Rapport d'activité 2010 - Agence française de lutte contre le dopage

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L'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), instituée par la loi n° 2006-405 du 5 avril 2006, a été mise en place le 1er octobre 2006. Le rapport présente l'évolution institutionnelle, l'activité de contrôle, les analyses, la recherche, le développement et la prévention. Les disciplines sportives les plus contrôlées par l'Agence en 2010 sont l'athétisme, le cyclisme, le football et le rugby.

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Publié le 01 juin 2011
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Langue Français

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RRappoR t d’activité
2010SOMMAIRE
4o RGaNiSatio N d E L’aGENc E
ava Nt- pRopo S 6
c Hapit RE 1 L’évo LUtio N iNStit Utio NNELLE 8
i. La révision annuelle de la liste des substances et méthodes interdites 9
ii. L’ordonnance du 14 avril 2010 9
iii. L’activité délibérative et le pouvoir réglementaire de l’agence 10
A. Avis et consultations 10
B. Délibérations 10
iv. Le réseau des agences 11
c Hapit RE 2 L’activit é d E co Nt Rô LE 12
i. Les priorités arrêtées par le pNac pour l’année 2010 13
ii. Les contrôles antidopage sur les humains 13
A. Répartition des prélèvements 13
B. Contrôles réalisés à l’initiative de l’AFLD et des DRJSCS 14
C. Contrôles réalisés pour le compte de tiers (FI, ANADO) 15
D. Les agréments des préleveurs : bilan au 31 décembre 2010 15
iii. La localisation 15
15A. Composition du groupe cible de l’AFLD
B. Les manquements à l’obligation de localisation constatés en 2010 16
iv. Les contrôles antidopage sur les animaux 16
A. Les agréments des vétérinaires 16
B. La formation des vétérinaires 16
16C. Les contrôles réalisés en 2010
c Hapit RE 3 LES aNaLYSES 22
i. Les contrôles antidopage conventionnels 23
A. L’organisation du contrôle antidopage conventionnel 23
B. Bilan des analyses 23
C. Bilan des échantillons urinaires 24
ii. c ontrôle antidopage : analyses spécialisées sur échantillons urinaires 24
A. Analyses EPO 24
B. Analyses par spectrométrie de masse de rapport isotopique 24
iii. c ontrôle antidopage : analyses spécialisées sur échantillons sanguins 24
A. Analyses EPO 24
B . A n a l y s e ss a n g u i n e s( h o r m o n ed ec r o i s s a n c e ,h é m o g l o b i n e sm o d i f é e se tt r a n s f u s i o n s ) 25
C . Pr o f l a g es a n g u i n 25
iv. Les délais de transmission des résultats 25
v. Les rapports d’analyse anormaux 25
A. Les anabolisants 25
B. Le cannabis 26
C. Les glucocorticoïdes 26
D. Salbutamol/terbutaline 26
E. Les agents masquants 26
F. Les stimulants 26
2G. Les hormones peptidiques 26
vi . programme de surveillance 26
vii . L’assurance-Qualité 26
A. Accréditation et évaluation COFRAC 26
B. Essais de comparaison interlaboratoires 26
c Hapit RE 4 La d éLiv RaNc E d ES aUt E t L’ activit é di Scip LiNai RE 28
i. La délivrance des aUt et d U 29
A . L e sm o d i f c a t i o n sd uS t a n d a r di n t e r n a t i o n a li n t e r v e n u e se n2 0 1 0 29
B. Le traitement des dossiers 29
ii. L’activité disciplinaire 30
A. Typologie et fondements des décisions rendues 30
1. Les différents types de saisines 31
2. Les infractions poursuivies 32
B. Les décisions prononcées 34
1. La nature des décisions prises 34
2. Les conséquences de l’intervention d’une décision disciplinaire 39
C. La validation du mandat des membres des organes disciplinaires fédéraux 39
1. Le formalisme de la demande fédérale 39
2. L’examen au fond des demandes de validation 40
D. Les recours contentieux devant le Conseil d’État 41
1. Les conditions de recevabilité des recours 41
2. Les moyens tirés de l’irrégularité alléguée de la procédure 41
3. Les moyens contestant le bien-fondé de la décision 42
c Hapit RE 5 La REc HERc HE, LE d évELopp EMENt E t L a p RévENtio N 46
i. L’activité de recherche et développement du d épartement des analyses 47
A. Recherche et développement Chimie 47
B. Recherche et développement en biologie 48
ii. L’activité de recherche scientifque soutenue par l’agence 49
