Un os dans le yaourt

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Entrez dans le monde impitoyable des grandes sociétés, pour qui tous les moyens sont bons pour éliminer la concurrence.Suivez Jean Dupont sur les terres du redouté Voïvode Kazimyr Burnemoff, dans la province en rébellion de la République Boldo-Samovar.

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Publié le 02 novembre 2011
Nombre de lectures 256
Langue Français
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II
Histoires étranges....
IV
Histoires étranges....
Un os dans le yaourt
V
Préface adressée prioritairement à mes quelques rares fidèles lecteurs. Mais que les autres (s’il s’en trouve) devraient également parcourir.
Lors de la parution dans cette même col-lection de ma précédente oeuvre intitulée: La grande Glute je terminais par ces quelques lignes: Si page après page vous avez réussi à ingur-giter en entier la potion que constitue la narra-tion de cette lamentable histoire, je vous admire! En ce qui me concerne, bien que j’en sois l’auteur, relire le tout fut au dessus de mes forces. Ne m’étant donc ni relu ni corrigé, il en résulte, chers lecteurs, que vous avez sans doute été amenés à déplorer une profusion de contre-sens, fautes de style et fautes d’orthographe dont ce malheureux texte est encore plus truffé que ceux que je commets d’ordinaire. Veuillez me le pardonner. Rassurez-vous toutefois, mes prochaines
Histoires étranges.... VI histoires seront parfaites, car je viens de prendre toutes dispositions pour qu’il en soit ainsi. Je viens en effet d’investir mon dernier bil-let de cinquante euros dans des grilles de LOTO émises par la Française des jeux.Dès la semaine prochaine, obligatoire heureux gagnant, je vais donc m’offrir tout ce que les grands éditeurs fournissent gracieusement aux «people» qui ont tant de si belles histoires intimes à vous raconter. Les deux prochaines nouvelles passeront donc préalablement par le filtred’un, voire deux correcteurs professionnels, puis seront confiées à des experts en typographie qui disposeront texte et illustrations selon les canons de leur belle pro-fession. Ainsi seront comblés les fins lettrés qui s’égaraient trop souvent dans la lecture des tor-chons indignes que je m’échinais sottement à réaliser de A jusqu’à Z Pour les oeuvres suivantes que j’honorerai de ma signature, afin d’éviter corrections et réé-critures de phrases incompréhensibles, elles se-ront directement imaginées et rédigées par l’un de ces «nègres» que je rémunérai grassement et sans qui la littérature actuelle ne serait pas ce qu’elle est! YV de B
Un os dans le yaourt
Eh bien! Vous savez quoi?
VII
Je fus horriblement déçu par cette société, organisatrice de jeux de hasard. Contrairement à ce que j’avais cru comprendre en ne voyant à la télévision que des braves gens se prome-nant dans leur hélicoptère ou qui rachetaient la société qui les employait auparavant, j’ap-pris à mes dépens qu’il existe aussi des joueurs qui ne gagnent rien, bien qu’ils aient payé pour gagner. Bref je suis celui qui a été escroqué de cinquante euros et on ne m’y reprendra plus! La nouvelle :Un os dans le yaourtje que vous présente maintenant sera donc aussi mal fichue que les précédentes avec plein de fautes de tous genres. A moins que l’un des éditeurs, qui sans état d’âme m’ont jusqu’ici lâchement abandonné à mes errements prenne conscience du préjudice qu’il cause à la littérature fran-çaise en me laissant ainsi la polluer. Après tout s’il souhaite changer quelques mots, quelques pages ou même s’il le juge utile tout le texte et le titre de mes nouvelles, ce sera sans doute une bonne décision puisque qu’il est professionnel. Un mien ami qui voit le mal partout m’assu-rait hier encore qu’une maison d’édition que je ne nommerai pas vient d’imprimer une his-toire qui n’est qu’un honteux plagiat de l’une
Histoires étranges.... VIII de mes oeuvres essentielles. Mais cette fois-ci, sa duplicité est enfin mise au grand jour, car à quelques dizaines près (sans doute pour donner le change) le dernier roman qu’il vend comme des petits pains comprend toutes les lettres et signes de ponctuation tirés duPoison des Borgia que j’écrivis récemment. La grossière astuce consista dans ce cas de plagiat à arranger mes lettres dans un ordre différent afin de former d’autres mots, puis d’autres phrases qui déna-turent totalement le sens primitif de mon beau texte. D’ailleurs, la perfidie atteint son comble quand on constate que le titre et le nom de l’au-teur ont eux aussi été modifiés. Mettez le tout dans une jolie couverture cartonnée et le tour de passe-passe est joué. C’est honteux!
