Parcours résidentiels de fin de vie d'une cohorte de retraités de la région parisienne : rapport de recherche

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Etude des parcours de fin de vie d'une cohorte de personnes ayant pris leur retraite en 1972 à partir du moment où elles quittent leur domicile individuel dans le but notamment d'éclaircir l'usage fait en cette période des établissements de soin et des établissements d'hébergement selon les situations sociales, les situations familiales, les statuts matrimonaux, l'âge des sujets et l'époque.

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Publié le 01 janvier 1999
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Langue Français
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Parcours

Rapport

de

rsidentiels de
retraits dela

recherche

ohorte

fin de vie d'une c
rgion parisienne

Françoise CRIBIER
e t
AlexandreKYCH

Cette rechercheatralisepar
Françoise Cribier, Marie-Luce Duffau
et Alexandre Kych

Janvier

1999

La documentation Française : "Parcours rsidentiels de fin de vie d'une cohorte de retraits de la rgion parisienne :
rapport de recherche / Centre national de la recherche scientifique, Laboratoire d'analyse secondaire et des mthodes appliques la sociologie -
Institut du longitudinal, Equipe de grontologie ; Françoise Cribier, Alexandre Kych, Marie-Luce Duffau."

de

Rapport

de recherche de l'quipe de grontologie du
LASMAS - IDL

Parcours rsidentiels de fin de vie d'unecohorte
de retraits de la rgionparisienne

1 - Le but de l'tude

Notre recherche porte sur leparcours rsidentiel delafin de vied'une
gnration denouveaux retraits du rgime gnral d1e972 (anne mdiane de
naissance, 1907-8) ayant termin leur activit professionnelle en rgion pari-
sienne, et dontletiers est allhabiter en province aprs la retraite.
Ce que nous appelonsparcours de fin de viecommence oùle jourl'onquitte son
domicile pour ne plus y revenir, et se termine au dcs.Ilcomprend un ou
plusieurs sjours en institutions de types divers, ventuellement chez des
enfants. Nous voulions tablir ladure ce parcours, dutotale de où jourl'on
quitte dfinitivement sondomicile, jusqu'au dcs, son,nreeridclales sjours
dans leslieux de vie successifs de vie collective de type et lieux(lieux de soins
divers), lelieu du dcs(commune et type de lieu -domicile ou institution), le
domicilel'poque du dcs ceux (3 sujets sur 4) qui sont dcdspour tous
ailleurs que chez eux. Les1054sujets dcds en Fran1 au courscesont morts
d'unelongue priodequi va de leur 1972, la retraite, en passage la fin de
1997, âgs de 60 plus de 90 ans.

Notre but tait dedcrire une phase importante et mal connue l'existence, de
en observant les parcours de fin devie d'une etcohorte d'hommes de femmes
dont la grande majorit sont morts ailleursqu'leur domicile. On voulait
connaîtrel'usage tablisse- et desfait en fin de vie des tablissements desoins
ments d'hbergement, selonl'âge selon l'poquedes sujets, (puisque la priode
observe s'tale sur un quart de sicle), selon les statuts matrimoniaux, les
situations familiales, mais aussi selon les classes sociales,.

La gnration quenous suivons depuis sa retraite en 1972, ne entre 1906 et
1912, estoiavnrbicf,itrapedrierasiartte,dufortermireapl
allongement delasevlesbudui,q91srevet.07ivaexugâMalgr l'amlio-
ration de la sant âge gal, ceatllongement de la dure dela vie transforme le
problme dela malades, infirmes, dpen-prise en charge des personnes âges
dantes, ou "fragiles", notamment en fin de vie. La situation a beaucoup chang
depuis le milieu de ce sicle,sans queniles sciences sociales ni l'pidmiologie
n'aientvraimenttravailldcrireeatnlysercesfinsdevie.

La documentation Française : "Parcours rsidentiels de fin de vie d'une cohorte de retraits de la rgion parisienne :
rapport de recherche / Centre national de la recherche scientifique, Laboratoire d'analyse secondaire et des mthodes appliques la sociologie -
Institut du longitudinal, Equipe de grontologie ; Françoise Cribier, Alexandre Kych, Marie-Luce Duffau."

