Fraternité Matin n°16909 - du  mardi 04 mai 2021
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Fraternité Matin n°16909 - du mardi 04 mai 2021

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Date de parution 04 mai 2021
Langue Français
Poids de l'ouvrage 13 Mo

Exrait

Adressage des rues d’Abidjan
Bruno Koné :
“ Tout est in prêt !Mardi 4 mai 2021 / N° 16 909 www.fratmat.info / FratMat Mobile #129# (orangeCi) Prix: 300 Fcfa • Cedeao : 450 Fcfa • France: 1,70 € PREMIER QUOTIDIEN IVOIRIEN D’INFORMATIONS GÉNÉRALESP. 12 Journée de la liberté de la presse Amadou Coulibaly : “ Les entreprises de presse doivent
respecter les règles de bonne gouvernance ” P. 13  Les journalistes ivoiriens ont commémoré cette journée par une marche paciIque. Enquête Travail des enfants dans la région du Tonkpi L’enfance volée PP. 2-3 des petits pousseurs de brouettes de Man Décès de Béchir Sport/ Visite de la Caf et de la Fifa à Abidjan Ben Yahmed, fondateur de La situation du football ivoirienJeune Afrique au menuLa CafIl était l’un des pionniers lance le Championnat de la presse africaine P. 14 interscolaire africain P. 18
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E nquete
Travail des enfants dans la région du Tonkpi
Mardi 4 mai 2021
L’enfance volée des petits pousseurs de brouettes de Man
Le spectacle d’enfants déscolarisés, sillonnant les artères du marché pour accompagner les femmes dans leurs courses, n’est plus choquant, tant ils sont nombreux.
Ils courent partout à la recherche de clients.(PHOTOS JOSÉPHINE KOUADIO)
ès qu’on les approche, ils répondent méca-niquement qu’ils sont ouDau Collège moderne de élèves, inscrits au col-lège Gbè Alphonse Man, en classe de 6e, 5e ou en 2nde. Une sorte de « récitation » que tous ont à la bouche, bien qu’ils soient tra-his par leur apparence pouil-leuse, digne d’enfants de la rue. Leur âge ? Le slogan est le même, 15 ans ou 16 ans, pour des mômes dont l’âge réel doit se situer autour de 10, et même 8 ans. Dans la région du Tonkpi, particulièrement à Man, chef-lieu, le spectacle de ces en-fants sillonnant les artères du marché ou les alentours avec des brouettes dont la charge dépasse leurs forces n’est plus un évènement. Ils courent partout et se faulent, en groupes ou seuls, à la re-cherche de leur ration journa-lière. « Tantie, je veux faire le marché avec toi ? Donne-moi ce que tu as », lance Dan Ezéchias, qui afrme être en classe de 5e au Collège mo-derne de la ville. Le gamin mesure à peine 1mètre. A la question de savoir s’il peut
porter mes trois sacs de riz, il sourit et répond : « Ce n’est rien du tout », comme pour dire qu’il porte plus lourd. Le montant général est de 100 F CFA, mais plus géné-reuses, certaines femmes donnent 300 F CFA. A la n de la journée, il peut s’en tirer avec une coquette somme de 2500 F CFA. D’autres fois, la moisson est maigre, soit en dessous de 1000 F CFA. Il afrme faire cette activité pour contribuer à sa scolarité. Plus loin devant, Gbè Junior, à peine 10 ans et « en classe de CE2 », grimpe une légère côte avec ses sacs de riz sur lesquels sont posés deux fourneaux. Il s’échine de plus belle dans l’indifférence de la « patronne » du jour. « Quand je lui ai demandé, il m’a dit qu’il peut porter le colis. Pour l’aider, j’ai proposé qu’il fasse deux tours », se justie Mme Konan Cla-risse. Ce qui n’est pas le cas de Mme Tia Bertine, qui évite d’utiliser ces mômes, qu’elle juge trop jeunes pour cette tâche. Aux alentours du marché, devant un magasin de vente de poisson conditionné, le
tableau est le même. « Une horde de mômes » se dis-putent les cartons pour char-ger leurs brouettes. Diakité Moussa et son ami Konaté, en classe de 5ème et 4ème au Collège moderne, se
comptent au nombre de ceux-là.