Mes romans à moi ne jouent pas à ce petit jeu, ils sont propres. D’ailleurs comme le disait jadis le comique Fernand Raynaud je puis vé-ritablement dire, puisque je ne fais pas payer mes lecteurs: Je peux passer la tête haute,  personnene me doit rien!
Un os dans le yaourt
ATTENTION! Vous entrez dans le Chapitre premier
1
de cette épouvantable histoire qui met en lumière les inexpiables atrocités perpétrées dans nos modernes guerres économiques. Vous y sera présenté, à cette occasion, le héros de la fabuleuse aventure que nous allons vous conter.
Jean Dupont reposa précipitamment le flacon de lotion après rasage sur la tablette du lavabo, enjamba Poupoune qui s’était à son habitude vautrée dans le passage et atteignit à temps la bouilloire qui sifflait désespérément sur le gaz dans la cuisine. Le magnétophone continuait pendant ce temps à débiter la leçon numéro six du cours de langue intitulé: Parlez Boldo-Samovar en dix leçons. Glassmuc pétroglos hic burugonlec soôussi biloutis?(Sauriez-vous, chère Ma-dame, m’indiquer un bon pédicure?)
Histoires étranges.... 2 Glassmuc pétroglos…….. répéta avec conviction Jean Dupont cette phrase d’un usage tout à fait courant, en ver-sant l’eau bouillante dans un bol, sur un sachet de thé Darjelling. Ces évènements qui se déroulaient ainsi dans la plus grande précipitation justifient, j’en conviens, les quelques explications qui vont suivre pour l’information de lecteurs accoutu-més à plus de sérénité. Jean Dupont qui savait que «l’avenir ap-partient à ceux qui se lèvent tôt» tentait simul-tanément: • defournir à son organisme, les nourritures terrestres qui lui étaient indispensables, • d’acquérirde nouvelles connaissances per-mettant de combler quelques lacunes dans son cerveau pourtant déjà bien rempli, • detransformer son actuelle apparence assez défraîchie par une nuit de sommeil en celle d’un élégant dynamique jeune cadre.  Ilse trouvait, à cette heure matinale, dans le coquet pavillon de banlieue hérité de sa marraine, il y avait de cela tout juste deux années, lorsque cette excellente personne s’en fut rejoindre son créateur. L’héritage avait cependant, été assorti de l’obligation de s’occuper de Poupoune, chatte de gouttière, orpheline de la marraine.
Un os dans le yaourt 3 Jean, pour qui une promesse était sacrée, se faisait un devoir d’assurer une vieillesse heu-reuse à ce brave animal. Poupoune nageait d’ailleurs en pleine félicité depuis hier, jour marqué d’une pierre blanche, qui avait vu le départ précipité, assorti d’injures bien senties et de véhéments claque-ments de portes de Gladys, la dernière en date des compagnes provisoires de son maître.  Gladysavait occupé les lieux pendant deux longs mois, chassant sans aucun ménage-ment Poupoune du couvre-lit où l’animal avait pris l’habitude de dormir entre les deux pieds de Jean.  Gladysjugeait cette présence gênante, voire choquante, pendant l’exécution des dif-férentes figures classiques du simulacre de la reproduction qu’elle pratiquait régulièrement avec le propriétaire des lieux. Elle enfermait alors sans ménagements, le malheureux félin dans la cuisine. Vous en saurez encore plus sur notre jeune ami, si je voue révèle que Jean Dupont s’appe-lait en réalité Jean Marie Xavier Romuald Du Pont de Kermaheuc et était de surcroît affligé du titre héréditaire de Vicomte du Larscouet, vingt-quatrième du nom. De vous à moi, ce patronyme pléthorique ainsi que le prestigieux titre qui l’accompa-