A. Les projets retenus par l’Agence en 2010 49
B. La promotion de recherches à caractère biomédical 50
C . L ec o l l o q u es c i e n t i f q u ed el’ A L F D:u n ej o u r n é ed é d i é eàl av a l o r i s a t i o nd el’ a c t i v i t éd er e c h e r c h es o u t e n u e
et mise en œuvre par l’AFLD 50
iii. Les actions de prévention et de sensibilisation 51
A. Base de médicaments dopants 51
B. Opération de sensibilisation à l’occasion des épreuves de masse 51
C. Mise à jour de la mallette pédagogique « Le sport pour la santé » 51
c Hapit RE 6 LES éLEMENt S d E GEStio N FiNaNci èRE po UR L’EXERcic E 2010 52
i. L’exécution du budget 2010 de l’aFLd 53
A. Des recettes inférieures aux prévisions 53
B. Des dépenses maîtrisées 53
C. Les investissements 53
ii. L’indicateur de performance 5.2 – le coût moyen des contrôles et analyses 54
LES aNNEXES 56
3ORGANISATION
DE L’AGENCE
Les membres du Collège de l’Agence en 2010
Pierre BORDRY Jean-Michel BRUN Michel LE MOAL
Conseiller d’État honoraire Membre du conseil d’administration Professeur émérite des universités
Président de l’AFLD du Comité national olympique membre de l’Académie des sciences
Président du Collège et sportif français désigné par désigné par l’Académie des sciences
le président du CNOSF
Puis, à partir du 7 octobre 2010 Laurent DAVENAS Une personnalité ayant compétence
Avocat général à la Cour de cassation en médecine vétérinaire
Bruno GENEVOIS désigné par le Procureur général participe aux délibérations
Président de section (h) près la Cour de cassation du Collège relatives à la lutte contre
au Conseil d’État le dopage animal, il s’agit de :
Sébastien FLUTE
Jean-François Sportif de haut niveau Michel PÉCHAYRE
BLOCH-LAINÉ désigné par le président du CNOSF Docteur vétérinaire
Docteur en médecine
désigné par le Comité consultatif Jean-Pierre GOULLÉ
national d’éthique pour les sciences Professeur, membre de l’Académie
de la vie et de la santé nationale de pharmacie désigné par
l’Académie nationale de pharmacie
Claude BOUDÈNE
Professeur honoraire des universités Guy JOLY
Docteur en pharmacie et des scien- Doyen honoraire de la Cour de
ces désigné par l’Académie cassation désigné par le Premier
nationale de médecine président de la Cour de cassation
4ORGANISATION
DE L’AGENCE
La direction de l’Agence en 2010
Robert BERTRAND
Secrétaire général
Conseiller des services de
l’Assemblée Nationale
erDepuis le 1 avril 2009
Françoise LASNE
Directrice du Département
des analyses et
Chef de la section Recherche
et développement biologie
Jean-Pierre VERDY
Directeur du Département
des contrôles
Michel RIEU
C o n s e i l l e rs c i e n t i f q u e
Professeur des universités
Yves LE BOUC
Président du Comité
d ’ o r i e n t a t i o ns c i e n t i f q u e
Professeur des universités
5AVANT
PROPOS
J’ai été appelé à lui succéder, en vertu des demandes d’autorisation d’usage à
erd’un décret du 1 octobre 2010, suivi d e s f n s t h é r a p e u t i q u e s; m i s e e n p l a c e
d’une prestation de serment le 7 octobre de contrôles réalisés par près de cinq
suivant. Un changement de président, cents préle v eur s agréés et assermentés ;
implique -t-ilunemodifcation delapoli- réalisation d’analyses par le labora-
tique menée ? On s’efforcera de montrer toire, en toute indépendance et dans
dans le cadre de l’avant-propos au des conditions assurant à la fois l’ano-
rapport d’activité de l’Agence afférent à nymat de l’identité du sportif concerné
l’année 2010 qu’il n’y a pas eu de boule- e t l a s û r e té s u r l e p l a n s c i e n t i f q u e d e s
versement. La continuité a prévalu, pour r é s u l t a t s ; t r a n s m i s s i o n e n c a s d e r é s u l-
l ’ e s s e n t i e l , m ê m e s i d e s i n f e x i o n s , a u tats anormaux, du rapport d’analyse à
demeurant limitées, sont apparues. diverses autorités et en particulier à la
fédération dont relève le sportif impliqué La continuité dans l’action poursuivie
a i n s i q u ’ à l ’ A F L D , p o u r i n f i c t i o n , s ’ i l ypar l’Agence s’explique par la conjonc-
a lieu, de sanctions administratives CONTINUITÉ tion de deux éléments.
