Contribution des ADTG au projet sur la Loi de en Midi Pyrénées Décembre

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Contribution des ADTG au projet sur « la Loi de 1905 en Midi-Pyrénées » - Décembre 2005 ADTG 1/34 Contexte historique : Durant la troisième République et plus précisément pendant la période qui nous intéresse dans ces premières années du vingtième siècle, notre département de Tarn-et-Garonne s'est fait remarqué à plusieurs niveaux : - au niveau politique, après avoir détonné dans le paysage français par une difficile républicanisation dans les années 1870-1880, les radicaux qui s'implantent solidement éliminent leurs adversaires monarchistes et à l'heure où se déclenche la Première guerre mondiale, notre département est aisément dominé par le radicalisme. En 1902, deux radicaux sont élus députés, Charles Capéran et Urbain Sénac, et le troisième est le modéré Adrien Chabrié affilié au radicalisme . Le département est très rural et aspire depuis la guerre de 1870 à la paix et le « discours radical qui consiste à défendre à la fois la propriété et les « petits » contre les « puissants » convient à un électorat composé majoritairement de petits propriétaires ruraux ». - Au niveau économique, ce département rural connaît une « période d'atonie doublée d'une crise démographique que les sacrifices de la Première guerre mondiale n'allaient qu'aggraver ». La baisse démographique notée dès 1831 s'accélère à la fin du XIXème s. jusqu'à la Grande Guerre. « De 242 701 habitants en 1831, et avec la saignée de 1914-1918 (perte de 24 000 habitants de 1911 à 1921), la population n'est plus que de 159 559 en 1921 : le Tarn-et-Garonne a perdu

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  • inventaire de belveze

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  • garonne service éducatif des archives départementales


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Contribution des ADTG au projet sur « la Loi de 1905 en Midi-Pyrénées » - Décembre 2005

Projet académique
« La loi du 9 décembre 1905 : la séparation de l’Eglise et de l’Etat »
Contribution pour le Tarn-et-Garonne
Service éducatif des Archives Départementales

Contexte historique :
Durant la troisième République et plus précisément pendant la période qui nous intéresse dans
ces premières années du vingtième siècle, notre département de Tarn-et-Garonne s’est fait remarqué
à plusieurs niveaux :
- au niveau politique, après avoir détonné dans le paysage français par une difficile
républicanisation dans les années 1870-1880, les radicaux qui s’implantent solidement
éliminent leurs adversaires monarchistes et à l’heure où se déclenche la Première guerre
mondiale, notre département est aisément dominé par le radicalisme. En 1902, deux
radicaux sont élus députés, Charles Capéran et Urbain Sénac, et le troisième est le modéré
Adrien Chabrié affilié au radicalisme . Le département est très rural et aspire depuis la
guerre de 1870 à la paix et le « discours radical qui consiste à défendre à la fois la propriété
et les « petits » contre les « puissants » convient à un électorat composé majoritairement de
petits propriétaires ruraux ».
- Au niveau économique, ce département rural connaît une « période d’atonie doublée d’une
crise démographique que les sacrifices de la Première guerre mondiale n’allaient
qu’aggraver ». La baisse démographique notée dès 1831 s’accélère à la fin du XIXème s.
jusqu’à la Grande Guerre. « De 242 701 habitants en 1831, et avec la saignée de 1914-1918
(perte de 24 000 habitants de 1911 à 1921), la population n’est plus que de 159 559 en
1921 : le Tarn-et-Garonne a perdu plus d’un habitant sur trois ». Il est vrai que le
département a connu un fort exode rural, non compensé par les immigrations italienne et
espagnole. Alors qu’en 1931, la France a basculé dans une population à majorité urbaine, la
population de notre département est encore rurale à plus de 66%. A cette même date, 64%
des actifs vivent de l’agriculture. Si on regarde le secteur secondaire déjà modeste, la grande
majorité des entreprises sont plus proches d’ateliers artisanaux que de l’industrie sans
compter que « ces ouvriers ont un lopin de terre qu’ils cultivent à leurs moments de loisirs ».
Et nous pouvons reprendre cet extrait de rapport préfectoral de 1922 « Dans un pays comme
le Tarn-et-Garonne où l’existence est large, où l’extrême division du sol fait presque de tous
les cultivateurs des propriétaires de condition aisée, l’électeur est généralement d’opinion
modérée. L’absence de regroupements industriels importants souligne ce caractère et les
partis d’avant-garde comptent peu d’adeptes et n’ont pu, malgré une propagande incessante,
faire dans ces dernières années qu’un petit nombre de prosélytes. »
- « La politique du régime républicain porta des coups à l’enseignement catholique avec le
déclin du Grand séminaire de Montauban suite à l’exclusion des Jésuites décidée en 1880 et
à la laïcisation des établissements des Frères de la Doctrine chrétienne. L’enseignement
confessionnel garda toutefois deux établissements de renom : Saint-Théodard pour les
garçons et l’Institut Familial pour les filles ».
- « En 1906, la laïcisation des cadres et des locaux est quasi-terminée ».
- « L’aspect catholique du département est très important ». C’est juste après notre période de
référence que le département est confié à la forte personnalité de Mgr Marty, (1907-1908)
qui s’oppose fortement au radicalisme.
- Le protestantisme, lui, a des zones de forces sur Montauban, Nègrepelisse, Saint-Antonin-
Noble-Val ou Lavit. « Le prestige intellectuel lui vint en partie de la renaissance autorisée
par Napoléon en 1808 de la faculté de théologie qui ne quitta Montauban pour Montpellier
qu’en 1919.