La sur le sujet dcrivent travauxplupart desles enpersonnes âges institution de
soins oud'hbergement "au temps t",et portent souvent sur des"segments"de ce
parc. D'autres aussi, dcriventtudes, trsutiles ellesdes"parcours" dedu point
vue de l'institution(les entrants et leur origine,lessortants et leur destination), et
comportent souvent de bonnes descriptions des sujets (cf lestravauxdu SESI). Mais
on ne dispose pas de description de parcours des sujets,l'ensemble dudans les
tablissements de soinscomme d'hbergement. Seule cette description permet de
mesurer lapartde ceux qui auront en fin deviersid dansune institution
d'hbergement2-ils nombreux que ceuxsont plusqui une morts, puisquey sont
partd'entreeux iront ensuite mourir l'hôpital.

A la donne simultane qui dcrit la part degsens âgs vivant dans une institu-
tion d'hbergement lorsd'unrecensement, nous voulons en effet ajouterune
donne longitudinale jusqu'ici inconnue3:la proportion de Parisiens o u
anciensParisiensdecettegnrationquiauronthabitenfindeviedansun
autredmoecilique le - pour l'essentiel leur des institutions de divers types, dans
selonl'âgeau dc4s. On connaît par les recensements la part des sujets de
diverses tranchesd'âgeen mars de cette anne-l dans lesvivant oitutitsinsn
d'hbergements pour personnes âges, demais la part ceux qui y auront vcu
avant leur mort est videmment bien suprieure - et inconnue.C'esten tablis-
sant le parcours antrieur au dcsq,u'on cepeut calculer pourcentage, soit sur
la population des mortsd'uneanne, appartenant des cohortes denaissance
diffrentes,etc'estunemesure du moment, usoit sur une cohorte de naissance o
de prise de retraite, et les dcse produisent des dates diffrentes: lamesure
caractrise alorsune gnration.

Aussi avons-nous commenc au milieu de 1997 une tude del'usage fait en fin
de vie des divers types d'institutions de soin et d'hbergement,par une
population retraite dont 80% des sujets sont aujourd'hui dcdesntre 1972 et
la fin de 1997. Nous "suivons" ces sujets depuis leur retraite (voir plus loin), et
cette recherche sur les fins de vie serapoursuivie jusqu' l'extinction dela
cohorte:c'estalorsqu'onconnaîtraledestin de l'ensembled'unegnration, et
laspcificitdesparcoursdeceuxquiaurontvculeplus longtemps5.

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2 - Une tude decohorte inaugure en 1974

L'Équipe et grontologie,de gographiesociale dans 1998entre enle Lasmas-
Institut du longitudinaluenlasirehcerhconguedeleineehalrsudur,aRSCN
la vie de cette gnration de retraits, analysanl te parcours professionnel, fami-
lial, rsidentield'un sujets.panel de 1371

Alors que la plupart des tudes sur lesgens âgs en fin devie, notamment ceux
qui rsident en institution d'hbergement, nesavent que peu de choses sur eux,
nous en savons beaucoup sur les sujets de ce panel, avant l'ventuel dclin de
leurs capacits - nous savionsmême des choses sur la minorit qui a refus les
enquêtesouestdcdteoutaudbutdelaretraite.C'estque nous avons
observ depuis 25 ans(c'estun des plus longs "suivis" de grontologie) cette
population aujourd'hui trs âge, et la connaissons par tout un ensemble de
documents (dossiers de la Caisse vieillesse, Etat-Civil) et par des enquêtes (celle
de 1995-96 a encore eu un taux de rponse de91%, trs exceptionnel auprs
d'unepopulation de 84-90 ans), qui ont permis de bien situer socialement les
sujets, de connaître diversesdates la sant auto-estime et les handicaps du
sujet et de son conjoint, des pratiques de soins,le ulogement et les conditions d
maintien domicile,l'histoire familiale,lerseau de relations, lesrevenus, les
modes de vieavantl'entre mortaliten institution, la Les diffrentielle ....
connaissances acquises surlaviedessjute,steocsnreussoesveedrmfo
fichiers, de documents, d'enquêtes, de rsums-analyses, ont jou un rôle impor-
tant et original dans cette recherche, notamment quandil lesa fallu complter
informations par des enquêtes post-mortem auprs desproches.
L'appui dela travailleurs salaris vieillesse desCaisse nationale d'assurance
(CNAV) tait indispensable cette recherche.Ilsefaitdanslecadred'un
partenariat tabli entre notre quipe CNRS et laCNAV ds 1974, quand nous
avons commenc tudier cette cohorte densouveaux retraits du rgime dit
"gnral"del'anne1972.

