P Ambrosi P Amouyel EPIDEMIOLOGIE DE L'ATHEROSCLEROSE

Documents
3 pages
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Niveau: Secondaire, Lycée, Première
P Ambrosi, P Amouyel EPIDEMIOLOGIE DE L'ATHEROSCLEROSE 1/ L'incidence de l'athérosclérose est très variable d'un pays à un autre, et d'une région à une autre. En France : Environ 38% des français meurent chaque année de maladies cardiovasculaires qui, représentent ainsi la 1ère cause de décès, majoritairement constituée par les AVC et les infarctus du myocarde. L'incidence des manifestations cliniques varie beaucoup d'une région à l'autre comme l'a démontré par exemple l'étude MONICA. Elle est plus élevée dans le Nord de la France et plus basse dans le Sud. Dans le monde : L'incidence de l'athérosclérose et des manifestations cliniques précoces associées est plus élevée en Amérique du Nord et dans le Nord de l'Europe (Scandinavie, Irlande, Ecosse…). Elle est beaucoup plus faible en zone méditerranéenne (Espagne, Crète par exemple), dans les pays asiatiques, et d'une manière générale dans le tiers monde. Ainsi la prévalence de l'athérosclérose est bien corrélée au stade d'industrialisation d'une contrée. Le concept du paradoxe français est né il y a une trentaine d'années de l'observation d'une incidence nettement plus faible de la mortalité cardiovasculaire en France qu'aux Etats-Unis et dans d'autres pays du nord de l'Europe en dépit d'apports alimentaires en graisses saturées similaires. D'après les résultats des enquêtes épidémiologiques les plus récentes, il apparaît que ce paradoxe et cette exception française n'ont plus lieu d'être.

  • incidence de l'athérosclérose et des manifestations cliniques

  • nord

  • graisses animales

  • populations des pays en voie de développement

  • dépit d'apports alimentaires en graisses

  • incidence des complications de l'athérosclérose

  • pays asiatiques


Sujets

Informations

Publié par
Nombre de visites sur la page 75
Langue Français
Signaler un problème
P Ambrosi, P Amouyel
EPIDEMIOLOGIE DE L’ATHEROSCLEROSE
1/
L’incidence de l’athérosclérose est très variable d’un pays à un autre, et
d’une région à une autre.
En France :
Environ 38% des français meurent chaque année de maladies cardiovasculaires qui,
représentent ainsi la 1
ère
cause de décès, majoritairement constituée par les AVC et
les infarctus du myocarde.
L’incidence des manifestations cliniques varie beaucoup d’une région à l’autre
comme l’a démontré par exemple l’étude MONICA. Elle est plus élevée dans le Nord
de la France et
plus basse dans le Sud.
Dans le monde :
L’incidence de l’athérosclérose et des manifestations cliniques précoces associées
est plus élevée en Amérique du Nord et dans le Nord de l’Europe (Scandinavie,
Irlande, Ecosse…). Elle est beaucoup plus faible en zone méditerranéenne
(Espagne, Crète par exemple), dans les pays asiatiques, et d’une manière générale
dans le tiers monde. Ainsi la prévalence de l’athérosclérose est bien corrélée au
stade d’industrialisation d’une contrée. Le concept du paradoxe français est né il y a
une trentaine d’années de l’observation d’une incidence nettement plus faible de la
mortalité cardiovasculaire en France qu’aux Etats-Unis et dans d’autres pays du nord
de l’Europe en dépit d’apports alimentaires en graisses saturées similaires. D’après
les résultats des enquêtes épidémiologiques les plus récentes, il apparaît que ce
paradoxe et cette exception française n’ont plus lieu d’être. En effet, l’incidence des
complications de l’athérosclérose en France s’inscrit dans le gradient qui va
décroissant du Nord au Sud de l’Europe, lié à la nature multifactorielle de cette
maladie.
Aux Etats-Unis et en Europe, l’incidence des complications l’athérosclérose a
régressé au cours des vingt dernières années en réponse à la mise en oeuvre de
nouveaux traitements (par exemple les ß bloquants dans le post-infarctus qui
préviennent la mortalité ou la récidive) et à la prévention des facteurs de risque.
2/
Une des
principales causes de la disparité de l’incidence de
l’athérosclérose est la prévalence des facteurs de risque,
comme l’a montré
notamment l’étude des populations migrantes :
Par exemple, l’étude « Ni Hon San » a comparé trois groupes de même origine
ethnique (japonaise rurale), un groupe vivant de manière traditionnelle au Japon, un
groupe émigré à Hawaii et de culture en partie occidentalisée, et un groupe installé
en Californie avec un régime très riche en graisses saturées. L’incidence de la
maladie coronaire était très faible dans le groupe demeuré au Japon, trois fois plus
élevée dans le groupe Californien et intermédiaire chez les japonais de Hawaii.
Les populations industrialisées ont souvent un régime plus riche en graisses
animales, ont moins d’activité physique, fument davantage, et sont plus souvent