Fraternité Matin n°16994 - du Jeudi 19 août 2021
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Fraternité Matin n°16994 - du Jeudi 19 août 2021

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Date de parution 19 août 2021
Langue Français
Poids de l'ouvrage 6 Mo

Exrait

Métro d’Abidjan Les emprises libérées aujourd’hui Jeudi 19 aout 2021 / N° 16 994 www.fratmat.info / FratMat Mobile #129# (orangeCi) Prix: 300 Fcfa • Cedeao : 450 Fcfa • France: 1,70 € P. 11 PREMIER QUOTIDIEN IVOIRIEN D’INFORMATIONS GÉNÉRALES Foncier urbain/ Acd, permis de construire L’État modernise toutLe Premier ministre a inauguré, hier, le centre de production numérique des actes administratifs dans le secteur de la construction. P. 2
Enquête/ Toilettes publiques Ça soulage… mais attention,danger !PP. 4-5
Football/ Can 2021
Les adversaires
des Éléphants à la loupe P. 17
Fraternité Matin
Venance KonanP. 12
passe le témoin à
Serge AbdelNouho
2
L’AIR DU TEMPS Le passé, c’est le passé lle est une maxime sacro-sainte pour tous les juristes : dura lex sed lex. La loi est dure mais c’est la loi. Dans son sens strict, cette expres-E sion s’emploie lorsqu’on veut relever que la loi s’impose et doit s’imposer dans toute sa rigueur. Mais dans un sens plus large, elle fait référence à une situation où quelqu’un doit se soumettre à une règle, même si elle ne lui convient pas. Il s’agit donc de faire appliquer la loi dans toute sa rigueur pour ne pas lais-ser la voie libre à tous les excès. Il en va ainsi pour la création des partis ou formations politiques. Si donc tout citoyen peut librement adhérer au parti ou groupement de son choix et s’en retirer librement, nonobstant toutes dispositions contraires des statuts et règlements intérieurs dudit parti ou groupement politique, la loi fait des précisions impor-tantes relativement aux principaux responsables. La loi n°93-6668 du 9 août 1993 relative aux partis et groupements politiques en son article 8 énonce très clairement que : « Les membres fondateurs et diri-geants des partis ou groupements politiques doivent être de nationalité ivoirienne et jouir de leurs droits politiques et civiques. » Et l’article 13 de ladite loi précise que le ministre char-gé de l’Intérieur qui reçoit le dossier de déclarationpréalable effectuée par le parti ou le groupement po-litique dispose de trois mois pour vérifier sa confor-mité avec les prescriptions légales. Et le récépissé de déclaration n’est délivré que lorsque le dossier est conforme. Il va sans dire donc que toute personne, quelle que soit sa fonction antérieure, quel que soit son statut,
AMÉDÉE ASSI
condamnée par la justice de son pays et privée de ses droits politiques et civiques, à moins de bénéficier d’une grâce présidentielle ou d’une loi d’amnistie, ne peut être membre fondateur ou dirigeant d’une forma-tion politique. De même, personne ne peut être forcé de demeurer ou de quitter un parti politique auquel il a adhéré. Par ces temps-ci où le microsome politique ivoirien est mouvementé par des dissidences et des volontés de création de nouvelles entités politiques, la stricte application de la loi précitée est plus que d’actualité. Dans ce pays, comme le veut le Premier ministre Patrick Achi, sous la supervision du Président de la République, Alassane Ouattara, la légalité doit être désormais le maître mot de nos actions. Tous, nous devons accepter de faire de la loi notre boussole. S’en affranchir, c’est laisser libre cours à toutes les dérives. Que des sanctions sévères soient prises contre les fraudeurs aux examens et concours, que des audits soient menés dans les entreprises publiques, que l’examen du permis de conduire ne soit plus une occa-sion de racket et d’enrichissement, que des mesures coercitives soient prises pour punir tous les construc-teurs d’immeubles malveillants et véreux, c’est af-firmer que les choses ne doivent plus être comme avant. C’est reconnaître que sur bien des points, on a failli. C’est reconnaître nos erreurs. Et s’engager ré-solument à les corriger dans une vision nouvelle.  Le passé, c’est le passé. Et comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, emboitons le pas au gouver-nement. C’est à ce prix que, par exemple, notre école, où seront bannis les mots « pétrole » et « opération hibou », relèvera la tête et deviendra une école pour tous, une école formatrice d’élèves et d’étudiants de qualité pour relever le défi du développement soli-daire et inclusif. C’est à ce prix que la société ivoirienne pourra amor-cer sa vraie transformation économique et sociale pour le bonheur de tous ses enfants. . Le passé, c’est le passé !