La ralispour nousCNAV avaitune population de 90000description au dixime decette
sujets, puis constituselon nos critres, en1974, un chantillon reprsentatif stratifi d1e370
sujets.Ellenousadonnaccsleursdossiersderetraite,etnous fournit chaque anneles
adresses des survivants,etla date de dcs des morts del'anne,avecladernire adresse
connued'elle.Elle a"patronn"nos enquêtes successives, dontlesbons taux de rponse
doivent beaucoup ce patronage.laalradcElleCNILen 1980 d'unece suivicohorte,
modifiladclarationen 1985quand nous avons enrichi le questionnaire surlesthmes dela
santet domicile;du maintienleCNRSena fait autant, de sortequ'ilexiste un accord
CNIL-CNRSetun accord CNIL-CNAV,quipermettentaujourd'hui lesuivijusqu'
l'extinctiondelacohorte.

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Tous les sujets ont achev leur vieprofessionnelle en rgion parisienne,maisle
quart sont alls vivre en province audbut de la retraite,puis les dparts sesont
poursuivis tout au long de la vieillesse, au point queletiers delacohortea
quitt l'agglomration parisienne(35% des morts en France de la priode
tudie,1972-97, sont morts hors de l'agglomration capitale, 7% dans le reste
de l'Ile-de-France, 28% danslereste du pays) . dansIl fallait donc "garder"le
champ de l'enquête de fin de vie tous ceux qui sont partis un jour dela
Capitale.Dans les annes rcentesla moiti desentres en institution d'hber-
gementeofnshtehnonmsbdmoers'labeallloggramontinp(ueexistedansle
Grand Londres).

3 - Une nouvelle investigation

Notre but est d'analyserl'ensemble du parcours de fin de vie,pour tous ceux
(les 3/4 des sujets) qui ne sont pas morts leur domicile, depuis le jour où ils ont
quittdfinitivementleurlogementjusqu'audcs,enobservantsaduretotale,
celle de chacun de ses segments, le calendrier des entres et sorties dechaque
tablissement, lenombreet lanaturedes lieux de rsidence t y p e d'tablisse-
ment, localisation prcise des rsidencessuccessives, et distance del'une
l'autre.

Ilfaut doncd'abordtablir ledernier domicile individuel. pu penserOn aurait
que lesadressesconnues parla collectons chaqueCaisse vieillesse, et que nous
anne, suffiraient tablir lels fin de vie en mnageieux de rsidence de
ordinaire obili- dems et le calendrier collectif), un an prs) ((par opposition
ts.Maisenralit -ceciestpeuconnu-,quandlesretraitsavancentenâge,les
informations sur les lieux de rsidence dont dispose la CNAV, etqu'ellenous
communique chaque anne, deviennent moins fiables. Au dbut dela retraite
2% ailleurs habitaient l'chantillon de sujetsdes 1370qu' l'adresseindique ;
la proportion passait 6 % dpassait 75 ans, et nettement16 % 85ans6. Une
bonne partie des sjours de fin de vie, et des domiciles "tardifs", chappent ainsi
l'observation.

Nous avons identifi,parmi les lieux de rsidence duparcours de fin de vie, des
lieuxcollectifsrelevant du systme de soins, des logements collectifs relevant
du systme d'hbergement pour personnes âges ou handicapes(plusieurs sont
aussi des lieux de soins), e t , en petit nombre, des logementsidniudiv.sleNous
avons distingu, parmi ceslieux, ceuxquitaient devenusledomicile de fait
des gens âgs,par opposition un domiciledclarmais dans lequel on ne vit
pas (chez des enfants qui grentlecourrierd'unepersonne âge diminue,chez
un curateur ou un tuteur), et aussi par opposition dessjours temporaires(chez
des enfants, dans un tablissement mdical, chirurgical, deconvalescence...).
Cela a tfaitpour tous les sjours, et permet connaître delapart dela

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population quianssitutinesudeouuoj,rnoitsedsdenaliimocitdavec
d'ventuels sjours en lieu desoins avant l'entre, au cours des sjours, et en fin
de vie (on y reviendra). On distinguera donc entre :
- des logements quisontdevenuslesdomiciles retourne- nede personnes âges, qui
rontplus dans leur domicile antrieur. Certains de ces nouveaux domicilessontdes
domiciles privs(chez des enfants),d'autres domiciles collectifs ausont des de sens
l'INSEE(maisons de retraite, longs sjours, MAPA),et lespersonnes âges qui y
sont domiciliesn'ontplusd'autredomicile7. hôpitaux psychiatriquesBien sûr lesetles
longssjours,lessections de cure mdicalesont la foislieux desoinset d'hbergement :
iciils comme lieuxsont classsd'hbergement.

