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Les revenus déclarés : la Normandie au-dessus de la moyenne des régions françaises

De
4 pages
En 2000,la moitié des habitants de Haute-Normandie vit dans un ménage qui déclare un revenu par unité de consommation (uc) inférieur à 13 600 €, revenu légèrement supérieur à la France de province. Avec un revenu médian de 13 597 €, la Haute-Normandie se place en 7e position des vingt-deux régions métropolitaines. Des deux départements haut-normands, c'est l'Eure qui présente le plus fort revenu médian. Dans la région, les hauts revenus sont 5,2 fois plus élevés que les plus bas (contre 5,6 au niveau national). Les communes accueillant les revenus médians les plus élevés sont des communes appartenant à un pôle urbain ; à l'inverse, les communes les moins riches en terme de revenu médian sont des communes de l'espace rural.
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N° 27 - Septembre 2003
Lettre
statistique
et
économique
de Haute-Normandie
RICHESSE PRODUITE, REVENUS
DÉCLARÉS ET REVENUS DISPONIBLES
La Haute-Normandie fait partie des trois régions
de province qui produisent le plus de richesse
par habitant, après les régions Rhône-Alpes et
LES REVENUS DÉCLARÉS
Alsace. L’instrument de mesure est ici le produit
intérieur brut rapporté au nombre d’habitants.
La Normandie au-dessusEst-ce à dire que les Normands sont parmi les
plus riches de France ? Non, les choses ne sont
de la moyenne des régions françaisespas si simples : la production de richesses
donne lieu, de la part des entreprises, à des dis-
tributions de salaires et de revenus du capital ;
Monique TILLARD
les premiers restent sur place pour l’essentiel
mais il n’en est pas de même des seconds qui
se répartissent sur l’ensemble du monde. La re-
lation entre création de richesse et revenus des
ménage, le revenu médian haut-nor-habitants n’est donc pas stricte. En 2000, la moitié des habitants
En outre, le revenu par habitant ou par unité de mand atteint 13 597 euros, soit 2,6% dede Haute-Normandie vit dans un
consommation (voir encadré de l’article) dépend moins qu’en France métropolitaine et
de bien d’autres facteurs : de la structure par âge ménage qui déclare un revenu 1,3% de plus qu’en France de province.
de la population (car les enfants consomment
Ce revenu est de 17 139 euros enpar unité de consommation (uc)mais ne produisent pas), de l’importance des re-
Ile-de-France (cette région concentre lesvenus de redistribution, qui n’est pas liée à la pro- inférieur à 13 600€, revenu
duction de la région (RMI, minimum vieillesse, emplois les plus rémunérateurs) soit
prestations familiales, aides au logement); il légèrement supérieur à la 27,7% de plus qu’en province. Après
dépend aussi de l’importance des retraites ver-
l’Ile-de-France viennent l’Alsace,France de province. Avec un
sées, très variable d’une région à l’autre.
Rhône-Alpes et le Centre. La Haute-Nor-Une fois encore - et je suis navré de le répéter - salaire médian de 13 597€,la
mandie se classe en 7e position parmil’interprétation des chiffres est bien délicate.
Haute-Normandie se place enAinsi, si nous retenons la notion de revenu dé- les vingt-deux régions métropolitaines.
claré au fisc et rapporté au nombre d’unités de Au niveau départemental, l’Eure fait7e position des vingt-deux
consommation, la Haute-Normandie se trouve
apparaître le plus fort revenu médian
classée au 6e rang des régions de province. Il régions métropolitaines. Des
(14 077 euros par unité de consommations’agit bien de revenus déclarés, c’est-à-dire sans
deux départements contre 13 376 en Seine-Maritime). Le clas-tenir compte des revenus non imposables, ou
imposés sans déclaration, ni de la fraude fiscale sement national des départements est,haut-normands, c’est l’Eure qui
éventuelle. selon le même critère, 24e pour l’Eure etprésente le plus fort revenuSi on retient la définition conforme à la compta-
43e pour la Seine-Maritime.
bilité nationale du RDB par habitant (revenu médian. Dans la région, les
disponible brut des ménages rapporté au
nombre d'habitants), qui prend en compte les hauts revenus sont 5,2 fois plus
transferts sociaux et fiscaux, la Haute-Nor-
SOURCESélevés que les plus bas (contre
mandie descend alors au 9e rang des régions
L’Insee diffuse à partir de 2003 de nouvel-de province. 5,6 au niveau national). Les
les statistiques locales sur les revenus,Dans les deux cas, la Haute-Normandie se place
qu’il établit à partir des fichiers des dé-communes accueillant lesdans la tranche des régions où le revenu des
clarations de revenus 2000 et de la taxe
ménages se situe près de la moyenne de la revenus médians les plus élevés d’habitation, fournis par la Direction Gé-
France de province, ni parmi les plus riches, ni nérale des Impôts (DGI).