N ation
Jeudi 19 août 2021
Digitalisation du foncier urbain Patrick Achi inaugure le centre de production numérique
Le chef du gouvernement a inauguré un centre de production de simplification et de transformation digitale du foncier urbain, hier, au Plateau.
Le Premier ministre Patrick Achi coupant le ruban symbolique marquant la mise en service officielle du centre de production numérique.(PHOTO : JOSEPHINE KOUADIO)
ccélérer le processus de délivrance des actes administratifs, A sécuriser le foncier urbain, améliorer l’en-vironnement des affaires. Tels sont, entre autres, les objectifs du Projet de simpli-fication et de transformation digitale du foncier urbain en Côte d’Ivoire, d’un coût de 23 millions d’euros, soit plus de 15 milliards de FCfa. Le Centre de production du-dit projet, sis au Plateau, a été inauguré, le 18 août, par le Premier ministre Pa-trick Achi, en présence de plusieurs membres du gou-vernement et d’acteurs du foncier. D’une capacité d’ac-cueil de 500 personnes et bâti sur 3200 m2, ce centre est dédié au Système inté-gré de la gestion du foncier urbain (Sigfu) et doit aboutir, in fine, à une augmentation considérable de la capacité de production de la chaîne foncière à 60 000, voire 200 000 arrêtés de concession
définitive (Acd). « C’est un pas extrêmement important franchi dans la moderni-sation de l’État et du déve-loppement du secteur de l’immobilier et l’accès des populations aux services. La Côte d’Ivoire vient ainsi de faire un bond qualitatif dans son développement pour en-trer dans l’ère de la techno-logie et du digital », s’est ré-joui Patrick Achi. Qui ajoute que ce projet s’inscrit dans la vision du Président de la République, Alassane Ouat-tara, qui a mis le citoyen au cœur de cette stratégie. Le chef du gouvernement es-time que cet instrument vient à point nommé car, dira-t-il, l’accès et la lenteur aux in-formations et documents re-latifs au foncier urbain sont une véritable préoccupation pour les populations. « Que ce soit l’Acd ou le permis de construire, obtenir ces do-cuments n’était pas facile. Il existait un problème de fiabi-lisation de ces informations.
Toutes ces questions trou-veront une solution définitive d’ici deux ans. Les popula-tions auront la capacité d’ac-céder aux informations sur le processus d’acquisition des titres. Les documents seront sécurisés, fiabilisés et aucune intervention hu-maine ne pourra modifier les documents », a rassu-ré le Premier ministre. Tout en invitant le ministre de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme à se pen-cher sur la gestion du fon-cier urbain.
Les enjeux du projet
De son côté, Bruno Naba-gné Koné, ministre de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme s’est dit heureux de la mise en œuvre de ce Projet qui va radicale-ment changer le visage du foncier urbain. Parce que, poursuit le ministre, la ges-tion du foncier urbain en Côte d’Ivoire se caractérisait
par de longs délais de traite-ment de l’Acd ; de nombreux litiges fonciers ; le traite-ment manuel des demandes d’actes ; les conditions ina-déquates d’archivage des documents de référence. Pour Koné Bruno, ce Projet va désormais satisfaire les usagers. A l’en croire, avant la mise en œuvre du projet, des réformes ont été faites dans le secteur de l’immo-bilier « entre 2013, date de la réforme de l’Acd et 2019, nous avons délivré 5500 Acd; en 2020, 1719 » Quant à Mbow Nassirou, di-recteur de la Modernisation, de l’Informatique, de la Sim-plification et de la Sécurisa-tion des actes, la première phase du projet, prévue sur deux ans, concerne le Grand Abidjan et Assinie ; en raison de la forte pression foncière enregistrée dans ces zones avant l’extension du système . à l’intérieur du pays
EMELINE P AMANGOUA
Jeudi 19 août 2021
N ation
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e 27 Congrès de l’Upu Isaac Gnamba-Yao :‘‘ La poste est un pilier important dans le développement socio-économique d’une nation ’’
