaries, la lavande
pousse en Provence depuis des siècles. Elle aime les terrains
calcaires de la Méditerranée occidentale, mais on la trouve aussi à
flanc de montagne en Dalmatie et en Grèce, aux Açores, en Somalie
et jusqu’en Inde.
Le genre Lavandula compte de nombreuses espèces, elles-mêmes
divisées en sous-espèces.
L. angustifolia pousse sur des massifs calcaires (autour du mont
Ventoux), L. stoechas sur les massifs acides de l’Estérel. L. multifida
croît dans les zones volcaniques des îles Canaries et L. antinea sur
des plateaux composés de cailloux et de sable. Certaines se plaisent
dans les collines incultes, d’autres préfèrent les bordures de forêts de
chênes verts ou les lisières de bois d’oliviers. Leurs stations naturelles s’étendent du bord de mer jusqu’à des altitudes de 2 500 m. Mais
toutes aiment les terrains secs, légers, sablonneux et pierreux, bien drainés.
Suivant les espèces, ce sous-arbrisseau vivace mesure de 30 à 70 cm de haut et porte des fleurs bleues, pourpres ou violettes, groupées
en épis ; certains cultivars arborent des fleurs roses ou blanches. La floraison s’épanouit de juillet à août, en dégageant un parfum
agréable, frais, léger et fleuri.
Les feuilles sont étroites, allongées, opposées, non pétiolées et pointues, vert clair ou argenté. Comme toutes les Lamiacées, la lavande
contient des huiles essentielles. Les cellules sont plus nombreuses dans les fleurs et renferment une huile essentielle.
Les Romains, les premiers, ont contribué à la réputation de la
lavande, censée soigner presque tous les maux. Aux thermes,
ils profitaient de ses qualités aromatiques pour se détendre et ils en
parfumaient leurs vêtements, leurs maisons et leurs bains. Le nom de
cette plante, d’ailleurs, vient de lavare, mot latin qui signifie « laver ». HistoireLes sages-femmes l’utilisaient pour désinfecter l’eau servant à
l’accouchement, à la toilette de la maman et du bébé, et dessinaient
une croix avec les tiges fleuries, séchées, sur les braises afin que le parfum se répande dans la pièce pendant la naissance. Pline a
mentionné la lavande aspic dans son Histoire naturelle.
Les Égyptiens faisaient usage de la lavande dans leurs préparations destinées à la momification. Les Grecs en utilisaient déjà l’huile pour
ses vertus médicinales et en parfumerie. Dioscoride, l’une des principales références en botanique médicale, a évoqué la lavande dans son
Traité méthodologique des médicaments, la rangeant au nombre des « plantes précieuses ». Les Celtes se servaient, quant à eux, d’une
lotion à base de lavande, connue sous le nom de « Nard celtique ».
Au Moyen Âge, on employait la plante contre les maladies infectieuses, son délicieux parfum étant associé à la guérison, car on croyait
alors au pouvoir des odeurs : les mauvaises propageaient les maladies, les bonnes soignaient. À cette époque, on plantait la lavande dans
tous les jardins de simples, dans les monastères. Associée à d’autres aromatiques, elle était utilisée à des fins médicinales, les plantes
eétant alors les seuls éléments de la pharmacopée. Hildegarde de Bingen, au XII siècle, la recommandait car « elle assure un savoir et un
entendement purs ». On connaissait ses pouvoirs désinfectants, et on l’utilisait en fumigations, en emplâtres et même en tapis parfumés,
dans les maisons et les églises, pour conjurer la peste.
La lavande était dédiée à Hécate, déesse de la sorcellerie et de la magie dans la mythologie grecque, connue aussi sous le nom de Diane.
Les références médiévales relatives au culte de cette dernière, toujours pratiqué, et à sa mythologie, se retrouvent dans les textes latins
transmis par les moines. On y mentionne la lavande à de multiples reprises, car une tige de cette plante était censée détourner les mauvais
sorts.
C’est au début de la Renaissance que commença l’extraction de l’essence par distillation, pour soigner. Matthiole, médecin, naturaliste et
botaniste, la conseillait en cas de troubles neurologiques et mentaux : on en plaçait quelques rameaux sur les cheveux, cachés et calés
sous les chapeaux, pour guérir les maux de tête.
Au moment de la Révolution française, des moines, chassés de leur monastère, se réfugièrent en Angleterre, emportant dans leurs
bagages quelques boutures de lavande : et voilà comment est née la lavande anglaise !
eLa réputation du docteur Kneipp, au XIX siècle, a traversé les ans, tant ses travaux sont d’actualité. Il prescrivait de l’huile de lavande
contre les ballonnements, les céphalées digestives, les nausées… et les « maladies de l’humeur ».