parmi les moins bien dotées. sont des communes Les indicateurs diffusés permettent de
Jean LEMATTRE décrire le niveau et les disparités des re-appartenant à un pôle urbain ; à
Chef du Service des Etudes et de la Diffusion venus des ménages à travers leur mé-
diane et les déciles, ainsi que lal’inverse, les communes les
composition du revenu. Cette source dé-
moins riches en termes de crit plus finement les revenus que la
S O MM A IRE source “IRCOM” (impôt sur le revenu des
revenu médian sont des communes) disponible jusqu’à présent,
SOCIÉTÉ qui était basée sur le calcul d’unecommunes de l’espace rural.LES REVENUS DÉCLARÉS moyenne des revenus fiscaux après abat-
La Normandie au-dessus tement et par foyer fiscal et non par
de la moyenne des régions françaises. . . . . . . . 1 ménage.
Les données étudiées ici sont actuelle-ENTREPRISES
ans cette étude, les revenus pris ment disponibles pour des regroupe-
DÉFAILLANCES D’ENTREPRISES EN 2002
ments de communes correspondant àDen compte sont les revenus dé-De sévères difficultés dans l’industrie. . . . . . . . 5
des découpages géographiques officielsclarés au fisc, donc avant redistribution
ANALYSES CONJONCTURELLES et comptant au moins 2 000 habitants au
par les impôts et prestations et sans tenir recensement de la population de 1999 (ceLA CONJONCTURE EN HAUTE-NORMANDIE
AU 2e TRIMESTRE 2003 seuil est réduit à 50 ménages pour la mé-compte des revenus non imposables ou
Une activité trop calme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 diane). Le respect des règles de confi-imposés sans déclaration. Exprimé par
dentialité limite donc la disponibilité des
LES TAUX DE CHÔMAGE AU 1er TRIMESTRE 2003 unité de consommation (uc), c’est-à-dire résultats à ces zones géographiques.Le chômage
en prenant en compte la composition dudes jeunes en forte augmentation . . . . . . . . . . . 7
SOCIÉTÉvaleur), atteint 26 230 Havre (Sainte-Adresse), à Bois-Guil-
euros par unité de laume, Mont-Saint-Aignan, Boos pour
consommation, soit le département de la Seine-Maritime ;
2 430 euros de moins dans les cantons d’Evreux Est, Sud et
que le neuvième décile Ouest, Vernon Sud et Nord (il s’agit
national. La Haute-Nor- des communes entières de ces can-
mandie se situe en 9e tons hors la ville-centre) pour le dé-
position pour cette partement de l’Eure. Le seuil du 9e
tranche de revenus. décile y dépasse les 30 000 euros par
Le rapport entre ces unité de consommation avec un faible
deux seuils, dit rapport éventail de revenus signifiant que les
inter-déciles, donne une ménages modestes y sont peu
indication sur les dispari- nombreux.
tésderevenus. En Les villes-centres présentent les
Haute-Normandie, les éventails de revenus les plus ouverts : le
hauts revenus sont 5,2 rapport inter-déciles y varie de 5,9 à 10.
fois plus élevés que les Dans le département de l’Eure, la dis-
plus bas. Cet écart est persion des revenus est plus importante
un peu plus élevé en dans les villes-centres (Vernon, Evreux,
France métropolitaine Louviers, Bernay) que dans les cantons
(5,6). L’éventail est parti- périphériques, à l’exception du
culièrement large dans Val-de-Reuil.
la moitié sud du pays En Seine-Maritime, la dispersion des
ainsi que pour revenus est importante dans les villes-cen-
l’Ile-de-France et le tres de Rouen, Saint-Étienne-du-Rouvray,
Nord-Pas-de-Calais, Dieppe, Le Havre mais également dans
signe d’une dispersion des cantons périphériques (Elbeuf, Ma-
des revenus plus impor- romme, Le Petit-Quevilly, Grand-Cou-
tante. Il est plus serré ronne (partiel), Saint-Étienne-du-Rouvray
dans le Nord-Ouest. (partiel)).
