CPRDFP DE LA RÉGION NORD PAS DE CALAIS

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1  CPRDFP DE LA RÉGION NORD – PAS-DE-CALAIS RENCONTRES SECTORIELLES CHIMIE, PLASTURGIE, BIOLOGIE SÉANCE DU MERCREDI 9 FÉVRIER 2011

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Publié le 01 février 2011
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CPRDFP DE LA RÉGION NORD – PAS-DE-CALAIS
RENCONTRES SECTORIELLES
CHIMIE, PLASTURGIE, BIOLOGIE
SÉANCE DU MERCREDI 9 FÉVRIER 2011
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La séance est ouverte à 17 heures 05, sous la présidence de Pierre de SAINTIGNON.
M. LE PRÉSIDENT.- Je vous souhaite la bienvenue pour débattre sur la question importante qui nous réunit ce soir et, dans le cadre de la préparation du Contrat de plan entre l’État et la Région pour le développement de la formation professionnelle, je veux vous dire que, s’agissant de la chimie, de la plasturgie, de la biologie, l’exercice est important, comme d’ailleurs il l’a été avec les autres branches. En effet, vous êtes pratiquement les derniers, mais nous avons eu d’innombrables échanges avant ce soir, c’est le calendrier qui fait l’ordre, pas l’importance. À chaque fois, j’ai été amené à redire ce qu’étaient les enjeux de cette rencontre.
Nous nous situons dans un cadre légal, la loi de 2009 qui confie à la Région la responsabilité de piloter les travaux préparatoires et la signature d’un contrat entre l’État et la Région pour le développement de la formation professionnelle. Dans l’état actuel des choses, si François FILLON ne change pas d’opinion à la demande des présidents de Région faite il y er a deux jours, nous devrions signer ce Contrat de plan avant le 1 juin 2011. Nous sommes donc dans un exercice contraint et nous nous calons dans ce tempo-là.
Enfin, troisième point, nous sommes dans un exercice très appliqué pour notre région Nord - Pas-de-Calais. Nous aurions pu nous satisfaire d’une démarche formelle d’écriture, nous aurions su faire cela, d’un Contrat de plan très général qui aurait pu être confronté au point de vue de quelques partenaires, bien entendu l’État et Pôle Emploi, qui sont les partenaires privilégiés de la Région dans l’écriture de ce Contrat de plan, et faire quelques consultations pour aboutir à un texte signé. Nous n’avons pas fait ce choix et je n’ai pas fait ce choix, en lien d’ailleurs avec mon souhait, qui a été exaucé par le Président de la Région, pour ce mandat, de lier la formation professionnelle à l’économie et à la recherche appliquée. J’estimais en effet, dans les mandats précédents, que ce lien n’était pas fait, en tous les cas pas fait correctement. Pour le moment, j’en ai la responsabilité et, fidèle à cette responsabilité, j’ai souhaité que l’exercice nous permette de revisiter en profondeur le paysage de la formation professionnelle et ainsi d’engager sur le fond un débat avec chacune des branches professionnelles de notre région.
Un très gros travail a été réalisé en amont par les services de la Région et, de leur côté, ceux de l’État, de l’Académie et de Pôle Emploi, qui nous a permis, très en amont de ces rencontres, de diagnostiquer l’ensemble des sujets, métiers, territoires, populations, et de
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partager d’ailleurs ces diagnostics. Nous savons tout sur tout, la documentation est extrêmement exhaustive, bien faite, intéressante pour tous ceux qui auront à plancher sur ces questions ou réaliser des monographies ou des thèses de toutes natures. En tous les cas, l’accès à la connaissance est possible et complet.