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ssuurr lleess ccootteeaauuxx eennssoolleeiillllééss ddee llaa PPrroovveennccee eett ppaarrffuummee llaa
contrée tout entière. Cette plante est si connue que son nom est
devenu une couleur, mais il en existe également des variétés roses ou
blanches, tout aussi parfumées et utiles. Plante médicinale et ornementLes utilisations de la de nos collines ensoleillées et des jardins, elle est indispensable en
parfumerie, dans les cosmétiques et en aromathérapie. Ce sont leslavande…
sommités fleuries qui renferment le plus de propriétés.
En gastronomie, elle apporte une note originale, aussi bien dans les plats salés que sucrés. C’est une plante précieuse qui mérite d’être
toujours présente au jardin et dans les placards de la cuisine et de la salle de bains.
Quelles parties utiliser et comment ?
Les feuilles et les fleurs de la lavande s’utilisent sèches ou fraîches. Elles sèchent facilement et gardent longtemps leur parfum puissant.Leur goût est alors plus fort : une demi-dose de feuilles sèches équivaut à une dose de feuilles fraîches. Les fleurs se cueillent en été, les
feuilles toute l’année. Elles parfument aussi bien les viandes (porc, mouton, veau, gibier) que les poissons (thon, maquereau), les légumes
secs, le vinaigre ou le thé.
Les principes d’une bonne conservation
Comme toute plante ou herbe aromatique, la lavande doit être conservée dans des conditions optimales pour garder ses qualités. Après
séchage, placez-la dans des bocaux bien fermés et étiquetés (avec son nom et la date de la récolte). Il est bon de choisir les plus petits
récipients possible afin de limiter le volume d’air au contact des plantes.
La lavande possède tant de qualités qu’elle faisait partie de
l’équipement des armées romaines.
Grâce à la science, on sait maintenant que sa popularité n’est pas
usurpée, car ses nombreux composants lui confèrent une grande
polyvalence thérapeutique. Elle a sa place dans toutes les pharmacies …et ses vertus
familiales, parce que ses usages sont multiples.
En Provence, la médecine populaire lui attribue des vertus calmantes, antiseptiques, cicatrisantes, stomachiques. Elle est aussi utilisée
traditionnellement pour tuer les vers intestinaux des enfants, pour lutter contre les poux, pour se préserver des piqûres d’insectes, pour
chasser les moustiques.
Ses nombreuses indications en font une des vedettes de l’aromathérapie moderne. En Inde, elle est utilisée en médecine ayurvédique et
par les médecins bouddhistes.
Voici une liste non exhaustive de ses vertus. Bien entendu, cette plante ne remplace pas le médecin : en cas de maux persistants, il est
indispensable de consulter.
Soulager les migraines ;
diminuer les vertiges ;
posséder une action calmante, antispasmodique, anti-inflammatoire, diurétique, hypotensive, analgésique ;
soigner les angoisses ;
lutter contre les insomnies ;
combattre le stress, les états dépressifs et les « coups de cafard » ;
donner du tonus et agir comme stimulant général ;
faciliter les digestions lentes ;
renfermer des propriétés antiseptiques, bactéricides et cicatrisantes ;
agir comme antiparasitaire, insecticide, antivenin ;
combattre l’asthme, la sinusite ;
atténuer les toux de la coqueluche ;
combattre la laryngite, les angines blanches et la bronchite ;
atténuer les douleurs des foulures, entorses, rhumatismes et contusions ;
agir comme un excellent décontractant musculaire ;
atténuer les affections cutanées infectieuses : acné, couperose, psoriasis, prurit, eczéma…
Pour faire une décoction, plongez les plantes dans de l’eau froide. Faites bouillir de 5 à 30 min, selon les textures végétales, puis
filtrez.
Pour faire une macération, mettez les plantes dans un bocal rempli de liquide (eau, vin, alcool, huile, vinaigre…). Fermez le bocal,
laissez reposer (de 1 jour à plusieurs mois), puis filtrez.
Pour faire une infusion, versez l’eau bouillante, ou très chaude, sur les plantes. Couvrez le récipient, laissez infuser (de 5 à 10 min,
suivant les plantes), puis filtrez.
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enaturellement, au XIX siècle, de la naissance de la
parfumerie moderne. Ce siècle voit en effet les progrès deLa lavande et les l’extraction et de la synthèse chimique, et la création de prestigieuses
entreprises de parfumerie, à Grasse et à Paris. De grands nomsparfums
apparaissent, qui font toujours rêver : Guerlain, Bourgeois ou Molinard,
esuivis, au XX siècle, par les célèbres couturiers Poiret, Lanvin, Worth, Chanel, puis Carvin, Molyneux, Patou, Schiaparelli, Weil, Rochas —
et le parfumeur Caron, avec son eau de toilette indémodable « Pour un homme », qui marie la lavande à la vanille Bourbon.
eDans la deuxième partie du XX siècle, les produits de l’hygiène corporelle et les produits ménagers parfumés inondent le marché et
rivalisent d’ingéniosité : la lavande tient toujours le haut du pavé !
