UNIVERSITE DE PARIS IV SORBONNE Ecole doctorale Concepts et Langages Celsa Ecole des Hautes Etudes en Sciences de l Information et de la Communication THESE pour obtenir le grade de Docteur de l Université de Paris IV Sorbonne en Sciences de l Information et de la Communication sous la direction de Mme Véronique RICHARD soutenue publiquement le mars par Julien TASSEL L histoire saisie par le management Entre pratiques du passé et exercice du pouvoir managérial L exemple du Groupe Caisse d Epargne devant le jury composé de M Pascal GRISET Université de Paris IV Sorbonne M François HARTOG Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales Paris Mme Sophie PENE Université de Paris V René Descartes Mme Véronique RICHARD Université de Paris IV Sorbonne M Jacques WALTER Université Paul Verlaine Metz
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UNIVERSITE DE PARIS IV SORBONNE Ecole doctorale Concepts et Langages Celsa Ecole des Hautes Etudes en Sciences de l'Information et de la Communication THESE pour obtenir le grade de Docteur de l'Université de Paris IV Sorbonne en Sciences de l'Information et de la Communication sous la direction de Mme Véronique RICHARD soutenue publiquement le mars par Julien TASSEL L'histoire saisie par le management Entre pratiques du passé et exercice du pouvoir managérial L'exemple du Groupe Caisse d'Epargne devant le jury composé de M Pascal GRISET Université de Paris IV Sorbonne M François HARTOG Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales Paris Mme Sophie PENE Université de Paris V René Descartes Mme Véronique RICHARD Université de Paris IV Sorbonne M Jacques WALTER Université Paul Verlaine Metz

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Niveau: Supérieur, Doctorat, Bac+8
1 UNIVERSITE DE PARIS IV — SORBONNE Ecole doctorale Concepts et Langages — Celsa Ecole des Hautes Etudes en Sciences de l'Information et de la Communication — THESE pour obtenir le grade de Docteur de l'Université de Paris IV — Sorbonne en Sciences de l'Information et de la Communication sous la direction de Mme Véronique RICHARD. soutenue publiquement le 17 mars 2008 par Julien TASSEL L'histoire saisie par le management. Entre pratiques du passé et exercice du pouvoir managérial. L'exemple du Groupe Caisse d'Epargne. devant le jury composé de : M. Pascal GRISET — Université de Paris IV — Sorbonne, M. François HARTOG — Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales — Paris, Mme Sophie PENE — Université de Paris V — René Descartes, Mme Véronique RICHARD — Université de Paris IV — Sorbonne, M. Jacques WALTER — Université Paul Verlaine — Metz.

  • colloque sur l'histoire des caisses d'épargne européennes

  • enquête de terrain ethnographique

  • restitution de l'enquête

  • histoire académique

  • histoire de l'entreprise

  • caractère historique

  • organisation étudiée

  • université d'entreprise au quotidien des bureaux

  • définition de l'histoire


Sujets

Informations

Publié par
Publié le 01 mars 2008
Nombre de lectures 138
Langue Français

Exrait

UNIVERSITE DE PARIS IV — SORBONNE
Ecole doctorale Concepts et Langages

Celsa
Ecole des Hautes Etudes en Sciences de l’Information et de la Communication




THESE
pour obtenir le grade de
Docteur de l’Université de Paris IV — Sorbonne
en Sciences de l’Information et de la Communication

sous la direction de Mme Véronique RICHARD.




soutenue publiquement le 17 mars 2008 par

Julien TASSEL




L’histoire saisie par le management.
Entre pratiques du passé et exercice du pouvoir managérial.
L’exemple du Groupe Caisse d’Epargne.










devant le jury composé de :
M. Pascal GRISET — Université de Paris IV — Sorbonne,
M. François HARTOG — Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales — Paris,
Mme Sophie PENE — Université de Paris V — René Descartes,
Mme Véronique RICHARD — Université de Paris IV — Sorbonne,
M. Jacques WALTER — Université Paul Verlaine — Metz.
1 Julien Tassel
Université Paris IV—Sorbonne.
Celsa.



L’histoire saisie par le management.
Entre pratiques du passé et exercice du pouvoir.
L’exemple du Groupe Caisse d’Epargne.


Position de thèse en Sciences de l’Information et de la Communication.
Sous la direction de Madame le Professeur Véronique Richard.





L’entreprise contemporaine entretient avec son passé une relation ambiguë. Si
l’histoire intéresse l’organisation comme instrument de connaissance et la séduit
comme objet de représentation, si elle apparaît comme un capital exploitable qu’il
convient de préserver, d’enrichir et de transmettre, la tentation demeure forte pour
l’organisation de la disqualifier et de la reléguer par métonymie à ce qu’elle considère
être son domaine d’étude, le passé, dont elle souhaite sinon faire table rase, du
moins se distinguer. Dans cette perspective, l’histoire ne concernerait l’entreprise
que de très loin et constituerait, au gré des critiques, un savoir bien trop érudit pour
être utile ou un divertissement incapable de servir la stratégie de l’entreprise. Dans
tous les cas, l’histoire serait indigne d’être sollicitée par le management.
De nombreuses entreprises se sont néanmoins risquées à se pencher sur leur
histoire, ou à accepter qu’on s’y penche. L’existence de champs de recherche
universitaire consacrés à l’histoire des entreprises et des institutions, celle de
sociétés de conseils spécialisées dans la recherche historique ou la gestion des
archives, la création de comités d’histoire au sein d’autres entreprises témoignent de
cette possibilité et soulignent l’apparent paradoxe d’une entreprise qui décide de
2 fonder une activité, de consacrer du temps et de l’argent à faire — ou à faire faire —
son histoire.