Le directeur général de La Poste s’est prononcé, hier, sur la situation de sa société. e 27e congrès postalsans ivoiriens d’être présentsle territoire. Que l’État nous universel, mais aussi sur internet, de vendre leurspermette de les exploiter », et surtout la situation produits et de faire livrera-t-il insisté. aLpermet également de vendreu ce mois, d’une banque pos-financière de la poste leurs produits, avec la possi-Il a, par ailleurs, annoncé la de Côte d’Ivoire, était bilité de payer en ligne. Ellecréation, dans les prochains ntre d’une conférence de presse animée, hier, par des boîtes postales électro-tale. Car, soutient-il, la poste le directeur général de La niques, en plus des boîtesfonctionne, en principe, sur Poste de Côte d’Ivoire, Isaac postales physiques. Elle atrois pieds. A savoir, la poste Gnamba-Yao, en marge des sorti des produits de ventephysique, numérique et fi-travaux. d’enveloppes pour permettrenancière. Toutes les postes Selon lui, la stratégie pos- à tous les Ivoiriens, quellequi se portent bien dans le tale mondiale d’Abidjan qui que soit leur situation géo-monde fonctionnent sur ces sortira de ce congrès est engraphique, de déposer leurstrois pieds. Il manque ce troi-train de se dessiner. Laquelle dossiers afin de postuler àsième pilier à celle de Côte permettra de déterminer la des concours publics, sansd’Ivoire. nouvelle mission assignée à avoir à effectuer le déplace-« Il ne faut pas réduire la la poste dans le monde. Si ment physique ».poste aux courriers. La cette stratégie est adoptée,Il a, en outre, plaidé pour que Poste de Côte d’Ivoire est la poste pourra décoller. « Lal’État octroie à la poste un la seule société qui a réus-poste, dira-t-il, a un avenir ra-si à mettre en place unecertain nombre de marchés, dieux. Elle est une opportuni-pour lui permettre de sortir plateforme de commande et té pour les pays qui mettentde distribution d’extraits dedes difficultés financières le citoyen au centre de leursqu’elle traverse. Car, dira-t- naissance. Elle est un pilier activités. Le pays, qui ne vaimportant dans le dévelop-il, à ce jour, son entreprise pas se mettre en ligne avecest endettée à hauteur de pement socio-économique cette orientation, sera dépas-30 milliards de FCfa. « Nous d’une nation. On peut l’uti-sé », a-t-il prévenu.liser pour accompagner auavons d’énormes difficultés Il a aussi rappelé que le rôlequotidien des populations.financières. Pour sortir de de la poste, c’est d’assurerces difficultés, il faut que Il faut faire des postes des le lien social entre les popu-l’État nous attribue, en priori- points de prestation de ser-Isaac Gnamba-Yao, directeur général de La Poste de Côte d’Ivoire. lations et l’État. On peut sevices aux citoyens », a-t-ilté, les marchés de services. . servir de la poste pour dé- ciers pour les populations. donne, aujourd’hui, la possi- traits de naissance en ligne.poursuiviLa Poste de Côte d’Ivoire velopper des services finan- « Par exemple, la poste bilité de commander des ex- Elle permet aussi à des arti-dispose de 200 bureaux sur CASIMIR DJEZOU Le DG de la poste de Djibouti expose ses solutions aux problèmes rencontrés en Afriqueans le cadre du 27eturants. « Nous commen-lisation de la poste est en congrès de l’Union plein essor car, elle permet çons à être très profes-Postale Universelle de développer de petits sionnels et cela a un coût D qui se tient à Abi- services autour de cette au niveau de l’investisse-djan, le directeur vision postale. Parlant tou- ment », a-t-il dit. général de la poste de Dji- jours de la digitalisation, M. Concernant le chiffre d’af-bouti, Bahnan Ali Maidal, a Bahnan a souligné que son faires de la poste djibou-animé une conférence de pays est traversé par plus tienne, il précise qu’elle se presse, hier. de 7 câbles sous-marins, à situe entre 5 à 7 millions Il a indiqué que Djibou- destination du Congo, du d’euros l’année, ajoutant ti est un hub logistique et Rwanda et de l’Éthiopie. qu’elle peut mieux faire. « que la poste de son paysOn est très en deçà de ceCe qui signifie qu’au ni- s’inscrit donc dans cette vi- veau internet, il n’y a pas qu’on pourrait faire », sou-sion. Tout en relevant que de problème en Djibouti. Il ligne M. Bahnan Ali. son pays dispose de 12 en veut pour preuve le fait Il s’est félicité du position-bureaux de poste dont 6 que dans tous les bureaux nement de la poste de au sein de la capitale pour de postes, la connexion son pays, 73e place mon-250 employés. est gratuite. diale, qui s’explique par Bahnan Ali Maidal a ajouté Toujours selon le conféren- l’acharnement au travail que la question de digitali- cier, toutes les postes en des postiers et le respect sation s’impose, les postes Afrique sont confrontées de certains critères. « On sont obligées de s’y atteler. aux mêmes difficultés no- est remonté de 58 places Il a fait savoir que la poste tamment celui de coordi- sur 192 pays membres », . djiboutienne s’essaie au nation. s’est-il réjouie-commerce. Pour faire face à ces défis, Le directeur de la poste de Djibouti, Bahnan Ali Maidal, lors de la conférence de presse àMARIE ANGE AKPA Par ailleurs, le conféren- Djibouti met l’accent sur l’occasion du 27e congrès de l’Upu.(PHOTOS : PORO DAGNOGO) cier a déclaré que la digita- les investissements struc-
