Voyage inachevé

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Pavel Bartolomeu a œuvré comme aumônier de prisons en Roumanie et comme missionnaire dans la jungle amazonienne.


À travers cet ouvrage, il partage des histoires incroyables sur l'amour de Dieu et la manière dont il se manifeste même aux plus simples.

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Date de parution 06 juillet 2016
Nombre de visites sur la page 20
EAN13 9782857434375
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0060 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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TraduitdulivreCalatorieneterminata.

Paruen2009auxédtiCasaons Edit de iVtaru aS na aise.atat

ISBN: 978-973-101-288-9

Copyright©2015ÉdtionsVieetSanté

60,avenueÉmileZola

77190Dammarie-les-Lys,France

www.viesante.com

Tousdroitsdereproductiontotale

oupartieleetdetraductionréservés.

ISBN(Livre): 978-2-85743-436-8

ISBN(eBooks): 978-2-85743-437-5

Miseenpageetcorections: ISEdtion

Traduction: DanielaCatau-Veres

Ilustrationdecouverture: Shuterstock

L'auteurasumetoutelaresponsablitépourl’exac

descitationsexposésdanslelivre.

Saufmentioncontraire,lescitationsbibliquesson

itudedetouslesfaitset

tempruntéesàlaversion

©
Bible à la Colombe 1978 – Société Biblique Française.

PavelBARTOLOMEU

Voyage inacheve

ChapitreI
ChapitreI
ChapitreI
ChapitreIV
ChapitreV
ChapitreVI
ChapitreVI
ChapitreVI
ChapitreIX
ChapitreX
ChapitreXI
ChapitreXI

TABLEDESMATIÈRES

4

.6
.10
.13
.15
.29
.34

.38
.44
.55
.84
.90
.107

ChapitreXI

ChapitreXIV

ChapitreXV

ChapitreXVI

ChapitreXVI

ChapitreXVI

ChapitreXIX

ChapitreXX

ChapitreXXI

ChapitreXXI

ChapitreXXI

ChapitreXXIV

ChapitreXXV

ChapitreXXVI

ChapitreXXVI

Postface

Notedel’auteur

5

.122

.127

.129

.135

.140

.159

.172

.181

.186

.195

.202

.214

.237

.241

.249

.251

.255

CHAPITREI

– Alez,monpeitPavel,aulit!Ilestdéjàtard !
La voix de son père, comme venant d’un autre monde, sorit
l’enfant de sa profonde rêverie. Minuit approchait, mais les invités
continuaient de raconter, pour leurs hôtes visiblement captivés, des
histoiressurlesexpédtionsdesmis ’seLr i.aafnnneogi tnanga
finalementsachambreensilence,toutenlaisn soived tna rus ren
visage un certain regret. Il aurait vraiment voulu rester jusqu’à la fin,
écouterlasuitedeshistoires.Toutcelaluisem blaittelement
intéressqé tiiuneg hs’n etca psiuaon esm e– ts aàn ttreendanger
leur propre vie rien que pour dire aux autres combien Dieu est bon
etcombienIlconts ra! Ilous èierm na taliane es leuDit on deais tme
bénisaitàchaqueinstantetlesaidaitàdépasuaitonti ler sesel s s
plus risquées. Leurs histoires étaient si captivantes qu’on avait envie
detoutlaisa set, e drtpa airc veete rnta dans son litue.xL e’fnna tom
mère prit soin de bien le couvrir. Il n’y eut que le nez qui resta
découvert.d te xueorei l’ilaiihst sriaolfe sn isde d se soucieure es
parlaporterestéeentrouverte.

6

Pavel était le tout dernier des huit enfants dont Dieu bénit
Bartolomeu et Ioana Stoichita, des gens riches originaires de la
province roumaine d’Ardeal, qui furent obligés par le régime
communiste de s’établir en Dobroudja. C'est donc ici, dans la
commune de Nicolae Balcescu, département de Constanta, qu'ils
avaient désormais fait leur vie. Et c’est sur ces teresdelavieile
Dobroudja, balayées par les vents et brûlées par le soleil, que le peit
Pavel se sentait « chez lui ». C'est ici qu’il vit le jour, et c’est
pourquoilconsidéraitcesterant e étcommes .sen selneis

C’étaitunefamile joe èmti où, urs du sepventistebael sdaedv réti
l’éducation religieuse transmise par ses parents allait guider Pavel
toutaulongdesavie.MêmepeitDieu ,aPev lvaia tocpmir suq e
avait un plan bien précis pour chacun et que même lui, Pavel
Bartolomeu Stoichita, était sous la directe protection de Dieu.
Depuis quelque temps, une idée s’était emparée de lui, sur laquele
ilnesouhaitaitpastrops’atl rlacio c, raeddirsaniaréprt quese
imposibleàréaliser.Ilenétaitmêmeunpeueféyari sEt. ismaja.

