> ARGU FLASH  <      2 juillet 2013  LA  COUR  DES  COMPTES  S’INQUIÈTE  DES  PERSPECTIVES   DE  NOS  FINANCES  PUBLIQUES  La Cour des Comptes a rendu public le 27 juin son rapport annuel sur la situation et les perspectives des finances publiques.   1°) Le rapport de la Cour des Comptes sur « la situation et les perspectives des finances publiques » dresse un réquisitoire très préoccupant sur l’état des finances de notre pays et la politique du gouvernement.  Il valide surtout les critiques et les propositions formulées depuis 6 mois par l’UMP.   2°) La Cour des Comptes note que le gouvernement n’a pas respecté ses objectifs en 2012 :  les dépenses et le déficit publics ont moins baissé que prévu (« Le déficit public a diminué en 2012 4,8 % du PIB, contre 5,3 % en 2011, mais il a été un peu plus élevé que l’objectif du Gouvernement 4,5 % ». « La croissance des dépenses, 1,0 % en volume et 0,9 % hors mesures exceptionnelles, a été plus forte que prévu 0,4 % »), et ils n’ont baissé qu’à cause de hausses massives d’impôts. Le travail de sérieux de la précédente majorité a ainsi été fragilisé dès l’année 2012. Cela est d’autant plus inacceptable que la Cour note, dans le même temps, que les pays européens, pourtant plus rudement frappés par la crise, ont réussi à mieux maîtriser leurs finances en augmentant moins les impôts  (« Les autres pays ont, en moyenne, mieux maîtrisé l’évolution de leurs dépenses et moins augmenté les prélèvements »). Sur l’année 2013, la Cour des Comptes rejoint les critiques émises par les parlementaires de l’UMP, sous la conduite de Gilles Carrez, le 25 juin. En clair la prévision de croissance du gouvernement pour 2013 est surévaluée de même que les recettes espérées . La Cour prévoit ainsi que le déficit public sera supérieur aux 3,7% annoncés dans le Programme de stabilité transmis à la Commission européenne. Elle anticipe un déficit proche de 4%, à cause de 0,3% de PIB recettes en moins et de dépenses mal maîtrisées. Il y aura donc bien un dérapage de nos comptes de près d’1 point de PIB, soit 20 milliards d’euros, au regard des 3% de déficit initialement affichés par François Hollande pour 2013… Quand Gilles Carrez a fait cette affirmation, Pierre Moscovici a estimé qu’il mentait… Maintenant que la Cour conforte ce que l’UMP affirmait, que dit le gouvernement ?  
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3°) Pour la période 2014-2017, la Cour tire aussi le signal d’alarme craignant que nos objectifs budgétaires ne soient pas tenus à cause d’hypothèses de croissance du PIB et des recettes trop favorables, ainsi que de programmes d’économies pour l’heure « hypothétiques » et que des ministres ont critiqué publiquement.  La Cour appelle à corriger le tir très vite. C’est ce que demandaient instamment les parlementaires de l’opposition en appelant à un collectif budgétaire. Mais le gouvernement leur a adressé une méprisante fin de non-recevoir. Les parlementaires de l’opposition ont depuis été rejoints par certains membres de la majorité comme les radicaux de gauche, qui, par la voix du Président de leur groupe à l’Assemblée, Roger-Gérard Schwartzenberg, ont réclamé que le gouvernement présente un budget rectificatif 2013, car « il a un devoir de vérité sur l'état réel de nos finances publiques ». Le gouvernement ne peut continuer à faire la sourde oreille à ces demandes issues de tous les bords politiques.  4°) Côté réformes, la Cour propose de prendre en compte des pistes que nous avons déjà explorées dans nos travaux de prospective depuis 6 mois comme le relèvement de l’âge de départ à la retraite, ou la réduction du nombre de fonctionnaires ainsi que l’allongement de leur durée de travail. Ce qui ne manque pas de piquant alors que Vincent Peillon a annoncé que 10 000 contrats aidés allaient être créés dans l’Education nationale…  5°) François Hollande ne peut pas balayer d’un revers de la main les conclusions du rapport de la Cour des Comptes et refuser d’infléchir sa politique. Le gouvernement doit entendre la voix de la raison. Quand l’UMP le critique ce n’est ni par plaisir, ni par agressivité. La preuve : nous sommes largement à l’unisson de la Cour des Comptes. Si nous ne changeons pas immédiatement de politique, la situation de notre pays peut encore dangereusement s’aggraver. L’heure n’est plus aux hausses d’impôts et de dépenses. Il faut en urgence baisser drastiquement le niveau des dépenses publiques afin de réduire durablement la dette et baisser les impôts pour relancer la croissance.  
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