Le grand auteur italien Umberto Eco

L'auteur italien Umberto EcoQui d’autre que ce spécialiste de l’esthétique médiévale pouvait si bien embarquer le lecteur dans ce roman policier d’un autre temps ? Mais qui est vraiment Umberto Eco, qui fut propulsé au sommet des ventes en 1980 avec ce roman magistral qu’est Le nom de la rose ?

C’est précisément ce que nous allons nous employer à vous faire découvrir en vous invitant à parcourir les livres d’Umberto Eco, ce grand écrivain de romans historiques sur les étagères de notre bibliothèque numérique.

Un érudit aux talents multiples

Si l’on retrace la biographie d’Umberto Eco, on découvre un italien aujourd’hui octogénaire, né en 1932 à Alessandria, dans le Piémont. De culture chrétienne, même s’il se déclare non croyant, il devient docteur en philosophie en 1954 à Turin, en écrivant sa thèse sur Saint Thomas d’Aquin, sur le thème de l’esthétique. Journaliste à la télévision à la fin des années 50, il se trouve au cœur de formes d’expression populaire et de communication de masse dont il fera l’analyse dans certains de ses ouvrages.

Directeur d’une collection d’essais philosophiques à partir de 1960, il publie en 1962 L’œuvre ouverte où il explique qu’une œuvre d’art, fût-elle achevée, est par nature ouverte dans son interprétation. Passionné par le sens des signes, il devient dans les années 60 le pionnier des recherches en sémiotique. La théorie de la réception qu’Umberto Eco développe notamment dans Le rôle du lecteur achève de lui faire une place parmi les grands penseurs de la fin du XXème siècle. Il devient titulaire en 1971 de la chaire de sémiotique à l’université de Bologne.

La biographie d’Umberto Eco, déjà riche ne se limite pourtant pas à celle de ce philosophe de la signification et de l’interprétation, aussi bien expert de l’art médiéval que de la communication visuelle.

Son œuvre

Dans les livres d’Umberto Eco, les essais philosophiques défendant des thèses souvent ardues côtoient pourtant de véritables romans à succès.

Comment ne pas admirer celui qu’Umberto Eco remporta avec Le nom de la rose vendu à travers le monde à 17 millions d’exemplaires ? Son héros Guillaume de Baskerville (joli clin d’œil à Sherlock Holmes) offrit un de ses plus beaux rôles à l’acteur Sean Connery.

Dans un style pourtant très différent, Eco complète son joli palmarès en 1988 avec son deuxième roman, Le pendule de Foucault. Il y dénonce doctrines et théories occultes, non sans humour, dans une grande fresque qui traverse l’histoire, en décrivant l’union de la pensée magique et de la science. En 1994, il offre avec L’île du jour d’avant, un joli roman baroque, pastiche réussi d’Alexandre Dumas. En 2000, Baudolino peut être considéré comme une intrigue savante pleine de rebondissements. Citons enfin les plus récents La mystérieuse flamme de la reine Loana en 2004 qui raconte l’histoire d’un bouquiniste frappé d’amnésie. Et en 2011, il publie Le cimetière de Prague et nous plonge dans un univers très sombre de l’Europe du dix-neuvième siècle.

www.umbertoeco.com

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