– Dis-moi, mon peit Pa qu’vel, tueveu t-es qced xue
tuserasgrand?

venirquand

La question avait bien surpris le garçon. Ce n’est pas parce qu’il ne
savaitpasyrépondre: ilyréfléchisais mpteng. jàdésiuped tol neib
C’est parce qu’il ne savait pas si les autres étaient prêts à recevoir sa
réponse. Frère Ganea le considéra avec douceur, tout en atendant
patiemment la réponse. La voix douce et la main qui caresalatête
du gamin lui avaient inspiré encore plus de confiance.

– Je veux être misionnaire,répondit-ilbrièvement.
– Mais pourquoi mistendrement frionnaire? demandaère
Ganea.

7

– Eh bien, parce que Jésus l’a été pour nous, répond
Pavel.

– Que Dieu exauce ton vœu, alors, dit frère Ganea.

Puisilajouta,ens’adresantaupèredePavel:

itlepeit

– Laréponsedetonfilsm’abeaucouptouché.Iln’amêmepas
pensé à devenir médecin, ni enseignant ni policier – rien dont les
enfantsdesonâgepuisentrêver.Iladitt enemplim sutono ecq eus
cœurluiavaitdicté.

– QueDieuexaucesaprièreetqu’Illerendedigned’unetele
chose, répondit le père du gamin d’une voix un peu tremblante.

Quelque chose se produisit alors, qui fit qu’à partir de ce soir-là,
lorsqu’on se rencontrait pour écouter jusqu’à minuit des histoires
misoinnianfant neres, l’elu put fyévoens as snad erbmahc s . De
années plus tard, Pavel gardait encore vif dans sa mémoire le plus
beaurêvedesonenfance:devenirmisennoieria te m estreau
servicedesautres.C’estavecunausip dnarg q risial se u’ilenaisouv t
desfrèresGaneaetBanuentraindedébatp rè eedvaces noe r
certainesquestionsdif selicileib Blaà s éelitid sErp à’le t e la
1
Prophétie.Lorsqu’ilsparlaientdesmislet uq s eoiainns reumronsai
frères Tolici, Demetrescu, Pavelini et autres, l’enfant était vraiment
fasciné.

Paraile diableeurs, llu éne enuava m titrnha péeace uo r
s’emparer de son âme, mais Dieu ne l’avait jamais quité.Lebrasdu
Pèrecélesteleprotégeatoutaulongdesavie.

1. NDT : Le terme « l'Esprit de Prophétie » est uti
ministèreprophétiqued'ElenG.White.

8

lisé en référence au

Sonpère,paysand’uneraresages rtpoe,agud tloc tiaviaf et qui ae,
comprenait parfaitement le désir de son fils de devenir misionnaire.
Il a donc commencé à prier chaque jour pour son benjamin. Un
demi-siècle plus tard, Pavel entend encore l’écho des prières de son
père:«Seigneur,aidemonpeitvaleP à a cmo le plirs ad e rêve
vie.!».

9

CHAPITREI

Le grand désir de Pavel était de faire des études. Il en était vraiment
pasder l’aivenià dele aeuc ia topvunéond', taau qntim risionnaire.
Pourtant,unmalheureuxincidentfitquecets l’ versionmpuli e etédu
ne put aboutir. Il venait d’entrer au gymnase lorsque le zèle
misoinniaerçnemmoc i’s ed atanslL’enfanterdansson cœur.
répondait volontiers à ces impulsions. Il ramenait à l’école L’Amide
laJeunese ua tiat émeisunmmcoe lmoem.eC lgsil é’e derevuune ,
pouvoir en Roumanie, chaque école était sous la haute surveilance
d’un secrétaire communiste, et la sienne n’était pas épargnée. Il y en
avait un qui était très dévoué au système. Un beau jour, il aperçut
Pavel avec les revues, le prit par le col de sa veste et lui dit :

– Viensdemainàl’écoleavectonpère,sinonjetefaisavaler
toutescesrevues!
– D’acord,jeviendraiaveclui,réponditlepeitP .elav
Saisi par la peur, Pavel rentra chez lui et raconta à son père ce qu’il
luiétaitarBartle. eu Solomihatotcitiu é atn ivceé uoj àl-rl à océ’
homme haut, la moustache en croc. En revanche, de peitetaile,

10

Pavelresebmaltip uluo stnt iterp rals in,aiemndlee L .erèm as à tôt
les deux à l’école. Dès qu’il les aperçut, le secrétaire interpelale
pèredePavel:

– C’es tonenfant?