D’après « Le Tarn-et-Garonne de 1848 à nos jours » par P. Foro dans « Le Tarn-et-Garonne de
la préhistoire à nos jours » sous la direction de J.-C. Fau, éd. J.-M. Bordessoules, 2003, pp 249-
294.
ADTG 1/34Contribution des ADTG au projet sur « la Loi de 1905 en Midi-Pyrénées » - Décembre 2005

I) Premier thème : Les inventaires :

Problématique : « Les inventaires : des intrusions mal vécues dans les églises. »

Doc. 1 : Un inventaire : L’inventaire de Belveze.

(cote V 84-2)

Présentation : Ce premier document présente six pages d’un inventaire relativement concis mais
complet de la petite paroisse de Belveze. La première page introduit le document dans le cœur du
sujet : il s’agit donc d’un inventaire des biens dépendants de la fabrique paroissiale de Belveze,
dressé, en exécution de l’art. 3 de la loi du 9 décembre 1905, le 20 février 1906 de 2 heures de
l’après-midi à 5 heures. Il commence par l’énumération des ressources financières limitées aux
produits résultant de l’abonnement des chaises, se poursuit par la liste des objets religieux, les plus
variés depuis l’autel confessionnal jusqu’au chemin de croix en passant par la cloche, les lampes ou
les grilles et se termine par la description des bâtiments avec leurs dimensions précises. La sixième
page présente des observations d’ordre général.

Extrait retenu : les deux dernières feuilles d’inventaire.



Ces deux feuilles contiennent les objets inventoriés dans la sacristie.
Questions :
- Quels sont les deux grands types d’objets inventoriés ? Donner des exemples.
- A quelle famille appartiennent les qualificatifs choisis pour les objets
inventoriés ?
- Quel sens cela donne-t-il à l’inventaire ?





















ADTG 2/34Contribution des ADTG au projet sur « la Loi de 1905 en Midi-Pyrénées » - Décembre 2005
1)






ADTG 3/34Contribution des ADTG au projet sur « la Loi de 1905 en Midi-Pyrénées » - Décembre 2005
2)










ADTG 4/34Contribution des ADTG au projet sur « la Loi de 1905 en Midi-Pyrénées » - Décembre 2005
Doc. 2 : Correspondance sur l’inventaire.

Les inventaires ne se sont pas toujours très bien passés. Souvent les curés refusèrent l’entrée
dans leur église, souvent ils furent accompagnés par un groupe de paroissiens, membres de la
fabrique, chargé d’appuyer le refus du prêtre, souvent les représentants chargés de venir faire
l’inventaire furent obligés de venir accompagnés des forces de l’ordre.


(cote 2Z vrac 68) (cote V82 pour les quatre autres)
Les lettres de correspondances sont très claires sur les réactions aux inventaires. En général
elles sont plutôt négatives.



Extraits retenus :




Article du journal « La Croix » paru le dimanche 4 mars 1906 (cote 2Z vrac 68).


Questions :

- Comment sont reçus les représentants de la loi chargés de l’inventaire ?

- ent est mené cet inventaire ?

- Quelle est la position du Président du conseil de Fabrique ?

- Qui, d’après ce dernier, est responsable de cette situation ?






















ADTG 5/34Contribution des ADTG au projet sur « la Loi de 1905 en Midi-Pyrénées » - Décembre 2005
1)

ADTG 6/34Contribution des ADTG au projet sur « la Loi de 1905 en Midi-Pyrénées » - Décembre 2005
2)



Lettre de V. Martiel, de la Jalbertairie à Saint Grégoire près de Lexos, au Préfet de
Tarn-et-Garonne, en date du 28 janvier 1906 (cote V82).
Questions :
- Que préconise le curé lors de son prêche ?
- Quelles sont les différentes attitudes des paroissiens ?
- Quelle pourrait être la réaction du préfet ?



















ADTG 7/34Contribution des ADTG au projet sur « la Loi de 1905 en Midi-Pyrénées » - Décembre 2005

3)


Arrêté communal pris par le maire de la commune de Septfonds le 20 février 1906 et
visé par le cabinet du Préfet de Tarn-et-Garonne interdisant les attroupements dans le
cadre de la nouvelle loi (cote V82 Septfonds).

Questions :
- Qu’interdit cet arrêté, quand, où et pourquoi ?
- Comment appelle-t-on ce principe que le maire met en place par prévention ?
ADTG 8/34Contribution des ADTG au projet sur « la Loi de 1905 en Midi-Pyrénées » - Décembre 2005
4)


Lettre du sous-préfet de Castelsarrasin au Préfet de Tarn-et-Garonne ordonnant des
sanctions pour violences à l’occasion des opérations d’inventaire (cote V82 Castelsarrasin).

Questions :
- Quelle est la réaction juridique prise à l’encontre des contrevenants aux opérations
d’inventaire ?
- Pour quels motifs et envers qui ?
- Que peut-on en déduire sur la manière dont s’est déroulé l’inventaire ?


ADTG 9/34Contribution des ADTG au projet sur « la Loi de 1905 en Midi-Pyrénées » - Décembre 2005

Doc. 3 : La croix de St-Orens

D’autres documents que des lettres rappellent les souvenirs d’inventaires mal passés.

PICT 0194 PICT 0195 PICT 0196 PICT 0197


Extrait retenu :





« Croix faite avec le bois de la porte de l’église Saint-Orens enfonçée par l’infanterie le 26
février 1906 »

Questions :
- D’où vient le bois de cette croix ?
- A quelle occasion cette porte a-t-elle été détruite ?
- Qu’est ce que peut cacher cet acte de violence à cette date ?

ADTG 10/34