Élèves ou pas ?
Comme s’ils s’étaient passé le mot, ces enfants afrment
Plus généreuses, certaines clientes payent 300 F Cfa.
pousser les brouettes les jours de repos ou congés pour contribuer à leurs scolarités, sauf que curieusement, la plu-part ignorent les noms de leurs enseignants. Ou encore balbu-tient quand on leur demande le nom de leur établissement scolaire. Ce qui n’a pas man-qué de nous interpeller sur leur activité réelle. En effet, des indiscrétions révèlent que ces enfants sont déscolarisés, faute de moyens nanciers. En clair, le travail auquel ils se livrent dans le marché consiste en réalité à soutenir les pa-rents. Ils utilisent la couverture de l’école pour éviter de se faire épingler.
Parents coupables ?
Vrai ou faux ? Toujours est-il que certains parents sont loin d’être innocents. Et ne s’en cachent pas. Au quartier Dioulabougou de la ville, Mawa s’exclame : « S’il ne travaille pas, qu’est-ce que nous allons manger ? », à la question de savoir pour-quoi le petit Bamba Salif est mis au travail. Par ailleurs, cet enfant que sa mère Samassi Fatou n’hésite pas à présenter comme un épileptique doit contribuer à ses soins, mais aussi à la ra-tion journalière de la famille, depuis le décès de son père. Car depuis plusieurs mois, elle ne peut plus faire son commerce à cause d’une san-té fragile. En conséquence, Salif était attendu avec son
revenu. Quoi de plus normal, selon elle, d’arracher de nos mains le billet de 1000FCFA que nous tentons de remettre au jeune enfant, à coups de menaces.
Et avec l’approbation de Mawa, la tante de l’enfant
Âgée d’une trentaine d’an-nées, cette jeune dame au foulard bien noué et au teint clair forcé afrme être sans emploi. Dès lors, la solidarité doit prévaloir. Nous avons atteint cette cour où vivent plusieurs familles, après avoir sillonné des sen-tiers tortueux et très abruptes, traversés par des eaux usées. Les chambres sont très modestes. Elles sont en hauteur et soutenues par des troncs d’arbres constituant les marches. Bamba Salif gagne journelle-ment 1000 FCFA, 2000 FCFA ou un peu plus. Une somme qui n’est pas négligeable selon Madoussou, la sœur aînée du père. Elle a cinq enfants, encore en bas âges. Toutefois, elle n’hésite pas à encourager ses neveux. Outre Bamba Salif, Meité Ibrahim son cousin est ins-crit au Collège Petit Gbapleu. Les deux enfants ont de forts traits de ressemblance, à telle enseigne qu’on croit avoir af-faire à des jumeaux. Ibrahim ne fréquente les mar-chés que les samedis, les dimanches ou les jours de congés, toujours pour appor-ter sa contribution à la vie de la famille.