Lepère,nulementintimidé,luiréponditavecunc
danslavoix:

ertainhumour

– Vous ne trouvez pas qu’il me resemble?
Faisant semblant de ne pas l’avoir entendu, le secrétaire lui
rétorquaalors:
– Tu es au courant de ce qu’il fait, ce gosli ,iaf hE neib ?et de la
poltiquereligieuse.Cequimepouseàtemenot te reyer envoà t’
en prison, tu comprends ? À partir d’aujourd’hui, il n’a plus le droit
deveniràl’école.
Engardantsoncalme,lepères’adresà l’ors nt :enfa ala
– Ce n’est pas grave du tout, mon peitvePa Ml.a io usi,jen’ai
quequatreansd’école,etjen’ensuispasmort.Alons,rentrons
cheznous!

C’est ainsi que le rêve de Pavel de faire des études fut démoli. Il
auraitantvoulupoursuivresesétudes. aienprom Mcils aitrèsbien
que ce n’était pas une blague. Il n’avait plus le droit de retourner à
l’école : le secrétaire lui aurait rendu la vie infernale. En réalité,
Pavel n’en était pas exclu uniquement à cause des revues, mais ausi
parce que son père avait été riche et qu'il continuait d’être suspecté
parlasecuritate.

Letempspast intiarelavev d iuqva’s,nas ec têerré a u enti eteP av
grande bénédiction pour lui. Dieu a eu besoin de lui dans Son

11

ministère.Ilatravaileud a gns r,ué que chef de brihcnaitree nattn
cequiapermisàd’autresadventistesdetravailvec er anad ,iul nos s
équipe, et de pouvoir ainsi observer le Sabbat. Son directeur lui
demandait d’emmener sur le chantier des ouvriers adventistes, car
ceux-ci ne volaient pas, ne consommaient pas d’alcool, tout en étant
enplustrèsdisciplinés.Pavelatravailép neadtnt ertne-deux ans
dans la même entreprise et, pendant tout ce temps-là, rien ne l’a
empêchéd’observerleSabbat.

12

CHAPITREI

Au fur et à mesure que le temps s’écoula, les rêves de l’enfant
d’antan furent en quelque sorte ensevelis par l’oubli, tel le sable, au
borddelamer,couvrelescoquilaeg s .av sseugrcfodee ussoa l
Bartolomeu Stoichita était déjà âgé, mais cela ne l’empêchait pas
d’avoirl’espritéveiléetunefoitoujoursausiv ieu.en Dive

C’étaiten1982,sonpèrealrs sur ses quatr-eivgn-tenfua sn. tiaola
Comme le vieil homme sentait que ses forces le quittaient et qu’il ne
lui restait désormais plus longtemps à vivre, il demanda à son peit
Paveldeveniràcôtédeluietluidit:

– Sachequejen’aipasoubliétonrêved’enfance!Tuastoujours
porté le ministère de Dieu dans ton cœur. Tu as rêvé d’être
mist euq siraisa enJn o.ieujtot ese acpla eadreévr séuosran e plns l
deDieu.D’aprèsmeslecturesetselon laBible,lachutedu
communismenevapastarder.

Avantquelevieuxnefinis d àe,iric NCou ,iotu'l nq ’u eecavtilia
desesneveuxqui,parhasard,asistaitàladiscusion,rebondit,
visiblement énervé. En ef tant nvoyé entié éte -iica avluce, et

13

qu'ambasadeurenGrèceparlegouvernementcommuni
pouvaitpasacepterqu'unetele chse pose duroe.is

– Qu’est-ce que j’entends, oncle Bartolomeu ! Si tu
mononcle,jetelivreraisauxcommunistes.

ste,etilne

n’étaispas

Alors, le vieil homme prit la Bible dont les coins émousés
témoignaient d’une étude appliquée, se tourna vers Pavel comme s’il
n’avait rien entendu de ce que Nicu lui avait rétorqué et continua :

– Lemomentviendraoùlecommunismetombera,etl’Évangile
seraannoncéjusqu’auxextrémitésdelaTern e toese t .’C suqlaro
rêve deviendra réalité. Selon la prophétie, le communisme doit
ariver à sertê tiod elignaÉvl’t emeer tonse ê rtl setousé à clam pro
humains. Mon fils, lorsqu’on va faire l’appel, réponds-y toi ausi!
N’aie pas peur ! Lorsque dans l’église on lancera l’invitation, sois
parmi ceux qui s’y inscrivent ! Je sais que tu n’as pas eu la posiblité
defairedesétudes,maissitut’humlil te mon Dieu, Irtre atnaved se
cequetudoisfaire.
Puis, tournant le regard vers son neveu, il ajouta :
– Que tu sois d’ac pas, ceord ou See neuDi .ardneiv spmet
laisets,projSes ans red êphc sme eapsinu setp in rai nr pas lemmco
quiquecesoit.