- des tablissements de soins (cliniques, services de mdecine, de chirurgie, de
moyen sjour, services de rhabilitation, rducation, etc.) dans lesquellessujets
rsident temporairement,parfois delongsmois,sans y être domicilis.

. Dans certains tablissements coexistent des services de soins pour sjour "tempo-
raire"et des servicestnbreegem'hdcadimreirvo),lesedel(nosgisondecujour,ma
"lits"relevant del'unou l'autre secteur :il n'a possible depas toujours t distinguer
ces sjours, surtout quandils et les archives imprcises (voir plusloin).sont anciens

.L'observationdeshbergementsdans la familleest trs difficile.Nosenquêtes ant-
rieures8 ellesavaient permis d'tablir des cohabitations, mais nous voulions savoir si
avaient dur,etsid'autress'taienttablies. Ces investigationssont dlicates,etnotre
connaissance des cohabitations de fin de vie, comme nousl'avionsprvu, reste
partielle. Mais nous avonsrussi"supprimer" de fin dedu parcoursviede fausses
domiciliations chez des enfantsquinous avaient t communiques par lCaNAV(qui
nous transmet l'adressequ'on etlui a indique pour lecourrier,n'apas rechercherla
"prsencerelle" Elles sont assez nombreuses et leur caractre allocataire).de son
fallacieuxn'a qu'aprs enquête auprs des enfants.Nous avons aussipu être tabli
tablil'existencede sjours chezlesenfants,inconnus de la CNAV,notamment de
cours sjoursentre deux sjoursen lieu de soins. Mais nous n'avons pas les moyens de
tous les tablir, etc'est peut ne toujours pas onhlasune des raisons pour lesquelles
remonter au premier sjour en institution, puisque ce qui est en ralitladeuxime
institution dclare que la personnevenait de son domicile en arrivant chez e u x .

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Institutdulongitudinal,Equipedegrontologie;FrançoiseCribier,AlexandreKych,Marie-LuceDuffau"
.

Deux principes ont guidnotre dmarche :
1 .Pour tablir cesparcoursde fin de vie, nous avonsprocd"vers l'amont",
en partant de l'acte de dcs,puis en remontant de lieu de sjour enlieu de
sjour,jusqu' rejoindre "vers nous avions constitue descendante (que l'histoire
l'aval"depuis la prise de retraite), tellequ'elletait connue de nous jusqu'
l'poquedu dc9s. Le moinsqu'onpuisse dire estqu'il s'agit d'untravail dlicat,
complexe, conduire dans un grand nombre d'institutions de toutes sortes, en
rgion parisienne et en province, et portant sur des faits tantôt rcents (les
tablissements appellent anciens les sjours deplus de cinq ans, et l'informatisa-
tion des fichiers dateleplus souvent des annes 92 96), tantôatnciens voire
trs anciens, puisque le quart des dcsd'avant produits dans les1997 se sont
annes 70.

- Au cours de cette recherche, nous avons dcouvert deslieux de rsidence des
dernires annes dont nous ignorions l'existence,parcequ'ilsn'ontjamais t
dclars la Caisse de retraiteN. ous les trouvons surl'actede dcs(voir plus
bas) soit comme lieu de rsidence au moment du dcs,soit plus rarement
comme lieu de dcs.Nous les dcouvrons aussi parfois comme lieu de
provenance (rsidence antrieure) l'entre institution de fin de vie,dans une
parfois lorsd'un quand nous avons pu en avoir. les proches,contact avecIlpeut
s'agir ce qui tait dans d'installationsde sjours permanents chez desenfants,
jusque-l une rsidencesecondaire, voired'un undomiciledmnagement dans
privjamais dclar la Caisse, mais aussi et surtout de sjours deplusieurs
mois voire plusieurs annes en institution d'hbergement pour personnes
âges10. Orilest important pour nous de connaître la localisation du dernier lieu
de rsidence pour dterminelredbut du parcours
- Nous trouvons aussi des endates rellesd'entre institutionbien antrieures
celles que nous connaissions:l'adresseconnue avait cessd'êtrele domicile d u
sujet. Car la famille, la personne âge,letuteur, ne signalent pas immdiatement
l'entre,s'ilsla signalent. Par ailleursla une fois par an desCNAV nous informe
changementsd'aresse, que doncet notre n'enregistre fichierl'annecivile de
premire apparition danslefichier. Orlesuivi de fin de vie doit observer des
calendriers plus fins.
2 . parcours est en effet, la reconstitution du cette de principeLe second
diffrence de celle del'histoire enregistre taitrsidentielle quil'anneprs
(mêmesinous connaissions, pour bien des dmnagements rcentsl,e umois o
lasaison), detravailler au jour prs,pour deux raisons.L'uneestqu'ilest

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essentiel pour chaque sjour de fin devie d'tablirlesdates prcises et d'entre
de sortie(certains sjours sonttrsbrefs,d'autrestrs longs). La seconde est que
la date de sortied'une dateinstitution doit coïncider avec lad'entredans
l'institution suivante, pour valider la succession des sjours.