Les fabricants de brouette « menacés »
Le mot d’ordre est le même chez les fabricants de brouettes. Ce matin du mer-credi 31 mars, Adama peint une brouette. Les quatre autres déjà achevées sont ex-posées au soleil. Cet homme qui nous a été indiqué comme étant un employeur des en-fants se débine à notre vue. « Je ne loue pas de brouette aux enfants. Depuis que des gens dans un véhicule 4x4 sont venus nous l’interdire, je ne compose plus avec eux », s’empresse-t-il de clamer. Au carrefour suivant, bien qu’entouré de ses charrettes, Bakari Koné ne reconnaît pas être impliqué dans la location aux enfants
MARCELLINE GNEPROUST
ENVOYÉE SPÉCIALE À MAN
Mardi 4 mai 2021
E nquete
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Kouamé Kouadio Yssoufou,Directeur régional du ministère de la Femme, de la Famille
et de l’Enfant du Tonkpi :
‘‘ Il n’y a aucune raison qui justiîe qu’un parent mette un enfant dans la rue ’’
’ils ne sont pas les ins-tigateurs du travail de leurs enfants dans la S rue, certains parents sont tout de même loin d’être innocents. Soit pour indigence ou par esprit mer-cantiliste. Toujours est-il que pour le Di-recteur régional du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant du Tonkpi, Koua-mé Kouadio Yssoufou,« il n’y a aucune raison qui justifie qu’un parent mette un enfant dans la rue, quelle que soit sa situation de paupérisation », a-t-il déclaré. L’homme qui avait à ses cô-tés deux collaborateurs, Tahi Brizzi Wilfried, chargé de la Protection de l’enfant et Abo Steve, chargé de la Protec-tion au complexe socio-édu-catif de Grand Gbapleu, ne nie pas pour autant les dif-cultés de certaines familles véritablement reconnues comme vulnérables. Au nombre de celles-ci, on peut compter les familles
monoparentales, de parents handicapés ou encore avec des chefs de famille sans emploi. Il a ajouté que le phénomène
des enfants en situation de rue ne constitue pas une ex-clusivité pour la ville de Man. Il est tout aussi répandu dans les contrées alentours, à sa-
• Le bon sens des femmes
Les acteurs de la plateforme sensibilisent les femmes à bannir le travail des enfants.(PHOTO DR)
e travail des enfants est interdit en Côte d’Ivoire. Nous sensibilisons la po-riLère chaque enfant. Quand pulation, mais on ne peut pas faire la police der-vous êtes une grande dame et que vous avez le courage de donner des bagages à un enfant de 5 ans, que vou-lez-vous que le ministère de la Famille fasse ? » Dépité face à l’ampleur du phénomène du travail des en-fants en situation de rue dans la ville, le directeur régional dudit ministère n’a pas man-qué d’en appeler au bon sens des femmes. Cette exhortation s’adresse également aux fabricants de
brouettes, généralement « les employeurs », qu’il ap-pelle à aider l’État. La radio locale, les groupe-ments féminins, les asso-ciations de femmes leaders sont mis à contribution dans la lutte contre ce phénomène qui entraîne, selon lui, des comportements déviants, telle la consommation de la drogue. Pour l’heure, la répression, dans sa forme la plus rude, n’est pas encore appliquée. Toutefois, il garde espoir quant au ralentissement de ce phénomène, depuis la mise en place de la plate-forme des acteurs constitués par le ministère de la Famille,
la Brigade des mineurs, le ministère de l’Éducation na-tionale, etc.« Quand vous al-lez vers ces enfants et qu’ils s’enfuient ou vous disent qu’ils vont à l’école, c’est parce qu’ils savent qu’il y a la répression », explique-t-il. L’État, pour sa part, conti-nue cette politique, parce que persuadé quel’enfant « n’est mieux que dans sa fa-mille, jusqu’à ce qu’on voit que sa vie est négativement impactée par le travail qu’il fait ou que le comportement de sa famille est criminogène », soutient Kouamé Kouadio Yssoufou