Levieuxs’éteignittroisansplustard,en1985,m
restèrentàjamaisdanslamémoiredePavel.Et,se
ceteconversation,en1989,eutlieulachuteduc
Roumanie.

14

aissesparoles
ptannéesaprès
ommunismeen

CHAPITREIV

Peu après la révolution de décembre 1989, l’Église adventiste du
Septième jourde Roumanie s’estlancée dansdescampagnes
d’évangélisation. On a organisé des conférences sur des thèmes
bibliques,leséglisesétantencouragéesàredémarerl’évangélisation
parlalitératureetàmoblijets.ser serembmes l snad sorp srue

Pendantlecommunisme,Pavelavaittravailon va éa ceilppitac
dans un endroit où il avait été utile à ses frères. Mais, après la
révolution et, surtout, après trente-cinq ans d’activité, il est alévoir
son directeur pour lui demander de l’aider à prendre sa retraite. Au
début, ce dernier ne voulut rien entendre. Pavel lui dévoila alors la
raison de sa demande. Dès son enfance, il avait eu un profond
désir:semetreauservicedeDieuentantquemisionnaire,etce
momentétaitenfinarcr ée itphe seraap énu rm tivito éta. Ilivéap r
ElenG.White,écrivain inspiréparleSaint-Esprit,qu’ilgardait
vivementdanssamémoire: ro pdsan tsje N’h«ez pésitf iasaà ergerd
quevousalnanel ,tM .»tniae rvacel ebauoit Dieu ! ’aide deriaf ze
moment était favorable, et le directeur se montra compréhensif. Par

15

lamêmeocasion,Pavelavaitofr euctrediu arte eteiBlbnu eLa
Tragédie dessièclesre d liv, unue.rv lanaed erge lntdaen P
communisme,ilavaitdéjàesayé de sel vierodnnrec teec, uraus ir d
mais celui-ci eut peur de les prendre et les avait refusé, quoique
danssoncœurilacetptâl se enseignements dal ebiB .elé lIittanf e in
tempspourluiausuot ertîannoc edi ti ruf ceetd ri. Leritéa véte l
même une confidence à Pavel, lui disant qu’il avait veilétoutesces
annéesàcequePavelnesoitpaslicencié.Enefel vot, iialuva t rio
danssonentrepriseunelueurspirituele Dieeu, qu eqluqiu ’purni
poureuxpourqu’Ilesprotègedesacidents.

C’était en janvier 1990, un mois après la chute du communisme
en Roumanie. Un samedi matin, le pasteur de l’église adventiste de
laviliatneuqés ceva tmifaa ed gddi eeMque ia, l frPavele,invita
tousceuxquiyétaientprésentsàl’acdnmeia nrel eelompagnà
Cernavoda pour une campagne d’évangélisation. Il s’agisaitdela
première sortie d’évangélisation au porte-à-porte organisée en
Roumanie après décembre 1989. Quelques frères levèrent la main.
Pavel s’inscrivit parmi eux, ignorant ce que cela supposait. Mais il se
souvint immédiatement de ce que son père lui avait dit, c’est-à-dire
que Dieu lui apprendrait ce qu’il devrait faire. Bien plus, il n’oublia
pasnonplussonrêvededevenirmis Ce.oinrniaou pst’es ,iouqr e
sentant conduit par Dieu, il leva la main, quoiqu’il ne se vît guère
dignenicapabled’unetelemisehcnaver nE .noimpteu dil fau, l,si
se rendit compte que, dans Sa Providence, Dieu dirige tout. En efet,
cetepremièreexpériencemisionnairedelavilmaoue in deer
Cernavoda fut pour lui, grâce à Dieu, une véritable école où il put
apprendrelapatienceetl’humlia s selsnadepsibasnités indté, qual
futureactivitémise ,égaruocn’a eme l fem. Saiaeroinnleausi,en
luidisant:

16

– N’oublie pas ce que ton père t’a dit: ! toiues iDvacere a
Ilpasà a aé’avgnlésitaoi ndir ieem dhencmanos isnirp tuot
Cernavoda. Des frères de l’Union adventiste y participèrent ausi.
On avait organisé un beau programme à la Maison des Syndicats de
lavile.Lamis,levaP ea’d tuf on des fi todcnd èrer,se lerdistribuer
deslivresenvile.Pavelparitva f ceerèrbaG Mai i,teeu j inegnnéeiru
aveclequeliltravail sls re ietes div lrud noan.rO nel chantiea sur le
partirent. Ils ont frappé à la porte d’une première maison, que le
propriétaire ouvrit,visiblementdérangé.C’étaitimmédiatement
aprèslesfêtesd’hiver.Malheureusement,juste avanteux,les
habitantsdelavilères pene des frseq iu etôcitts aeievav altisir tn uçe
leur dirent que s’ils ne se repentaient pas, du feu tomberait du ciel,
qui les brûlerait eux et tout ce qui leur appartenait. C’était en vain,
maintenant,qu’ilsesyaiaedd ne tter iscu cetaveceme h mol iu ted
expliquercommentsepas tneiaitér venchs leé sose .lI snep ratirent
trèsdécouragés.

– Je renonce, dit Gabi Matei, très pesimiste.

– Viens, on va esayeràlaportesuivante,ditPave

GabiMateis’yopposaalorsavecvéhémence:

l.

– N’es rcheuq eaypa s eamaçn nusVo! z yevoe sulp sno erèrf ,
pasdutout?Onsemoquedenous.
Pourtant, d’une voix ferme, mais douce, Pavel insista :
– Pasquestiond’yrenoncer!Dieu,toutcommecesgens,a
besoindenous.

Cesparoleseurentunpuisantefetsureux.

17

À la porte suivante, un homme leur ouvrit, mais il parittoutde
suitedireàsafemmedevenir,carel .iu nE qte luecrs anoye é plutait
arvi,tnadrrel se a àerag commenç la dame snad regan r àets reiv l
unepile,l’unaprèsl’autre,tousceuxqu’elaltiv uoe. Eeter achleen
prit un exemplaire de chaque. Les colporteurs, transportés par une
grande joie, ne voulurent pas prendre l’argent. Ils se sentirent
visiblement encouragés et partirent ainsi frapper à toutes les maisons
de la rue. Quel bonheur ! Pavel avait envie de crier en se rendant
comptequesonrêveétaitentraindes’acolimp Il sey ue.x rossus
comprenaitaustn son de gemeenga euq tiatubéd elue qiétn’e c
dans le ministère de Dieu. C’était la plus grande satisfaction qu’il ait
jamaiseuedesavie.

Parlantàlui-même,ilsedisait: Jamaisjen’auraiscruenariverlà:
donner de ma propre main un livre à quelqu’un, quoique je ne
sachepasluidiregrand-chose!plusées d, i tard me les naedseD nna
encore comment Dieu avait pu se servir de lui, un homme simple,
pour un ministère si important. À vrai dire, s’il réfléchit un peu, il
trouve la réponse dans la Bible. Ce livre est vraiment puisant!

Après avoir épuisé les livres, ils constatèrent que leur équipe était
la plus heureuse. Aucun livre ne leur restait. C’était leur premier jour
demis lire , onieita stnr edneve Ils étaient imptel elpsub ae.u
dimanche suivant. Parmi ceux qui avaient participé à la réunion de
la Maison des Syndicats, douze s’étaient montrés intéreséspardes
études bibliques. Trois autres personnes les ont rejoints par la suite,
et tous furent baptisés. Comme il n’y avait pas d’église adventiste à
Cernavoda, ils étaient obligés de parcourir, chaque Sabbat, trente
kilomètres jusqu’à Medgidia. Après plusieurs recherches, ils
trouvèrent enfin un local adapté au centre même de leur vile.En
parlant avec le propriétaire, ce dernier leur avait dans un premier

18

tempsdonnésonac. isavd’e itsuene nEorhcnaeg r,dp uo rfet,
quelqu’un qui voulait y ouvrir une discothèque lui avait ofertune
plusgrosas pLe. ntgeard’ emmos eel pour voir Pavtiv ne uetrué at
trouver ensemble une solution. Il était vraiment déçu.
Vraisemblablement,Satann’étaitpasd’acrpjote,se tord avec leurs
il cherchait maintenant à empêcher le plan de Dieu. Alors, Pavel
encouragealepasteurenluidisant:
– SiDieuveutquenoussoyonslà,personneniriennepeuvent
nousaracherdeSamain.

Parailrs, eul n’Pave tapvaiaocer sneu viml’ubme, lesiameiD el u
luimontradansunrêve.Lorsqu’ilétaitalle pasteir avec él eov ,ru
c’était exactement celui qu’il avait vu la nuit, dans son rêve. C’était
un immeuble avec des marches donnant sur la rue, qui conservait
justeunemotiac rel ,rt e’luaormesa fgina ori é ed aiertpaté éitva
démolie.

