ponge

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J’ai pu accéder aux études secondaires puis supérieures grâce à l’École Normale d’Instituteurs de la Seine en 1962 puis l’École Normale Supérieure de Saint-Cloud (aujourd’hui ENS-Lyon) en 1966, après une année de classe préparatoire au Lycée Chaptal à Paris. Ensuite, vint le Muséum National d’Histoire Naturelle, où je suis entré en 1970 comme assistant au Laboratoire d’Ecologie Générale à Brunoy (91). Brunoy, j’y suis resté pendant toute ma carrière au Muséum, c’est-à-dire de 1970 à 2008, et je n’y ai pas fait beaucoup de botanique. Après un pensum de deux ans à faire de la statistique et de l’informatique sur des données acquises antérieurement, je me suis mis à étudier les animaux du sol comme j’avais appris à le faire pour les plantes, c’est-à-dire en observant d’abord et en déduisant ensuite: méthode empirique, très loin des principes prônés par Gaston Bachelard, qui trouvait que la biologie était loin derrière les autres sciences parce qu’elle n’avait pas réussi à se formaliser ! Par la suite, je me suis intéressé à l’environnement immédiat des animaux du sol, d’où l’étude de leurs relations avec les plantes et la microflore, puis j’ai essayé de replacer le fonctionnement biologique du sol dans celui des écosystèmes et d’en déduire des préconisations de gestion ou de conservation. Aujourd’hui «jeune» retraité, je poursuis mes travaux, orientés essentiellement vers l’évolution, tout en poursuivant des collaborations avec mes collègues de Brunoy et bien d’autres…