La Haute-Normandie La ville de Rouen affiche un rapport
se classe au 8ème rang inter-déciles de 10. La limite du premier
par ordre décroissant décile atteint 2 976 euros, ce qui ne la
des régions métropolitai- situe pas parmi les villes les plus basses
nes pour les écarts entre (2 457 euros à Saint-Etienne-du-Rou-
hauts et bas revenus. vray par exemple). La limite du 9e décile
Dans les départe- atteint 29 651 euros. Il s’agit d’une des
ments haut-normands, plus hautes valeurs observées dans les
c’est dans l’Eure que la villes de la région.
disparité de revenus est Au Havre, le rapport inter-déciles est
la plus faible avec un plus faible (8,2), ce qui reste une forte
L’ÉVENTAIL DES REVENUS rapport inter-déciles de 4,7 contre 5,4 dispersion dans l’absolu. Le premier
pour la Seine-Maritime. décile est au même niveau qu’à Rouen
Mesurer le revenu médian ne suffit Les revenus médians les plus (2 972 euros) mais le 9e décile est moins
pas. Il faut également évaluer la dispari- élevés se rencontrent principalement élevé au Havre, seulement 24 237, soit
té, c’est-à-dire l’écart entre les hauts et en périphérie des grandes aggloméra- 2 000 euros de moins que l’ensemble de
les bas revenus. tions, notamment dans le 6e canton du la région.
Le premier décile, qui désigne le seuil
des plus bas revenus (10% des habitants REVENUS FISCAUX DÉCLARÉS PAR LES MÉNAGES AU TITRE DE L’ANNÉE 2000
vivent dans un ménage déclarant un Revenu fiscal par unité de consommation (uc) Structure du revenu fiscal
revenu par uc inférieur à cette valeur), at- Part des
Part des retraites,teint en Haute-Normandie 5 053 euros
Médiane (1) 1er décile (2) 9e décile (2) Rapport revenus pensions et
par unité de consommation, soit près de (euros/uc) (euros/uc) (euros/uc) inter-déciles d’activité (3) rentes
100 euros de moins que le premier décile Eure 14 077 5 683 26 645 4,7 76,1 20,5
Seine-Maritime 13 376 4 799 26 018 5,4 74,0 23,0national. Ce seuil de bas revenus place la
Haute-Normandie 13 597 5 053 26 230 5,2 74,7 22,2
région en 17e position pour cette tranche
Province 13 426 5 122 26 498 5,2 71,7 24,4
inférieure de revenus. France métropolitaine 13 949 5 152 28 657 5,6 73,4 22,7
Le neuvième décile, qui indique le Sources : INSEE - DGI - Revenus fiscaux localisés des ménages en 2000
seuil des plus hauts revenus (10% des (1) En Haute-Normandie, la moitié des habitants vivent dans un ménage qui déclare un revenu fiscal inférieur à 13 597 euros par unité de consommation (uc).
(2) 10% des habitants vivent dans un ménage qui déclare moins de 5 053 euros par uc et, a contrario, 10% appartiennent à un ménage déclarant plus dehabitants vivent dans un ménage décla-
26 230 euros par uc. Le rapport entre ces deux seuils, ou rapport inter-déciles, donne une indication sur la dispersion des revenus.
rant un revenu par uc supérieur à cette (3) Revenus salariaux et revenus des professions non salariées.
2 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 27 - Septembre 2003euros, soit deux fois moins qu’à Rouen quier, Saint-Cyr-la-Campagne).La ville d’Elbeuf se caractérise par
ou au Havre et trois fois moins que pour Les communes les moins riches enune dispersion record du revenu de ses
l’ensemble du département. Le 9e décile termes de revenu médian déclaré se si-habitants. Le rapport inter-déciles y est
atteint la valeur de 21 487 euros, soit tuent essentiellement dans l’espacede 13,8. Ce niveau de dispersion est dû
parmi les plus basse valeurs observées rural. Parmi les communes de plus deau 1er décile qui est très faible : 1 558
dans la région. 10 000 habitants, c’est dans la commune
de Val-de-Reuil que le revenu médian est
le plus faible. Dans ces communes, le
DES REVENUS MÉDIANS revenu médian oscille entre 8 052 et
ÉLEVÉS 9 793 euros. Avec un premier décile de
DANS LES COMMUNES 2 275 euros par unité de consommation,
APPARTENANT À UN le seuil de bas revenus est faible. Les
PÔLE URBAIN hauts revenus y sont 8,2 fois plus élevés
que les plus bas. L’éventail est particuliè-
En 2000, six commu- rement ouvert, signe d’une dispersion
nes parmi les dix plus importante. Les ménages modestes y
riches en termes de revenu sont donc plus nombreux.