Nous avons avec les branches, comme c’est le cas ce soir, engagé un deuxième volet de cette opération qui est de dialoguer quelques instants sur cette question, de vous dire ce que nous avons en tête, de regarder et d’entendre ce que vous avez en tête et ce que sont vos projets pour déboucher dans un troisième temps. Cette troisième étape démarrera après cette réunion et, pour les deux mois et demi qui viennent, sera un temps de rédaction d’un contrat d’objectifs qui viendra en annexe du Contrat de plan. Ceci n’est pas une obligation légale et formelle, mais une décision prise par la Région, acceptée par le Préfet, avec des nuances pour l’Académie, ou des prudences, dans un cadre qui permettra de fixer de grandes ambitions pour notre région et peut-être de tourner le dos aux critiques lancinantes, habituelles de la Cour des comptes et de tous ces grands corps qui diagnostiquent « le foutoir de la formation professionnelle en France », les abus dans ce domaine qui est très fortement doté sur le plan budgétaire, avec une sorte de réflexe, qui nous est propre dans le Nord - Pas-de-Calais, d’une gouvernance régionale de la formation professionnelle à l’instar de la gouvernance du schéma régional de développement économique, d’une volonté de partager un diagnostic, d’envisager des visions communes et, autour de ces visions, de fixer des objectifs en commun, de prioriser nos objectifs et ainsi, avec les moyens qui sont les nôtres, mis en synergie, chacun délibérant dans son coin, de créer toutes les conditions qui permettent de répondre aux ambitions de notre secteur.
Je ne serai pas long, mais je dois simplement vous dire, comme je l’ai dit à chacune des branches qui ont été accueillies ici, que les enjeux qui sont repérés par ces travaux dans le champ de la chimie, de la plasturgie, de la biologie sont une bonne illustration des travaux que nous pouvons mener ensemble.
Je donne quelques points de repère : c’est un secteur très varié qui juxtapose de grands groupes industriels à un très important tissu de PME. Ce sont des industries fortes de notre région ; le Nord - Pas-de-Calais est au troisième rang pour le pôle biologie-santé-nutrition, ainsi que pour la plasturgie, et au cinquième rang pour la chimie.
Ce sont des activités caractérisées par de fortes concurrences au niveau mondial, soumises à des exigences d’innovation et d’adaptation permanente pour rester compétitives.
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Ce sont des industries très fortement impactées par les hausses de prix de l’énergie et des matières premières, ainsi que par les questions environnementales.
Les entreprises du secteur ont montré qu’elles avaient, d’ores et déjà, innové et investi massivement dans la recherche et le développement, notamment dans le secteur biotechnologies-nutrition, mais également dans les produits bio-sourcés, avec notamment l’entreprise ROQUETTE, leader mondial dans ce domaine.
La présence de nombreux pôles de compétitivité et d’excellence dans notre région en atteste : pôle MAUD pour les matériaux durables, pôle d’excellence Plasturgie, pôle de compétitivité Nutrition Santé Longévité, pôle d’excellence Eurasanté, projets d’institut d’excellence en matière d’énergies décarbonées ou d’institut pour les matériaux agrosourcés, sont autant d’atouts à valoriser pour le développement.
La formation professionnelle est donc au premier chef un pilier fondamental de la compétitivité des entreprises, au même titre que l’innovation et la recherche pour répondre aux besoins d’un secteur en mutation technologique rapide.
Quand nous engageons cette phase de consultation qui précède, vous l’avez compris, une phase de négociation, nous avons trois grandes préoccupations en tête.
La première préoccupation est bien sûr de répondre aux attentes des personnes, jeunes et adultes, et aux besoins de formation et d’accès à la qualification - je parle en général sur ce Contrat de plan. En cela, nous rejoignons assez fortement le schéma régional de développement des formations, vous en connaissez les principes :
-élévation du niveau de connaissances, des formations et des qualifications,
-promotion des voies de l’apprentissage et de l’alternance comme vecteur de réussite,
-accès à l’emploi et aux métiers
-égalité des droits et prévention du décrochage. Nous sommes sur les bases et les fondamentaux de la formation, jusque et y compris sur le socle de connaissances minimum.
La deuxième préoccupation que nous avons en tête est de faire face aux enjeux d’une région en pleine mutation économique et sociale, et là nous voulons permettre aux salariés et aux demandeurs d’emploi d’adapter leurs compétences à ces évolutions, y compris dans le champ qui est le vôtre.
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