L’objet de cette thèse est d’analyser ce qui se joue dans ce geste peu évident d’une
attention portée au passé et à la durée, d’une production organisationnelle ou
managériale de l’histoire.
Cette volonté implique de s’intéresser à ce que les entreprises qualifient elles-
mêmes comme relevant du domaine de l’histoire et aux pratiques qui y sont liées.
Ceci oblige à considérer des activités diverses, hétérogènes, dont le caractère
historique n’est pas avéré par l’historiographie académique et dont il s’agit de
restituer les enjeux.
Dès lors, pour tenir cette posture, il faut admettre que la définition de l’histoire
adoptée dans ce doctorat ne soit ni ontologique — elle ne prétend pas définir ce que
l’histoire « est » — ni normative — elle ne dit pas ce que l’histoire « doit être » —
mais d’ordre pragmatique. Est défini comme histoire ce que, dans leurs pratiques, les
acteurs étudiés — dont l’activité est effectivement de se consacrer à la production
d’une histoire managériale — posent comme tel. La définition adoptée est également
différentielle : lorsque sont distinguées une « histoire académique » et une « histoire
managériale », chaque terme vaut par rapport à l’autre comme manière de qualifier
des formes différentes de prétention à être de l’histoire.
En conséquence, l’analyse se concentre sur l’endroit précis où cette pratique de
l’histoire en entreprise est rendue la plus problématique. Elle se consacre à la
pratique managériale de l’histoire et non à la pratique académique — même si les
managers travaillent avec les historiens.


La volonté d’étudier ces dimensions a rencontré la spécificité d’un terrain d’enquête
lorsque j’ai eu la possibilité d’analyser ce qui était à l’œuvre dans le Groupe Caisse
d’Epargne. Héritier d’une longue histoire — la première caisse d’épargne française
est créée en 1818 —, le Groupe Caisse d’Epargne paraissait propice à la vérification
de ces hypothèses par une enquête de terrain ethnographique approfondie. Les
métamorphoses que vivait cette organisation m’ont amené à observer des pratiques
de l’histoire plus spécifiquement liées à ce contexte de transformation. La découverte
3 d’un comité d’histoire a entraîné la focalisation de la recherche sur ce lieu
d’institutionnalisation pouvant illustrer le paradoxe évoqué.
La pratique du terrain ethnographique s’est déroulée de janvier 2003 à juin 2007. Elle
m’a permis d’observer un certain nombre de lieux et de situations, de la réunion
d’accueil de nouveaux arrivants à la séance de formation, du colloque sur l’histoire
des caisses d’épargne européennes à une galette des rois de bienvenue après une
fusion, de réunions de travail à la « grand messe » médiatique, de l’université
d’entreprise au quotidien des bureaux. Elle m’a amené à investir plusieurs espaces,
à Paris, en Île-de-France et en province (Grenoble, Tours, Amiens…) et a permis,
par la réalisation d’entretiens sous forme de récits de carrière et la collecte de
documents, de situer les enjeux liés à la production d’une histoire managériale.


Dans l’interrogation de cette histoire, plusieurs perspectives ont été dessinées :
La première montre que la pratique managériale de l’histoire est paradoxale. Parce
qu’elle ne répond pas uniquement aux enjeux qui sont ceux de l’histoire académique,
elle fait entrer en tension les objectifs propres qu’elle se fixe en termes de
management ou de politique d’entreprise et les modèles historiographiques
académiques qui définissent habituellement ce qu’ « est » l’histoire. L’histoire
produite, comme résultat de cette pratique, entre quant à elle en contradiction avec
les définitions académiques de l’histoire, comme savoir « objectif » sur les hommes
dans le temps. Néanmoins, la pratique managériale de l’histoire ne peut exister sans
pratique académique, soit que celle-ci l’autorise, soit que les managers fondent leur
propre pratique sur celle des universitaires. Une première hypothèse pose ainsi que
l’histoire étudiée est paradoxale. Comme pratique ou comme résultat de cette
pratique, l’histoire en entreprise diffère de l’histoire académique. Ainsi, cette
hypothèse engage sur la distance couverte par cette thèse un travail de définition et
de comparaison entre histoire académique et histoire managériale.
En prenant acte de cette relation, la deuxième perspective tente de décrire ce qui est
à l’œuvre entre ces deux univers. A travers l’évocation concrète du mode de
fonctionnement d’un comité d’histoire propre à l’organisation étudiée, ce sont les
relations entre le monde académique et celui de l’entreprise autour de l’objet
« histoire », qui seront décrites. Dans la restitution de l’enquête, le point de vue des
managers est privilégié, dans la mesure où il est apparu que de nombreux articles et
4 ouvrages de méthodologie ou d’historiographie posaient déjà, du point de vue des
historiens, les difficultés des partenariats avec les entreprises. Une deuxième
hypothèse montre ainsi que cette histoire est un outil de management manié lui-
même de manière paradoxale. Il s’agira d’interroger la manière dont les managers
rencontrés transforment l’histoire et les institutions chargées de la produire en
instruments productifs, au service de l’organisation.
La troisième perspective interroge ce qu’il advien

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