4 - La collecte des actes de dcs.

Nous sommes informs annuellement par la CNAV du dcs, et de sadate,
mais non de la localit de dcs, que noudsevons chercher surl'actede dcs.
. Pour les natifs de mtropole(85%de ces Parisiens), nous d'abord avons dû
demander la naissancemairie deunextrait del'actede naissance11avec les
mentions marginales indiquant ladateet la où a eu lieu le dcs. commune
Nous devons ensuite demander cette commune unecopie intgrale del'actede
dcs(dlivrable sans autorisation),dans lequel on trouve :
-l'adresse dcs,du lieu dumentionnant seulementlarueetlenumro, oulelieu-
dit, maisnilenom nilanature del'tablissement,sic'enest un.
-lasituationmatrimoniale officielleau dcs
-l'adressedudomiciledelapersonneaumomentdesondcs,si ellen'estpas
morte son domicile (presque toujours une rsidence principale, parfois une rsi-
dence secondaire, rarement identifie commetelle).
- enfin dclarant. dul'identit complteCelui-ci est souvent une personne em-
ploye par l'tablissement où la personne est dcde: dans cceas, les adresses
coïncident, ce qui indiquequ'ils'agitd'unatlbsisementmdicaloussA.laicozes
frquemment le dclarant estun employ des pompes funbres. Enfinquelquefois
(moinsd'unefois sur 7)ils'agit d'un dcde, personne trs cqeui estfamilier de la
prcieux, puisque nous avonsle nom complet (trs utile pour lesfilles des dfunts),
le lien avec la personne dcde,le'tadresse.

. Parmi les non-natifs de mtropole(168dcds):

-22 hors de Francetaient domicilise,tnous ne savons rien de leur fin de vie.

-144ont une adresse en France, connue de la Caisse Vieillesse, et nous avons
demand copie del'acteru.eoPedcnrsiedeputunermmocaledsrpuascedd
134 que le dcs sesoit produit sur leurnous l'avons obtenue par cette mairie, soit
territoire, au domicile ou dans une institution, soitqu'ilyait eu transcription du dcs
la commune de rsidence, puisquel'Etat-civil français "domicilie" les dcs. Enfin
dans10cas la commune de rsidencen'avaitaucune information, et nous avons fait
une demande auprs des services del'État-civildu Ministre des Affaires trangres
Nantes (nous n'avons eu que 2 rponses, aprs plusieurs mois).

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Institutdulongitudinal,Equipedegrontologie;FrançoiseCribier,AlexandreKych,Marie-LuceDuffau.
"

Nous avons alors confront les informations des actes dedcsavec celles que
nous possdions dj.

. Lestatut matrimonialdclar au dcs elestplus souvent djconnu de nous.
Mais pour les sujets marisilnous confirme que vit toujours a le conjoint u
moment du dcs, ounous apprend un veuvage encore ignor, que nous avons
alors datquand le conjoint est n en France, ou encoredcd eFnrance dans
sa commune de rsidence, en demandantl'extraitdel'acte puisde naissance,
l'acteeurigifqualnimotairutmtseatrucsilleParacs.dedl'acteuepscdted
nepascorrespondrelaralit,cardespersonnesspares,voiredivorcedsont
l'ancienconjoint est dcdsont souvent qualifies veuves: nous avions dele
moyen de rectifier, et nous l'avons fait. De même nous avons class"maris" les
concubinsdontl'ami(e)taitvivant(e)leurdcs.Maisnousignorionscertains
concubinages, et quand nous les connaissions, nous pouvons au mieux savoir
par des enquêtes auprs des proches, dlicates osn'endoute,si lecompagnon o u
la compagne taitencore vivant la fin deleur vie12.