M. G.
voir la région du Guémon, celle du Cavally et du Tonk-pi, ainsi que des localités comme Logoualé, Mahapleu, Danané et certaines zones rurales. On y rencontre éga-lement des petits pousseurs de brouette, des laveurs de voitures, des vendeurs de poulets, etc. prétextant faire du travail socialisant mais, il s’agit en réalité d’exploitation. Entre autres conséquences dues à ce phénomène, Koua-mé Kouadio Yssoufou fait cas d’un fort taux d’absentéisme de ces enfants dans les classes les jours de marché. C’est pourquoi il plaide pour la sensibilisation de la po-
pulation et surtout des em-ployeurs de ces gamins:« Toute occasion est bonne pour nous, pour passer des messages lors de journées statutaires ou à travers la radio locale pour sensibiliser les parents sur la dangerosité de ce travail, mais également sur le fait que le travail des enfants est interdit en Côte d’Ivoire ».Certes, les efforts n’ont pas encore porté des fruits. Tou-tefois, l’homme garde espoir et en appelle à la solidarité de tous. En ce qui concerne la répres-sion, il a salué la synergie entre la Police nationale, le
ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, ainsi que tous les autres acteurs impliqués dans la lutte contre le travail des enfants en situa-tion de rue. A la faveur de la Covid-19, un appui nancier ponctuel a été octroyé gra-cieusement, selon l’orateur, à des familles, pour les aider à subvenir à leurs besoins. Celles-ci ont reçu, chacune, la somme de 25.000FCFA. Elles pourraient à nouveau bénécier de lets sociaux que l’État octroie trimestrielle-ment aux familles vulnérables en cas d’éligibilité M. GNEPROUST
• 200 enfants identiîés
es initiatives visant à sortir les enfants de la rue sont prises en D compte par le minis-tère de la Famille, de la Femme et de l’Enfant, en collaboration avec le minis-tère de l’Éducation nationale et d’autres partenaires, pour la région du Tonkpi. Ainsi, pour cette année 2021, selon le directeur ré-gional Kouamé Kouadio Ys-soufou, deux cents enfants de 10 -20 ans ont été sélec-tionnés, en vue de leur ré-insertion scolaire. Ceci, sur une base de 580 enfants en situation de rue. Quant à ceux dont l’âge a excédé 16 ans, la possibili-té qu’ils soient formés à un emploi sera envisagée avec la Chambre des métiers, le Conseil régional, la Mairie et bien d’autres partenaires, sur la base de leur choix. Le directeur régional recon-naît que la tâche n’est pas aisée, parce que la réussite du projet requiert l’implication des parents.
Car,« Si vous retirez de la rue, un enfant pourvoyeur de ressources, il va falloir trouver une compensation, surtout si la famille est véritablement démunie et que les deux pa-rents ne sont pas en mesure de travailler. C’est le cas de parents handicapés ». Les enfants ne sont pas exempts de reproches. En effet, habitués à gagner des revenus en n de journée, ils se sentent peu concernés par les messages de sensibilisa-tion, qui sont perçus par eux, comme une perte de temps.« Quand vous passez une heure de temps avec les enfants, c’est au moins 2000 à 5000 F CFA qu’ils perdent. Si vous n’avez pas les moyens de leur donner une contrepartie, vous ne verrez plus personne à la deuxième séance », déplore le directeur régional. A cette n, Tahi Brizzi Wilfried, Chargé de la Protection de l’Enfant et Abo Steve, Chargé de la Protection au Complexe Socio-éducatif de Grand Gbapleu sillonnent de façon
routinière les centres d’édu-cation spécialisée de certains quartiers à forte concentra-tion humaine, pour appeler les parents à la raison. L’orateur signale qu’un projet antérieur portant sur l’autono-misation de la jeune lle avait été initié pour plus de 60% des jeunes lles de la région, sans grand succès. S’appuyant sur des maîtres artisans, les apprenantes ont été orientées dans des ate-liers de couture, de coiffure, après que ces ateliers ont été équipés en matériel par le bailleur de fonds. Hélas, poursuit-il, les jeunes lles ont abandonné maîtres et machines en chemin, faisant échouer la formation. Quant à l’engagement annoncé par l’État depuis 2016 relatif à la création d’un centre éduca-tif dans certaines villes, dont Man, la purge des droits cou-tumiers est achevée. Dès lors, le projet pourrait voir le jour d’un moment à l’autre
M. GNEPROUST
Tahi Brizzi et Abo Steve ont procédé à l’identification de deux cent familles.(PHOTOS JOSEPHINE KOUADIO)
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Politique
Eco-diplomatie
Mardi 4 mai 2021
Le gouvernement s’engage à accompagner le privé dans la conquête des marchés étrangers
Le ministère en charge des affaires étrangères affiche sa volonté d’être aux côtés des acteurs du privé dans leur volonté de conquérir les marchés hors de la Côte d’Ivoire.