Unjour,lepasteurserenditdanslavilofir eoped E’r avec ur parle
le propriétaire de cetimmeuble.Lorsque celui-ciappritqu’ils
voulaient yimplanter uneéglise adventiste,il renonça
immédiatementàl’of prenava sul esuegatn luqu’oait i av eopaftiru
vendre cet immeuble aux adventistes. Au soir, ils avaient déjà fait les
papiers,car,disaitlepropriétaire: en ruop ,etiv« Faisno-sel suap ul s
plus avoir de problèmes ». Dieu avait agi vite et merveileusementen
faveurde Sesfidèles.Aujourd’hui,cetimmeuble estl’Église
adventisteduSeptièmejourdelavilnavoda.reC ed e

Pendant la campagne d’évangélisation par la litéutar ,ernu e
équipeavaitausé à rappi fia tap rdrenvidei que mmoh nu’d etrop al
la suite l’ancien de l’église. Sa femme les avait très bien acueilis,
mais Iulian, son mari, ne voulut même pas discuter avec eux. Sur

19

l'insistance de sa femme, Iulian les reçut dans sa maison et acepta
auss den soai Mal ed noitasilégévans d’ancex sé ruaicepraitedp i
Syndicats. Ils y vinrent tous les soirs. En revanche, lorsqu’ils durent
prendre la décision de se faire baptiser, la femme avait dit à son mari
ques’ilaceptaitlebaptêmeetqu’ilquitel ir rugile noiainsait
orthodoxetradtionnele,eles sru ,r to leue. Àvorced emanderait le di
deux enfantsdéjà majeursl’avaientmenacé de le quiters’il
changeait de conviction. Ce fut pour Iulian son grand test de la foi.
Les frères de l’église l’avaient encouragé à rester aux côtés de Jésus,
quinelequitrganisa u e dpittbraaaem jLsu.rajiono ,o’l emêunev
au Canal. C’était un beau jour d’été, et ce fut le premier baptême en
pleinair.LafemmedeIulianyfutaus ,amsie i ésprteenlegarda
une certaine distance, sans faire de scandale comme elel’avait
promis.LeSaint-Espritavaittouchésoncœurauset e spm pt, deu ei
plustard,elimaf enu siin antrefus Ileé .tpsi tabmeneégalfut e le
exemplaireetdevraispliersdel’église.

Paralenem lt,die leablèemensibl tet du iep ,uq tivdriarain,avait
changé de stratégie. En efet,comme lesfrèrespentecôtistes,
baptistes, réformistes et évangélistes, ayant récemment organisé leurs
églises, n’avaient pas de locaux pour se réunir, ils avaient été reçus
temporairement chez les adventistes. Une fois leurs églises
terminées, ils emportèrent une partie des membres de l’église
adventiste, dont il ne resta alorsque trois personnes : frère Coco,
Blanita Cornel et sœur Virginia, la femme de l’ancien. Cependant, le
Seigneurpritsoindupeittroupeauetilsnesed écouragèrentpas.
Plustard,d’autresfamilno terojnist ,op des jeunes les ete smeor furr
aujourd’huiunebeleégliseàCernavoda.

Aprèsavoircréd mena Pa,elavrnCeodavesil ed gé’l
lui montrer ce qu’il devrait faire. C’était en auto

20

daàDieude
mne1990.Il

travailneC lart eroal àitanc etel enrvado aue de Cee Atomiq
dimanche, il faisait du colportage. Il prit la carte de la région de
Dobroudjaetdécidaalorsdeparcourirtoutleteritoiresituéentrele
delta du Danube et la mer Noire. Il commença donc par la vilede
Harsova.