Toutes les lavandes se cultivent de la même façon.
Sol : léger, profond, bien drainé, même sec et caillouteux. La lavande supporte bien le calcaire.
Exposition : ensoleillée.
Multiplication
Elle s’effectue par bouturage, en vert, au printemps, ou semi-aoûté, en fin d’été. Prélevez des pousses de 12 à 15 cm. Supprimez les
feuilles de la base, piquez les tiges dans un substrat composé à parts égales de sable et de terreau pour géraniums. En hiver, placez les
boutures sous châssis, sous cloche ou sous tunnel plastique. La mise en place s’effectue en début de printemps ou à l’automne.
Taille
Elle est obligatoire chaque année, afin que la plante ne se dégarnisse pas de la base. Juste après la floraison, rabattez de moitié les tiges,
en prenant garde de laisser des départs verts : la plante ne repart pas après une coupe sur du bois nu et sec.
Où la planter au jardin ?
En rocaille, en bordure, aussi bien au jardin d’agrément qu’au potager, au jardin bouquetier, en massifs de vivaces ou d’arbustes. Cette
plante très florifère se marie magnifiquement aux rosiers. Son feuillage argenté et ses couleurs sobres se mêlent avec bonheur avec toutes
les textures et toutes les teintes des autres plantes.Culture
Culture en pot
Drainez le contenant avec une bonne couche de billes d’argile.
Préparez un mélange composé à parts égales de terreau pour
géraniums et de sable. Arrosez seulement lorsque la terre est sèche,
en été. Attention aux excès d’eau en hiver !Espèces et variétés
Lavande officinale, lavande vraie, lavande femelle, lavande
anglaise, lavande fine
Lavandula officinalis ou L. angustifolia
Hauteur 50 cm.
La lavande officinale croît sur les terrains calcaires, en Provence. Plus le
sol où elle pousse est aride, plus son essence est fine. Elle produit des
tiges érigées, peu feuillées, portant des épis lâches de fleurs bleu-mauve
plus ou moins violacé à la senteur très agréable. C’est la lavande la plus
fine quant à son essence parfumée, mais elle n’est plus utilisée que
dans la parfumerie de luxe et en phytothérapie.
Quelques cultivars :
– ‘Alba’. Forme à fleurs blanches. Hauteur 50 cm.
– ‘Dwarf Blue’. Végétation compacte, fleurs bleu foncé. Hauteur
40 cm.
– ‘Hidcote’. Végétation compacte, fleurs bleu-violet. Hauteur 50 cm.
– ‘‘NNaannaa CCoommppaaccttaa’’. Végétation très compacte, fleurs bleues. Hauteur
30 cm.
– ‘‘RRoosseeaa’’. Fleurs rose lilas. Hauteur 50 cm.
Lavande aspic, lavande mâle
Lavandula latifolia ou L. spicata
Hauteur 50 cm.
La lavande aspic pousse en terrain calcaire. On la trouve tout autour de
la Méditerranée. Ses tiges sont ramifiées, ce qui la différencie de la
lavande vraie, et portent des fleurs bleu pâle à leur extrémité. Son parfum
est très camphré et son essence est utilisée dans les peintures et vernis.
Elle convient moins à la parfumerie.
Lavandin
Lavandula x intermedia
Hauteur 40 cm.
C’est un hybride naturel entre les deux précédentes, au feuillage vert et aux fleurs bleues. Cultivé pour sa robustesse, il peut donner dix
fois plus d’huile que la lavande officinale, mais est moins délicate. Les grands champs de lavande, en Provence, sont, en fait, des champs
de lavandin. Cette plante est utilisée dans les cosmétiques et pour parfumer savons et lessives.
Quelques cultivars :
– ‘Dutch’. Feuillage argenté, fleurs bleu clair. Hauteur 60 cm.
– ‘Grappenhall’. Feuillage argenté, longues tiges aux épis bleu ciel. Hauteur 40 cm.
– ‘Walberston’s Silver Edge’. Touffes rondes à feuillage fin, gris bleuté, panaché de crème. Fleurs bleu ciel. Hauteur 40 cm.
Lavande papillon, lavande à toupet, lavande maritime, lavande d’Hyères
Lavandula stoechas
Hauteur 60 cm.
La lavande papillon pousse en terrain siliceux. L’épi est composé de fleurs serrées, violettes, surmontées d’une touffe de bractées violine.
L’odeur est forte, camphrée et entêtante, très agréable. On trouve cette espèce à l’état sauvage en Roussillon et dans les Pyrénées. Elle
est moyennement rustique.
Quelques variétés de L. stoechas :
– ssttooeecchhaass sssspp.. ppeedduunnccuullaattaa. Bractées très longues et fort décoratives. Hauteur 60 cm.
– ssttooeecchhaass vvaarr.. lleeuuccaanntthhaa. Feuillage vert clair, fleurs blanches ou blanc-vert. Hauteur 60 cm.Côté santé-beauté