e gouvernement passe aux actes ! Dans sa vo-lonté d’accompagner les deLs marchés extérieurs, le entreprises privées ivoi-riennes dans la conquête ministère d’État, ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Diaspora a procédé, hier, au sein de ce département, à la signature d’un protocole d’en-tente avec les organisations du secteur privé ivoirien. Ce protocole a été paraphé par la ministre d’État Kandia Camara et les représentants des organisations regrou-pant les acteurs du privé : la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (Cgeci), la Chambre de com-merce de Côte d’Ivoire (Cci-CI), la Fédération ivoirienne des petites et moyennes en-treprises (Fipme), le Groupe-ment des petites et moyennes entreprises... Pour la ministre d’État, ce partenariat public-privé «vient répondre aux attentes des
La ministre d’État en charge des Affaires étrangères, avec à ses côtés la représentante-résidente du Pnud, ainsi que les acteurs des organisations du secteur privé(PHOTO: JULIEN MONSAN)
différents acteurs de l’éco-système, avec l’institutionna-lisation des cadres de concer-tation ». Autre chose, cette entente «s’inscrit dans la re-dynamisation du partenariat avec le secteur privé, en vue
de renforcer sa présence sur les marchés extérieurs», a-t-elle ajouté. Elle a rappelé, en outre, qu’au cours de sa visite dans la ré-gion du Moronou, en sep-tembre 2020, le Chef de l’État,
Alassane Ouattara, avait pris l’engagement de mettre tout en œuvre pour accompagner les entreprises privées à aller au-delà du pays, en vue de conquérir des marchés ex-térieurs. «Cette décision du
Président de la République sonne pour la diplomatie ivoi-rienne comme une instruction à exécuter avec une extrême diligence», a-t-elle indiqué. Kandia Camara a déploré le fait que malgré les avantages qu’offre la Côte d’Ivoire aux investisseurs étrangers, à la suite des différentes réformes qu’elle a entreprises, les rmes de Côte d’Ivoire ne bé-nécient pas de facilités de la part de nombreux pays amis, «conformément au principe de réciprocité». Pour elle, il est temps de corriger cet état de fait. La ministre d’État a afrmé, contrairement à certaines assertions qui considèrent son département «comme un ministère budgétivore», qu’il rapporte gros à la Côte d’Ivoire en termes d’investis-sements. A titre d’exemple, elle a déclaré que le pays a mobilisé 896 milliards de FCfa en 2019 comme res-sources extérieures et plus de 1023 milliards, l’année
passée. Aussi plaide-t-elle à nouveau pour la modernisation de l’ou-til diplomatique, «an qu’il dispose de plus de moyens d’action pour contribuer da-vantage et plus efcacement à la mobilisation des investis-sements étrangers, au regard de la conance dont jouit la Côte d’Ivoire auprès des par-tenaires extérieurs». Jean-Marie Sommé, direc-teur de la diplomatie écono-mique au ministère des Af-faires étrangères; Stéphane Aka-Angui, directeur exécutif du patronat ivoirien, repré-sentant le président Jean Marie Acka et Fama Touré, le patron de la Chambre de commerce et d’industrie, ont salué cette initiative dont les bases ont été jetées il y a deux ans. Ils ont indiqué que ce partenariat permettra aux entreprises privées d’étendre leur présence hors du pays.