Lorsqu’ilarava raosed sev ces, livrr ou plai pvasiofH à imer erè
c’étaitunmatind’automne.Ilfaisaitèr srfio dtel atereétaitgelée.Il
pensa alors se diriger vers le marché et là, le premier qui l’acueilit
futlediacredel’égliseorthodoxedelavil .e adà emaner derniCe d
Pavel de lui présenter son autorisation de faire du colportage. À son
tour, Pavel demanda au diacre de lui dire qui lui avait donné
l’autorisationdel’interogerdecetIl. ’a nan mreièdnop à ueir ér ne
Pavel,quiavaitcependantune autorisation visée parl’Union
adventistedeRoumanieluipermet tnad edrtsieubider lis esvre d
l’ÉgliseadventistedanslesvilesetlesvilruS .syaa tdes ge plet ou
l’autorisation,onavaitmentionnéausserveL .ues l prii les lix de
problème était que personne ne venait en acheter. Pavel décida alors
des’instalerdevantlecinématographedelavil eenérsp, e tna euq
lorsquelesgensensortiraient,ilss’ar sesrderres. livreiatêeragne t
Mais une fois de plus, personne ne s’était montré intéresé.Pavelprit
alorsuneautredécision.Illais eactes er sl vi lesadea chrièreun
mur,espérantcet reens ol vu ainmoeidnartiql’unuv que quee fois
un.Enfin,unhommebienhabilés’étaitaréte tocmmneaçti à ê
feuileterlelivreLaTragédiedessiècles.Ensuite,iljetauncoup
d’œilàlaBibleetaujournalLeMeileurChemin.Lorsqu’illuifut
demandé ce qu’il désirait, il répondit qu’il était intéreséparune
Bible, mais qu’il n’avait pas d’argent sur lui. Pavel lui en prêta une
pour qu’il la lise. Il était déjà tard et, pour rentrer chez lui, Pavel
devait parcourir six kilomètres. Il n’y avait plus de train ni de bus,

21

maisilsedit:Seigneur,jeneparspasd’icisansvendredelivre
quiteàyresterjusqu’àdemainmatin.

s,

Le Seigneur vit son zèle et sa décision. Deux jeunes femmes
étaientarivéesdevantluietchacuned’entreelruan ltetiu nojeprs
unerevuedesanté.Touteslesdeuxtravailei .amril atnà ieaDix
minutesplustard,elesta étneiver euneid sre à Pavel que Mnoisue rel
Maire souhaitait le voir. Il pensait que Monsieur le Maire voulait lui
demander de présenter son autorisation. Mais non, il ne s’agisait
pas de cela. Lorsque Pavel fut dans le bureau du maire, ce dernier lui
demanda de ranger tous ses livres sur une table. Ensuite, il invita
tous les salariés de la mairie, qui en prirent tant qu’ils avaient pu. Il
falrén pécur reamidehcnorp iahcel r Pavnne evieniet tamq euantnai
l’argent et rapporter d’autres livres. Pavel remercia alors Dieu de
l’avoirécoutéetsoritl as rustanta à tsnoC uB eeracmèi dneutroque
pour faire de l’auto-stop. Il y avait beaucoup de gens qui atendaient
qu’unevoitures’arcaD r aieguopa ,s rètê.eI lafsiiat déjà nuit. Une
avoirdépasétousceuxquifaisaientsigne,s’arntvadea êt li te ,levaP
futinvitéàmonter.Ilcrutdansun premiertempsquec’était
quelqu’un qui le connaisai mt,s aion n :elc ahufur était un e
inconnu. Il s’aperçut tout de suite que c’était un homme envoyé par
Dieupourl’acompagnerchezlui.PavelluiofpoerB bitis arpr, le
car il n’en avait pas d'autres, et ils avaient discuté pendant tout le
trajet. C’était pour la première fois de sa vie que Pavel voyait
clairement la main de Dieu diriger le ministère du salut des âmes. Il
compritausie lade s ivode éire qun someuq tnetiatinu serconduire
parleSeigneur.

Le dimanche suivant, Pavel revint à Harsova. L’expérience du
dimanche précédent se répéta, en quelque sorte. Il atendit,mais
personnenes’arêtavoirseslivres.Cet ,siof ees levaP : ditS’ilsne

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viennentpasversmoi,c’estmoiquiraiverseux.Etilcommençaà
marcher dans les rues. Faisant du porte-à-porte, il arivaàlamaison
duprêtreorthodoxe.Celui-ciétaitleparc moamdnna ted ain du
policedelaviluo ref aL .ep ud emm l’daPevrep nerte prrêtra à opos
discuter, car dehors, il faisait froid. Très gentille, eleluiavaitofert
delaconfiture.Pendantleurdiscusion,leprêtre ,unhomme
sexagénaire,fitsonapparti et sine:dit donenu’ahc erbmiov

– Quel as-e ! M’en emicn eupedertrend’las an d nosiam rtêrp ud
tudemandélapermis ?airele f de e mm ailonico, on élamriaruté t
Sonépouselemitna t:aue itsue dutosid iul ne tiaf
– C’estmoiquil’aiinvitémedirequelquechosedelaBible,car
j’enaimaredetesvieuxchants!