médian déclaré par unité
de consommation sont des
communes appartenant à RETRAITES ET PENSIONS
un pôle urbain. Quatre
d’entre elles font partie du Les revenus d’activité salariée et non
pôle urbain de Rouen salariée représentent près de 75% du
(Saint-Martin-du-Vivier, revenu fiscal total des ménages. Près
Bois-Guillaume, Le d’un ménage sur trois déclare percevoir
Mesnil-Esnard, des pensions, retraites ou rentes. Elles
Mont-Saint-Aignan). représentent 22,2% des revenus décla-
Les deux autres font rés contre 22,7% en France métropoli-
partie du pôle urbain du taine. La faible proportion des plus de 60
Havre (Sainte-Adresse ans en Haute-Normandie est un des fac-
et Fontaine-la-Mallet). A teurs explicatifs.
l’e xception de En Haute-Normandie, comme en
Saint-Martin-du-Vivier France, la part des pensions et des retraites
(1), ces communes où le varie géographiquement, en raison inverse
seuil de haut revenu varie de celle des salaires. La part des pensions
de 35 000 à près de et retraites est supérieure à la moyenne ré-
47 000 euros ont des re- gionale dans les cantons à dominante
venus assez homogènes rurale du sud et du nord de la Haute-Nor-
car le rapport inter-déci- mandie, les cantons périphériques de
les est compris entre 3,4 Rouen (Maromme, Saint-Etienne-du-Rou-
et 4,8. Les ménages mo- vray, Le Grand-Quevilly et Elbeuf), dans les
destes y sont peu villes centres de Bernay, de Dieppe et du
nombreux. Havre et dans le canton de Fécamp.
Parmi ces dix commu- Le poids des pensions et retraites
nes de la région dont le est plus élevé dans la zone d’emploi de
revenu fiscal médian est Verneuil-sur-Avre (26,5%) où la popula-
élévé, on trouve aussi tion est âgée et comporte une forte pro-
deux communes compo- portion de retraités. Il en est de même
sant la couronne périur- dans les zones d’emploi, de Fécamp,
baine de Rouen (Monti- du Pays de Bray, de Bernay et de
gny, Saint-Martin-de-Bos- Dieppe.
cherville) et deux commu- A l’inverse, la part des pensions et re-
nes composant la cou- traites est de 19,1% dans la zone
ronne périurbaine d’Elbeuf d’emploi de Vernon, première au palma-
(Saint-Germain-de-Pas- rès des zones d’emploi pour la jeunesse
de sa population et son taux de natalité.
Le poids des pensions et retraites est in-(1) les effectifs de cette com-
mune (moins de 2 000 habitants) férieur à 21% dans les zones d’emploi
sont trop faibles pour calculer
d’Evreux et de Gisorsune répartition par décile et donc
un rapport inter-déciles (secret
statistique). (Suite page 4)
AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 27 - Septembre 2003 3LE REVENU DISPONIBLE BRUT (RDB)
L’Insee calcule un revenu disponible brut des ménages conforme aux
concepts de la comptabilité nationale uniquement au niveau des régions ; les
données existantes ne permettent pas pour le moment de réaliser ce calcul à
un niveau géographique plus fin. Les résultats les plus récents sont ceux de
l’année 1998.
En termes de revenu disponible par habitant, l’écart entre les régions de pro-
vince est d’environ 20% ; sur une base 100 (France de province), cet indicateur
varie de 85 pour le Nord-Pas-de-Calais à 106 pour la Bourgogne ou
Rhône-Alpes. La Haute-Normandie est légèrement au-dessus de la moyenne
avec une valeur égale à 101. L’Ile-de-France est nettement au-dessus de la
France de province, avec un indicateur qui vaut 127.
Parmi les 22 régions métropolitaines, la Haute-Normandie occupe le 10e rang
pour le revenu disponible brut par habitant. Suivant le type de revenus, elle se
classe 5e pour les salaires et les traitements bruts ; par contre, elle n’est que
20e pour les revenus d’activités non salariées. Cela correspond à la spécificité
de la région où la part de l’emploi salarié est plus forte qu’en moyenne natio-
nale donc au détriment de non salarié. Les revenus bruts du travail re-
présentent 79% du total auxquels il faut retrancher les cotisations sociales
(9,6% du RDB). Pour les prestations en espèces (pensions, retraites, transferts
sociaux), la Haute-Normandie est en 9e position. Ces prestations contribuent
pour près de 34% au revenu disponible brut. Les autres revenus sont souvent
liés à la propriété, revenus fonciers, revenus des valeurs mobilières… Dans
cette catégorie, la Haute-Normandie est 8e ; ils représentent près de 9% du re-
venu total. Enfin, les impôts directs représentent 12% du total et sont, bien sûr,
comptés négativement.