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Enquête
Jeudi 19 août 2021
Toilettes publiques Attention, danger ! Le business des latrines publiques a pris de l’ampleur en Côte d’Ivoire. Mais le manque d’hygiène expose les usagers à de multiples maladies. es toilettes publiques du fait que souvent, les pas-existent partout, es- sants qui ont des besoins sentielles dans les en- pressants sollicitent les rési-L droits publics. Marchés, dents du quartier.« Il fallait centres commerciaux,donc réfléchir et trouver une quartiers, salles de spec-stratégie pour mettre fin à tacles, gares routières…cette façon de faire. D’où la Elles sont nécessaires pourconstruction de ces toilettes. les travailleurs, les conduc-Nous employons deux per-teurs, les commerçants,sonnes parce que le boulot nombre de personnes seest épuisant. De l’enregistre-trouvant dans une situationment des clients à l’entretien inconfortable…. A Abidjande l’espace… cela nécessite et même ailleurs en Côtebeaucoup d’effort. C’est un d’Ivoire, l’installation dessecteur qui rapporte gros, toilettes publiques a pris demais il faut y mettre du sé-l’ampleur. De nombreusesrieux. Rien n’est à négliger. personnes les fréquententSouvent, nous recevons des pour se soulager d’un besoinclients qui viennent défé-naturel, soit pour se dou-quer, ou uriner sans prendre cher... Gros business, pourle soin d’y mettre de l’eau. certains. Cependant, lesLes gens ont tendance à usagers de ces latrines sontcroire que c’est seulement exposés à diverses patholo-les clients qui sont exposés. gies et infections urinaires ouQue non ! Ceux qui y tra-une gastro-entérites par levaillent le sont également. Le manque d’hygiène dans cespersonnel chargé de l’entre-endroits.tien, est aussi exposé à des Ce mardi 13 juillet 2021, unemaladies de peau parce qu’il dame avec une bouilloireest toujours en contact avec en main tente de faire sonl’eau et les déchets »,confie-ablution dans un WC public; t-il. un homme à la soixantaine Pour régler l’épineuse question de l’insalubrité dans les toilettes publiques,…(PHOTOS : JULIEN MONSAN ) arrive de toute vitesse pourUne affaire qui rapporte entrer dans une salle d’eau.gros ré, commerçante installée àdouches avec de l’eau de de problème de santé », fait-pour la prière. Les clients Ne pouvant plus se conte-l’Arras, qui fréquente aussijavel, de l’acide et du savonil remarquer.peuvent faire leur prière ici. nir, il a ouvert sa braguette Un business assurément ju-ces lieux, utilise un désin-en poudre », confie-t-il. IssaAssis pensif, ce jeudi, dansL’activité nourrit son homme, et a commencé à faire pipiteux. Le prix d’entrée est de fectant (de l’eau de javel) Koné, fidèle client de M. son kiosque à café, Dolomais depuis bientôt deux à l’entrée des toilettes. La50F par personne. Pour un avant tout besoin. EstimantDombo, confirme la visite Debe, également gérantans, nous ne maîtrisons plus jeune dame a été arrosée client qui souhaite prendre que l’entretien des lieux faitdes latrines situées, non loinde contrôle des agents de nos factures d’eau. Nous au passage. La scène quisa douche, il doit débour-défaut.« J’attrape facile-la mairie en ces lieux.« Il ydu carrefour de la Riviera 2payons des factures dont le se déroule au marché Belle-ser 100F. L’affaire devient ment les infections. J’en aia une structure de la mairieCocody, semble impuissantmontant est compris entre ville à Treichville n’est pas alors profitable lorsque les été victime il y a un mois. J’ai qui a en charge cette ques-devant l’eau qui coule à flots200.000 et 250 000F/mois. singulière, à en croire Sali- toilettes sont situées dans choppé une infection qui m’a tion. Les agents de la mairiedans les barriques, inondantC’est trop », déplore Dolo mata Doumbia, vendeuse deles marchés et autres lieux conduite à l’hôpital. Le traite- viennent contrôler et voir sipratiquement l’entrée des Debe, gérant qui y exerce friperie, habituée des