Leprêtreparitsansaucuneintentiondelâcherpr ise.Ilserendit
immédiatementchezsonfiled tnadnammoc el, uleils et ice, pol
firentensembleunplanqueDieualt aiermun eébénidtcoi.n

Pavel retourna chez lui à Medgidia et décida de partir avec avec le
pasteurenvoiture,leprochaindimanche,pourofesblBis der ri xua
habitantsdelavilsoeresnnp ou pdeiuq e, car tib aeculiy a av
s’intéresuq ec tsava sli’ai fntie le: t à l eitnorel aaPDieu de c’e. Eta
dimanche suivant, ils prirent des Bibles – et d’autres livres encore –
et partirent vers Harsova. Dès qu’ils descendirent de la voiture,
quatre policiers les entourèrent en leur annonçant qu’ils étaient en
étatar sui les Ilsvre.li sq ’ueitnedavsteetn ioatuel va rneiaua tsi
demandé d'emmener les Bibles. Le pasteur était un peu angoisé.
Paveless étu’ilt praiensép togéra aaye d clemealenr iul par alepq tn
Dieuqu’ilsservaient.Enar,el eocalP loci, un mmandant à tnavi
homme solide et imposant, leur demanda leurs papiers. Les deux
misi’d nedieu l drsumoctsenrp iul seriannoirslo antretèenésté.

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Après avoir vu l’autorisation de colportage, le commandant la rendit
àPavelenluidonnantause tiiusnli’uava teiu enc tion – qontraven
annulée.Puis,lecommandantluidit:

– Les livres restent ici. Je demanderai au prêtre de
s’ilssontauthentiquesounon,s’ilssontsanctfiés.

venirvérfier

PavelluiréponditquelaBibleestsainteparel emêq teeu’m-ele
n’aplusbesoind’êtresanctfiée.Ildemandaaus mmnaadtni au co
undocumentatse lIl se .tenué ret étaienelbiva sl euB setaes qnt
vendait au prix de cent cinquante lei l’exemplaire, alors que le
prêtre en demandait quatre cent cinquante lei chacune. Pavel dit
ausseré antêtt pre ùo elom utnem silu’ qaiithaouoc ua itnadnamm
prêtre viendrait voir les Bibles. Le commandant lui répondit alors de
revenir le dimanche suivant pour récupérer les Bibles, si elesétaient
ensituationrégulière.

Les deux misirnaoniieta éesérestnp eld tn scheiman
commeonleleuravaitdemandé.

suivant,

– LesBiblessontensituationrégulière,maisjen’aipaslaclédu
placard où je les avais déposées. Revenez le dimanche prochain !
leurditlecommandant.

Pendantquatredimanchesd’afmemêho c. se Le no rueltid al ilée,
cinquième dimanche, le commandant était présent. Dieu avait
touché son cœur, et ce jour-là, il était très calme et bienveilant.Il
leurditfinalement:

– Lesgars,jevousdirailavéritésurvosBibles:chaquesalariéen
a pris une pour la lire et ils ne veulent plus les rendre. On va vous
lespayer,aujourdusalaire.

Pavelréponditalorsaucommandant:

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– MonsieurleCommandant,vousavezfaitpourcesgensceque
nous aurions dû faire pour eux. On vous prie maintenant d’acepter
lesBiblescommeuncadeaudelapartdeDieu.

– Et qui va payer un si grand nombre de Bibles ?

– Moi-même, répondit Pavel.

– Mais où travailes-tu,situtepermetsleluxede
autre?continualecommandant.

Parhasard,Pavelavaitsurluiunbuletindesala
toutdesuiteaucommandant.

payer pour un

irequ’ilmontra

– Mais, tu gagnes même plus que moi ! dit ce dernier
étonné.

visiblement

IlrestaitencoretroisBiblesquelesmistn .èrerucéprés reainnio
Mais alors qu’ils étaient sortis dans le couloir, l’employée de l’état
civileurdit:

– Est-cequ’ilvousresteencoreuneBible,parhasard?Ilslesont
toutes partagées entre eux sans que j’en reçoive une.

Lesmisionnairesofui s ute Bneleibc à eirertnt uo tedtedame,et
une autre encore au sergent de service à l’entrée, qui leur dit :

– Monsieur,j’aiapprisqu’ilyavaiteuparlàquelquesBibles.Les
avez-vousreprises?J’envoudraisunemoiaus vou, jeilas ay paier.
J’espéraisenavoirune,maisilslesont.xuotusep esgétaar erent e
– Net’inquiètepas,ilm’enresteunespécialementpourtoi!
Sur le visage du sergent, on lisait maintenant le bonheur. Mais au
momentoùlesdeuxmisà soent danrtir saliannoéppraiaresire s
rue, le commandant ouvrit la fenêtre et cria au sergent :

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