POUR EN SAVOIR PLUS
Revenus fiscaux des ménages année 2000 : France métropolitaine par com-
mune INSEE - DGI Paris : INSEE, 2003. - (Bases de données) céderom.
La carte de France des revenus déclarés / Michel Rouxel ; INSEE Bretagne. -
dans : INSEE première ; N° 900 (2003, mai). - 4 p.
Document consultable à l’adresse :
http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/IP900.pdf
DÉFINITIONS ET MÉTHODOLOGIE
Un ménage est défini comme l’ensemble des pendants comprenant les bénéfices nage est évalué selon la définition utilisée
occupants d’un même logement. Les “ména- agricoles, industriels, commerciaux et par l’Insee et par Eurostat :
ges fiscaux” désignés ici sont constitués par non-commerciaux) ; Le premier adulte du ménage compte
le regroupement des foyers fiscaux réperto- Les retraites (hors minimum vieillesse), pour une uc ;
riés dans un même logement. Sont exclus de pensions d’invalidité, pensions alimentai- Les autres personnes de 14 ans ou
l’étude : res (déduction faite des pensions ver- plus comptent chacune pour 0,5 uc ;
les ménages de contribuables concernés sées) et rentes viagères ; Les enfants de moins de 14 ans comp-
par un événement de type mariage, décès Les autres revenus (essentiellement des tent chacun pour 0,3 uc.
ou séparation au cours de l’année étudiée revenus du patrimoine).
(2000) ; Le revenu fiscal est un revenu avant redistribu- Pour étudier le niveau du revenu, on utilise
les ménages constitués de personnes ne tion. Il ne peut pas être assimilé à un revenu dis- la médiane du revenu fiscal par unité de
disposant pas de leur indépendance fis- ponible, qui supposerait que l’on ajoute les consommation, qui partage les personnes
cale (essentiellement des étudiants, in- revenus sociaux non déclarés (minima sociaux en deux groupes : la moitié des per
clus dans le ménage de leurs parents) ; tels que RMI et minimum vieillesse, prestations appartiennent à un ménage qui déclare un
les contribuables vivant en collectivité. familiales, aides au logement) et que l’on revenu par uc inférieur à cette valeur et
Les “ménages fiscaux” retenus représentent soustraie les impôts directs (impôt sur le revenu l’autre moitié un revenu par uc supérieur.
95% des ménages au sens du recensement en et taxe d’habitation). Le revenu fiscal ne permet
France métropolitaine. donc pas de tirer de conclusions complètes en Pour mesurer la dispersion du revenu,on
termes de niveau de vie des ménages. utilise le rapport inter-déciles du revenu fis-
Le revenu fiscal (revenu déclaré aux services cal par unité de consommation, qui établit le
fiscaux) est la somme des ressources décla- Le revenu fiscal par unité de consommation rapport entre les “hauts revenus” et les “bas
rées par les contribuables sur la “déclaration (uc) présente l’avantage de relativiser le ni- revenus”.
des revenus 2000”, avant abattements. Il com- veau de revenu par rapport à la composition Le seuil des “bas revenus” correspond à la
prend quatre catégories de revenus : du ménage fiscal. Part au revenu d’une limite du 1er décile : 10% des personnes ap-
Les revenus salariaux (salaires, droits personne, il permet de prendre en compte les partiennent à un ménage qui déclare un re-
d’auteur, avantages en nature, indemnités économies d’échelle résultant de la vie en venu par uc inférieur à cette valeur.
de maladie, allocations de chômage et de groupe. Le revenu exprimé par uc devient un Le seuil des “hauts revenus” correspond à
préretraite, revenus perçus à l’étranger) ; revenu par équivalent adulte, comparable d’un la limite du 9e décile : 10% des personnes
Les revenus des professions non sala- lieu à un autre et entre ménages de composi- appartiennent à un ménage qui déclare un
riées (revenus nets de déficits des indé- tions différentes. Le nombre d’uc d’un mé- revenu par uc supérieur à cette valeur.
4 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 27 - Septembre 2003