prévues en cas de dopage.Par Bruno Genevois Elle tient tout d’abord, à ce que les
Mais la continuité a été au-delà de cette structures de l’Agence, son personnel et
dimension administrative. Elle s’est L’Agence française de lutte contre ses modes d’intervention sont demeurés
a f f r m é e d a n s l e s o p t i o n s d e b a s e d ele dopage (AFLD), instituée par la loi pratiquement inchangés.
la lutte contre le dopage. En la matière, n° 2006-405 du 5 avril 2006, a été effecti-
Il n’y a pas eu à pourvoir à un renou-er il n’y a pas eu de « rupture » liée à un vement mise en place le 1 octobre 2006,
vellement du Collège, fût-il partiel, dès changement de présidence, au terme succédant au Conseil de prévention et de
lors que Pierre Bordry avait demandé du « quinquennat » exercé de facto par lutte contre le dopage (CPLD), qui avait
à être déchargé de ses fonctions
été créé par l’article 14 de la loi n° 99-233 Pierre Bordry.
avant le terme normal de son mandat. du 23 mars 1999. Le statut de l’Agence Le principe même de la lutte antidopage Le Secrétaire général en exercice prévoit que le Collège de neuf membres
er ne saurait un seul instant être mis en depuis le 1 avril 2009, et le Directeur du
qui la dirige est présidé par un membre du doute. Aux impératifs de protection de Département des contrôles, ont conservé Conseil d’État. Sa nomination résulte d’un
la santé publique s’ajoute le nécessaire tout naturellement leurs fonctions. Mme décret du Président de la République,
respect de la loyauté des compétitions Françoise Lasne, qui assurait l’intérim pris sur la proposition du vice-président
sportives.des fonctions de Directeur du Dépar-du Conseil d’État, exigences qui sont à
tement des analyses depuis le décès Au regard de ces exigences, on ne même de garantir l’indépendance du titu-
du regretté professeur Jacques de laire de la fonction et son autorité. saurait faire preuve de cécité. Ainsi que
Ceaurriz, a été nommée, Directeur de l’avait souligné, à juste titre, le premier L’année 2010 a été marquée par un plein exercice de ce Département. président de l’AMA : « pour lutter contre changement de présidence à la tête de Celui-ci est connu du public par son labo- le dopage, il ne faut pas minimiser son l’Agence. Mon collègue, Pierre Bordry, ratoire installé à Châtenay-Malabry. existence ». (1)qui fut le dernier Président du CPLD
Il s’agit d’un des trente-cinq laboratoires a été le premier Président de l’AFLD. À ses débuts, l’existence même du
qui, au plan international, sont accré-Son action énergique a très fortement CPLD, n’emportait pas pleinement,
dités à ce jour par l’Agence mondiale contribué à l’affirmation de la place aux dires de ses présidents succes-
antidopage (AMA).occupée et du rôle joué par l’Agence sifs (Michel Boyon puis Marc Sanson,
dans la lutte contre le dopage. En 2010, les modes d’interventions de l’adhésion de la Direction des sports du
l’AFLD n’ont pas été changés : examen Ministère. La pérennisation d’une telle
6structure, sous la forme de l’Agence, que jamais nécessaire de s’appuyer le code du sport confèrent une compé-
repose sur de solides justifications. sur les échanges d’informations entre tence de principe pour le contrôle de
autorités publiques, ainsi que le permet La puissance publique ne peut, en telles manifestations à la fédération
ce domaine, laisser les fédérations l’article L. 232-20 du code du sport. internationale dont dépend le sport
seules juges des contrôles à opérer et concerné. Est ouverte cependant la Indispensable sur le plan interne, la
des sanctions subséquentes, et inter- possibilité pour l’Agence de diligenter conjonction des efforts entrepris,
venir uniquement sur le plan pénaL. La des contrôles en accord avec l’orga-trouve a fortiori sa place sur le plan
répression pénale doit être réservée aux nisme sportif international compétent, international.