. Ledomicile au moment du dcs fois sur 4 du lieu de dcs) est(distinct 3
confront aux informations que nous tenons de la CNAV. Pour les dcs des
annes 70 et 80, lesdeux informations coïncident, même si parfois, le domicile
indiqu par l'Etat-Civil est une rsidencesecondaire, dont nous trouvons souvent
la trace dans des enquêtes antrieures. Maisdepuis le dbut desannes 90(voir
plushautp.4),ledomicileaudcsestsouventuntablissementd'accueilpour
personnes âges, alors que pour la CNAVle censhabiter sonretrait est
domicile ou être domicilichez un enfant. Nous avons vrifisilandomiatiocili
indiqueateffective,ous'ils'agit d'une"domiciliation du courrier" chez un
enfant qui s'occupe de son parent plac en institution.

- Dans certains cas, la personne âge garde de façon fictive l'adresse de son ancien
logement(logementenproprit,logementHLM,parfoislogementsouslaloide
1948), occup par un enfant, ou plus souvent un petit-enfant adulte, et habite en
ralitdans une institution, ou, moins souvent, chez un enfant.

- Dans d'autres cas le "domicile" au moment du dcs est en failt'adresse dututeur
ou du curateur, le luiconnue de la Caisse Vieillesse: celui-ci fait domicilier chez
courrier de la personne trs âge, qui a vcu en ralit daunse institution, voire des
institutions successives, parfois pendant plusieurs annes.
-Ilarrive enfin que le lieu du dcsetle domicile dcau moment dusoient le
même,mais dejusqu'ici inconnu : nousil chercherfaut alorss'ils'agit d'unnouveau
domicile du sujet, de celuid'unenfant, oud'uneinstitution.

5 La nature des lieux de dcs
-
Nous avons alorsidentifi,etc'esttout un travail,la nature des lieux de dcs,
et lesdomiciles au moment du dcs.Au totallequart des sujets sont dcds

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dans un domicile priv, le plus souvent le leur, ou sur la voie publique, presque
tous les autres dans une institution13.
-L'adresse commeprive indiquelieu de dcs, pour sont ceux qui mortschez
eux, adressecorrespond dans la plupart des cas ladernire sujet connue du
dans un "logement ordinaire" (non-collectif au sens de l'INSEE), qui tait
encore, la connaissance de la CNAV, celle dudomicile dans l'anne du dcs.
Parfoisc'estuneadresse prive a mais où une veuveencore inconnue de nous,
continu de rsider.

- Mais les trois-quarts des lieuxdedcs mentionns sont delsieux de soins,
longs sjours inclus, ou desmaisons de retraite ou rsidences collectivespour
personnes âges. de dcs,Les actesd'oùpartent nos investigations, portent les
adresses du lieu de dcs et ventuellement dduomicile au moment du dcs,
mais ne donnent pas de dnomination, raison sociale ou type d'tablissement
(maison de retraite ou hôpital, par exemple)14.Il voirfaut alors l'adresse si
figure dans desrpertoires d'institutions.

Nous avons utilisdansunpremier temps deux sriesdebrochures. Celles publiespar
l'ORSÎle-de-Francecouvrentl'ensembledes tablissementsd'behemrgnetet des
tablissements hospitaliers de largion publiesparmtropolitaine. CellesleCEDIAS
dansles couvrentmêmes anneslestablissementsd'accueil depersonnes âges dans tout
le pays, maisons de retraite et autres logements collectifsd'unepart, logements-foyerset
rsidences-3me âge del'autre.

Mais ellesnecouvrent pas tout notre champderecherche,etleur mise ajourn'estpublie
que tous les 3 5ans. Nous nous sommes alors adresss au l'emploi deSESI du Ministre
etdela solidarit,quinous a communiqu5fichiers informatissrassemblant des
informations surleslogements-foyers,lesmaisons de retraite,les soins,tablissements de
lescliniqueset deles hôpitauxl'ensemble actualiss de la France,l'anne96, soit13408
institutions.Leur consultation est prcieuse, trs mais certaines institutions, des plus
modestes aux plus connues,n'yfigurentpas.Ainsilesinstitutions psychiatriqueset les
hôpitaux militaires sont systmatiquement absents.
Sil'adressen'taitpas reconnue dans un fichier comme tant celled'uneinstitution,
nous avons consult leMinitelnerseluoemengiesohinuqsetntslpcequela.Maispar
rechercheportesurdesdcschelonnssura2n5s15 mal, nous avons eu beaucoup de
avec lestablissements disparus(en particulier des cliniques et des maisons de retraite
de petite taille) ou ayantdmnage,t avec les raisonchangements desociale16,les

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