MARCEL APPENA
Gestion des ressources naturelles et sécurité dans les zones frontalières Autorités ivoiriennes et maliennes se concertent e 29 avril, s’est tenuemesure où les résultats issus à l’hôtel Rose Blanchedes travaux contribueront de Korhogo en Côteà consolider les relations L d’Ivoire, une rencontre d’amitié séculaires qui lient la entre les autorités ad-République de Côte d’Ivoire ministratives forestières deet celle du Mali. Idem pour la région de Sikasso au Mali le coordonnateur régional et des régions du Poro, de lade la Giz, Gérôme Dakouo, Bagoué et du Folon en Côtequi voit en cette session un d’Ivoire, sur la gestion desmoyen de renforcement de ressources naturelles et la la collaboration entre les sécurité dans les zones fron-deux pays et un signal très talières. Cette activité, orga- fort pour une gestion com-nisée par le secrétariat de la mune des aires protégées Commission nationale deset des forêts. Il a donc fon-frontières de la Côte d’Ivoire dé beaucoup d’espoir pour (Cnfci) et la direction natio-l’obtention de résultats pro-nale des frontières du Mali, bants, mais surtout pour leur avec l’appui technique etmise en œuvre qui dépen-nancier de la Giz/Pfua, faitdra de la volonté des deux suite aux incidents de plusparties. Tout en souhaitant en plus récurrents observés que ce genre de rencontres sur les aires protégées aux se multiplie pour renforcer Une réunion entre experts ivoiriens et maliens s’est tenue, le 29 avril, pour trouver des solutions aux problèmes dans les zones frontières, notamment l’ex-la coopération transfronta-frontalières.(PHOTO : DR) ) ploitation abusive de la forêtlière entre la Côte d’Ivoire et le Mali. Gérôme Dakouo acharge des frontières despropriées et durables pour recommandations ont été le renforcement de la coopé- classée de Sokourani. Elle a permis aux participants surtout réitéré l’engagement une gestion efcace desration transfrontalière dansformulées à l’endroit desdeux pays rendre régulières de faire un diagnostic de la de sa structure auprès des aires protégées et des res-États, notamment leur de-toutes ses formes an d’atté- les rencontres entre les ac-mandant de rendre effective teurs aux frontières. Ces problématique de la gestiondeux États dans leurs effortssources naturelles à la fron- nuer les problèmes de coha-bitation. Il a souligné que lala couverture du réseau té- commissions doivent éla-des aires protégées dans de recherche commune aux tière commune. Pour sa part, le secrétaire exécutif de coopération sécuritaire et le léphonique et audio-visuel borer une convention locale les espaces frontaliers entre problèmes communs. la Commission nationale des développement des espacesdans les zones frontalières.de gestion des ressources la Côte d’Ivoire et le Mali etQuant à Ladji Sogoba, direc-frontières de la Côte d’Ivoire,naturelles transfrontalièresfrontaliers pourraient consti- La session souhaite aussi d’y apporter des solutionsteur national des frontières Konaté Diakalidia, a, au nomque les collectivités territo- tuer de véritables solutions et veiller à la mise en œuvre adéquates et applicables. du Mali, il a rappelé que le à l’insécurité, au radicalismeriales et locales créent des des recommandations is-C’est pourquoi le maire de Mali et la Côte d’Ivoire sontdu Premier ministre de la Côte d’Ivoire, président de et à l’extrémisme auxquelsdes différentes ren-groupements locaux de sues la commune de Korhogo, liés par l’histoire et la géo-ladite Commission, souhaité les deux pays font face au- coopération transfrontalière contres en la matière. Coulibaly Lanzani, s’est ré-graphie depuis des siècles. joui de la tenue de cette ren- Pour lui, ces travaux devrontque le Mali et la Côte d’Ivoire jourd’hui. dans l’espace transfrontalierMARCEL APPENA (SOURCE : SERCOM) A l’issue de ces travaux, deset que les commissions en contre dans sa cité, dans la apporter des solutions ap- inscrivent dans leurs priorités
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