c a sd et r a f c so r g a n i s é s . ou, à défaut, avec l’assentiment de
L’AFLD exerce son activité en maintenant
l’Agence mondiale.L’Agence, en tant qu’autorité publique des rapports tant avec ses homologues
indépendante, doit non seulement être D emaniè replussignifcative, lerappor tdans différents pays (réseau des ONAD)
maintenue mais encore, renforcée, des experts indépendants de l’AMA qu’en entretenant des liens étroits avec
en particulier quant à ses sources de l’Agence mondiale antidopage. sur les conditions dans lesquelles les
fna n c e m e n t . contrôles ont été effectués sur le Tour La législation française a été modi-
de France 2010, rendu public le 28 À cet égard, je pense à l’instar de mon f é e p o u r ê t r e m i s e e n h a r m o n i e a v e c
prédécesseur, que mériterait d’être octobre 2010, a invité l’UCI et l’AFLD à les standards internationaux définis
repris, au besoin moyennant des collaborer dans l’avenir. Le message a par l’AMA. La liste des substances et
a mé na g e me n ts , un d i s p o s it i f q u i f gu - été entendu de part et d’autre, tant il est procédés prohibés est revue, annuel-
rait dans le projet de loi de finances vrai que la lutte contre le dopage pour lement, à l’initiative de l’AMA. Celle-ci
pour 2010, qui fut adopté en première être couronnée de succès, nécessite veille à la correcte mise en œuvre de
lecture par l’Assemblée Nationale, avant la mobilisation des efforts de tous.ces standards par les autorités natio-
d’être écarté par le Sénat le 4 décembre nales. Elle a même obtenu du Conseil
2009. Il consiste à affecter une partie du d’État, l’annulation d’une décision du
produit de la taxe assise sur la cession (1) (2) cf. Richard Pound, Collège disciplinaire de l’Agence qui
des droits de diffusion des compétitions « Le Figaro » 15 septembre 2005.avait relaxé, pour un motif procédural
sportives (juridiquement issue de l’article jugé non pertinent, un sportif des pour-
59 de la loi n° 99 1172 du 31 décembre suites engagées à son encontre.
1999 et communément appelée « taxe
La voie de droit ainsi mise en œuvre par BUFFET »), non seulement au Centre
l’AMA gagnerait à être étendue à chaque National pour le développement du
fédération organisant sur un plan inter-s p o r t ( C N DS ), s o n b é néf c i a ir e a c t u e l ,
national la discipline dont relève le mais aussi, par le biais d’une majoration
sportif poursuivi devant l’Agence.de son taux, à l’AFLD.
L’ouverture d’une telle possibilité offri-L’idée selon laquelle les recettes de
rait aux fédérations internationales na t ur e fscale pr o v enan t de l ’ engouemen t
une garantie procédurale équivalente du public pour le « sport spectacle »
à celle consistant présentement pour doivent être mobilisées pour asseoir
elles à pouvoir saisir le Tribunal arbitral dans la durée la lutte contre le dopage,
du sport d’une décision prise par une fnir a ,onpe utl’ e spé re r ,pa rp ré v a loir .
fédération nationale. Une telle éven-
Il y a eu tout autant adhésion à la poli- tualité a été évoquée à l’occasion de
tique consistant à associer l’action la venue à Paris, le 10 février 2011, de
menée par l’AFLD au plan national, aussi M.John Fahey Président de l’AMA. Sa
bien avec celle conduite par la Direction réception au siège de l’AFLD a illustré
des sports et les fédérations sportives les bons rapports noués entre les deux
délégataires, qu’avec les autres auto- institutions.
rités de l’État engagées dans la lutte
I l e x i s t e s u r u n p o i n t u n e i n f e x i o n d e l acontre les trafics de produits médi-
politique menée antérieurement, marquée camenteux. Le dopage naît en effet,
p a r l e s d i f f c u l t é s r e n c o n t r é e s p a r l ’ A g e n c ede l’usage détourné de médicaments.
pour exercer son contrôle sur des mani-Non sans raison, il a été souligné que
festations sportives internationales le sportif qui se dope n’est jamais seul
organisées sur le territoire national.
(2). Avec le développement de certaines
offres sur le réseau Internet, il est plus Le Code mondial antidopage ainsi que
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dentes. En effet, le décret n° 2010-1578 D é f n i d e m a n i è r e e x t e n s i v e à l ’ a r t i c l eI. La révision annuelle de
du 16 décembre 2010 portant publica- L. 230-3, le sportif est une personne la liste des substances et tion de l’amendement à l’annexe de la qui participe ou se prépare à des
convention contre le dopage, adopté méthodes interdites manifestations internationales ou des
les 8 et 9 novembre 2009 à Strasbourg, manifestations organisées par des
Chaque année, un comité spécialisé de et à l’annexe 1 de la convention inter- fédérations agréées ou délégataires.