lieux. où transitent des milliers de ment m’a coûté plus de 100les toilettes répondent auxtoilettes, le tout couronné par depuis cinq ans. Notre in-Car ces toilettes ne désem- personnes. Selon des te-000F. Certes nous utilisons normes hygiéniques. Avantune odeur nauséabonde quiterlocuteur confie qu’il y a plissent guère. Femmes et nanciers, la recette du jour de l’eau de javel pendant nos tout usage, je vérifie si toutdes contrôles qui sont faitsse dégage de cet endroit. hommes jouent des coudestourne autour de 20.000 besoins mais il n’y a aucune est propre. Quand ce n’estde façon périodique par laPis, à environ 50 mètres de pour accéder aux latrines. FCfa et même plus pour assurance. Nous ne sommespas le cas, je n’y vais plus.ce lieu, un homme y a instal- chefferie d’Anono et les ser-Ici, pas de papier hygié-10 toilettes dont 4 WC et 6 pas à l’abri des maladies,Nous utilisons surtout ceslé son commerce de garbavices d’hygiène de la mairie. nique. Les usagers utilisentdouches. Pour la gestion de parce qu’on passe toute la espaces pour faire nos ablu-(Semoule d’attiéké accom-« Ils nous recommandent les bouilloires pour se net- ces latrines, les propriétaires journée au marché, quand le tions. Depuis 2002, je fré-pagné de poisson thon). Desles produits adaptés à nos toyer. Des récipients insalu-emploient au minimum deux besoin d’uriner se fait sentir,quente les toilettes publiquesclients adossés à sa table at-besoins. Ils nous suggèrent bres, constamment sollicités personnes, pour un salaire je suis obligée d’affronter la de ce quartier. Mais grâce àtendent d’être servis.« Nousde nettoyer nos toilettes de par différents clients, de véri-fixé à 1500 F ou 2000F la réalité»,déplore-t-elle.façon quotidienne. Quandavons aménagé un espace Dieu, je n’ai pas encore eu tables vecteurs de microbes. journée.« C’est l’une des les conditions d’hygiène ne « On sait bien que pour desraisons de l’ampleur de La salubrité fout le camp !sont pas réunies, ils nous in-problèmes de santé liés à la cette activité dans plusieurs timent l’ordre de fermer. J’ai question d’hygiène, la pra- communes du District d’Abi-« Il faut que les gérantssubi cette pression au moins tique de cette activité doitdjan. C’est un secteur qui fassent mieux dans l’entre- deux fois. Et mon espace a logiquement être soumise à nourrit son homme. Mais il tien de ces lieux publics.été fermé», relate-t-il. des règles et même à l’ob- faut y mettre du sérieux et Certaines latrines sont in-La chefferie qui les sensibi-tention d’une autorisation dé- prendre en compte les règles fréquentables, par manquelise à tenir leurs espaces hy-livrée par le maire de chaque édictées pour l’exercer »,d’entretien », se plaint-elle; giéniques encaisse une taxe commune. Ce qui éviteraittémoigne Ali, un gérant ins-et plaidant pour l’acquisitionde 15000F chaque mois. aux utilisateurs certainestallé au marché d’Abobo. d’urinoirs recommandablesAutre commune, même ré-maladies contagieuses »,A Adjamé 220 Logements, et sécurisés. Sur la question alité. A Adjamé, dans les conseille une jeune dame, les gains journaliers va-de l’insalubrité, Souleymane environs de la place Liber-commerçante au grand mar- rient entre 30.000 FCfa et Doumbo, gérant de cet es-té, Abdoul Traoré est gé-ché de Treichville. C’est le35.000FCfa. Au Plateau, les pace rassure. A l’en croire,rant de toilettes publiques. même constat toujours dans toilettes publiques déclarent un contrôle régulier est faitIci, les bouilloires sont ex-la même commune du maire un pactole de 40.000 FCfa par la mairie.« Quand nosposées sur une table. Tout Amichia François, dans les quotidiennement. Pour les locaux ne sont pas bienclient qui souhaite utiliser encablures de la gare detenanciers, c’est une bonne entretenus, nous sommesces lieux s’adresse au gé-Grand-Bassam, où toutes affaire au bout de 30 jours convoqués. L’entretien desrant et en fonction du besoin . les cinq minutes, Oumaroud’exercicetoilettes se fait chaque nuitexprimé, le tarif est fixé. M. Tolo, un gérant de toilettes à la descente. A 22h ouTraoré confie que l’idée de publiques reçoit un client quiFATOU SYLLA ...la pratique de cette activité doit être soumise à l’autorisation à minuit. Nous nettoyonsla construction de ces toi-vient se soulager. Maï Trao-des mairies. les bouilloires, les WC etlettes de fortune est venue
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