l’Agence mondiale antidopage arrête nationale contre le dopage dans le
une nouvelle liste de substances et sport, adopté à Paris le 17 novembre d es prérogatives nouvelles er méthodes interdites applicable au 1 2 0 1 0 , a é t é p u b l i é a u J o u r n a l o f f c i e l d u pour l’agence
janvier de l’année suivante. Cette liste 18 décembre 2010 et non au mois de
ne revêt un caractère juridiquement janvier ou février suivant, comme cela Le pouvoir de contrôle est précisé
obligatoire que si elle est reprise sous se produisait par le passé. et renforcé
forme d’amendement apportée à une
L’harmonisation avec le code mondial a Convention internationale à laquelle la II. L’ordonnance
conduit à élargir la période de contrôle France est partie. du 14 avril 2010 des sportifs appartenant au groupe
En pratique, la liste applicable est celle cible de l’Agence. Ils seront désormais
Sur le plan de la législation, l’année établie par l’AMA, puisque le groupe contrôlés toute l’année et non plus
2010 a été marquée par l’ordonnance de suivi de la Convention du Conseil seulement durant les compétitions ou n° 2010-379 du 14 avril 2010 relative à la de l’Europe a toujours adopté sans la période d’entraînement.santé des sportifs et à la mise en confor-changement la proposition de l’Agence
mité du code du sport avec les principes Le groupe cible est en outre ouvert à mondiale.
du Code mondial antidopage. de nouvelles catégories de sportifs
En 2010, l’AFLD et le ministère chargé (2° et 3° de l’article L. 232-15 du code du L’ordonnance vise à harmoniser les des sports ont créé un Comité de Liste sport) comme les sportifs profession-dispositions du code du sport avec c o m m u n a f n d e r é p o n d r e d ’ u n e m ê m e nels ou ceux qui ont été inscrits sur une celles du Code mondial antidopage voix lors de la consultation de l’AMA liste de sportifs de haut niveau, durant révisé en 2007 et à clarifier certaines pour la réactualisation annuelle de la l’une des trois années précédentes ou dispositions du code du sport relatives liste. La France a réitéré son opposition encore les sportifs ayant subi une sanc-à la santé des sportifs et à la lutte contre
de principe à l’interdiction de certaines tion disciplinaire sur la base des articles le dopage.substances en permanence et d’autres L. 232-9, L. 232-10 ou L. 232-17 lors des
uniquement en compétition. Par ailleurs, La législation est désormais conforme trois dernières années.
la France est favorable à la révision des aux principes du Code mondial anti-
Désormais, le code du sport dispose dopage et conforte les candidatures seuils d’instruction analytique appliqués
que l’AFLD peut demander des contrôles à certaines substances comme le salbu- françaises à l’organisation de compé-
additionnels pendant les compétitions tamol et les glucocorticoïdes au motif que titions internationales, notamment celle
internationales, dans les mêmes condi-de la ville d’Annecy pour les jeux olym-la détermination de ces seuils ne repose
tions que celles prévues par le Code piques de l’hiver 2018.pa s su r de s c r it è r e s s ci e n t i f q u e s sû r s .
mondial antidopage.
En revanche, la création d’une nouvelle
d es notions clarifiéesclasse, intitulée S0 (substances et La protection des sportifs
méthodes non approuvées) rejoint les L’ordonnance clarifie les notions de est renforcée
préoccupations exprimées antérieu- compétitions internationales et de L’Agence peut reconnaître la validité des
rement au sujet de l’utilisation par le sportif. a u to r i s a t i o n s d ’ u s a g e à d e s f n s t h é r a-
milieu sportif de spécialités pharma- peutiques délivrées en conformité avec Désormais, le code du sport précise
ceutiques en cours de développement. les annexes I et II de la convention inter-qu’une manifestation sportive internatio-
De plus la signature d’une déclaration nationale contre le dopage dans le sport, nale est une manifestation régie par des
conjointe de l’AMA et de la Fédération adoptée à Paris le 19 octobre 2005, par organismes sportifs internationaux du
internationale de l’industrie du médica- une organisation mondiale antidopage fait des règles qui lui sont applicables
ment (FIIM) va dans le sens des efforts ou des personnes qui les font respecter, ou par une fédération internationale.
menés par la France pour organiser une ces organismes pouvant être des fédé-
c o o p é r a t i o n e f f c a c e a v e c l e s i n d u s t r i e s Le dispositif répressif est plus rations sportives internationales ou
pharmaceutiques. cohérent et étendudes organismes signataires du Code
On note que la date de publication de mondial antidopage. Les compétitions Un délai de prescription de huit ans est
la liste pour 2011 a été sensiblement n a t i o n a l e s n e s o n t p a s d é f n i e s , m a i s appliqué aux poursuites disciplinaires
occupent toute la place résiduelle. en matière de dopage et le laboratoire avancée par rapport aux années précé-
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